LAURÉATS ET FINALISTES
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Anoushka Nadeau Gagné
École polyvalente de Dégelis
Indiscutablement considérée comme une jeune fille de défis, Anoushka Nadeau Gagné, élève de 5e secondaire de l’École secondaire de Dégelis, relève avec succès chaque nouveau projet qu’elle développe ou qu’elle se fait confier. Initiatrice du Loft étudiant, organisatrice d’une collecte de jouets pour les distribuer aux enfants pauvres de la région, coordonnatrice d’événements culturels et première ministre du gouvernement étudiant, Anoushka sent qu’elle peut influencer positivement le cours des événements. C’est pourquoi elle prend les choses en main et met son leadership à contribution.
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Indiscutablement considérée comme une jeune fille de défis, Anoushka Nadeau Gagné, élève de 5e secondaire de l’École secondaire de Dégelis, relève avec succès chaque nouveau projet qu’elle développe ou qu’elle se fait confier. Initiatrice du Loft étudiant, organisatrice d’une collecte de jouets pour les distribuer aux enfants pauvres de la région, coordonnatrice d’événements culturels et première ministre du gouvernement étudiant, Anoushka sent qu’elle peut influencer positivement le cours des événements. C’est pourquoi elle prend les choses en main et met son leadership à contribution.
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Indiscutablement considérée comme une jeune fille de défis, Anoushka Nadeau Gagné, élève de 5e secondaire de l’École secondaire de Dégelis, relève avec succès chaque nouveau projet qu’elle développe ou qu’elle se fait confier. Elle jugeait qu’à son école, il manquait un lieu paisible favorisant les échanges entre les étudiants? Elle a alors mis sur pied le Loft étudiant. Elle voulait sensibiliser les gens à la surconsommation? Elle a alors organisé une collecte de jouets pour les distribuer aux enfants pauvres de la région. En fait, du moment où Anoushka sent qu’elle peut influencer positivement le cours des événements, elle prend les choses en main et met son leadership à contribution.
« Anoushka est de celles dont une école ne pourrait se passer. Sans elle, plusieurs activités n’auraient tout simplement pas lieu. Bref, elle est une organisatrice hors de l’ordinaire », lance sans retenue Alain Pelletier, le directeur de l’École secondaire de Dégelis.
Engagée depuis quatre ans dans le gouvernement étudiant de l’école, où elle occupe cette année les fonctions de première ministre, Anoushka éprouve une grande satisfaction à voir évoluer les projets de son école. « J’aime avoir une vue d’ensemble sur tout ce qui se passe et assumer mes responsabilités de première ministre lorsque vient le temps de trouver des solutions. J’aime réunir des gens autour de projets et travailler en équipe afin de les voir se réaliser. Un peu comme ça s’est produit avec le Loft étudiant », explique-t-elle.
L’élève avoue ne jamais avoir autant appris que lorsqu’elle a décidé d’élaborer de A à Z cet ambitieux projet. Après avoir présenté un dossier étoffé à la direction de l’école, elle a obtenu le feu vert pour sa réalisation. Aujourd’hui, grâce à l’implication de plusieurs élèves, le Loft étudiant accueille quotidiennement des dizaines de jeunes, qui y viennent pour échanger et pour se restaurer. Anoushka en assure encore la gestion et a même réussi à dénicher une personne dynamique qui prendra sa place l’an prochain.
Cette volonté de réussir, Anoushka l’investit d’ailleurs à différents endroits. On n’a qu’à penser au Comité santé, avec lequel elle travaille à trouver des moyens efficaces pour promouvoir l’activité physique et les saines habitudes alimentaires. Il y a aussi le Comité environnement, avec lequel, en plus de la collecte de jouets usagés, elle a dirigé le projet de muraille écologique fabriquée à partir d’objets de plastique et de carton. À cela s’ajoute sa participation active au journal de l’école et à la radio étudiante, au comité organisateur du bal des finissants et au comité d’animation de ce dernier. En fait, là où un projet se prépare, vous pouvez être persuadés qu’Anoushka n’est jamais très loin.
Et n’oublions pas la fibre artistique de la jeune fille. Fibre qu’elle cultive depuis l’âge de 5 ans, âge auquel elle amorçait des cours de piano. Ont suivi la guitare et maintenant le saxophone. Elle met d’ailleurs ses talents de musicienne largement à profit au sein du stage band Élite de l’école. Pratiquant deux fois par semaine et participant régulièrement à des concours, Anoushka apporte également son aide aux plus jeunes dans ce groupe.
Aussi impliquée au sein de l’école de musique La clé des chants, elle coordonne des événements depuis trois ans avec cette organisation. « Grâce à mon expérience, j’ai été nommée directrice artistique. C’est un gros défi pour une fille de mon âge, mais je sais que je suis capable de le relever », indique-t-elle.
Conservant, malgré toutes ses implications, une moyenne générale dépassant les 90 %, Anoushka a l’ambition d’œuvrer dans le monde des affaires, idéalement dans le milieu de la mode, pour lequel elle a une grande passion.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Vincent Joncas
Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
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Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
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Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
« Dans une grande région comme la nôtre, où les villages ne sont pas reliés entre eux par une route terrestre, il faut absolument une grande concertation si on veut faire avancer des dossiers. Moi, j’ai voulu travailler en éducation pour aider les jeunes. J’ai décidé de porter des dossiers, de "contaminer" d’autres personnes autour de moi avec mes ambitions et d’aller de l’avant. Mais sans la présence de personnes engagées, rien de cela ne serait arrivé », indique bien humblement Vincent Joncas.
Depuis les dernières années, les impacts sur la région et sur les jeunes sont majeurs. Entre autres, le directeur se montre particulièrement fier du travail accompli afin de structurer le sport étudiant dans la région. « Déplacer nos équipes sportives et les amener tout simplement à participer à une finale régionale nécessite des milliers de dollars, car il faut utiliser l’avion. Les campagnes de financement n’en finissaient plus de se succéder dans les communautés. Mais depuis 2008, grâce à l’appui d’une personne influente et à de nombreuses représentations de notre part, nous avons pu obtenir une entente majeure avec différents partenaires », raconte-t-il.
Grâce à cela, 868 jeunes ont pu participer à des activités sportives diverses, dont le volley-ball, l’athlétisme, le cross-country, le badminton et bien d’autres. Sans cette entente, faute des budgets nécessaires, moins de 10 % de ces jeunes auraient pu faire la même chose. « Et cela a un impact majeur sur la motivation des jeunes et le décrochage scolaire. D’ailleurs, pour le secteur scolaire francophone, on a pratiquement éliminé le décrochage », ajoute-t-il.
C’est aussi en facilitant l’accès aux études dans la région que Vincent Joncas est parvenu à ce résultat impressionnant. Avant 1995, les jeunes devaient quitter la Basse-Côte-Nord pour compléter leur secondaire. Maintenant, grâce à un projet de résidence étudiante implantée à Lourdes-de-Blanc-Sablon, les jeunes peuvent limiter leur éloignement et revenir plus souvent dans leur famille.
Vincent Joncas a aussi été la bougie d’allumage de nombreux autres projets comme l’implantation en Basse-Côte-Nord du Centre régional de services aux bibliothèques publiques, la création d’un service de garde à l’école Mgr-Scheffer, la mise en place du Club des petits-déjeuners, le lancement d’une radio communautaire ainsi que la participation des jeunes à l’événement Expo-sciences et au projet d’échange linguistique.
« Vincent n’hésite jamais à s’impliquer. Il est continuellement à la recherche de nouveaux moyens qui permettront aux étudiants, jeunes et adultes, d’être mieux informés, mieux encadrés et plus motivés », témoigne Ghislaine Nadeau-Monger.
Vincent Joncas a même accepté le rôle de directeur de la formation professionnelle et de la formation générale aux adultes pour toute la Basse-Côte-Nord. Une fois de plus, le défi était de taille, mais il l’a relevé avec brio. « Depuis 2004, 100 personnes ont obtenu leur diplôme sans avoir à s’exiler. J’ai voulu redonner quelque chose à ma région en améliorant l’accès à de nombreux services pour les jeunes et les adultes, et je peux dire que je suis fier du boulot accompli avec tous mes collègues et partenaires », conclut-il.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
François Carrier
École Wilbrod-Dufour
« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
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« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
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« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
Un de ses premiers faits d'arme est de doter l'équipe de football Les Lynx du Pavillon Wilbrod-Dufour, dont les activités s'étendent sur quatre mois seulement, d’un programme annuel d’entraînement. « Avec un tel programme, nous avons été en mesure d’accrocher de nombreux garçons au milieu scolaire », commente-t-il. Après ce succès, il fait agrandir et adapter la petite salle de musculation de l'école.
Il met ensuite sur pied l'option plein air, un programme tant scolaire que parascolaire, qui permet d'approfondir et d'appliquer des connaissances reliées au plein air dans une séquence didactique s’échelonnant sur les cinq niveaux du secondaire. Jean François Boily, ancien élève, confie : « Une chose dont je me souviens très bien, c’est le calme de François. Il faut être patient pour partir en nature avec une bande d’énervés de 15 ans qui ne demandent qu’à s’amuser et à déconner dès que « l’autorité » a le dos tourné ! »
Par ailleurs, François Carrier réalise, pour les élèves en difficulté d'apprentissage ou qui souffrent d’un handicap, des activités de plein air adaptées à leur condition : camping d'hiver, canot-camping, randonnées... Pour lui, « le fait de voir toutes ces jeunes personnes émerveillées après leur expérience est incomparable et extrêmement satisfaisant. »
Il cherche aussi à donner aux jeunes de nouvelles installations. Sous sa gouverne, trois structures artificielles d'escalade voient le jour : la Tour de la Dam-en-Terre, au camping de la municipalité d'Alma, qui permet l’escalade en été comme en hiver; un mur intérieur à l'école Camille-Lavoie; puis une structure amovible construite avec le concours d'élèves de troisième secondaire, qui peut être assemblée à l'intérieur comme à l'extérieur, et qui permet de faire travailler des élèves de cinquième secondaire lors de la visite des écoles primaires ou des centres de foire. De plus, lui et ses élèves réalisent un pump track, soit deux circuits de vélo en terre battue faits de vallons et de courbes qui permettent de prendre de la vitesse et de la conserver sans se servir des pédales.
En mai 2011, c'est la première édition d’Autour des Jeunes Desjardins, couronnée de succès avec plus de 260 participants. Cette initiative de François Carrier est une randonnée de 255 km en vélo sur la Véloroute des Bleuets. Une activité qui a pour but de promouvoir l’activité physique chez les jeunes de 14 à 17 ans. Plus de 400 personnes sont attendues pour l'édition 2012! Ce qui confirme son statut d'événement d’envergure provinciale.
Donald Tremblay, ancien collègue, ajoute : « Grâce à son rayonnement dans notre communauté depuis plus d’une vingtaine d’années, François a servi de modèle à plusieurs adolescents qui ont croisé son chemin et qui profitent encore des apprentissages acquis. Il a aussi servi d’exemple aux adultes qui l’ont côtoyé et qui l’ont suivi dans ses projets. »
Une partie de son succès vient peut-être du fait qu'il met sa créativité au service des autres? Il sait, par ailleurs, qu'il faut se renouveler sans cesse : « On peut se blaser même du meilleur livre, du meilleur disque. » Pour François Carrier, sortir des sentiers battus est un leitmotiv.
LAURÉATAVENIR PROJET ENGAGÉ
Change de chaise
École secondaire Joseph-François-Perrault
Parfois, pour trouver des idées qui sortent de l’ordinaire, les jeunes n’ont pas leur pareil. Du côté de l’École secondaire Joseph-François-Perrault, cette énergie créative a résulté en la mise en place du projet Change de chaise, une initiative étudiante qui vise la récupération et la revitalisation de vieilles chaises en bois, puis leur vente pour financer l’achat d’ameublement dans une école défavorisée d’Haïti. Ajoutez à cela 21 paires de bras, des dizaines d’heures d’engagement et une volonté collective de changer les choses, et vous y trouvez la recette d’un vif succès.
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Parfois, pour trouver des idées qui sortent de l’ordinaire, les jeunes n’ont pas leur pareil. Du côté de l’École secondaire Joseph-François-Perrault, cette énergie créative a résulté en la mise en place du projet Change de chaise, une initiative étudiante qui vise la récupération et la revitalisation de vieilles chaises en bois, puis leur vente pour financer l’achat d’ameublement dans une école défavorisée d’Haïti. Ajoutez à cela 21 paires de bras, des dizaines d’heures d’engagement et une volonté collective de changer les choses, et vous y trouvez la recette d’un vif succès.
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Parfois, pour trouver des idées qui sortent de l’ordinaire, les jeunes n’ont pas leur pareil. Du côté de l’École secondaire Joseph-François-Perrault, cette énergie créative a résulté en la mise en place du projet Change de chaise, une initiative étudiante qui vise la récupération et la revitalisation de vieilles chaises en bois, puis leur vente pour financer l’achat d’ameublement dans une école défavorisée d’Haïti. Ajoutez à cela 21 paires de bras, des dizaines d’heures d’engagement et une volonté collective de changer les choses, et vous y trouvez la recette d’un vif succès.
Change de chaise se veut en quelque sorte un complément logique au projet Githo, développé par les élèves de l’école secondaire l’an dernier. Dans les faits, Githo est un petit Haïtien qui fréquente l’école de Masson, en Haïti. Par différentes activités, les élèves de Joseph-François-Perrault amassent des fonds qu’ils envoient à Githo et à sa famille afin de leur venir en aide et d’assurer l’éducation du garçon. Avec Change de chaise, les élèves ont voulu en faire davantage en aidant l’école tout entière que fréquente Githo.
« L’an dernier, je suis allé en Haïti pour rencontrer Githo et les responsables de son école. J’ai rapporté de mon voyage de nombreuses photos pour que nos élèves puissent comprendre le quotidien de Githo. C’est en voyant ces photos et en constatant l’aspect rudimentaire de l’ameublement scolaire que nos jeunes ont eu l’idée de financer le renouvellement de cet ameublement à même la vente de vieilles chaises délaissées par l’école et complètement remises à neuf par eux-mêmes », raconte Noël Marceau, animateur à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (AVSEC).
Depuis septembre, les 21 élèves que comprend le projet ont récupéré 26 chaises. Ils se sont mis au travail lors des journées pédagogiques et même certains samedis. Mentionnons que la plupart d’entre eux n’avaient jamais touché un papier sablé de leur vie, pas plus qu’ils n’avaient appliqué de la teinture ou du vernis, ou encore recouvert des meubles. « C’est le cas de le dire, ils ont vraiment appris sur le tas. Mais le plus beau, c’est qu’ils poussent pour en faire le plus possible. Ils ne comptent vraiment pas leur temps », ajoute M. Marceau.
Par son aspect plus manuel, le projet a aussi intéressé différents jeunes, qui y ont trouvé une façon de renouveler leur motivation à fréquenter l’école et surtout de contribuer de manière concrète et importante au projet Githo.
« C’est très stimulant de prendre part à ce projet. C’est ma façon d’aider Githo. Et c’est juste un début, car on veut se rendre dans d’autres écoles pour récupérer d’autres chaises. Plus on en restaurera, plus on en vendra et plus on pourra aider l’école de Masson. En plus, on sait que l’argent se rend directement à l’école et qu’elle sera utilisée pour les élèves », indique Jérémy Lachance-Tremblay, élève de 4e secondaire et porte-parole du projet.
Si les jeunes souhaitent revitaliser d’autres chaises, c’est forcément parce qu’il y a une demande. Car au-delà de la bonne action, il faut le dire, les chaises ont de quoi plaire, tant par leur look que par leur prix. Déjà, les 26 chaises trônant sur la chaîne de production ont toutes trouvé preneur. En fait, à seulement 30 $ l’unité, elles représentent une véritable occasion.
« Les retombées de ce projet sont vraiment multiples. En plus de venir en aide à l’école de Githo, Change de chaise est devenu un outil pédagogique très motivant pour plusieurs jeunes. À cela s’ajoute tout l’aspect de la consommation durable par la réutilisation. Pour notre école, et celle de Masson, ce projet prend vraiment un sens très particulier », conclut Noël Marceau.
LAURÉATAVENIR PROJET ENGAGÉ
Carrément rose : Ouvrons les yeux!
Collège Regina Assumpta
Quand, en début d’année scolaire, Nathalie Claude, enseignante en arts au Collège Regina Assumpta, a demandé à ses élèves de 3e secondaire combien d’entre eux avaient un cas de cancer du sein dans leur entourage immédiat, un élève sur cinq a levé la main. Un résultat qui a aussitôt servi d’élément déclencheur de la mise en œuvre du projet Carrément rose : Ouvrons les yeux!, mobilisant les 453 élèves de 3e secondaire. Ce projet est en train de conquérir les cœurs, de soulever les passions et de rallier un nombre impressionnant de personnes autour de son concept créatif et générateur de retombées financières pour la recherche sur le cancer du sein.
