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2016
AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Gabriel Diotte

École secondaire André-Laurendeau
Commission scolaire Marie-Victorin





 
Gabriel Diotte

AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT



Gabriel Diotte
École secondaire André-Laurendeau

Nombreux sont les jeunes garçons qui rêvent de devenir le prochain Sydney Crosby ou le prochain Carey Price, ou juste d’évoluer dans la Ligue nationale de hockey. Pour Gabriel Diotte, élève de 3e secondaire à l’école secondaire André-Laurendeau et passionné de hockey, le rêve se situe à un autre niveau : terminer son secondaire, devenir électricien… et pouvoir simplement un jour rechausser ses patins.

Le fait est que depuis sa naissance, Gabriel collectionne les complications physiques, les séjours à l’hôpital et les interventions chirurgicales. Il avait moins de trois ans lorsqu’il a dû subir une première opération. Puis le verdict est tombé : Gabriel souffre de neurofibromatose, une sorte de désordre génétique qui peut provoquer une multitude de complications. Et dans le panier des complications, le moins que l’on puisse dire est que Gabriel a pigé le gros lot. À 4 ans, il a reçu un diagnostic de gliome optique, ce qui entraîne une perte progressive de la vision. À quel rythme? Même les médecins ne peuvent le dire.

Puis il a hérité d’une tumeur cérébrale qui l’a obligé à suivre des traitements de chimiothérapie durant 12 mois, alors qu’il n’avait que 6 ans. Les plus optimistes d’entre vous diront qu’il a tout de même eu de la chance, la tumeur étant bénigne? Mais comme elle est toujours présente, elle provoque aussi des problèmes dans l’apprentissage, la mémoire à court terme et le langage. Ces derniers troubles l’ont forcé à fréquenter l’orthophoniste sur une base régulière alors qu’il était plus jeune.

Comme si cela ne pouvait s’arrêter là, Gabriel a dû arrêter le hockey très jeune en raison de l’apparition d’une arthrose congénitale du tibia et du péroné, ce qui l’a obligé à terminer son primaire en béquilles. Les médecins ont même envisagé l’amputation, mais Gabriel se soumet à tous les traitements afin d’éviter cette possibilité.

Et la vie, Gabriel, tu la trouves comment?

« Elle est belle, la vie, et je veux réussir la mienne. Même si c’est difficile parfois et que j’ai des périodes de découragement parce que je reçois de moins bonnes nouvelles, je m’accroche et je me dis que ce sera mieux demain. Ce que je veux, c’est finir mon secondaire, devenir électricien, comme mon père, et travailler avec lui un jour », confie le jeune garçon.

Et pour le hockey?

« Ce sera difficile, mais j’espère pouvoir patiner à nouveau. Depuis deux ans, je joue au hockey luge. J’ai commencé ce sport quand on a enlevé les fixateurs à ma jambe. J’aime ça et je suis quand même bon. Bientôt, je vais participer au tournoi Adaptavie à Québec. »

« Même si Gabriel est un cas presque unique et que rien n’est jamais acquis, on lui a toujours dit que ce n’était pas une raison pour s’apitoyer sur son sort. Il a le droit d’être en colère et de se plaindre, mais il a appris à être résilient et à aller de l’avant. Malgré tout ce qu’il vit, il est en mesure de redonner à la communauté », raconte avec émotion et fierté Rose-Marie Faucher, la mère de Gabriel.

En effet, bien qu’il ne puisse plus jouer au hockey, il est actif au sein du hockey mineur de Saint-Hubert, là où il vit : son père étant entraîneur depuis plusieurs années, Gabriel l’accompagne souvent pour offrir son aide. Il est aussi devenu président d’honneur du Festijet de Saint-Hubert, tournoi de hockey pour les jeunes, organisé par sa famille depuis quatre ans. Chaque année, une partie des profits est remise à Leucan.

À l’école, Gabriel est devenu un modèle de persévérance. Pour lui, pas question de prendre du retard, car il ne sait jamais quand, un matin, la route le conduira à l’hôpital plutôt qu’à l’école. Il fréquente donc les périodes de récupération avec assiduité, demande l’aide nécessaire et a souvent bénéficié de l’appui de professeurs à la maison.

« Si je veux atteindre mes buts, c’est essentiel que je n’abandonne pas l’école. Et quand j’ai fini tous mes devoirs et travaux scolaires, je sais que je peux faire du sport. C’est ma récompense », conclut-il.



Gabriel Diotte
École secondaire André-Laurendeau



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