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GALA FORCES AVENIR
2005


AVENIR 2005
Entraide, paix et justice






Yalla Journal

Entraide, paix et justice



Yalla Journal
De nombreux Canadiens d’origine arabe et juive portent en eux le conflit israélo-palestinien, qui perdure encore aujourd’hui après plusieurs décennies. Ils ont, en effet, hérité de leurs parents, des membres de leur communauté et des médias tout un bagage d’images et de perceptions avec lesquelles ils doivent aujourd’hui composer.
Certains, et c’est le cas au cœur de certains campus canadiens, ont adopté des positions très tranchées, revendiquant, manifestant et, finalement, faisant naître de l’hostilité envers ceux qu’ils considèrent être « de l’autre côté ».
Pour les fondateurs du journal Yalla, un collectif accueillant en ses pages les contributions de jeunes Canadiens d’origine arabe ou juive, ce lien très émotif entretenu avec les souffrances des leurs est à la fois ce qui divise et ce qui unit les deux peuples. Le journal Yalla se veut donc un pont entre les communautés et un pas vers l’avènement de la paix.
Dalia Rotstein, l’une des six personnes ayant fondé Yalla, explique : « Le problème est que beaucoup d’individus passent de l’expérience personnelle à la polémique sans faire référence aux expériences et aux croyances culturelles qui façonnent leur prise de position. Il s’agit d’une approche qui alimente le ressentiment et le manque de respect. C’est pourquoi le journal Yalla invite les étudiants arabes et juifs de partout au Canada à partager leurs expériences et leur réalité à l’intérieur de ses pages, à témoigner de leur réflexion au sujet de la crise, à exprimer leur réalité personnelle. »
L’appel semble avoir été entendu puisque le projet a tout de suite trouvé appui au sein des communautés arabe et juive du Canada, pour lesquelles une telle initiative était souhaitable, voire nécessaire. De très nombreuses personnes ont contribué à la première édition du journal Yalla. Celle-ci comprend d’ailleurs presque 200 pages de récits, de poésie, d’essais et de photographies couvrant un large éventail politique. Et parce que les auteurs ont mis l’accent sur leurs émotions plutôt que sur leurs opinions, les lecteurs, quelles que soient leurs allégeances politiques, y trouvent toujours un sentiment avec lequel ils peuvent sympathiser. « Par cette approche, on espère favoriser une compréhension plus profonde des enjeux du conflit, plus avisée, sans verser dans la polémique qui teinte la plupart des rassemblements et manifestations », précise la jeune femme.
Comme le journal Yalla est une initiative unique en son genre, il a pris quelque temps à trouver sa voix. Ses éditeurs ont dû répondre à diverses questions d’ordre éthique et philosophique, ils ont eu à prendre des libertés et des décisions difficiles – il a fallu, par exemple, se demander ce qu’était un discours modéré et comment concilier l’intensité des discours, la diversité des points de vue, des contenus et des médias avec une ligne éditoriale voulant offrir une représentation égale aux différents groupes. Il n’en demeure pas moins que le plus grand défi auquel les éditeurs ont dû faire face a été d’amasser les 10 000 $ nécessaires à l’impression et à la distribution du journal : le projet ayant été jugé trop « sensible » du point de vue politique, plusieurs demandes de financement ont été rejetées.
Si les fondateurs de Yalla espèrent voir le journal contribuer à améliorer la situation à l’étranger (100 copies ont été distribuées au Moyen-Orient), ils sont surtout heureux de constater qu’il a commencé à rapprocher les parties ici, au Canada. Son lancement à l’Université McGill, premier événement parrainé conjointement par l’association des étudiants arabes et l’organisation des étudiants juifs, a attiré plus de 200 personnes et a permis d’écouler le stock initial de copies.
Jusqu’à maintenant, plus de 2 500 copies ont été mises en circulation, et l’initiative a bénéficié d’une couverture médiatique importante dans plusieurs grandes villes canadiennes. Les éditeurs ont d’ailleurs été invités à prendre part à différents événements, dont le McGill Dean’s Circle Recognition Event, la Conférence Concordia sur le dialogue et la démocratie et le Symposium de l’Université Bishop’s. Finalement, un deuxième lancement du journal a aussi été organisé en Ontario à l’Université de Toronto.
L’aventure du Yalla se poursuivra. Déjà , une nouvelle équipe d’éditeurs s’est formée pour préparer la prochaine édition du journal et l’on espère faire de Yalla une publication annuelle qui continuera à poser de graves questions tout en embrassant un idéal de paix pour le Moyen-Orient.


Yalla Journal



Liste des membres du projet:

Adam Allouba, Basha Srouji, Dalia Rotstein, Dina Awad, Meena Refie, Rachel Davidson et Samer George Jarjouhi.
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