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Quand, en début d’année scolaire, Nathalie Claude, enseignante en arts au Collège Regina Assumpta, a demandé à ses élèves de 3e secondaire combien d’entre eux avaient un cas de cancer du sein dans leur entourage immédiat, un élève sur cinq a levé la main. Un résultat qui a aussitôt servi d’élément déclencheur de la mise en œuvre du projet Carrément rose : Ouvrons les yeux!, mobilisant les 453 élèves de 3e secondaire. Ce projet est en train de conquérir les cœurs, de soulever les passions et de rallier un nombre impressionnant de personnes autour de son concept créatif et générateur de retombées financières pour la recherche sur le cancer du sein.
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Quand, en début d’année scolaire, Nathalie Claude, enseignante en arts au Collège Regina Assumpta, a demandé à ses élèves de 3e secondaire combien d’entre eux avaient un cas de cancer du sein dans leur entourage immédiat, un élève sur cinq a levé la main. Un résultat qui a aussitôt servi d’élément déclencheur de la mise en œuvre du projet Carrément rose : Ouvrons les yeux!, mobilisant les 453 élèves de 3e secondaire. Ce projet est en train de conquérir les cœurs, de soulever les passions et de rallier un nombre impressionnant de personnes autour de son concept créatif et générateur de retombées financières pour la recherche sur le cancer du sein.
« La porte d’entrée de ce projet a été la créativité. À travers elle, on a voulu intéresser les jeunes et créer un sentiment d’appartenance à ce projet afin qu’ils le prennent en main et proposent des façons créatives de connaître et de comprendre cette maladie. Pour y arriver, la créativité n’a vraiment aucune limite », lance avec fougue et enthousiasme l’enseignante, qui elle-même a vécu de près le cancer du sein de sa mère.
Le concept qui se cache derrière Carrément rose est fort simple. D’une part, le projet propose aux jeunes, sur une base individuelle ou même collective, de créer leur propre portrait rose, un outil de campagne, de promotion, de prévention, de collaboration, d’engagement et de sensibilisation. Mais pour obtenir la chance d’avoir son portrait rose, il faut que le jeune propose une action précise, un geste qui servira à sensibiliser les gens et même à générer des fonds pour la recherche.
Ainsi, les élèves ont élaboré différents concepts de portrait rose, concepts qui ont eux-mêmes entraîné toutes sortes de retombées, dont l’association à ce projet de différentes personnalités telles Patrick Groulx, Louis-José Houde, Claude Rajotte, Dominic Arpin et l’athlète olympique Caroline Ouellette.
D’autre part, Carrément rose a mis en place une série d’activités qui permettent de regrouper tous les élèves de 3e secondaire à travers une seule action. Par exemple, avec l’opération Octobre rose, uniquement les garçons ont été invités à vendre un objet qui leur était cher et de verser la somme recueillie pour la recherche. Au total, 3 000 $ ont été amassés. Puis il y a eu Novembre rose, qui a cette fois invité les filles à offrir le « service volontaire citoyen ». En échange d’un don pour la recherche, les jeunes filles ont rendu service, parfois en gardant des enfants, en ramassant des feuilles mortes ou même en faisant des courses.
À l’origine, l’objectif était de 10 000 $ pour la campagne devant s’étendre jusqu’en juin 2012. Jusqu’à présent, les élèves de 3e du Collège Regina Assumpta ont déjà remis au Centre du sein de l’Hôpital général juif de Montréal la somme de 9 000 $, et l’argent continue à entrer.
« Collectivement, ce sont d’abord les élèves qui donnent cette énergie à Carrément rose. Ce sont eux qui font avancer ce projet en s’impliquant dans toutes les initiatives et en entraînant encore plus de nouvelles personnes », indique Nicola Téolis, porte-parole du projet et élève de 3e secondaire.
Dès janvier, Carrément rose prendra une nouvelle dimension et consacrera beaucoup de ses actions à l’information sur la maladie et à la prévention. D’autres actions de collecte de fonds seront aussi enclenchées. Entre autres, les élèves présenteront un spectacle-bénéfice en mars. Puis, à la fin de l’année, une immense chorégraphie collective, nommée MOVEMOB pour « mobilisation en mouvement », sera présentée par les élèves.
« Carrément rose fait boule de neige et de plus en plus de personnes s’y greffent. Et si cela se produit, c’est bien parce que les élèves ont pris le projet en main et ont décidé d’en faire un succès. C’est tout à leur honneur », conclut Nathalie Claude.
Pour voir les portraits roses, visitez le www.carrementrose.tumblr.com.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Christine Lafond-Morin
Collège des Hauts-Sommets
L’œil vif, le sourire sincère et la voix souvent étouffée par l’émotion, Christine Lafond-Morin, élève de 5e secondaire au Collège des Hauts Sommets, se confie sans cachette et sans détour. Devant vivre avec un déficit de l’attention avec hyperactivité de type mixte, un trouble de l’attachement et des troubles d’apprentissage, la jeune fille a toujours dû lutter pour avancer. Sa passion pour les arts plastiques a été sa bouée de sauvetage, lui permettant de s’impliquer dans de nombreux projets, de mettre sur pied des ateliers créatifs pour les élèves et surtout d’obtenir une reconnaissance fort méritée.
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L’œil vif, le sourire sincère et la voix souvent étouffée par l’émotion, Christine Lafond-Morin, élève de 5e secondaire au Collège des Hauts Sommets, se confie sans cachette et sans détour. Devant vivre avec un déficit de l’attention avec hyperactivité de type mixte, un trouble de l’attachement et des troubles d’apprentissage, la jeune fille a toujours dû lutter pour avancer. Sa passion pour les arts plastiques a été sa bouée de sauvetage, lui permettant de s’impliquer dans de nombreux projets, de mettre sur pied des ateliers créatifs pour les élèves et surtout d’obtenir une reconnaissance fort méritée.
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« Je prends les journées une à une et j’avance tranquillement, mais sûrement. Je bâtis ma confiance sur des petites victoires et c’est ce qui fait que je vais pouvoir terminer mon secondaire et même aller encore plus loin. » Voilà en quelques mots comment Christine Lafond-Morin, étudiante en 5e secondaire au Collège des Hauts Sommets, dépeint son quotidien.
L’œil vif, le sourire sincère et la voix souvent étouffée par l’émotion, Christine se confie sans cachette et sans détour. Après chaque question, les mots se bousculent à une vitesse incroyable, ce qui l’empêche presque de reprendre son souffle. En fait, elle est tellement heureuse d’avoir été sélectionnée comme finaliste dans la catégorie Élève persévérant, qu’elle peine à croire ce qui lui arrive, se pinçant presque pour s’assurer qu’elle ne rêve pas.
« J’ai toujours dû lutter contre moi-même et même contre les autres pour avancer, pour me bâtir une estime de soi. Et elle est encore très fragile. Aujourd’hui, cet honneur arrive comme un encouragement qui me donne la force de poursuivre le travail que j’ai amorcé au début de mon secondaire », indique-t-elle en prenant finalement une pause.
Abandonnée par sa mère alors qu’elle n’avait que trois ans, Christine a ensuite cherché un réconfort maternel auprès de tous les modèles féminins qu’elle a côtoyés. Élevée par un père qui a fait ce qu’il pouvait avec les moyens qu’il avait, Christine a vite développé des comportements difficiles. « J’étais une incroyable peste. J’étais déplaisante et je défiais constamment l’autorité. J’ai même déjà été suspendue de l’école primaire », confie-t-elle.
Puis on lui a diagnostiqué un déficit de l’attention avec hyperactivité de type mixte. Comme si ce n’était pas assez, un trouble de l’attachement et des symptômes d’opposition l’ont amenée chez le psychologue. Puis des troubles d’apprentissage l’ont forcée à consulter un orthopédagogue. « C’est grâce à ma grand-mère que je suis arrivée au Collège des Hauts Sommets. J’avais des grosses difficultés d’adaptation et mes deux premières années n’ont vraiment pas été faciles. Je répondais à tout, j’étais toujours sur la défensive et j’avais de la misère à bâtir des relations avec les autres filles. »
À partir de la 4e secondaire, Christine choisit de s’impliquer. Se découvrant une véritable passion pour les arts plastiques et surtout beaucoup de talent, elle se met à s’exprimer par la peinture. « Aujourd’hui, je suis reconnue comme l’artiste de l’école. Si on a besoin d’une affiche, d’un outil de présentation ou d’illustrations, on pense à moi. Ça me fait beaucoup de bien de me sentir ainsi reconnue », dit-elle.
Sa passion l’a aussi conduite vers la mise sur pied d’un projet de cours d’arts pour les autres élèves. Elle a ainsi mis sur pied des ateliers de confection de bijoux et veut aussi donner des cours de peinture et de dessin.
« À travers sa rage, ses débordements, ses cris, ses montagnes russes et ses troubles d’apprentissage, Christine a su trouver son équilibre. Elle a su garder son caractère, mais elle s’en sert d’une façon plus saine et positive. Elle est maintenant toujours partante pour un projet », raconte Nancy Caron, son enseignante d’arts plastiques.
Ayant joint cette année le parlement étudiant comme députée, Christine donne aussi du temps pour les plus jeunes de son école et prépare même, avec quelques autres jeunes, un voyage d’aide humanitaire au Pérou pour le mois de mars à venir.
« L’engagement parascolaire m’a aidé. J’y puise ma motivation. Le fait de pouvoir aller aider des gens dans un autre pays va aussi beaucoup m’apporter. Plus tard, j’aimerais pouvoir travailler auprès des jeunes, mettre ma créativité à leur service et même devenir un modèle pour eux. Aujourd’hui, après tout ce que j’ai traversé, je sais que je peux y arriver », termine-t-elle.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Alexandre Tremblay
École secondaire de l'Odyssée / Dominique-Racine
Que ce soit pour lutter contre le tabagisme ou pour contrer l’intimidation chez les jeunes, Alexandre Tremblay n’a pas peur de prendre la parole et d’agir. Ayant lui-même souffert d’intimidation, cet étudiant de 4e secondaire à l’école de l’Odyssée/Dominique-Racine a compris l’importance de s’affirmer pour faire bouger les choses. Du gouvernement étudiant au Réseau conseil de la gang allumée, l’engagement est, pour Alexandre, une source inépuisable de motivation.
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Que ce soit pour lutter contre le tabagisme ou pour contrer l’intimidation chez les jeunes, Alexandre Tremblay n’a pas peur de prendre la parole et d’agir. Ayant lui-même souffert d’intimidation, cet étudiant de 4e secondaire à l’école de l’Odyssée/Dominique-Racine a compris l’importance de s’affirmer pour faire bouger les choses. Du gouvernement étudiant au Réseau conseil de la gang allumée, l’engagement est, pour Alexandre, une source inépuisable de motivation.
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Que ce soit pour lutter contre le tabagisme ou pour contrer l’intimidation chez les jeunes, Alexandre Tremblay n’a pas peur de prendre la parole et d’agir. Ayant lui-même souffert d’intimidation, cet étudiant de 4e secondaire à l’école de l’Odyssée/Dominique-Racine a compris l’importance de s’affirmer pour faire bouger les choses. Du gouvernement étudiant au Réseau conseil de la gang allumée, en passant par divers projets de théâtre et d’animation, l’engagement est, pour Alexandre, une source inépuisable de motivation.
« Mes réalisations me permettent de me sentir utile dans mon milieu », admet celui qui est membre du gouvernement étudiant depuis son entrée au secondaire, et qui en est aujourd’hui le premier ministre. « J’ai toujours été un jeune qui avait de l’énergie, j’avais besoin de la mettre quelque part! », ajoute-il en riant.
Son énergie, Alexandre sait la rendre profitable à tous. Pour Rémi Gagné, animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire à l’école de l’Odyssée/Dominique-Racine, « Alexandre est un jeune qui prend les devants, qui va rencontrer régulièrement la direction pour faire avancer les dossiers, poser des questions et faire que se réalisent plusieurs activités dans l’école ». Pour Alexandre, rien n’est impossible et toute idée mérite d’être considérée.
Depuis sa première année au secondaire, il est aussi membre de la « gang allumée » au sein de laquelle il organise plusieurs activités en lien avec la lutte contre le tabagisme, une cause qui lui est d’ailleurs très chère. Depuis presque deux ans, Alexandre représente également la région du Saguenay–Lac-St-Jean au sein du Réseau conseil de la gang allumée, un regroupement composé de 16 jeunes de 13 à 16 ans, chacun représentant l’une des régions administratives du Québec.
« C’est une chance extraordinaire de faire partie de ce groupe! », reconnaît Alexandre. Et il y assume, avec 15 autres jeunes « allumés », un double mandat d’importance : conseiller le ministre et le ministère de la Santé et des Services sociaux en matière de prévention du tabagisme juvénile et informer les jeunes Québécois des dangers reliés à la consommation des produits du tabac.
Depuis le début de son mandat de deux ans au sein du Réseau, Alexandre a donc participé à l’élaboration de deux actions nationales de lutte contre le tabagisme. La « journée du 18 janvier 2011 » étant l’une de ces deux actions.
Les élus de Saguenay avaient alors répondu à l'invitation d’Alexandre et du Réseau conseil de la gang allumée en adoptant une résolution dans laquelle ils se sont engagés à s'abstenir de fumer dans leur voiture en présence d'enfants de moins de 16 ans lors de cette journée. Véritable porte-parole dans la région, Alexandre avait alors donné plusieurs entrevues dans les médias, ayant incité de nombreux citoyens de la région à emboîter le pas dans cette initiative. Soulignant la qualité de son engagement visant à faire un monde sans fumée, Alexandre a reçu, en 2011, le prix Marcel-Boulanger.
Selon Mireille Boutin, directrice adjointe à l’école de l’Odyssée/Dominique-Racine : « Le rayonnement d’Alexandre s’avère très positif et influence incontestablement son environnement scolaire. Par ailleurs, sa collaboration et son ouverture lui ont continuellement assuré l’appui du milieu ».
Communicateur de talent, créatif et fonceur, Alexandre s’engage « parce qu’il adore ça, tout simplement ». Quoi qu’il en soit, sa disponibilité, son autonomie, sa persévérance et sa volonté à améliorer la qualité de la vie étudiante de son école lui permettront très certainement d’aller au bout de ses rêves.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Alex Lalancette
École secondaire Camille-Lavoie
Pour Alex Lalancette, étudiant de 4e secondaire à l’École secondaire Camille-Lavoie, les études n’ont jamais été faciles. Souffrant de dysphasie et aux prises avec des problèmes familiaux, il a eu à surmonter plusieurs épreuves. Le chemin a été tortueux, mais aujourd’hui, il sait ce qu’il veut. Et ce qu’il vaut. Son engagement dans le sport aura été sa bouée de sauvetage : une occasion unique pour apprendre à canaliser son énergie et atteindre les sommets.
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Pour Alex Lalancette, étudiant de 4e secondaire à l’École secondaire Camille-Lavoie, les études n’ont jamais été faciles. Souffrant de dysphasie et aux prises avec des problèmes familiaux, il a eu à surmonter plusieurs épreuves. Le chemin a été tortueux, mais aujourd’hui, il sait ce qu’il veut. Et ce qu’il vaut. Son engagement dans le sport aura été sa bouée de sauvetage : une occasion unique pour apprendre à canaliser son énergie et atteindre les sommets.
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Pour Alex Lalancette, étudiant de 4e secondaire à l’École secondaire Camille-Lavoie, les études n’ont jamais été faciles. Souffrant de dysphasie et aux prises avec des problèmes familiaux, il a eu à surmonter plusieurs épreuves. Le chemin a été tortueux, mais aujourd’hui, il sait ce qu’il veut. Et ce qu’il vaut. Son engagement dans le sport aura été sa bouée de sauvetage : une occasion unique pour apprendre à canaliser son énergie et atteindre les sommets.
Dès son entrée au secondaire, les choses n’ont pas été faciles pour Alex. « J’avais de la difficulté dans toutes les matières », se rappelle-t-il. Et à la maison non plus, ce n’était pas évident. « J’étais à la limite de passer partout, mais je ne voulais surtout pas lâcher, malgré ce que je vivais », ajoute-il. Profondément animé du désir de réussir, Alex a donc décidé de mettre les bouchées doubles. Et triples. « Je mets beaucoup d’efforts dans mes études pour atteindre mon objectif final : réussir mon secondaire 4 pour ensuite faire un DEP en techniques d’usinage ».
Dans ce processus, le sport a toujours occupé pour Alex une place très importante. « Avant, j’avais beaucoup de colère, mais grâce au sport, je me sens plus calme. C’est une façon de me défouler et cela m’aide à être plus concentré dans mes cours », a-t-il constaté.
Pratiquant l’athlétisme depuis neuf ans, il a plus d’une vingtaine de championnats régionaux, plus d’une quinzaine de championnats provinciaux et deux Jeux du Québec à son actif, remportant chaque fois une médaille à l’une ou l’autre des épreuves auxquelles il participe! À l’école, Alex pratique également le badminton, ce qui lui a valu plusieurs mentions comme celles du meilleur athlète et du joueur le plus utile.
Lui permettant de vivre des réussites marquantes, le sport représente, pour Alex, une importante source de motivation : « J’ai vécu plusieurs situations vraiment pas évidentes dans mon cheminement et le sport m’a permis de m’accrocher, de persévérer et de saisir les opportunités qui s’offraient à moi ».
