• Gala Forces-Avenir - niveau Universitaire
  • Gala Forces-Avenir - niveau Universitaire
RECHERCHE

2014
AVENIR PROJET ENGAGÉ
Intimid'Action

Saint-Georges
Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys





 
Intimid'Action

AVENIR PROJET ENGAGÉ



Intimid'Action
Saint-Georges

Avant même que la loi 56 oblige les écoles à intervenir au sujet de l’intimidation et de la violence, Priscilla Côté et Christian Cardin, psychoéducatrice et enseignant d’art dramatique à l’École secondaire Saint-Georges, à Senneville, mijotaient déjà le projet de sensibiliser les élèves de tous âges à ce phénomène et de le faire à travers les mots et les gestes des élèves eux-mêmes. C’est ainsi qu’est né, il y a sept ans, le projet Intimid’Action qui, à travers différentes saynètes théâtrales écrites et jouées par des adolescents de 4e et 5e secondaire, parvient à sensibiliser annuellement plus de 900 jeunes et 1500 parents.

C’est entre autres par la longévité d’un projet que l’on peut mesurer sa pertinence. Avec ses sept ans d’existence, son évolution et son rayonnement toujours grandissants, Intimid’Action prouve hors de tout doute son utilité. « Nous avons misé sur les meilleurs acteurs d’intervention possibles, c’est-à-dire les élèves. Quand le message est livré par des jeunes à d’autres jeunes, c’est toujours plus percutant. Et quand certains de ces acteurs ont déjà vécu de l’intimidation, cela se reflète dans leurs textes et dans leur jeu », raconte Christian Cardin.

Chaque année, ce sont environ 50 élèves qui s’engagent dans ce projet. La moitié d’entre eux se charge des contenus et de l’interprétation, et l’autre moitié s’occupe de la technique, dont Sylvie Paquin assume la coordination. Ensuite, de six à dix représentations sont offertes à l’école Saint-Georges et aussi dans les écoles primaires avoisinantes. Depuis deux ans, deux autres écoles secondaires de la commission scolaire sont aussi visitées.

Chaque année, de six à sept saynètes d’une dizaine de minutes sont présentées. Entre chaque mise en scène, l’animatrice et les acteurs discutent avec les spectateurs et échangent sur les thèmes abordés. Ces derniers ratissent très large : la violence verbale ou physique, la cyberintimidation, l’homophobie, l’intimidation vue par les gars et vue par les filles, la position d’intimidé, la position d’intimidateur et celle de témoin, tout y passe. Puis, à la toute fin, tous les artistes se retrouvent sur scène et d’autres discussions prennent forme.

Impliquée dans le projet depuis l’an dernier, Élischa Alla considère cette expérience comme une façon unique de parler directement à des plus jeunes, de les rassurer en vue de leur passage au secondaire et de leur faire prendre conscience qu’il existe des solutions s’ils sont victimes d’intimidation ou s’ils en sont témoins.

« J’ai moi-même vécu de l’intimidation, alors cela me touche énormément de pouvoir rencontrer des plus jeunes et contribuer à les sécuriser. Je suis à notre école depuis cinq ans, et je vois aussi la différence, l’amélioration du climat. Il y a moins d’intimidation. Je ne dis pas qu’il n’y en a plus, car ça ne disparaîtra jamais au complet, mais les gens sont conscients que l’on peut et que l’on doit agir », explique la jeune fille de 5e secondaire.

Christian Cardin est du même avis. Le phénomène de l’intimidation se modifie, prend différentes formes, et il devient alors difficile de le contrer en entier. Toutefois, en travaillant auprès des élèves et de leurs parents, ce que le projet fait présentement, les chances de réussite sont meilleures. « Intimid’Action démontre qu’il est possible et nécessaire de dénoncer. On s’adresse ainsi beaucoup aux témoins des actes d’intimidation ou de violence. Ils sont majoritaires et peuvent faire une différence », souligne l’enseignant.

Cette année, Intimid’Action est devenue une pièce de théâtre complète. C’est une première et elle sera présentée à partir de la fin janvier. Une vidéo professionnelle a aussi été produite à partir du matériel de l’an dernier et elle est accompagnée d’un guide pédagogique. Ainsi, Intimid’Action étend sa portée aux 91 établissements de la commission scolaire et à ses 41 000 élèves.



Intimid'Action
Saint-Georges



RESSOURCES

PARTENAIRES


Valoriser l’engagement étudiant pour favoriser l’émergence de nouvelles initiatives ayant une incidence sur les projets de vie des jeunes et leur entourage
Accueil / Programme secondaire / Finalistes / Intimid'Action /
Sherweb_logo O2 web logo David Leclerc