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Eau Nicaragua

Entraide, paix et justice



Eau Nicaragua

Des étudiants engagés à trouver et à implanter des solutions au problème de la gestion de l’eau dans deux villages nicaraguayens

Avec 1,3 million d’habitants qui n’ont pas accès à l’eau potable, le Nicaragua, deuxième pays le plus pauvre des Amériques, fait face à un important problème de gestion de l’eau. Sensibilisé à cette situation, un groupe de neuf étudiants du Centre Eau Terre Environnement de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-ETE) a piloté, de 2011 à 2012, le projet Eau Nicaragua. Depuis, des solutions ont été mises de l’avant dans deux communautés rurales, ce qui permettra d’améliorer la santé des habitants.

Avec la collaboration de l’organisation Alternance de vie/éveil social et de l’Union agricole nicaraguayenne, les neuf étudiants de l’INRS-ETE derrière Eau Nicaragua ont effectué un travail colossal au cours des deux dernières années afin de répondre aux inquiétudes des villageois sur la qualité et l’approvisionnement de leur eau potable.

Au début du projet, les étudiants ont passé trois semaines à Aguas Agrias et à Charco Muerto pour faire la connaissance de la population locale, mais surtout pour effectuer des recherches, analyser la situation et faire des prélèvements. Dans le premier village, les habitants boivent l’eau d’une source souterraine très éloignée, ce qui restreint la capacité d’approvisionnement, et dans le second, situé aux abords du lac Nicaragua, les habitants consomment l’eau du lac après l’avoir filtrée à l’aide d’un système sur sable.

« À Aguas Agrias, nos analyses ont permis de vérifier la potabilité de la source et de suggérer la mise en place d’un système d’approvisionnement local. Il s’agissait d’un soulagement pour les femmes du village, qui devaient parcourir de longues distances chaque jour pour apporter l’eau », raconte Anne Crémazy, qui fait partie des étudiants engagés.

Pour le village de Charco Muerto, les analyses ont révélé que la contamination bactérienne de l’eau était aggravée par des filtres vétustes. Les étudiants ont recommandé l’installation de nouveaux filtres à sable certifiés. Deux d’entre eux ont supervisé sur place la construction de ces derniers. « La qualité de leur eau était même inférieure à celle qui est requise pour la baignade au Québec », indique l’étudiante.

Depuis l’implication des étudiants de l’INRS-ETE, les habitants de Charco Muerto bénéficient sans contredit d’une meilleure qualité d’eau. Grâce à une diminution considérable de la contamination de l’eau, les habitants auront moins de maladies et pourront certainement améliorer leur espérance de vie.

Tout au long du projet Eau Nicaragua, les neuf membres du groupe ont veillé à ce qu’il soit intégrateur et que la population locale soit impliquée dans le processus et les décisions. Cette façon de procéder a fait du projet un succès. Un succès qui semble vouloir s’étendre, car d’autres communautés rurales du pays ont manifesté leur intérêt pour la démarche.

« Nous voulions éviter de nous présenter comme les riches venus d’un pays industrialisé pour régler tous les problèmes. Nous voulions bâtir sur une relation de confiance. Pour garantir le succès d’un tel projet, il faut tenir compte de l’intérêt et des besoins de communautés, et c’est ce que nous avons fait », conclut Anne.

« La qualité de leur eau était même inférieure à celle qui est requise pour la baignade au Québec. »



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