C’est ainsi que l’année dernière, Alex a eu l’idée de mettre en place un projet pour fabriquer des chaises extérieures et de patio à l’école. Pourquoi? Habile manuellement, Alex voulait s’exercer avec le bois et offrir cette opportunité à d’autres jeunes de son école, tout en s’amusant. « L’idée a grossi au point de faire naître une mini-entreprise qu’on a nommée Sella Co. Cette année, le projet a un peu changé : nous améliorons notre milieu scolaire en renouvelant les bancs de l’école! », précise-t-il fièrement. Un projet gratifiant lui permettant de développer sa dextérité manuelle et au sein duquel il assume la présidence et la direction des ressources humaines, rien de moins!
En quatre ans, le chemin parcouru par Alex est des plus surprenants. « Il a mis une croix sur son passé et regarde droit devant lui pour son avenir. Tous ses efforts et sa persévérance méritent d’être soulignés », témoigne Emmanuel Côté, technicien en loisirs à l’École secondaire Camille-Lavoie.
Poursuivant ses études dans le cadre du projet 15-16, Alex avance à son rythme avec un professeur attentif à ses besoins. « J’ai terminé mes mathématiques de secondaire 3 et 4 en un an! » Maintenant, il s’attaque au français, sa fameuse « bête noire ». Mais il est plus motivé que jamais par l’idée de commencer dès l’automne un DEP dans un domaine qui le passionne, et confiant en ses capacités.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Amélie Drasse
École de la Magdeleine
Il est toujours désolant d’entendre parler d’histoires d’intimidation dans les écoles. Mais parfois, ces histoires connaissent un dénouement heureux. Et c’est ce qui est arrivé à Amélie Drasse, une jeune fille victime d’intimidation et repliée sur elle-même à la fin de son primaire, devenue une fière adolescente élue personnalité de l’année à la fin de sa 4e secondaire. La recette du succès de cette élève de l’école de la Magdeleine : l’engagement étudiant, culturel, communautaire et sportif.
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Il est toujours désolant d’entendre parler d’histoires d’intimidation dans les écoles. Mais parfois, ces histoires connaissent un dénouement heureux. Et c’est ce qui est arrivé à Amélie Drasse, une jeune fille victime d’intimidation et repliée sur elle-même à la fin de son primaire, devenue une fière adolescente élue personnalité de l’année à la fin de sa 4e secondaire. La recette du succès de cette élève de l’école de la Magdeleine : l’engagement étudiant, culturel, communautaire et sportif.
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Il est toujours désolant d’entendre parler d’histoires d’intimidation dans les écoles. Mais parfois, ces histoires connaissent un dénouement heureux. Et c’est ce qui est arrivé à Amélie Drasse, une jeune fille victime d’intimidation et repliée sur elle-même à la fin de son primaire, devenue une fière adolescente élue personnalité de l’année à la fin de sa 4e secondaire. La recette du succès de cette élève de l’école de la Magdeleine : l’engagement étudiant, culturel, communautaire et sportif.
Quand elle jette un bref regard sur son passé, Amélie n’en revient tout simplement pas du chemin qu’elle a parcouru et surtout des épreuves qu’elle a dû traverser. Jeune fille pourtant comme toutes les autres, elle allait voir son univers bouleversé par un déménagement familial. « Je suis arrivée à ma nouvelle école primaire en 5e année et on ne m’a jamais acceptée. Quand je revenais de l’école avec ma petite sœur, je la faisais marcher loin devant moi pour qu’elle ne soit pas victime elle aussi. Pendant ces deux années, j’ai vécu de la peur et de l’intimidation physique et psychologique. Puis mon acceptation au programme d’études internationales (PEI) de l’école de la Magdeleine a été ma planche de salut. C’est là que je me suis dit que tout allait changer », raconte avec émotion Amélie.
Irrémédiablement décidée à rebâtir sa confiance en soi, Amélie choisit, dès sa 1re secondaire, de s’investir dans un concours d’art oratoire et de joindre l’équipe de la radio étudiante. « Il fallait que je commence quelque part. Ce que je voulais le plus était de pouvoir m’exprimer. À travers ça, j’ai compris que toutes les implications, aussi minimes peuvent-elles être, sont importantes et ont un impact sur nous. »
Depuis cette année charnière, les engagements d’Amélie se sont multipliés. Elle a joint l’équipe de handball de l’école, s’est inscrite au comité des loisirs, avec lequel elle organise de nombreuses activités pour les élèves, a pris part à la campagne de financement d’un voyage éducatif, est devenue membre du comité Amnistie internationale, a participé bénévolement à de nombreux événements communautaires et a été sélectionnée pour joindre le comité des spectacles, qui organise la venue d’artistes connus à la salle Richard-Sauvageau.
Parmi ses implications les plus marquantes, Amélie s’empresse de souligner son rôle au sein du comité Allô-Prof, avec lequel elle revêt le costume d’enseignante et répond aux questions de jeunes du primaire et du secondaire dans différentes matières. Pour cette jeune fille qui a beaucoup de facilité à l’école et qui souhaite épouser une carrière en enseignement, cet engagement est fort pertinent.
« Beaucoup d’élèves ont un talent certain, mais peu comme Amélie prennent de leur temps personnel afin d’aider ceux qui ont plus de difficulté. Nul doute que le bénévolat est une valeur importante pour Amélie », commente Pascal Bourdeau, enseignant de mathématiques en 5e secondaire.
Il y a aussi son rôle de présidente de classe, poste qu’elle occupe depuis deux ans, qu’Amélie affectionne particulièrement. L’an dernier, comme présidente, elle a pris l’initiative d’organiser un déjeuner de Noël pour sa classe. Une vaste organisation, empiétant sur le temps de classe, et qui avait pour but de rapprocher les élèves. Le succès a été tel qu’Amélie a récidivé cette année, mais en étendant la formule à l’ensemble des groupes du PEI de 5e secondaire.
Aujourd’hui reconnue et appréciée à sa juste valeur par ses pairs, Amélie demeure humble et ne perd pas de vue ce par quoi elle a dû passer pour arriver où elle se trouve aujourd’hui. « À chaque fois que l’on a l’occasion de changer les choses, il faut en profiter pour s’exprimer et se faire entendre. Petite étape par petite étape, on peut y arriver, et ce, peu importe le moyen, que ce soit par le sport, les arts, les comités divers ou autrement. Il ne faut pas avoir peur de s’affirmer, et ça nous permet de briser notre isolement », témoigne Amélie.
LAURÉATAVENIR PROJET ENGAGÉ
Urinoirs écol’eau
Polyvalente de Normandin
À la Polyvalente de Normandin, quatre élèves de 5e secondaire se sont lancé le défi de convertir écologiquement douze urinoirs de l’école. Une transformation qui permettra l’économie de plus d’un million de litres d’eau par année! Désirant d’abord poser un geste concret pour l’environnement, ces quatre jeunes sont maintenant en train de sensibiliser toute une communauté sur l’importance d’économiser l’eau potable.
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À la Polyvalente de Normandin, quatre élèves de 5e secondaire se sont lancé le défi de convertir écologiquement douze urinoirs de l’école. Une transformation qui permettra l’économie de plus d’un million de litres d’eau par année! Désirant d’abord poser un geste concret pour l’environnement, ces quatre jeunes sont maintenant en train de sensibiliser toute une communauté sur l’importance d’économiser l’eau potable.
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À la Polyvalente de Normandin, quatre élèves de 5e secondaire se sont lancé un défi de taille : celui de convertir écologiquement douze urinoirs de l’école. Une transformation qui permettra l’économie de plus d’un million de litres d’eau par année! Désirant d’abord poser un geste concret pour l’environnement, ces quatre jeunes sont maintenant en train de sensibiliser toute une communauté sur l’importance d’économiser l’eau potable. Jusqu’au maire de la ville qui a donné son appui au projet!
« Nous avons la chance dans notre pays de pouvoir bénéficier d’une grande quantité d’eau, mais nous devons néanmoins agir intelligemment pour éviter le gaspillage inutile », témoigne l’un des membres du projet, Alan Asselin. En constatant que les urinoirs de l’école semblaient fonctionner à toute heure du jour et de la nuit, Jean-Christophe Bouchard-Frigon, Samuel Fortin, Jean-François Fortin et Alan Asselin ont donc voulu analyser la quantité d’eau utilisée pour le fonctionnement de ces urinoirs.
En mesurant le niveau des réservoirs et en évaluant le mode de fonctionnement des urinoirs et la fréquence des lavages, les quatre élèves ont constaté que plus de 1 314 000 litres d’eau sont gaspillés chaque année pour le seul fonctionnement des douze urinoirs. En effet, « les urinoirs coulent de façon régulière gaspillant 150 litres d’eau à l’heure. Ça a été tout un choc de réaliser ça! », raconte Alan. « De plus, poursuit Jean-Christophe, ces urinoirs ne servent que le matin, aux récréations et sur l’heure du midi, alors que le système, lui, fonctionne 24 heures sur 24, hiver comme été. »
Après quelques recherches, les élèves ont découvert l’existence d’un système d’urinoirs avec turbines et œil magique, dont les lavages s’effectuent après chaque utilisation plutôt qu’en continu. « En faisant fonctionner ce système l’équivalent de quatre heures par jour, il en résulterait une économie de plus de 80 %, soit plus d’un million de litres d’eau par année! », explique Alan.
Voilà! Le projet est lancé! Coût estimé de l’opération : 15 000 $. « Ça a été la principale difficulté que nous avons rencontrée jusqu’à maintenant, révèle Alan. On se demandait si on pouvait réaliser un projet de cette envergure ». Selon Brigitte Larouche, animatrice à la vie étudiante, il n’y a pas de doute là-dessus : « Ces jeunes ont une grande capacité d’action », assure-t-elle.
Les quatre élèves se sont donc retroussé les manches et ont décidé de trouver l’argent nécessaire à la conversion des urinoirs. « Chaque jour, explique l’enseignant Éric Robert, ils font des téléphones, prennent des rendez-vous avec les dirigeants de différents organismes, recherchent des subventions privées ou gouvernementales. Ils ont même reçu l’appui du maire de la Ville de Normandin! »
« Le projet suscite un réel engouement, toute la communauté se sent concernée », ajoute Brigitte Larouche. Jusqu’à ce jour, les garçons ont obtenu l’appui de plusieurs commerces du milieu, dont certains qui leur offrent au prix coûtant divers matériaux et accessoires. Ils ont par ailleurs reçu des sommes du fonds Métro Éco École et de la CSST. Le projet a également été présenté au Concours québécois en entrepreneuriat.
La campagne de financement va bien, ce qui laisse croire aux membres du projet ainsi qu’à tous leurs partenaires que l’objectif de transformer les urinoirs d’ici la fin du mois de juin est tout à fait réalisable. « Ils sont déterminés, convaincus et surtout, convaincants, ajoute Éric Robert. Je les vois travailler avec acharnement parce qu’ils croient en leur projet et moi, je crois en eux ».
« Nous sommes convaincus que notre geste aura une portée sur l’environnement, parce que chaque geste compte », conclut Alan, au nom de toute l’équipe.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Louis-Ambroise Paré
École FACE
S’il n’en tenait qu’à Louis-Ambroise Paré, toutes les écoles primaires et secondaires du Québec auraient un programme en chant choral. Idéaliste certes, mais aussi pleinement engagé auprès de ses élèves, de la communauté et même politiquement, cet enseignant en musique de l’école FACE, une école bilingue spécialisée en arts, considère la musique et le chant comme le seul langage universel pouvant rallier les gens. Donnant vie à sa foi musicale à travers divers projets, il prêche auprès de qui veut l’entendre les multiples bienfaits de la musique. Des bienfaits allant même jusqu’à sauver des vies.
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S’il n’en tenait qu’à Louis-Ambroise Paré, toutes les écoles primaires et secondaires du Québec auraient un programme en chant choral. Idéaliste certes, mais aussi pleinement engagé auprès de ses élèves, de la communauté et même politiquement, cet enseignant en musique de l’école FACE, une école bilingue spécialisée en arts, considère la musique et le chant comme le seul langage universel pouvant rallier les gens. Donnant vie à sa foi musicale à travers divers projets, il prêche auprès de qui veut l’entendre les multiples bienfaits de la musique. Des bienfaits allant même jusqu’à sauver des vies.
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S’il n’en tenait qu’à Louis-Ambroise Paré, toutes les écoles primaires et secondaires du Québec auraient un programme en chant choral. Idéaliste certes, mais aussi pleinement engagé auprès de ses élèves, de la communauté et même politiquement, cet enseignant en musique de l’école FACE, une école bilingue spécialisée en arts, considère la musique et le chant comme le seul langage universel pouvant rallier les gens. Donnant vie à sa foi musicale à travers divers projets, il prêche auprès de qui veut l’entendre les multiples bienfaits de la musique. Des bienfaits allant même jusqu’à sauver des vies.
« Quand j’étais à l’école Saint-Henri, chaque midi des jeunes venaient me rejoindre et on pratiquait des chants en chorale. Parfois, il y a des jeunes qui venaient et qui ne chantaient pas, mais je préférais les avoir avec moi plutôt que de les savoir traîner n’importe où. J’ai aussi fait chanter des jeunes en français alors qu’ils ne parlaient même pas la langue. La musique et le chant, ça unit les gens et ça permet même à des jeunes de se raccrocher à l’école si on leur donne l’occasion d’en faire. Ça, j’en suis persuadé », clame haut et fort Louis-Ambroise Paré.
Cet enseignant coloré et convaincu croit à la force et au pouvoir de la musique. Il démontrera, alors qu’il était encore enseignant à l’école Saint-Henri, que l’on pouvait faire bouger les choses à l’aide de la musique. À cette époque, il s’était indigné contre le piètre état de la toiture de l’école et l’absence d’argent pour la réparer. Il avait alors choisi de réagir et de préparer un concert-bénéfice dont les profits serviraient à la réfection du toit. Les médias se sont alors emparés de l’histoire et, quelque temps plus tard, le gouvernement offrait de nouveaux fonds afin de permettre à la Commission scolaire de Montréal de réparer les toits de ses écoles.
« Si Louis-Ambroise a la capacité de s’indigner, il a aussi une vision à proposer. C’est ce qui inspire les jeunes, ses collègues et la communauté à le suivre. Son implication dans l’enseignement de la musique déborde de son école et touche toute la région », indique Jean-Sébastien Gascon, coordonnateur au développement à la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec, organisation dont Louis-Ambroise Paré a été le président durant trois ans et où il est toujours impliqué.
Pour donner aux jeunes le goût du chant, l’enseignant pilote depuis quatre ans le projet CLIMAT, ce qui lui permet d’amener chaque année un groupe de jeunes élèves au Domaine Forget dans Charlevoix pour un séjour de formation en chant choral axée sur le jazz vocal. Avec ses différents ensembles vocaux, il a aussi effectué de nombreuses prestations en public, préparé des enregistrements et même accompagné des artistes de renom tels Luce Dufault et Richard Séguin. Il a même mis sur pied, avec des collègues enseignants, le Rassemblement choral scolaire de Montréal, qui donne la chance aux élèves de vivre une journée de formation en compagnie de chefs de chorale chevronnés et de tous styles musicaux.
« Encore une fois, ça fait partie de ma volonté de nous prendre en main afin d’offrir aux jeunes la possibilité d’accéder à la musique dans les écoles. Cela aide les jeunes à se découvrir des talents. Il y en a même qui m’ont déjà dit que la chorale leur avait donné le goût de rester à l’école », raconte Louis-Ambroise.
Tout récemment, ses convictions l’ont aussi amené à offrir de son temps au Garage à musique du docteur Gilles Julien, réputé pour sa pratique de la pédiatrie sociale. « L’an prochain, j’aurai même une journée par semaine de libérée pour travailler sur ce projet. Avec la musique, on peut guérir les jeunes de leur mal de vivre et les faire avancer. On peut remplacer les pilules par la musique. J’y crois fermement et je travaille fort afin que tous soient traités équitablement et ça passe aussi par l’apprentissage de la musique », termine-t-il.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Amély Lemire
École de l'Achigan
Amély Lemire, élève de 3ième secondaire de l’école secondaire de l’Achigan, parle beaucoup du bonheur. «J’ai commencé à être victime d’intimidation vers huit ans; à douze ans, en secondaire I, ça continuait. Heureusement que j’avais des animaux, dont mes chevaux, à aimer. En secondaire II, je doublais. Mes parents se sont séparés. J’étais renfermée, anxieuse et isolée. Un jour, j’ai voulu que ça cesse. J’ai décidé que j’avais le droit d’être heureuse. » Amély s’est demandé comment faire. « Dans chaque chose fâcheuse se cache un élément positif, et j’ai décidé de mettre le cap là-dessus. Lorsque j’ai déménagé, j’ai dû changer d’école et c’est là que j’ai connu le projet PARER. Ce projet a changé ma vie. » Tout comme sa mère qui lui répète toujours qu’il n’y a aucune limite à ses rêves.
