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2009
AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Myriam Tousignant

École de la Rive






 
Myriam Tousignant

AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT



Myriam Tousignant
École de la Rive

À observer la récente feuille de route de Myriam Tousignant, étudiante de 5e à l’École secondaire de la Rive à Lavaltrie, on pourrait jurer qu’il s’agit d’une jeune fille modèle, appréciée de tous. Et c’est d’ailleurs le cas. Impliquée avec le conseil étudiant l’an dernier, membre du comité organisateur du gala d’excellence, du comité du voyage à Walt-Disney et même de la Fête des Neiges de Lavaltrie, Myriam affiche une énergie contagieuse, un enthousiasme débordant et des résultats académiques impressionnants. Rien à voir avec la Myriam d’il y a quelques années pour laquelle consommation, amis aux influences négatives et désintérêt total de l’école comblaient le quotidien.

Aujourd’hui, c’est avec une sérénité débordante et un sourire omniprésent que Myriam affronte son nouveau quotidien, rempli de projets et d’ambitions. Fière d’avoir repris le contrôle de sa vie, elle n’hésite pas à revenir sur ses frasques du début du secondaire, allant même jusqu’à révéler qu’elle avait déjà commencé à consommer de la drogue avant même qu’elle n’arrive au secondaire. « Je dois avouer que j’étais assez influençable et je ne voulais pas changer d’amis. Je « foxais » mes cours, j’allais au local de retrait ou bien j’arrivais « buzzée » dans mes cours », relate-t-elle avouant que son attitude et son comportement lui ont causé beaucoup de problèmes avec la direction de l’école, ses parents et parois même la police.

Durant sa 2e année de secondaire, alors qu’elle reprenait sa 1re secondaire, Myriam poursuit dans la même veine. Puis l’éducateur spécialisé de l’école décide alors de s’occuper d’elle, l’invitant à rencontrer une intervenante du Tremplin, une maison d’aide pour les jeunes. « Je n’ai pas voulu faire la démarche, je m’en foutais. Ce n’étais pas moi qui avait un problème, c’était les autres », lance-t-elle, sachant pertinemment maintenant que c’était bien son problème à elle.

Puis au début de son 3e secondaire, Myriam frappe le mur. Un mur qui prend la forme de son père. « Mon père a été un élément déclencheur. Non pas que mes parents n’avaient pas essayé auparavant, mais là, j’étais réceptive. Puis j’ai décidé, par moi-même, de rencontrer une intervenante. Après plusieurs rencontres, elle m’a proposé un séjour au centre de jour le Faucon. J’y suis allée volontairement, ce qui est rare, et ça été les pires trois semaines de ma vie », confie la jeune fille de 17 ans.

Trois semaines qui ont démontré à Myriam qu’elle avait bien un problème de consommation. Elle a donc tout arrêté et décidé par le fait même de couper tous ses liens avec ses amis. « Au début, c’était vraiment difficile. Je les voyais tous les jours et je me retrouvais seule dans mon coin. J’ai appris à connaître d’autres personnes et je me suis mise à m’impliquer. »

Depuis, alors qu’elle se croyait « cruche » à l’école, comme elle le dit, les notes de Myriam se mirent à monter de façon spectaculaire, passant de situations d’échec dans plusieurs matières à des notes dépassant parfois les 90 %. Et quant à ses relations avec ses professeurs et ses collègues de classe, on peut maintenant les qualifier d’harmonieuses. « J’avais une longue pente à remonter et une réputation à me rebâtir. Un jour, une fille que je connaissais à peine est venu me voir et m’a félicité pour tous les efforts que j’avais faits. Elle m’a même dit qu’avant, je lui faisais peur. Vous imaginer ! », s’étonne-t-elle.

Cela fait trois ans que Myriam ne consomme plus. Trois ans qui lui ont permis de se valoriser autrement, de retrouver une estime de soi, de se découvrir des passions par l’engagement étudiant et surtout de travailler fort pour retrouver la confiance des ses proches et surtout celle de ses parents. Regardant la vie avec un optimisme renouvelé, elle s’est même inscrite au cégep en inhalothérapie, formation qu’elle amorcera dès cet automne.

« J’ai traversé une période dure où j’étais négative, méchante et menteuse. Avec des efforts, je suis parvenue à changer et à mettre toutes les chances de réussite de mon côté. Quand je vois des jeunes qui semblent vouloir prendre le même chemin que moi à une époque, j’aurais envie de leur dire de ne pas faire ça et de croire plutôt en eux. On avance beaucoup mieux ainsi », lance-t-elle en guise de message.



Myriam Tousignant
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