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2009
AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Mariya Alexenko

École secondaire De Rochebelle
Commission scolaire des Découvreurs





 
Mariya Alexenko

AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT



Mariya Alexenko
École secondaire De Rochebelle

« Parfois, j’avais envie d’abandonner, de renoncer, mais à chaque fois, je repensais à la chance que j’avais de me retrouver ici, au Québec, et cela me poussait à poursuivre. Ici, je sais que je peux réaliser mes rêves, mes projets d’avenir, sans avoir peur ou penser que cela ne sert à rien… comme dans mon pays. »

Quand les parents de Mariya Alexenko lui ont appris, il y a trois ans, qu’ils quittaient son Ukraine natale pour venir s’installer au Canada, plus précisément dans la ville de Québec, la jeune fille, alors âgée de 12 ans, ne savait trop quoi penser de cette aventure. Quand ils lui ont expliqué qu’ils faisaient cela afin de lui assurer un meilleur avenir, elle s’est aussitôt mise à croire en ses rêves. Maintenant âgée de 15 ans, l’étudiante de 4e secondaire de l’École secondaire De Rochebelle parle très bien le français et l’anglais, en plus du russe et de l’ukrainien, et aspire plus que jamais à épouser une carrière en design de mode, métier qui lui aurait été impossible de faire en Ukraine.

S’exprimant avec assurance, cherchant très peu ses mots, Mariya rappelle toutefois qu’au tout début, le rêve a rapidement fait place à la réalité d’une toute nouvelle culture qui lui était alors complètement inconnue. « En arrivant ici, nous repartions complètement à zéro et cela m’inquiétait. Mes parents qui étaient tous deux ingénieurs en informatique se retrouvaient devant rien. J’ai trouvé l’adaptation très difficile. J’ai même commencé l’école à mon 2e jour ici. Je ne comprenais rien à rien de ce que les gens disaient et je me contentais de dire oui et de sourire. »

Dès lors, Mariya se découvre rapidement un ami indispensable et qui l’accompagne encore aujourd’hui dans presque tous ses déplacements : le dictionnaire. « Je ne peux pas dire si cela m’a pris beaucoup de temps à bien comprendre le français. Mais comme je n’avais pas le choix d’apprendre pour mieux connaître mon nouvel environnement, j’ai tout fait pour apprendre le plus vite possible », précise-t-elle tout en ajoutant qu’elle demeure souvent à l’école jusqu’à 18 h afin de pouvoir mieux travailler dans ses livres.

Depuis son arrivée, et surtout lorsqu’elle traverse des périodes de découragement, la jeune fille se répète toujours qu’elle peut y arriver, qu’elle a enfin le pouvoir de le faire et que personne ne pourra l’empêcher. Et lorsque qu’elle ressent l’immense besoin de faire le vide, Mariya se réfugie dans son univers artistique, où aucune barrière linguistique ou culturelle freine son désir de s’exprimer, et laisse ainsi libre cours à son esprit de création. « Les jeunes ici ne se rendent pas toujours compte de la chance qu’ils ont de pouvoir rêver et d’avoir des ambitions qu’ils pourront réaliser. Ce n’est pas comme ça partout », affirme-t-elle sur le ton de la confidence, rehaussé par son léger accent d’Europe de l’Est.

« Consciencieuse et responsable, Mariya fait face à sa vie, à sa réalité avec beaucoup de volonté. Elle a franchi bien des obstacles au cours de ces dernières années, traversé bien des frustrations et les résultats n’étaient malheureusement pas toujours là. Il lui a fallu à maintes reprises faire preuve d’une grande persévérance et c’est tout à son honneur », dira d’elle Jacinthe Dion, orthopédagogue de l’école, ajoutant aussi à plusieurs reprises que la jeune fille possède de grandes qualités artistiques.

Adepte d’entraînement physique et amoureuse des pentes de ski lorsque l’occasion s’y prête, Mariya a aussi investi beaucoup d’efforts à se recréer un réseau social, tâche qui a comporté, selon ses dires, beaucoup de difficultés en raison de la barrière de linguistique. Mais comme pour l’apprentissage de notre langue, elle n’a jamais eu peur d’aller au devant des autres et de frapper aux portes afin de demander de l’aide.

Lorsqu’elle regarde derrière elle, Mariya n’en revient pas encore de tout le chemin qu’elle a parcouru depuis trois ans. Et pourtant, de son propre avis, elle n’est pas encore au bout de ses peines, soulignant d’emblée que l’écriture du français lui cause encore des problèmes. Mais elle y arrivera, assure-t-elle.

« Mon principal défi est d’obtenir mon diplôme et je travaille fort pour ça. J’ai même déjà commencé à regarder pour les écoles de design de mode ou d’art. Je me surprends même à penser que je pourrais aller étudier à l’extérieur de Québec. Toutes ces possibilités me poussent à persévérer et à continuer de rêver. C’est vraiment magnifique! », conclut-elle.



Mariya Alexenko
École secondaire De Rochebelle



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