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Amély Lemire, élève de 3ième secondaire de l’école secondaire de l’Achigan, parle beaucoup du bonheur. «J’ai commencé à être victime d’intimidation vers huit ans; à douze ans, en secondaire I, ça continuait. Heureusement que j’avais des animaux, dont mes chevaux, à aimer. En secondaire II, je doublais. Mes parents se sont séparés. J’étais renfermée, anxieuse et isolée. Un jour, j’ai voulu que ça cesse. J’ai décidé que j’avais le droit d’être heureuse. » Amély s’est demandé comment faire. « Dans chaque chose fâcheuse se cache un élément positif, et j’ai décidé de mettre le cap là-dessus. Lorsque j’ai déménagé, j’ai dû changer d’école et c’est là que j’ai connu le projet PARER. Ce projet a changé ma vie. » Tout comme sa mère qui lui répète toujours qu’il n’y a aucune limite à ses rêves.
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Amély Lemire, élève de 3ième secondaire de l’école secondaire de l’Achigan, parle beaucoup du bonheur. «J’ai commencé à être victime d’intimidation vers huit ans; à douze ans, en secondaire I, ça continuait. Heureusement que j’avais des animaux, dont mes chevaux, à aimer. En secondaire II, je doublais. Mes parents se sont séparés. J’étais renfermée, anxieuse et isolée. Un jour, j’ai voulu que ça cesse. J’ai décidé que j’avais le droit d’être heureuse. » Amély s’est demandé comment faire. « Dans chaque chose fâcheuse se cache un élément positif, et j’ai décidé de mettre le cap là-dessus. Lorsque j’ai déménagé, j’ai dû changer d’école et c’est là que j’ai connu le projet PARER. Ce projet a changé ma vie. » Tout comme sa mère qui lui répète toujours qu’il n’y a aucune limite à ses rêves.
Des rêves, Amély en a plusieurs. « J’aimerais travailler avec les animaux ou avec les enfants. J’aimerais voyager dans certains pays d’Afrique ou en Haïti, en aide humanitaire. Je connais trop peu de choses pour décider maintenant; je ne veux pas me fermer de portes. Quelques-unes de mes tantes n’ont pas terminé leurs études secondaires et elles le regrettent toutes. Moi, rien ne va m’arrêter. J’ai décidé que je n’allais pas vivre avec des regrets. Pour y arriver, il me faut donner mon maximum, maintenant. »
Dans les faits, cela demande à Amély de grands efforts, comme aller en récupération, et contrer un problème de manque de concentration. « Je dois prendre des médicaments pour demeurer concentrée. Sans pilule, mon esprit s’égare et je n’arrive pas à suivre, en classe. C’est certain que c’est plus difficile pour moi que pour certains autres élèves, mais je l’ai accepté mais après chaque effort vient une récompense. Parfois, c’est un mot d’encouragement de ma mère, ou un sourire d’un prof. « Mon prof de sciences, Danielle Chalifoux, m’a beaucoup aidée. Je faisais des efforts d’éléphant, et j’accouchais d’une souris mais elle, elle soulignait toujours mes efforts. Je veux la remercier. Elle m’a aidée à voir mes qualités. Je suis persévérante, et je sais cultiver le bonheur. Je me préoccupe des autres, et je trouve que c’est une belle façon de vivre ma vie. »
Amély est catégorique : « Quand je sens que mes profs ou mes parents sont fiers de moi, c’est comme un moteur qui me propulse ! Mon père travaille beaucoup, et même si j’aurais souhaité qu’il soit plus présent pour moi, j’avoue qu’il m’a appris à être travaillante, et ça m’aide. On n’obtient rien sans effort. Quant à ma mère, elle est comme un pilier. Elle est toujours là. Sa patience, sa présence et son amour m’aident énormément. Ce qui a tout changé, c’est quand j’ai joint les rangs du groupe PARER.»
PARER est une ressource pour les élèves à risque de décrochage. L’étudiante participe a des formations diverses pour apprendre à gérer son anxiété et pour développer de nouvelles techniques d’apprentissage. Très active dans les groupes d’habiletés sociales, elle a rapidement retrouvé confiance en elle. Elle a su sortir de son isolement et développer des liens forts avec les autres. D’ailleurs, depuis son admission au groupe, les notes d’Amély ont augmenté au point où elle est désormais en situation de réussite. Cette année, elle arrive à tenir la cadence tout en se démarquant et en prenant le temps de relever des défis parascolaires. « Amély est un exemple de persévérance, affirme Caroline Perreault, professeur en charge du programme PARER. Elle m’inspire et me rappelle la valeur de l’effort. Je l’admire ! » Ce à quoi Amély se dit touchée.
« C’est moi qui l’admire pour sa capacité à « se » donner à des élèves comme moi. Tout le monde aime les chevaux de course, mais des profs comme elle, choisissent plutôt de miser sur des ânes très lents qui doivent monter des montagnes et dont les sabots glissent dans la petite roche. Avec elle, on sait qu’on va arriver tout en haut. »
Cette année, Amély s’est engagée dans le projet « Secondaire en spectacle » et elle a dû mettre les bouchées doubles pour monter un numéro, en plus de travailler sa mémoire, sa concentration et apprendre à gérer son stress. Chaque semaine, elle suit aussi des cours de Baladi, une discipline qui lui permet d’acquérir rigueur, contrôle, coordination et patience, sans compter les bonnes habitudes de mise en forme. « Avec la danse, je découvre que j’ai un potentiel toujours plus grand que ce que j’avais cru au départ. J’apprends le vrai sens de « dépasser mes limites », en danse comme dans mes matières scolaires.
Forte de cette motivation, Amély rêve du jour où elle aura en main son diplôme, la tête haute, les épaules droites et l’air fier. « Mon premier diplôme » note-t-elle. Parce que je n’ai pas fermé la porte à l’idée que je puisse un jour aller à l’université. En attendant, j’apprécie chaque journée où j’apprends quelque chose de nouveau. »
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Francine Fortin
École secondaire Camille-Lavoie
L’univers de Francine Fortin est fait de musique et de chant. Une passion qu’elle partage avec ses élèves de l’école Camille-Lavoie depuis près de 35 ans. Pour elle, le meilleur moyen de contrer le décrochage est d’aider les jeunes à découvrir leurs talents et à développer un sentiment d’appartenance à leur école. Elle a décidé de mettre la musique au service de la persévérance scolaire. Organisation de spectacles, animation d’activités parascolaires, production de CD, planification de voyages culturels à New York… Portée par sa passion, Francine Fortin multiplie les initiatives et rallie les jeunes autour de projets rassembleurs.
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L’univers de Francine Fortin est fait de musique et de chant. Une passion qu’elle partage avec ses élèves de l’école Camille-Lavoie depuis près de 35 ans. Pour elle, le meilleur moyen de contrer le décrochage est d’aider les jeunes à découvrir leurs talents et à développer un sentiment d’appartenance à leur école. Elle a décidé de mettre la musique au service de la persévérance scolaire. Organisation de spectacles, animation d’activités parascolaires, production de CD, planification de voyages culturels à New York… Portée par sa passion, Francine Fortin multiplie les initiatives et rallie les jeunes autour de projets rassembleurs.
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L’univers de Francine Fortin est fait de musique et de chant, une passion qu’elle partage avec ses élèves de l’école Camille-Lavoie depuis près de 35 ans. Pour elle, le meilleur moyen de contrer le décrochage est d’aider les jeunes à découvrir leurs talents et à développer un sentiment d’appartenance à leur école. C’est pourquoi elle a décidé de mettre la musique au service de la persévérance scolaire. Organisation de spectacles, animation d’activités parascolaires, production de disques, planification de voyages culturels à New York… Portée par sa passion, Francine Fortin multiplie les initiatives et rallie les jeunes autour de projets rassembleurs.
Pour tirer le meilleur de la diversité des talents des étudiants, Mme Fortin a fondé les Productions Musishow. Son objectif : permettre aux jeunes de se familiariser avec les facettes du monde du spectacle, de la régie technique aux prestations, en passant par la sonorisation et l’éclairage. Les élèves qui souhaitent faire un numéro s’inscrivent sur une base volontaire. L’intérêt est au rendez-vous puisqu’il y a assez de volontaires pour présenter des spectacles toutes les six semaines! Pour les artistes, c’est l’occasion de vivre l’expérience de scène, de maîtriser leur trac et de développer leur confiance.
La musique occupe une si grande place dans l’école qu’on y consacre un festival. Francine Fortin participe activement à l’organisation de cet événement populaire. Les employés de l’école sont invités à participer au Show du personnel. Le Show de la parenté permet aux élèves de faire une prestation avec un membre de leur famille. Pour plusieurs parents, les heures qu’ils consacrent à préparer ce projet sont des moments privilégiés avec leur adolescent. Pendant tout le festival, les étudiants du programme de musique du cégep viennent aussi animer des ateliers.
L’engagement de Francine Fortin ne s’arrête pas là! Si vous passez par les locaux de musique après les classes, vous la trouverez avec les étudiants qui se sont inscrits aux activités parascolaires, comme l’harmonie, un ensemble musical qui regroupe des élèves de tous les niveaux et plusieurs groupes vocaux. « J’aime mon travail parce qu’il me permet de transmettre ma passion pour la musique. Cet art m’apporte un équilibre que j’aime partager et qui peut faire la différence dans une vie. », mentionne la principale intéressée. Mais comme elle ne peut être partout à la fois, elle encourage ses élèves à s’entraider; les plus habitués donnent volontiers un coup de main aux plus jeunes.
Au fil du temps, avec les profits accumulés grâce à la vente de billets de spectacles et du festival, de l’équipement a pu être acheté. L’école possède maintenant son propre studio d’enregistrement et réalise des CD de qualité. Ce sont quelque 60 productions – des compositions et des interprétations – qui sont ainsi immortalisées chaque année.
La passion de Mme Fortin va au-delà de l’école et fait du chemin… jusqu’aux États-Unis! Chaque année, elle organise un voyage culturel à New York pour 50 jeunes. Au programme : visites des musées, spectacles sur Broadway, messe gospel, tour de ville sur l’histoire du rock’n’roll…
Quand il s’agit de s’investir auprès des étudiants, Francine Fortin ne compte pas ses heures. Elle s’engage avec la même volonté dans différents projets à l’extérieur de l’école. Elle assume la direction musicale du Chœur Aquilon qui regroupe 85 choristes. Elle est membre du comité musique de l’Alliance régionale La Gaillarde, qui rassemble les chorales de la région, soit quelque 400 chanteurs. Elle a aussi cofondé Chœurs sans frontières, une association provinciale qui organise des événements d’envergure en chant choral qui accueillent jusqu’à 550 choristes de partout au Québec, en Ontario et en France.
Après plus de 30 ans, Francine Fortin n’a rien perdu de son énergie. Elle a accompli beaucoup et a contribué à garder bon nombre d’élèves sur les bancs de l’école. Voilà un parcours sans fausse note!
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LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Dominique Ménard
Dalbé-Viau
Travaillant à l’école secondaire Dalbé-Viau depuis 18 ans, Dominique Ménard y a commencé sa carrière comme surveillant d’élèves et enseignant d’arts martiaux en parascolaire. Son amour pour le sport et sa passion pour les jeunes l’ont ensuite amené, en 2004, à piloter la mise en place d’un programme de football. Ce dernier a vite connu un vif succès, allant même jusqu’à faire chuter le taux de décrochage scolaire chez les garçons de façon surprenante. M. Ménard, en raison de son engagement, a par la suite obtenu le poste de coordonnateur aux sports, héritant ainsi du mandat de doter tous les sports de l’école de la même structure de développement.
Textes de présentation Texte court
Travaillant à l’école secondaire Dalbé-Viau depuis 18 ans, Dominique Ménard y a commencé sa carrière comme surveillant d’élèves et enseignant d’arts martiaux en parascolaire. Son amour pour le sport et sa passion pour les jeunes l’ont ensuite amené, en 2004, à piloter la mise en place d’un programme de football. Ce dernier a vite connu un vif succès, allant même jusqu’à faire chuter le taux de décrochage scolaire chez les garçons de façon surprenante. M. Ménard, en raison de son engagement, a par la suite obtenu le poste de coordonnateur aux sports, héritant ainsi du mandat de doter tous les sports de l’école de la même structure de développement.
Texte long
Avant l’implantation d’un programme de football à l’école secondaire Dalbé-Viau, établissement situé dans un milieu défavorisé de Lachine, le taux de décrochage chez les garçons de cette école était de 58 %. En 2007-2008, soit deux ans après l’arrivée du programme, ce taux était passé à 32 % et il a toujours continué à descendre depuis. Derrière cette réussite, une volonté concertée, mais surtout, la vision d’un rassembleur, d’un motivateur hors pair en la personne de Dominique Ménard, actuel coordonnateur aux sports de l’école.
Faisant partie de l’équipe-école depuis maintenant 18 ans, Dominique Ménard y a amorcé sa carrière comme surveillant d’élèves et enseignant d’arts martiaux en parascolaire. De fil en aiguille, son amour pour le sport et sa passion pour les jeunes l’ont amené à superviser diverses activités, jusqu’à ce qu’on lui propose, en 2004, de piloter la mise en place d’un programme de football, occasion qu’il s’est empressé de saisir.
« Il y avait peu d’activités pour les gars. Rien de très structuré. Le taux de décrochage était tellement élevé qu’il fallait faire quelque chose. En 2005, nous avons présenté nos deux premières équipes. Ensuite, nous avons travaillé à améliorer le programme, à donner le goût aux jeunes de s’y investir et les succès ont suivi. », explique M. Ménard, qui est l’entraîneur-chef de l’équipe juvénile AA de Dalbé-Viau depuis huit ans.
Il y a trois ans, observant la réussite du programme, la direction de l’école a nommé Dominique Ménard au poste de coordonnateur aux sports et lui a confié le mandat de doter d’autres disciplines de la même structure de développement. L’école a maintenant son propre profil sportif en basketball, hockey, athlétisme, soccer, natation et cheerleading. En moins de 18 mois, l’énergie et la détermination de M. Ménard ont contribué à faire passer le nombre d’élèves-athlètes de 175 à 380, soit environ 45 % des élèves de l’école.
Au-delà de son rôle de coordonnateur et d’entraîneur, qui lui demande un dévouement constant, Dominique Ménard s’intéresse avant tout au développement et à l’avenir des jeunes qu’il côtoie quotidiennement. Entre autres, observant que des joueurs avaient souvent de la difficulté à terminer les matchs ou les entraînements, il s’est rendu compte en creusant un peu que plusieurs d’entre eux ne mangeaient qu’un repas par jour. Il a alors conclu une entente avec un organisme communautaire afin que les joueurs puissent au moins obtenir, les jours de match, un déjeuner et un dîner.
« Bien avant de remplir ses fonctions d’entraîneur-chef, Dominique s’occupe des dossiers scolaires de ses joueurs, il les nourrit, leur fournit des équipements et en raccompagne même certains chez eux après les entraînements. », témoigne Gilles Lezi, travailleur social.
Il y a quelques années, avec l’accord de sa conjointe, elle-même enseignante à Dalbé-Viau, M. Ménard a hébergé pendant deux ans un de ses anciens joueurs de football pour lui permettre de poursuivre des études collégiales sans avoir à se préoccuper quotidiennement de problèmes familiaux. Ce joueur étudie aujourd’hui à l’université.
Ce dévouement, M. Ménard essaie de l’avoir avec tous les jeunes. Le sentiment d’appartenance à l’école que les étudiants ont développé depuis la mise en place des profils sportifs et du programme de football est maintenant tellement fort que plusieurs anciens élèves reviennent, chaque année, pour donner du temps à leur tour aux équipes sportives.
« Les jeunes, ce sont des diamants bruts. Quand on croit en eux, quand on leur donne confiance en leurs moyens, ils peuvent accomplir de grandes choses. Je me considère très chanceux de travailler auprès d’eux, de leur donner la chance d’aller plus loin et surtout, de leur permettre de rêver. », conclut M. Ménard.
LAURÉATAVENIR PROJET ENGAGÉ
Magasin Général Mère Grand (MGMG)
École secondaire Curé-Hébert
Qui peut se targuer de prendre part à un projet qui lutte contre le décrochage, qui permet aux participants de trouver leur voie et qui mobilise une communauté entière? Des élèves de l’école secondaire Curé-Hébert, bien sûr! Depuis cinq ans, ils opèrent le Magasin Général Mère Grand (MGMG), un commerce pas comme les autres! Chocolats, meubles, linge de maison (linge de table et de cuisine), bijoux, cosmétiques… Le MGMG propose de tout. Sa particularité? Chaque article vendu a été fabriqué par les élèves avec du matériel recyclé et toutes les fonctions de l’entreprise sont assumées par les jeunes. Un projet qui remporte un succès inouï auprès des étudiants et dans toute la communauté.
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Qui peut se targuer de prendre part à un projet qui lutte contre le décrochage, qui permet aux participants de trouver leur voie et qui mobilise une communauté entière? Des élèves de l’école secondaire Curé-Hébert, bien sûr! Depuis cinq ans, ils opèrent le Magasin Général Mère Grand (MGMG), un commerce pas comme les autres! Chocolats, meubles, linge de maison (linge de table et de cuisine), bijoux, cosmétiques… Le MGMG propose de tout. Sa particularité? Chaque article vendu a été fabriqué par les élèves avec du matériel recyclé et toutes les fonctions de l’entreprise sont assumées par les jeunes. Un projet qui remporte un succès inouï auprès des étudiants et dans toute la communauté.
