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2016
AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Angie Di Tomasso-Perry

École Chomedey-De-Maisonneuve






 
Angie Di Tomasso-Perry

AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT



Angie Di Tomasso-Perry
École Chomedey-De-Maisonneuve

Toute jeune, Angie Di Tomasso-Perry se sentait déjà différente des autres, un peu marginale. Elle rechignait à se plier au modèle métro-école-dodo imposé, selon elle, à tous les jeunes. Elle était friande de liberté. Une attitude qui, combinée à quelques autres problèmes, l’a conduite tout droit vers le centre d’accueil et ensuite vers la rue. Cette vie, elle croyait la chérir jusqu’à un matin de mars 2015, où elle s’est dit, à son réveil, que ça ne pouvait plus durer comme ça. Elle a alors appelé le centre jeunesse, y est retournée de son plein gré et y a repris les études. Aujourd’hui, la véritable liberté, la jeune fille de 16 ans est convaincue que c’est à travers l’école qu’elle la trouvera.

« Enfant, je rêvais d’avoir un bon emploi et un bel avenir. Mais j’ai grandi dans un quartier où la délinquance était plus valorisée qu’un métier. Puis, en entrant au secondaire, je me suis mise à avoir des problèmes de toutes sortes : ça n’allait plus dans la famille d’accueil où j’avais grandi, je me suis mise à consommer de la drogue, j’ai commencé à abandonner les cours. C’est à ce moment qu’on m’a envoyée au centre jeunesse. Là, je me suis vraiment rebellée », raconte Angie.

La suite relève quasiment de la fiction. En plus de ses frasques l’ayant conduite au centre jeunesse, une quantité importante de fugues allait marquer ses premiers pas dans l’adolescence. Tellement de fugues qu’elle peine encore à se souvenir du nombre exact.

« Beaucoup, en tout cas! » affirme-t-elle.

La seule chose dont elle est assurée, c’est qu’avant de réintégrer le centre en mars 2015, elle avait cavalé une année entière, trouvant sa nourriture comme elle le pouvait, au jour le jour, et dormant tantôt chez un organisme pour itinérants, tantôt dans un parc.

« Mes fugues ne m’ont rien apporté de positif. Elles m’ont surtout fait voir et vivre des choses que je ne soupçonnais pas. Pourtant, je recommençais. Quand je retournais au centre, je leur disais que c’était pour de bon, que j’allais changer. Pis au bout de quelques jours, je disparaissais à nouveau. C’est pour ça que lorsque je suis revenue, l’an passé, personne ne croyait vraiment en ma volonté de changer. »

C’est pourtant bien ce qui s’est produit. Angie a changé. Sa bonne conduite et sa soif de réussir lui ont permis de cheminer vers un foyer de groupe dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve en septembre dernier. Elle s’est alors inscrite au programme Déclic de l’école secondaire Chomedey-De Maisonneuve, où elle a entrepris sa 2e année du secondaire. Peu de temps avant les vacances de Noël, son travail assidu et ses bonnes notes lui ont permis de passer à la 3e secondaire.

Tout va si bien qu’elle trouve le temps de s’engager au profit de son programme. Tout comme un de ses amis, l’adolescente a choisi de mettre ses talents artistiques à profit en peignant des toiles qu’elle compte vendre lors d’un événement de fin d’année. Tous les profits seront remis à l’école, dans le but de soutenir les élèves du programme Déclic.

« C’est beaucoup grâce à ma mère que j’ai refait surface. Pas ma mère biologique, mais celle qui m’a recueillie en famille d’accueil. Je n’avais pas encore 1 an à ce moment. Pour moi, elle a toujours été ma mère. Elle me répétait que l’école, c’était important, même si je n’y croyais pas. Quand je peins, c’est son visage qui m’inspire », confie-t-elle en précisant qu’elle la voit toujours malgré la distance qui les sépare.

Maintenant, pour Angie, plus question de regarder en arrière. Elle avance avec l’objectif de terminer son secondaire. Pour ce qui est des études collégiales, elle ne sait pas encore où elle ira, mais elle sait hors de tout doute qu’elle les fera.

« Curieusement, l’école m’a permis de retrouver un équilibre dans ma vie et de la discipline. Depuis peu, je me suis aussi trouvé un emploi à temps partiel. Avant, je croyais que j’étais un mouton si je faisais comme les autres. Je ne vois plus du tout cela de la même façon. La rue m’a fait comprendre que la seule issue que j’avais pour être vraiment libre, c’était l’école. »



Angie Di Tomasso-Perry
École Chomedey-De-Maisonneuve



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