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Qui peut se targuer de prendre part à un projet qui lutte contre le décrochage, qui permet aux participants de trouver leur voie et qui mobilise une communauté entière? Des élèves de l’école secondaire Curé-Hébert, bien sûr! Depuis cinq ans, ils opèrent le Magasin Général Mère Grand (MGMG), un commerce pas comme les autres! Chocolats, meubles, linge de maison (linge de table et de cuisine) , bijoux, cosmétiques… Le MGMG propose de tout. Sa particularité? Chaque article vendu a été fabriqué par les élèves, le plus souvent avec du matériel recyclé. Conseil d’administration, horaires de travail, comptabilité, marketing, prise de commandes : toutes les fonctions de l’entreprise sont assumées par les élèves.
Le MGMG, c’est aussi un atelier qui regroupe différents secteurs où les élèves apprennent à travailler avec des matériaux et des techniques qui les attirent. Pour les aider dans leur apprentissage, des adultes expérimentés viennent bénévolement les former. Certains jeunes y découvrent une vraie passion. Et tous travaillent comme des pros! Si bien qu’on fait appel à eux pour des projets d’envergure dans l’école et dans la ville.
Si l’école secondaire Curé-Hébert n’avait pas bonne presse avant la création du magasin, on constate que l’initiative a porté ses fruits. L’établissement a redoré son image auprès de la population jusqu’à devenir un milieu prisé des futurs élèves du secondaire. Dès la fin de leur primaire, ils peuvent vivre l’expérience du magasin lors de la journée Retour vers le futur, une activité portes ouvertes qui donne l’occasion aux jeunes de sixième année de constater combien il fait bon étudier à Curé-Hébert.
En prenant part au succès du magasin, les jeunes sont valorisés et ressentent une grande fierté. Plusieurs choisissent de rester sur les bancs d’école et de s’accrocher jusqu’à la fin du secondaire. Les élèves isolés, ceux qui sont victimes d’intimidation, ceux qui détestent étudier finissent par développer un sentiment d’appartenance à leur école. Grâce au MGMG, on est parvenu à instaurer une culture de respect dans l’établissement.
Le succès du MGMG va au-delà des murs de l’école. Toute la communauté se mobilise autour du projet. La Friperie d’Alma donne des tissus, de la fourrure et du cuir aux élèves pour qu’ils les transforment. Un poseur de céramique a des carreaux en trop? Il les dépose à l’atelier et les élèves trouvent quoi en faire. Même chose avec des restes de matériaux de construction. Ces dons aident à rentabiliser le magasin, sans compter que les élèves doivent user de créativité pour leur donner une seconde vie.
En achetant les produits du MGMG, les résidents d’Hébertville appuient les jeunes. Ils viennent par dizaines, sur l’heure du dîner et à la fin de la journée, pour faire le plein de produits faits main. Et l’engouement est loin de s’essouffler. « Les gens aiment tellement ce que les élèves font qu’on réussit à peine à fournir. Les tablettes se vident rapidement! », raconte Patrice Gilbert, responsable du projet et enseignant à l’école. Pas étonnant que le magasin ait récolté plusieurs prix lors de concours d’entrepreneuriat!
À force de travail et d’ingéniosité, les élèves réussissent à dégager des profits. Une partie des quelque 7 000 $ recueillis est versée à une cause choisie par les élèves.
Un projet intergénérationnel, qui rassemble toute la communauté autour de ses jeunes. Un projet qui donne une première expérience de travail, qui aide les jeunes à ne pas décrocher. Un projet à saveur écologique. Les retombées sont positives à tous les points de vue. Inspiré du magasin général d’autrefois, le MGMG est voué à un avenir prometteur!
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LAURÉATAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
O'Nell Agossa
Collège François-de-Laval
Tout jeune, O’Nell Agossa écoutait ses parents lui souligner l’importance de tendre la main et d’apporter son aide. Aujourd’hui élève de 4e secondaire au collège François-de-Laval, le garçon de 14 ans originaire du Bénin ne manque jamais une occasion de mettre en application les enseignements de ses parents. Que ce soit comme vice-président au conseil étudiant – en y défendant des projets concrets d’amélioration de la vie étudiante –, membre fondateur de la coop étudiante, bénévole à l’aide aux devoirs et auprès de communautés immigrantes, ou organisateur d’activités sociales, O’Nell s’implique sans compter!
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Tout jeune, O’Nell Agossa écoutait ses parents lui souligner l’importance de tendre la main et d’apporter son aide. Aujourd’hui élève de 4e secondaire au collège François-de-Laval, le garçon de 14 ans originaire du Bénin ne manque jamais une occasion de mettre en application les enseignements de ses parents. Que ce soit comme vice-président au conseil étudiant – en y défendant des projets concrets d’amélioration de la vie étudiante –, membre fondateur de la coop étudiante, bénévole à l’aide aux devoirs et auprès de communautés immigrantes, ou organisateur d’activités sociales, O’Nell s’implique sans compter!
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Tout jeune, O’Nell Agossa écoutait ses parents lui souligner l’importance de tendre la main et d’apporter son aide. Aujourd’hui élève de 4e secondaire au collège François-de-Laval, le garçon de 14 ans originaire du Bénin ne manque jamais une occasion de mettre en application les enseignements de ses parents. Que ce soit comme vice-président au conseil étudiant – en y défendant des projets concrets d’amélioration de la vie étudiante –, membre fondateur de la coop étudiante, bénévole à l’aide aux devoirs ou organisateur d’activités sociales, O’Nell s’implique sans compter!
Arrivé au Québec alors qu’il n’avait que 9 ans, O’Nell a rapidement été confronté à la dure réalité de la vie d’un immigrant. Fréquentant avec sa famille un centre communautaire où des immigrants se rencontraient une fois par semaine pour échanger sur leur quotidien, il a pris conscience des difficultés et des embûches que pouvaient connaître certains d’entre eux. Heureusement pour O’Nell, la langue n’était pas une barrière et son intégration a été somme toute plus facile. Il en a donc profité pour commencer à offrir de son temps lors de ces rencontres hebdomadaires. Déjà, les premières lueurs du bénévolat pointaient en lui.
Puis est arrivé le moment de l’entrée au secondaire. Timide au début, il a fait sa place et c’est à partir de la 3e secondaire qu’il a davantage assumé son leadership naturel. « C’est maintenant ma deuxième année au conseil étudiant et j’ai vraiment l’impression de réaliser des projets très concrets. L’an dernier, nous avons fait modifier les règles sur l’utilisation des nouvelles technologies et permis certaines accommodations concernant la tenue vestimentaire. Cette année, je m’implique afin que les élèves puissent avoir accès au service d’un psychologue ou d’un travailleur social. C’est un dossier complexe », raconte O’Nell, ajoutant qu’il participe aussi à un projet d’aménagement de « coins divans » dans certaines salles de l’école, histoire de rendre le milieu de vie encore plus attrayant pour les élèves.
Un de ses engagements fortement remarqués? Son rôle dans la mise sur pied du projet de coop étudiante. Créée avec la collaboration d’une institution financière située à proximité du collège, la coop permettra aux étudiants, dès son ouverture au début mars, d’acheter des collations, du matériel scolaire et des vêtements aux couleurs des équipes sportives de l’école. Ils pourront même y faire des transactions bancaires en déposant ou en retirant de l’argent.
« Je suis responsable des dons et commandites. Il faut comprendre que nous allons réinvestir une partie de nos profits dans les activités de l’école et ensuite, dans certaines causes. J’ai donc d’importantes décisions à prendre. Mon implication m’a aussi permis de participer à l’événement Rendez-vous des jeunes leaders. J’y ai rencontré d’autres élèves très impliqués et j’ai beaucoup appris, entre autres sur le domaine de la finance », explique-t-il.
Hautement estimé pour son sens des responsabilités, sa sociabilité et sa facilité à communiquer, O’Nell est toujours partant pour mettre la main à la pâte. Faisant partie du comité Animation Loisir, il apporte ses idées et ne recule devant rien pour intéresser les autres élèves et leur proposer des activités divertissantes. Il rappelle d’ailleurs tous les efforts qu’il a mis pendant plus d’un mois afin d’élaborer une maison hantée pour la dernière fête d’Halloween.
En plus de tout ça, O’Nell est membre de l’équipe de basketball du collège depuis quatre ans, s’implique avec des élèves plus jeunes en faisant de l’aide aux devoirs et parvient à maintenir une moyenne générale de 93 %. L’an passé, il a même obtenu une bourse décernée à un élève démontrant des qualités de chef de file et exerçant une bonne influence sur son milieu.
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LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Martine Lévesque
École secondaire du Transcontinental
« Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas voir grand! » Voilà ce que répète régulièrement Martine Lévesque à ses élèves. Et pour leur prouver, l’enseignante en anglais et en musique à l’école secondaire du Transcontinental à Pohénégamook les emmène voir du pays, organise la journée annuelle Prendre son envol, s’implique dans les comités d’embellissement de la cour d’école, de la réussite, de lutte contre la violence et l’intimidation et de distribution des ressources aux élèves, en plus de coordonner le volet chorale. Tout ça afin d’amener les jeunes à se surpasser et à viser toujours plus haut!
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« Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas voir grand! » Voilà ce que répète régulièrement Martine Lévesque à ses élèves. Et pour leur prouver, l’enseignante en anglais et en musique à l’école secondaire du Transcontinental à Pohénégamook les emmène voir du pays, organise la journée annuelle Prendre son envol, s’implique dans les comités d’embellissement de la cour d’école, de la réussite, de lutte contre la violence et l’intimidation et de distribution des ressources aux élèves, en plus de coordonner le volet chorale. Tout ça afin d’amener les jeunes à se surpasser et à viser toujours plus haut!
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« Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas voir grand! » Voilà ce que répète régulièrement Martine Lévesque à ses élèves. Et pour leur prouver, l’enseignante en anglais et en musique à l’école secondaire du Transcontinental à Pohénégamook les emmène voir du pays, organise la journée annuelle Prendre son envol, s’implique dans les comités d’embellissement de la cour d’école, de la réussite, de lutte contre la violence et l’intimidation et de distribution des ressources aux élèves, en plus de coordonner le volet chorale. Tout ça afin d’amener les jeunes à se surpasser et à viser toujours plus haut.
« J’aime travailler avec les adolescents, les voir progresser, tant sur le plan pédagogique que comportemental, en classe ou grâce aux activités parascolaires. J’aime leur joie de vivre et je crois qu’ils ressentent également la mienne. Cela permet d’établir un meilleur lien de confiance », explique l’enseignante.
Ce lien de confiance, Mme Lévesque s’en sert entre autres pour faire découvrir le monde à ses élèves. Ainsi, depuis plusieurs années, elle organise, avec la collaboration de ses collègues, des voyages dans de grandes villes comme New York, Boston ou Toronto. Pour ces jeunes, dont la plupart n’ont même jamais mis les pieds dans la ville de Québec, il s’agit d’un dépaysement total. Chaque année, sur les quelque 220 élèves que compte l’école, une cinquantaine participe au périple.
« Quand j’étais adolescente, j’ai fait un échange linguistique aux États-Unis et j’en conserve un excellent souvenir. C’est pourquoi je crois qu’il est essentiel de sortir nos jeunes de notre milieu et de leur faire voir le monde. Notre école est située dans un milieu défavorisé et trop peu ont la chance de voir autre chose. En faisant ces voyages, je leur montre que tout est possible quand nous le voulons », explique l’enseignante qui, en plus d’être largement impliquée à l’école, agit à titre de conseillère municipale de Saint-Marc-du-Lac-Long depuis 14 ans.
Il n’y a pas qu’avec les voyages que Mme Lévesque souhaite ouvrir les élèves sur le monde et ses possibilités. La journée annuelle Prendre son envol compte aussi beaucoup pour elle. Cette activité permet aux élèves de participer à des ateliers de différentes natures et ainsi, de prendre contact avec diverses disciplines professionnelles, artistiques ou sportives.
« Nous trouvons des animateurs ou des professionnels de plusieurs domaines et ils font vivre aux jeunes des expériences nouvelles. Par exemple, les élèves peuvent participer à des activités de danse, faire de la mécanique, faire fonctionner des équipements ou jouer à Donjons et Dragons. Chaque atelier est donné par un animateur spécialisé et les élèves en ressortent toujours très satisfaits », indique-t-elle.
Dans tous les engagements de Mme Lévesque, c’est avant tout la réussite et le développement des élèves qui priment à ses yeux. Quand l’enseignante donne de son temps aux différents comités, elle le fait toujours en gardant en tête la réussite et le mieux-être des jeunes.
« C’est important de toujours se creuser la tête afin d’intéresser les élèves et de leur proposer des occasions pour mieux réussir. Par exemple, au printemps, des travaux vont enfin s’amorcer pour réaménager notre cour d’école. Le béton sera remplacé par du gazon, des arbustes et des arbres. Il y aura même une pergola où les jeunes pourront se réunir. L’école est un milieu de vie pour eux et c’est encore plus vrai chez nous, où les distances sont importantes, donc ils y passent beaucoup de temps. Il faut rendre ce milieu agréable et c’est ce que j’essaie de faire », conclut l’enseignante.
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LAURÉATAVENIR PROJET ENGAGÉ
Vélo Maniac Jeune Coop
École Paul-Hubert
Donner une seconde vie à des vélos endommagés pour ensuite les offrir aux plus démunis, voilà la mission que s’est donnée la quinzaine d’élèves d’un groupe en adaptation scolaire de l’école Paul-Hubert à Rimouski en fondant Vélo Maniac Jeune Coop. Depuis octobre 2011, environ 150 vélos ont ainsi repris la route, dont 60 en Haïti, au grand plaisir de jeunes enfants et même d’adultes, mais surtout, à la grande satisfaction de ces élèves réparateurs de vélo qui ont repris goût à l’école et donné une valeur à leur engagement scolaire. Un engagement qui se matérialise aussi à travers la création de bijoux à partir de pièces inutilisées des vélos et dont les profits issus de leur vente sont versés à la recherche sur les leucodystrophies.
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Donner une seconde vie à des vélos endommagés pour ensuite les offrir aux plus démunis, voilà la mission que s’est donnée la quinzaine d’élèves d’un groupe en adaptation scolaire de l’école Paul-Hubert à Rimouski en fondant Vélo Maniac Jeune Coop. Depuis octobre 2011, environ 150 vélos ont ainsi repris la route, dont 60 en Haïti, au grand plaisir de jeunes enfants et même d’adultes, mais surtout, à la grande satisfaction de ces élèves réparateurs de vélo qui ont repris goût à l’école et donné une valeur à leur engagement scolaire. Un engagement qui se matérialise aussi à travers la création de bijoux à partir de pièces inutilisées des vélos et dont les profits issus de leur vente sont versés à la recherche sur les leucodystrophies.
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Donner une seconde vie à des vélos brisés ou endommagés pour ensuite les offrir aux plus démunis, voilà la mission que s’est donnée la quinzaine d’élèves d’un groupe en adaptation scolaire de l’école Paul-Hubert à Rimouski en fondant Vélo Maniac Jeune Coop. Depuis octobre 2011, environ 150 vélos ont ainsi repris la route au grand plaisir de jeunes enfants et même d’adultes, mais surtout, à la grande satisfaction de ces élèves réparateurs de vélo qui ont repris goût à l’école et donné une valeur à leur engagement scolaire.
« Quand nous avons proposé ce projet aux élèves, ils se sont rapidement sentis interpellés. Nous cherchions un instrument pour lutter contre le décrochage chez ces jeunes en adaptation scolaire et je crois que nous avons trouvé. Auparavant, quatre ou cinq élèves abandonnaient en cours de route. Cette année, seulement un nous a quittés et c’était pour aller travailler à temps plein dans son milieu de stage. On peut dire que c’est une belle réussite pour tous », indique Isabelle Girard, enseignante et porte-parole adulte du projet.
En transformant le projet en Jeune Coop, les responsables voulaient offrir aux élèves l’occasion de vivre une véritable expérience entrepreneuriale. Ainsi, certains font partie du conseil d’administration, d’autres des comités structurels (production, finances et marketing).
Pour son approvisionnement en bicyclettes, Vélo Maniac a fait appel à la population et a tissé des liens avec l’Association Rimouski Ville cyclable. Ainsi, à l’occasion du grand vélo bazar organisé une fois l’an par l’organisme, les membres de la Jeune Coop font du bénévolat et obtiennent en retour les vélos endommagés n’ayant pas trouvé preneur. Cela leur a permis à l’automne dernier d’envoyer en Haïti 60 vélos complètement recyclés.
« Quand nous recevons les vélos, nous les évaluons, planifions ce qu’il y a à faire et nous passons à l’action. Il y en a très peu que nous ne récupérons pas. Nous avons même un spécialiste bénévole qui vient nous guider et nous donner des conseils. Pour moi, ce projet m’a permis de prendre confiance, de développer mon autonomie et de m’affirmer beaucoup plus », raconte Jeffrey Larouche, un élève de 16 ans qui se révèle être l’as mécanicien du groupe.
S’il est vrai que la mécanique de vélo a tout de suite plu aux garçons du groupe, les filles n’y ont malheureusement pas trouvé leur compte aussi vite. C’est pourquoi Vélo Maniac a rapidement ajouté un deuxième volet à ses activités. « Comme il nous restait beaucoup de pièces à la suite d’une remise en état de fonctionner des vélos, nous avons eu l’idée de nous en servir pour en faire des bijoux. Nous avions déjà vu cela ailleurs et l’idée a séduit les filles. En plus, cela rejoignait la mission de développement durable de notre projet », explique Mme Girard.
À partir de billes récupérées sur des bijoux brisés et des pièces restantes des vélos qu’elles nettoient et polissent, les filles du groupe créent et confectionnent des bijoux originaux qu’elles présentent dans différents événements de l’école, comme la Semaine de l’environnement ou des activités sportives. Les créations sont exposées et les visiteurs peuvent en faire l’acquisition en échange d’un don.
« Nous ne voulions pas mettre de prix. Nous laissons les gens libres d’offrir ce qu’ils croient être juste. Tous les profits amassés par la vente des bijoux sont remis à la recherche sur les leucodystrophies, une maladie dégénérative du système nerveux qui touche une élève de notre groupe », précise l’enseignante.
Avec Vélo Maniac, les élèves ont découvert leur potentiel, la satisfaction qu’apportent le travail constructif et le plaisir de faire plaisir. Récemment, une dame du quartier, voyant les élèves charger des vélos pour être livrés, a demandé s’il y en avait à vendre. Un jeune l’a accueilli, lui a expliqué le projet et lui en a fait choisir un. Un geste qui lui a valu mille mercis et un sentiment du devoir accompli incroyable.
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LAURÉATAVENIR PROJET ENGAGÉ
Eau Secours
Horizon Jeunesse
Emprunter la voie de l’art engagé afin de livrer un message, c’est à la portée de tous! C’est du moins ce que des élèves de l’école secondaire Horizon Jeunesse à Laval soutiennent depuis septembre 2011 avec leur projet Eau Secours, qui vise à sensibiliser les gens à la protection de l’eau. S’articulant autour de réalisations artistiques multidisciplinaires diverses (spectacles de variétés, représentations théâtrales, expositions et œuvres murales), le projet élargit continuellement sa portée et culminera, l’an prochain, dans une action humanitaire prenant la forme de la construction d’un puits en Afrique.
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Emprunter la voie de l’art engagé afin de livrer un message, c’est à la portée de tous! C’est du moins ce que des élèves de l’école secondaire Horizon Jeunesse à Laval soutiennent depuis septembre 2011 avec leur projet Eau Secours, qui vise à sensibiliser les gens à la protection de l’eau. S’articulant autour de réalisations artistiques multidisciplinaires diverses (spectacles de variétés, représentations théâtrales, expositions et œuvres murales), le projet élargit continuellement sa portée et culminera, l’an prochain, dans une action humanitaire prenant la forme de la construction d’un puits en Afrique.
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Emprunter la voie de l’art engagé afin de livrer un message, c’est à la portée de tous! C’est du moins ce que des élèves de l’école secondaire Horizon Jeunesse à Laval soutiennent depuis septembre 2011 avec leur projet Eau Secours, qui vise à sensibiliser les gens à la protection de l’eau. S’articulant autour de réalisations artistiques multidisciplinaires diverses (spectacles de variétés, représentations théâtrales, expositions et œuvres murales), le projet élargit continuellement sa portée et culminera, l’an prochain, dans une action humanitaire prenant la forme de la construction d’un puits en Afrique.
Mis de l’avant par le groupe du programme d’arts de la scène, Eau Secours s’est rapidement transformé en un vaste projet d’école qui a, depuis ses débuts, impliqué d’une façon ou d’une autre plus de 500 élèves. « Nous avions le goût de nous engager concrètement et de dénoncer une situation problématique à nos yeux. En faisant des recherches et en participant à différents événements, nous avons ciblé les problèmes entourant l’accès à l’eau potable à travers le monde. Aussi, nous voulions que notre projet implique le plus de gens possible à l’école », explique Jade Nantel, une élève de 4e secondaire ayant participé à la mise en place d’Eau Secours.
Pour bien illustrer leurs préoccupations au sujet de l’eau et des changements climatiques qui sont en partie à l’origine de leur engagement, les élèves ont tout d’abord concentré leurs recherches sur quatre thématiques : l’Arctique et la fonte des glaciers, la Suède et les pluies acides, l’Afrique et la désertification et finalement, le Bangladesh et les inondations. Armés de présentations didactiques, ils ont ensuite fait le tour des classes de l’école pour présenter le fruit de leurs recherches et ainsi poser un premier geste de sensibilisation.
Leurs travaux ont ensuite servi de base afin de créer de toutes pièces un vaste événement d’« éveil de conscience environnementale ». Ce dernier a pris la forme d’un spectacle réunissant danse, arts visuels, théâtre, poésie et scénographie. L’élément visuel clé de ce spectacle : l’immense mappemonde (environ 10 mètres de long par 5 mètres de haut) réalisée à partir de plus de 3 000 bouteilles d’eau en plastique. À travers les continents de bouteilles, des têtes de cire représentant les citoyens du globe et conçus par les élèves des cours d’arts plastiques.
Cette année, après avoir sensibilisé l’école en entier et transmis les connaissances aux nouveaux élèves du programme d’arts de la scène se greffant au projet, les jeunes responsables d’Eau Secours ont décidé de sortir de leur milieu scolaire pour aller à la rencontre d’élèves plus jeunes et de la population. En plus de faire la tournée des écoles primaires avoisinantes et de l’école secondaire de premier cycle, ils ont participé aux Journées de la culture se déroulant au Centre d’interprétation de l’eau, à Laval. Durant trois jours, ils ont ainsi livré leurs messages à plus de 2 000 visiteurs. Eau Secours a même remporté une bourse dans le cadre des prix de reconnaissance Essor remis par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et du ministère de la Culture et des Communications, bourse soulignant l’approche culturelle et artistique du projet et sa durabilité, récompensant du même coup les centaines d’heures investies par les élèves en dehors des cours.
L’an prochain, plusieurs événements de conscientisation, tels que des lectures publiques de textes engagés, la réalisation d’œuvres picturales et des pièces de théâtre, s’ajouteront aux événements déjà existants. Mais c’est surtout sur le projet de construction d’un puits en Afrique que se concentreront les efforts des participants.
« Eau Secours est un projet qui est toujours en mouvement. Nous avons tellement de plaisir à le bâtir que c’est devenu pour nous une véritable source de motivation scolaire », confie en terminant Audrey Aubin, une élève de 3e secondaire.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Camille Bélanger
École secondaire Bon-Pasteur
Bien qu’elle parvienne avec une facilité déconcertante à emprunter les traits d’une fille fonceuse et téméraire, d’une sinistre prisonnière ou encore d’une mariée hystérique lorsqu’elle joue sur scène, Camille Bélanger n’en demeure pas moins une jeune adolescente timide qui se doit de déployer, jour après jour, des efforts considérables afin de se maintenir à flot dans ses études. Car si le théâtre lui permet de se surpasser, la réalité rattrape sans cesse l’élève de 4e secondaire de l’école Bon-Pasteur à L’Islet qui va en récupération, consulte des professeurs en privé et travaille plusieurs heures par jour, tout cela afin de réussir son secondaire.
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Bien qu’elle parvienne avec une facilité déconcertante à emprunter les traits d’une fille fonceuse et téméraire, d’une sinistre prisonnière ou encore d’une mariée hystérique lorsqu’elle joue sur scène, Camille Bélanger n’en demeure pas moins une jeune adolescente timide qui se doit de déployer, jour après jour, des efforts considérables afin de se maintenir à flot dans ses études. Car si le théâtre lui permet de se surpasser, la réalité rattrape sans cesse l’élève de 4e secondaire de l’école Bon-Pasteur à L’Islet qui va en récupération, consulte des professeurs en privé et travaille plusieurs heures par jour, tout cela afin de réussir son secondaire.
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Bien qu’elle parvienne avec une facilité déconcertante à emprunter les traits d’une fille fonceuse et téméraire, d’une sinistre prisonnière ou encore d’une mariée hystérique lorsqu’elle joue sur scène, Camille Bélanger n’en demeure pas moins une jeune adolescente timide qui se doit de déployer, jour après jour, des efforts considérables afin de se maintenir à flot dans ses études. Car si le théâtre lui permet de se surpasser, la réalité rattrape sans cesse l’élève de 4e secondaire de l’école Bon-Pasteur à L’Islet qui va en récupération, consulte des professeurs en privé et travaille plusieurs heures par jour, tout cela afin de réussir son secondaire.
« Quand j’ai été obligée de reprendre ma deuxième année du primaire et que j’ai vu mes amies réussir et avancer, souvent en y mettant moins d’efforts que moi, j’ai vite compris que j’étais différente et que je devrais travailler très fort à l’école. Avec l’aide de mes parents, j’ai développé des habitudes de travail et je n’ai jamais lâché depuis », raconte Camille, précisant du même coup que ses difficultés d’apprentissage sont en partie causées par un trouble de l’attention avec lequel elle doit composer depuis son enfance.
Rayonnante et optimiste comme pas une, Camille porte un regard fier sur le chemin parcouru. « Quand j’ai vécu le passage du primaire au secondaire, je savais bien que tout allait être encore plus difficile. J’étais réaliste. Parfois, on riait de moi et on ne comprenait pas pourquoi j’avais autant de mauvais résultats. J’avais aussi de la difficulté à me faire des amis. J’étais tellement timide. Mais je n’ai jamais abandonné, même si parfois j’en avais envie. Je voulais avancer et surtout, demeurer dans une classe régulière », relate la jeune fille de 16 ans.
Camille est donc devenue une abonnée des périodes de récupération. Elle est aussi une adepte de l’organisme Apprendre Autrement, qui lui permet d’obtenir des périodes de formation spécialisée. De son propre aveu, elle investit jusqu’à trois heures chaque soir dans ses études.
« Malgré tous mes efforts, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais quand j’en ai de bons, cela me motive. L’autre jour, j’ai obtenu 80 % à un examen en histoire. Je crois que c’est ma meilleure note à vie. Ça m’a fait du bien et ça m’incite à persévérer. »
Ses diverses implications à l’école font aussi partie de ses éléments de motivation. Comme Camille fait du théâtre depuis le primaire, elle a choisi de joindre la troupe de l’école Bon-Pasteur dès son arrivée en 1re secondaire. Malgré sa grande timidité, elle est parvenue à se faire accepter et à tisser quelques amitiés, trouvant ainsi une manière de s’évader de son quotidien parfois complexe. Au fil des ans, elle a joué dans Le Petit Prince, Cyrano de Bergerac, Job Story et La Vérité sur une chaise.
« Quand j’entre dans la peau d’un personnage, j’oublie mes propres soucis. Et curieusement, je n’ai absolument aucun problème à mémoriser mes textes. C’est même très facile pour moi », indique-t-elle avec joie.
Elle a aussi joint l’équipe d’athlétisme de l’école, où elle se spécialise dans les sprints. Encore une fois, cela lui permet de faire le vide et de diriger son attention vers d’autres types de performance que les études. Chaque année, elle fait partie des premières personnes à se porter volontaires pour participer aux journées portes ouvertes de l’école. En partageant ses expériences à l’école avec ceux qui vont bientôt y arriver, Camille a l’impression d’aider les plus jeunes à voir le secondaire comme une belle aventure.
« Je sais très bien que chaque nouvelle année est plus difficile pour moi, mais je n’abandonne pas. L’an prochain, je serai peut-être obligée d’aller aux adultes, mais je suis sereine. Je suis contente du chemin que j’ai parcouru jusqu’à présent et je sais que mes efforts vont être un jour récompensés. Tout le monde devrait penser comme ça », lance-t-elle avec sagesse… et un grand sourire.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Camille Bélanger, cliquez ici.
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Baya Belinda Kahlal
Cavelier-De LaSalle
Pour Baya Belinda Kahlal, rien n’a jamais été facile du côté académique. Et un jour, le diagnostic est tombé : dyslexie. « Ce que j’ai pu m’acharner, avant de comprendre ce qui se passait avec moi! », s’exclame aujourd’hui une Baya en pleine possession de ses moyens. C’est son classement en adaptation scolaire dans un groupe de jeunes ayant d’importantes difficultés d’apprentissage qui lui a permis de cibler la cause de ses problèmes. Et l’élève a trouvé des outils pour la mener vers la réussite, entre autres en s’impliquant dans plusieurs activités et en devenant représentante de sa classe.
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Pour Baya Belinda Kahlal, rien n’a jamais été facile du côté académique. Et un jour, le diagnostic est tombé : dyslexie. « Ce que j’ai pu m’acharner, avant de comprendre ce qui se passait avec moi! », s’exclame aujourd’hui une Baya en pleine possession de ses moyens. C’est son classement en adaptation scolaire dans un groupe de jeunes ayant d’importantes difficultés d’apprentissage qui lui a permis de cibler la cause de ses problèmes. Et l’élève a trouvé des outils pour la mener vers la réussite, entre autres en s’impliquant dans plusieurs activités et en devenant représentante de sa classe.
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Pour Baya Belinda Kahlal, rien n’a jamais été facile du côté académique. Et un jour, le diagnostic est tombé : dyslexie. « Ce que j’ai pu m’acharner, avant de comprendre ce qui se passait avec moi! », s’exclame aujourd’hui l’élève, en pleine possession de ses moyens. C’est son classement en adaptation scolaire dans un groupe de jeunes ayant d’importantes difficultés d’apprentissage qui lui a permis de cibler la cause de ses problèmes. Et elle a trouvé des outils pour la mener vers la réussite!
« On pense souvent que les gens qui souffrent de dyslexie ont moins de capacités que les autres. Nous avons certaines limites, mais il existe des outils pour surmonter ces obstacles. Et il faut s’assurer d’y avoir accès. La règle première, c’est de ne pas s’isoler et d’insister pour obtenir de l’aide. »
Et c’est ce qu’a fait Baya. « Une fois diagnostiquée, j’ai fait des pressions pour que des logiciels adéquats me soient fournis. L’école a mis un certain temps, mais je ne me suis pas découragée. Et surtout, j’ai reçu l’aide de deux enseignantes exceptionnelles, Danielle Martin, en mathématiques, et Isabelle Turenne, en français. Ce sont des professionnelles sur qui on peut se fier. Je salue ce qu’elles ont fait pour moi et je partage avec elles ma réussite. Je leur dois beaucoup. »
La famille et les amies de Baya l’ont aussi soutenue pour garder le cap sur ses objectifs. « Lorsque j’arrivais à la maison avec de mauvais résultats, jamais mes parents ne me blâmaient. Ils tentaient plutôt de m’aider à identifier les erreurs que j’avais commises et les raisons de ces erreurs. Savoir qu’on peut partager sans être jugée, c’est un grand plus dans la vie. »
Question de se motiver à l’école, Baya n’hésite pas à s’impliquer dans de nombreuses activités. Entre ses études et ses sessions de récupération, elle assume des fonctions de représentante de classe et participe à divers projets parascolaires. Elle a notamment préparé dernièrement une foire à l’entrepreneuriat avec d’autres jeunes.
L’élève avoue que son but constant, c’est de viser l’excellence. « Je veux être la meilleure. Je suis inspirée par mes parents qui ont émigré d’Algérie et qui sont des exemples de persévérance. Ils m’ont inculqué de grandes valeurs dont le respect de soi. Quand on se respecte, on ne se laisse pas échouer. On se démène plutôt pour garder la tête hors de l’eau. Bien s’entourer, croire en soi et travailler, c’est la clé de la réussite. J’avance toujours. Même si parfois je fais de petits pas… j’avance! Donc je vais finir par atteindre mes objectifs, c’est inévitable! »
Toute jeune, Baya rêvait de poursuivre des études en médecine et de devenir anesthésiste. Aujourd’hui, elle comprend ses limites face aux exigences d’une carrière en médecine spécialisée. Elle poursuivra plutôt, dès l’an prochain, une formation en soins infirmiers. «Je n’ai rien abandonné de mes rêves, insiste-t-elle. Ma dyslexie m’a appris bien des choses. Notamment, malgré certaines limites, mes luttes me permettent de faire le bien et d’accomplir ce en quoi je crois. J’ai besoin de savoir que, dans ma vie, je fais un travail utile à ma communauté. Depuis toujours, je me préoccupe de mon entourage et cet intérêt ne cesse de grandir. Je veux le faire évoluer.»
Malgré sa remarquable solidité et sa feuille de route remplie de médailles de reconnaissance et de persévérance, elle est quelque peu inquiète à l’idée de devoir quitter son milieu pour voler de ses propres ailes. « J’ai passé tous mes midis avec Mme Turenne. Je lui dois un gros morceau de ma réussite. Toute ma vie, elle va me manquer! Mais je sais que ses enseignements sont gravés en moi. »
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Mattis Savard-Verhoeven
Paul-Gérin-Lajoie-d'Outremont
« J’ai décidé d’être un acteur d’un monde meilleur plutôt qu’un spectateur d’un monde qu’on nous impose », indique Mattis Savard-Verhoeven, élève de 5e secondaire à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont. Et pour y parvenir, Mattis brille par la multidisciplinarité de ses engagements. Participation au conseil des élèves, mise sur pied de la Grande Guignolée Marguerite-Bourgeoys, construction d’un îlot de compostage, planification d’activités artistiques ou de financement, participation à des forums ainsi qu’à un voyage de coopération internationale au Sénégal… Mattis souhaite inspirer d’autres jeunes à s’impliquer à leur tour.
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« J’ai décidé d’être un acteur d’un monde meilleur plutôt qu’un spectateur d’un monde qu’on nous impose », indique Mattis Savard-Verhoeven, élève de 5e secondaire à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont. Et pour y parvenir, Mattis brille par la multidisciplinarité de ses engagements. Participation au conseil des élèves, mise sur pied de la Grande Guignolée Marguerite-Bourgeoys, construction d’un îlot de compostage, planification d’activités artistiques ou de financement, participation à des forums ainsi qu’à un voyage de coopération internationale au Sénégal… Mattis souhaite inspirer d’autres jeunes à s’impliquer à leur tour.
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« J’ai décidé d’être un acteur d’un monde meilleur plutôt qu’un spectateur d’un monde qu’on nous impose », indique Mattis Savard-Verhoeven, élève de 5e secondaire à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont. Et pour y parvenir, Mattis brille par la multidisciplinarité de ses engagements. Participation au conseil des élèves, mise sur pied de la Grande Guignolée Marguerite-Bourgeoys, construction d’un îlot de compostage, planification d’activités artistiques ou de financement, participation à des forums ainsi qu’à un voyage de coopération internationale au Sénégal… Mattis souhaite inspirer d’autres jeunes à s’impliquer à leur tour.
« Quand je suis arrivé ici en 1re secondaire, je trouvais la vie étudiante peu animée. J’ai donc commencé à m’engager. Nous, les jeunes, avons des choses à dire et pouvons avoir de l’influence autour de nous. Il faut juste avoir l’audace de se lever et d’agir. En toute modestie, je crois avoir eu une influence dans mon école, et quand des plus jeunes me disent qu’ils veulent aussi s’impliquer pour faire comme moi, je crois être parvenu à donner l’exemple », raconte Mattis.
L’adolescent croit que c’est en rayonnant le plus possible que l’on parvient à de meilleurs résultats. À l’automne 2011, alors qu’il était vice-président du conseil des élèves, il a pris l’initiative d’approcher la direction de son école, puis celle de la commission scolaire, pour leur proposer de créer le Comité représentatif des élèves de la commission scolaire, qui regroupe 12 écoles secondaires, soit environ 15 000 élèves.
« Le Comité est devenu un lieu d’échange et de mise en commun de plusieurs idées. Il a même servi de levier à mon idée de créer la Grande Guignolée Marguerite-Bourgeoys, qui a eu lieu pour la première fois en décembre dernier. Toutes les écoles primaires et secondaires y ont participé. Des dizaines de milliers de dollars ont été amassés et distribués à différents organismes, sans compter tous les paniers de Noël qui ont été offerts à des familles dans le besoin », relate l’élève.
Des idées comme ça, Mattis en a plein la tête. Lui qui fréquente le programme en arts dramatiques, il a, avec la collaboration d’un ami, traduit, adapté, mis en scène et interprété la pièce Zoo Story de l’auteur américain Edward Albee afin d’amasser des fonds pour MultiCaf, un organisme qui vient en aide aux plus démunis. Il a participé à la création du défi Marche 2/3 d’Oxfam-Québec, qui invite les participants à tenter de transporter un sac de terre de 16 kg sur une distance de 5 km. L’an dernier, ce projet a permis d’amasser 5 000 $ pour aider des familles victimes de la crise alimentaire au Honduras.
Sa conscience écologique l’a conduit à suggérer l’instauration d’un système de compostage à la cafétéria de l’école. Avec l’aide d’un parent bénévole, il a construit un îlot de compostage et, comme il a fallu ensuite sensibiliser les élèves à alimenter cette nouvelle installation, Mattis a cru bon organiser avec des collègues la Semaine de sensibilisation à l’environnement.
En plus d’être responsable de la radio étudiante et des ressources humaines du magasin équitable de l’école, Mattis a été un représentant élu au Forum jeunesse de l’île de Montréal et a fait partie de la délégation québécoise au dernier rassemblement pancanadien, à Charlottetown, où les participants ont discuté des solutions à apporter aux problèmes d’intimidation et de discrimination.
« Mattis est une bougie d’allumage, un moteur et une courroie de transmission. Chaque fois qu’il a une idée, il se donne les moyens de la réaliser et entraîne avec lui d’autres jeunes qui profitent ainsi de son énergie et de sa motivation », témoigne Gaëtane Marquis, directrice de l’école, tout en soulignant l’excellence des résultats de l’élève.
Comme Mattis le dit si bien : « Quand on veut améliorer les choses, on doit s’impliquer, donner du temps ». Nul doute qu’il défendra cette conviction encore très longtemps!
LAURÉATAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Céline Gosselin
École secondaire Des Chutes
Elle n’est qu’en 2e secondaire et déjà, Céline Gosselin se fait remarquer à l’école secondaire Des Chutes! Engagée dans une multitude d’activités comme l’improvisation et le cheerleading, Céline est aussi membre du conseil étudiant depuis deux ans. « Je m’engage pour garder l’équilibre », explique-t-elle. Mais aussi parce qu’elle y trouve une grande source de bonheur et de réconfort. « Ça me fait me sentir bien et ça me donne encore plus le goût d’aller à l’école! » Initiée à l’engagement par ses parents et par des amis, elle souhaite à son tour avoir une influence positive auprès des autres.
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Elle n’est qu’en 2e secondaire et déjà, Céline Gosselin se fait remarquer à l’école secondaire Des Chutes! Engagée dans une multitude d’activités comme l’improvisation et le cheerleading, Céline est aussi membre du conseil étudiant depuis deux ans. « Je m’engage pour garder l’équilibre », explique-t-elle. Mais aussi parce qu’elle y trouve une grande source de bonheur et de réconfort. « Ça me fait me sentir bien et ça me donne encore plus le goût d’aller à l’école! » Initiée à l’engagement par ses parents et par des amis, elle souhaite à son tour avoir une influence positive auprès des autres.
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Elle n’est qu’en 2e secondaire et déjà, Céline Gosselin se fait remarquer à l’école secondaire Des Chutes! Engagée dans une multitude d’activités comme l’improvisation et le cheerleading, Céline est aussi membre du conseil étudiant depuis deux ans. « Je m’engage pour garder l’équilibre », explique-t-elle. Mais aussi parce qu’elle y trouve une grande source de bonheur et de réconfort. « Ça me fait me sentir bien et ça me donne encore plus le goût d’aller à l’école! » Initiée à l’engagement par ses parents et par des amis, elle souhaite à son tour avoir une influence positive auprès des autres.
Céline Gosselin est membre du club d’échecs de son école, qui se réunit une fois par cycle sur l’heure du midi. Elle participe également aux entraînements réguliers des équipes de cheerleading et d’improvisation. Des activités de tout azimut qui ont pourtant un point en commun : celui de passionner la jeune élève!
C’est une amie de Céline qui lui a fait connaître les échecs il y a quelques années : « Elle m’a appris à jouer et maintenant, j’adore ça! », raconte l’élève. Même chose pour le cheerleading. « J’ai un cousin qui joue au football. C’est lui qui m’a fait découvrir cette discipline », ajoute celle qui pratique également le patinage artistique de haut niveau depuis l’âge de cinq ans.
Céline a cette capacité toute naturelle à s’intéresser à la nouveauté et à se laisser influencer positivement par les gens de son entourage. C’est ainsi qu’elle découvre ses forces et qu’elle les partage ensuite avec les autres. « Céline aime être au cœur de l’action, explique le directeur de l’école, Dany Dufour, et elle n’hésite pas à mettre ses qualités personnelles au service des autres. » Pour preuve, son engagement avec le conseil étudiant.
Élue par ses pairs, Céline œuvre au sein de ce comité depuis son entrée au secondaire. En plus de représenter les autres élèves auprès de la direction, elle voit à l’organisation de plusieurs activités étudiantes, dont l’implantation, en 2012-2013, d’un café étudiant! Un projet dont Céline est particulièrement fière : « Désormais, des élèves proposent des jeux, de la slush, du chocolat chaud et des bagels aux autres élèves de l’école tous les matins entre 8 h 30 et 9 h et tous les midis entre 12 h 25 et 13 h 15! » L’impact, instantané, a été de permettre aux jeunes de se rassembler dans un endroit à leur image.
Mais ce n’est pas tout! À l’extérieur de l’école, Céline donne des cours de patinage artistique à de plus jeunes qu’elle. « Je le fais pour l’amour du sport, explique-t-elle, et aussi parce que j’aime me dépasser. » Passionnée, polyvalente et très attachée à son milieu, Céline apporte également un coup de main à l’équipe du comptoir vestimentaire de sa municipalité, et ce, toutes les semaines. « Ma mère y offre de son temps depuis plusieurs années. J’avais envie de faire comme elle! »
« Non seulement Céline est une élève très impliquée à l’école et dans sa communauté, mais elle obtient aussi de remarquables résultats scolaires, affirme M. Dufour. Elle se situe d’ailleurs parmi les élèves les plus performants de l’école. » Selon la principale intéressée, sa réussite scolaire n’est pas étrangère à ses nombreux engagements. « Cela me permet de me changer les idées et de… garder le sourire! », confie-t-elle. Gageons que nous entendrons encore parler de cette jeune élève!
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LAURÉATAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Émile-Olivier Tremblay
Polyvalente de Normandin
Fondamentalement positif et arborant un sourire magnifique, un brin taquin, Émile-Olivier Tremblay, élève à la polyvalente de Normandin, a toutes les raisons d’être fier. Il termine son secondaire! Un parcours sans faute. Un parcours pourtant parsemé d’embûches. Pour se rendre au bout, il a dû trimer dur, très dur. Depuis la fin de son primaire, il compose avec une tumeur au cerveau qui lui cause des problèmes sur le plan cognitif. S’orienter dans l’espace, arriver à temps en classe et mémoriser des notions sont autant de défis qui se sont posés à lui et qu’il a relevés un à un, avec une détermination inébranlable et une capacité à avancer, coûte que coûte. Bien soutenu par ses parents et son groupe d’amis, et doté d’un sens de l’humour qui lui permet de dédramatiser toutes les situations, Émile-Olivier fait son chemin.
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Fondamentalement positif et arborant un sourire magnifique, un brin taquin, Émile-Olivier Tremblay, élève à la polyvalente de Normandin, a toutes les raisons d’être fier. Il termine son secondaire! Un parcours sans faute. Un parcours pourtant parsemé d’embûches. Pour se rendre au bout, il a dû trimer dur, très dur. Depuis la fin de son primaire, il compose avec une tumeur au cerveau qui lui cause des problèmes sur le plan cognitif. S’orienter dans l’espace, arriver à temps en classe et mémoriser des notions sont autant de défis qui se sont posés à lui et qu’il a relevés un à un, avec une détermination inébranlable et une capacité à avancer, coûte que coûte. Bien soutenu par ses parents et son groupe d’amis, et doté d’un sens de l’humour qui lui permet de dédramatiser toutes les situations, Émile-Olivier fait son chemin.
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Fondamentalement positif et arborant un sourire magnifique, un brin taquin, Émile-Olivier Tremblay, élève à la polyvalente de Normandin, a toutes les raisons d’être fier. Il termine son secondaire! Un parcours sans faute. Un parcours pourtant parsemé d’embûches. Pour se rendre au bout, il a dû trimer dur, très dur. Depuis la fin de son primaire, il compose avec une tumeur au cerveau qui lui cause des problèmes sur le plan cognitif. S’orienter dans l’espace, arriver à temps en classe et mémoriser des notions sont autant de défis qui se sont posés à lui et qu’il a relevés un à un, avec une détermination inébranlable et une capacité à avancer, coûte que coûte. Bien soutenu par ses parents et son groupe d’amis, et doté d’un sens de l’humour qui lui permet de dédramatiser toutes les situations, Émile-Olivier fait son chemin.
Dès sa quatrième année du primaire, le tout jeune homme a dû faire face à des difficultés de plus en plus grandes, comme des troubles de l’équilibre et une mémoire qui lui fait parfois faux bond. Au fil des consultations médicales et des visites chez plusieurs spécialistes, on a mis le doigt sur le problème : une hydrocéphalie qui s’intensifiait. Une opération devait tout régler. Mais au moment de procéder, les médecins ont découvert une tumeur logée au cerveau. Émile-Olivier a encaissé le choc : « J’ai décidé que la vie ne s’arrêtait pas là et j’ai choisi de continuer. »
À certains moments, il oublie où se trouve sa place en classe ou ne se rappelle plus dans quelle salle son prochain cours aura lieu. Il sait alors qu’il peut compter sur un ami ou un enseignant pour lui donner le petit coup de pouce qui lui permettra de poursuivre sa route. Ces jours-ci, Émile-Olivier a recours à un fauteuil roulant en raison d’une blessure au pied. Mais pas question d’être traité différemment de ses compagnons. Il s’organise pour arriver à temps, en allant déposer ses livres avant le début du cours ou en partant plus tôt pour se rendre en classe. Une fois installé, il prend beaucoup de notes, pose plusieurs questions, accumule tout le « matériel » pour mieux s’imprégner des notions vues. Il consacre presque tout son temps à ses études : heure de dîner, périodes de récupération, soirées… Il ne ménage aucun effort pour réussir, ce qu’il parvient à faire!
Et les journées plus sombres? Ces moments où il se sent fatigué, découragé? « Je me dis que tout le monde a ses problèmes et je passe par-dessus », répond-il spontanément. C’est qu’Émile-Olivier a une capacité hors du commun à se recentrer sur ses objectifs. « Il m’arrive de trouver ça un peu difficile. Mais ma grande détermination à vouloir réussir mon secondaire me donne le courage nécessaire pour poursuivre et redoubler d’efforts. Plus j’avance, plus je réalise que je veux réussir, coûte que coûte. »
Au cours de son passage à la polyvalente, Émile-Olivier s’est découvert une passion : le jeu. Le théâtre et l’improvisation font partie de lui. Si bien qu’à l’automne prochain, il commencera sa formation collégiale en arts et lettres au cégep de Saint-Félicien, où il pourra développer son talent.
Émile-Olivier peut être fier de sa réussite scolaire. Ses efforts sont récompensés. Mais au-delà des études, quelle réalisation le remplit de fierté? « Mes amis. Je suis fier d’avoir réussi à tisser des liens solides avec eux. Quand j’ai changé d’école, j’ai parfois eu peur de ne pas être capable de me faire des amis. Et j’y suis parvenu malgré le fait que je suis différent. Au fil du temps, j’ai développé une plus grande confiance en moi, et c’est un peu grâce à eux. » Mais tout ce qu’Émile-Olivier a réalisé, il l’a fait par lui-même et a largement démontré combien sa force de caractère est admirable.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Megan Provost-Oster
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
Vivre une enfance en santé devrait être un droit fondamental. Megan Provost-Oster n’a pas eu cette chance. Survivante d’une leucémie, cette fière combattante aide maintenant les membres de sa famille aux prises avec diverses maladies et conditions. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre ses études – elle est présentement en 1re secondaire à l’école Mgr-A.-M.-Parent -, d’être très impliquée auprès des autres dans son milieu scolaire et de sourire à la vie.
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Vivre une enfance en santé devrait être un droit fondamental. Megan Provost-Oster n’a pas eu cette chance. Survivante d’une leucémie, cette fière combattante aide maintenant les membres de sa famille aux prises avec diverses maladies et conditions. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre ses études – elle est présentement en 1re secondaire à l’école Mgr-A.-M.-Parent -, d’être très impliquée auprès des autres dans son milieu scolaire et de sourire à la vie.
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Vivre une enfance en santé devrait être un droit fondamental. Megan Provost-Oster n’a pas eu cette chance. Survivante d’une leucémie, cette fière combattante aide maintenant les membres de sa famille aux prises avec diverses maladies et conditions. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre ses études – elle est présentement en 1re secondaire à l’école Mgr-A.-M.-Parent -, d’être très impliquée auprès des autres dans son milieu scolaire et de sourire à la vie.
Megan Provost-Oster avait deux ans lorsque les médecins ont détecté chez elle un cancer du sang. Elle a grandi avec la maladie comme partie intégrante de son quotidien. La jeune fille de 14 ans n’a jamais eu la chance de vivre l’insouciance de la petite enfance parce que, comme elle le dit si bien, « quand tu es malade, tu n’as jamais l’esprit libre ». La maladie a aiguisé sa sensibilité, elle a donc appris bien jeune à se soucier d’autrui.
Il faut le dire, Megan est née au sein d’une famille durement affligée. Alors qu’elle combattait toujours son cancer, son frère Shawn est né avec le cordon ombilical enroulé autour du cou, ce qui lui a laissé des lésions permanentes au cerveau. L’an dernier, alors que la jeune fille aurait pu doucement poursuivre sur sa lancée d’enfant en rémission - depuis six ans maintenant –, son petit frère Brandon a subi une chirurgie pour une dyspraxie, un important trouble de coordination des muscles. Megan, qui voyait parfois sa mère pleurer, a posé des questions. Sa mère, souffrant déjà de problèmes cardiaques, est désormais atteinte d’un cancer des intestins.
L’adolescente expose sa situation familiale sans jamais s’apitoyer sur son sort. Elle décrit, sans cacher, une réalité dont la simple nomenclature est difficile à supporter. Pourtant, elle continue de se lever à 5 h 30 le matin, elle se donne le temps d’être coquette, affiche un sourire et va réveiller ses petits frères. Elle ouvre ses livres tôt le matin, le midi et le soir, après que les autres soient au lit. « D’abord, je me sens plus vieille que 14 ans », spécifie la jeune fille d’un ton posé. Sa philosophie : « Tout est une question d’attitude », rappelle la belle adolescente.
« Par exemple, pour apprendre le langage des signes et le montrer à mon petit frère, j’ai vu ça comme un jeu et c’est de cette façon que je l’ai approché. J’essaie aussi d’agir ainsi avec les tâches quotidiennes : les bains, les devoirs, le petit déjeuner, etc. Je pense que garder le sourire est très important. Je n’ai pas envie d’être malheureuse, ni de faire pitié. »
Pour ses travaux scolaires, Megan applique la même stratégie. « C’est important pour moi de remettre des travaux de qualité. Je vais souvent aux récupérations. C’est vrai que j’ai très peu de temps pour être avec mes amis, mais quand j’y suis, j’en profite encore plus. Moi, à 14 ans, je peux vraiment dire que je sais vivre le moment présent. » Son but visé est d’aller à l’université, promesse qu’elle avait faite à son grand-père malheureusement décédé.
« Megan est optimiste et lucide, raconte sa directrice de niveau, Julie-Élise Dion. Elle met beaucoup d’efforts dans ses études, consciente du temps énorme où elle doit s’absenter. Les autres l’apprécient énormément. Elle travaille fort et inspire l’espoir.» La jeune fille affirme par ailleurs que sa résilience et son sourire, elle les doit à sa grand-mère paternelle. « Elle a une énergie magnifique. Elle m’inspire. »
« J’ai appris à ne pas essayer de changer ce qui n’est pas entre mes mains. Le cancer de ma mère, par exemple, je ne peux pas le faire disparaître d’un claquement de doigts. Mais je peux être là pour la soutenir lors de ses hospitalisations et pour aider mon père. Toutes les années où j’étais malade, ma mère ne m’a jamais abandonnée. Alors, je lui donne la même chose. »
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Vincent Gauthier
École secondaire des Grandes-Marées
Dès l’âge de neuf ans, en 2004, Vincent Gauthier a dû affronter la maladie. Une tumeur au cerveau l’a amené à subir, au fil des ans, six opérations et une trentaine de traitements de radiothérapie. Aujourd’hui, presque dix ans plus tard, l’élève de l’école secondaire des Grandes-Marées se dit « en pleine forme! ». Et c’est tant mieux. Parce son ambition est grande. Mais le retard scolaire aussi, la maladie l’ayant obligé à suivre un chemin différent. Inscrit dans un programme qui lui permet de réussir ses études à son rythme, ce passionné de photographie est sur le point de compléter son 4e et son 5e secondaire dans la même année! Qui a parlé de retard scolaire?
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Dès l’âge de neuf ans, en 2004, Vincent Gauthier a dû affronter la maladie. Une tumeur au cerveau l’a amené à subir, au fil des ans, six opérations et une trentaine de traitements de radiothérapie. Aujourd’hui, presque dix ans plus tard, l’élève de l’école secondaire des Grandes-Marées se dit « en pleine forme! ». Et c’est tant mieux. Parce son ambition est grande. Mais le retard scolaire aussi, la maladie l’ayant obligé à suivre un chemin différent. Inscrit dans un programme qui lui permet de réussir ses études à son rythme, ce passionné de photographie est sur le point de compléter son 4e et son 5e secondaire dans la même année! Qui a parlé de retard scolaire?
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Dès l’âge de neuf ans, en 2004, Vincent Gauthier a dû affronter la maladie. Une tumeur au cerveau l’a amené à subir, au fil des ans, six opérations et une trentaine de traitements de radiothérapie. Aujourd’hui, presque dix ans plus tard, l’élève de l’école secondaire des Grandes-Marées se dit « en pleine forme! ». Et c’est tant mieux. Parce son ambition est grande! Mais le retard scolaire aussi, la maladie l’ayant obligé à suivre un chemin différent. Inscrit dans un programme qui lui permet de réussir ses études à son rythme, Vincent est sur le point de compléter son 4e et son 5e secondaire dans la même année! Qui a parlé de retard scolaire?
Au primaire, Vincent Gauthier aimait déjà l’école. Mais lorsque la maladie a frappé, il a dû s’absenter régulièrement, et le retard s’est accumulé. Jamais il n’a songé à mettre ses études de côté. Un professeur est venu lui enseigner quelques années à la maison et, malgré ce qui pouvait lui arriver, Vincent n’a jamais abandonné. « Je l’ai vu tant de fois essayer de venir à l’école malgré ses douleurs à la tête », se souvient son enseignante au programme Pré-DEP de son école secondaire, Audrey Hogan.
« Mais tout ça, c’est derrière moi », lance Vincent. Pour le jeune homme, aucun objectif n’est trop ambitieux… pas même celui de compléter son 4e et son 5e secondaire dans la même année! Aujourd’hui, la presque totalité de son retard scolaire est rattrapé. Un exploit, direz-vous. Tout à fait.
« Vincent est une personne spéciale », soutient Mme Hogan. Véritable modèle de persévérance et source d’inspiration pour ses collègues de classe, il possède une énergie bien à lui qui le pousse à se dépasser constamment et à profiter pleinement de la vie… « Je mets énormément d’efforts dans mes études pour atteindre mon objectif : terminer mon 5e secondaire pour aller au cégep et ensuite entrer à l’université en psychoéducation. »
« J’ai reçu tellement d’aide et d’appui de ma famille et de mes professeurs dans mon épreuve! Ils m’ont permis d’avancer et de me faire confiance. Sans eux, je ne serais certainement pas qui je suis aujourd’hui, confie-t-il. Et comme la maladie est derrière moi, je veux redonner à mon tour. » Ayant l’opportunité de voir les psychoéducateurs œuvrer autour de lui à l’école, Vincent sait qu’il veut faire comme eux : « J’aimerais aider les jeunes à trouver la motivation nécessaire pour réussir leurs études, c’est tellement important pour moi. »
Engagé dans plusieurs projets parascolaires, Vincent est déjà dans l’action d’aider. Cette année, par exemple, avec d’autres étudiants de son programme, il a fabriqué des suçons dont les profits de la vente, soit près de 2 500 $, ont été remis à la Société de Saint-Vincent de Paul. Passionné de photographie, le jeune homme a reçu de la Fondation Rêves d’enfants un équipement complet il y a quelques années. Depuis, il est presque devenu le photographe « officiel » de l’école! « On me demande souvent de prendre les photos des équipes sportives, précise Vincent. J’ai aussi photographié des élèves de mon programme et réalisé un montage pour l’album de finissants. »
Doté d’une incroyable capacité de résilience et d’une joie de vivre communicative, il n’est pas surprenant que Vincent Gauthier ait été choisi porte-parole de la région pour le Défi têtes rasées Leucan en 2010. Aujourd’hui, c’est la tête haute et pleine d’ambitions que le jeune homme poursuit ses rêves de réussite.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Vincent Gauthier, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Henrick Bernier
École secondaire Louis-Jacques-Casault
Plusieurs adultes croient que l’on ne peut rien apprendre des adolescents. S’ils rencontraient Henrick Bernier, il y a fort à parier qu’ils changeraient d’avis. Car de cet élève de 15 ans en cheminement particulier continu (CPC) à l’école secondaire Louis-Jacques-Casault, ils apprendraient ce que signifie véritablement la persévérance. Une persévérance qui permet à ce jeune garçon, malgré un trouble envahissant du développement (TED), une personnalité renfermée et des difficultés à exprimer le fond de sa pensée, de devenir représentant de classe, de participer à un camp de leadership, de joindre le club de sciences et même d’apprendre à occuper un emploi.
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Plusieurs adultes croient que l’on ne peut rien apprendre des adolescents. S’ils rencontraient Henrick Bernier, il y a fort à parier qu’ils changeraient d’avis. Car de cet élève de 15 ans en cheminement particulier continu (CPC) à l’école secondaire Louis-Jacques-Casault, ils apprendraient ce que signifie véritablement la persévérance. Une persévérance qui permet à ce jeune garçon, malgré un trouble envahissant du développement (TED), une personnalité renfermée et des difficultés à exprimer le fond de sa pensée, de devenir représentant de classe, de participer à un camp de leadership, de joindre le club de sciences et même d’apprendre à occuper un emploi.
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Plusieurs adultes croient que l’on ne peut rien apprendre des adolescents. S’ils rencontraient Henrick Bernier, il y a fort à parier qu’ils changeraient d’avis. Car de cet élève de 15 ans en cheminement particulier continu (CPC) à l’école secondaire Louis-Jacques-Casault, ils apprendraient ce que signifie véritablement la persévérance. Une persévérance qui permet à ce jeune garçon, malgré un trouble envahissant du développement (TED), une personnalité renfermée et des difficultés à exprimer le fond de sa pensée, de devenir représentant de classe, de participer à un camp de leadership, de joindre le club de sciences et même d’apprendre à occuper un emploi.
« Cela fait trois ans qu’Henrick est dans ma classe de CPC. À sa première année, je crois que s’il a parlé deux fois, c’est beau. Je ne connaissais même pas sa voix. Puis, il a pris de plus en plus d’assurance et cette année, il est vraiment un autre étudiant. Il est déterminé, plus autonome et il fonce. Il n’a plus peur d’essayer de nouvelles choses », indique son enseignante Catherine Couture.
Si cette nouvelle attitude d’Henrick peut sembler facile à adopter pour certains, il en va tout autrement pour le jeune garçon lui-même. Depuis son entrée à la maternelle, niveau qu’il a refait une seconde fois, l’école n’a jamais été facile pour lui. Son TED l’empêchait d’apprendre comme les autres et même d’entretenir de saines relations sociales, ce qui provoquait chez lui d’énormes frustrations et de nombreuses crises.
Tout cela a fait que lorsqu’il a mis les pieds à l’école secondaire, Henrick s’est présenté avec un lourd retard scolaire. En fait, il était considéré comme un garçon ayant les acquis de la 2e année du primaire. « Au début de mon secondaire, c’était comme au primaire, je ne me sentais pas vraiment bien. Mais c’est à partir de l’été passé que j’ai décidé que les choses allaient changer. Que j’accomplirais des gestes pour me rattraper », explique-t-il.
Le premier geste important qu’Henrick a alors décidé de faire est de cesser de prendre sa médication, une médication qui avait comme effet de diminuer ses tics nerveux et d’améliorer son attention en classe. Surpris par cette décision, ses parents et son médecin ont tout de même choisi de l’appuyer. Son retour en classe, en septembre dernier, s’amorçait donc sous le signe du changement.
Puis Henrick a décidé de poser sa candidature comme représentant de classe au gouvernement étudiant. Obtenant 14 des 20 votes de sa classe, il a retiré une grande fierté de cette élection et a compris que des portes pouvaient s’ouvrir devant lui s’il faisait les efforts nécessaires.
« En joignant le gouvernement étudiant, j’ai aussi eu la chance de participer à un camp de leadership qui a duré deux jours. C’était la première fois que je quittais seul la maison pour coucher à l’extérieur. Et en plus, je ne connaissais personne. Au bout des deux jours, j’avais des nouveaux amis et on me reconnaissait », dit Henrick avec fierté.
S’en est suivi son engagement avec le club de sciences, et il a même insisté pour joindre la mini-entreprise de son école, où il apprend à travailler le bois. « D’ordinaire, l’Écoprise [c’est le nom de l’entreprise] est réservée aux élèves inscrits à la formation préparatoire au travail. Henrick sera dans ce programme l’an prochain, mais il a tellement insisté que le responsable l’a accepté, et cela se déroule très bien. Son grand-père a un atelier d’ébénisterie, et je crois qu’il aimerait bien prendre sa relève un jour », raconte l’enseignante.
Bien que tout ne soit pas encore parfait pour Henrick, sa persévérance a fait qu’il est en voie de prendre le contrôle de sa destinée. D’un point de vue scolaire, il progresse à son rythme et ajoute des acquis. « J’ai encore un peu peur de prendre ma place, mais je travaille fort pour changer ça et je sens que je vais y arriver », déclare-t-il.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Ritchie Succès
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
À 12 ans, Ritchie Succès gravitait déjà autour des gangs de rue et était sur la voie de devenir un petit gangster. À l’école, il faisait la pluie et le beau temps. Fortement influencé à commettre mille et un délits de toutes sortes, Ritchie croyait faussement que plus il faisait des coups, plus il faisait ses preuves! Un jour, alors qu’il se rend à la rencontre de l’un de ses cousins - un garçon plus vieux que lui, et dont l’influence était néfaste - , il apprend que ce dernier vient d’être retrouvé mort dans la rue, tué par balles. Ritchie est sous le choc. C’est là qu’il se rend compte d’une chose: il a un rêve. Celui d’une vie heureuse.
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À 12 ans, Ritchie Succès gravitait déjà autour des gangs de rue et était sur la voie de devenir un petit gangster. À l’école, il faisait la pluie et le beau temps. Fortement influencé à commettre mille et un délits de toutes sortes, Ritchie croyait faussement que plus il faisait des coups, plus il faisait ses preuves! Un jour, alors qu’il se rend à la rencontre de l’un de ses cousins - un garçon plus vieux que lui, et dont l’influence était néfaste - , il apprend que ce dernier vient d’être retrouvé mort dans la rue, tué par balles. Ritchie est sous le choc. C’est là qu’il se rend compte d’une chose: il a un rêve. Celui d’une vie heureuse.
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À 12 ans, Ritchie Succès gravitait déjà autour des gangs de rue et était sur la voie de devenir un petit gangster. À l’école, il faisait la pluie et le beau temps. Fortement influencé à commettre mille et un délits de toutes sortes, Ritchie croyait faussement que plus il faisait des coups, plus il faisait ses preuves! Un jour, alors qu’il se rend à la rencontre de l’un de ses cousins - un garçon plus vieux que lui, et dont l’influence était néfaste - , il apprend que ce dernier vient d’être retrouvé mort dans la rue, tué par balles. Ritchie est sous le choc. C’est là qu’il se rend compte d’une chose: il a un rêve. Celui d’une vie heureuse.
D’un aplomb remarquable, Ritchie Succès raconte doucement son histoire. « Mon père n’est pas présent dans ma vie, alors j’avais choisi mes cousins comme des modèles à suivre. Quand l’un d’eux a été assassiné, j’ai compris que je ne voulais pas que ma vie soit comme la sienne. Je voulais un bon travail. Je voulais une épouse, et des enfants. Je voulais de l’amour, une vie paisible, un bel avenir, et de la fierté dans ma demeure. Je voulais une maison confortable, et une voiture. Surtout, je voulais être heureux, et propager le bonheur autour de moi. »
À 17 ans et déterminé à réussir sa 3e secondaire, Ritchie sait désormais que le succès scolaire amène sa part de bonheur. Il sait aussi, par expérience, que si l’on est assidu et attentif en classe, on obtient une amélioration de ses résultats. Même si on part de loin. Mais il avoue qu’au début, cette équation n’était pas très claire pour lui. « J’ai commencé à m’appliquer sans trop comprendre l’effet que cela aurait sur ma vie. Avant de goûter au succès scolaire, j’ai goûté - et aimé - la manière dont les autres me traitaient. Mes professeurs cessaient d’être en colère contre moi; plutôt, ils me félicitaient. Jamais je n’avais été félicité par un prof, auparavant. J’ai donné du respect, et j’en ai reçu en retour. Pour m’aider, il y a eu « Madame Andrée ». Je lui dois tout. La confiance qu’elle m’a accordée… c’est comme… magique! »
Pourtant, Ritchie le sait, il n’y a pas de magie. Que du travail et de la persévérance! À la maison, Ritchie peut aussi compter sur deux grands frères, Derwin et Stevenson. « Quand j’ai commencé à avoir de bons résultats, ma mère s’est mise à me faire des surprises, raconte Ritchie. Par exemple, elle préparait un plat que j’aime, juste pour me faire plaisir. J’ai compris qu’en m’impliquant, ma vie devenait plus facile, et plus agréable. Mais le plus grand cadeau que j’ai reçu, c’est lorsque ma mère est venue me voir jouer au basket. Jamais de toute ma vie elle ne m’a rendu plus heureux. Depuis que j’étais petit, je voyais les autres repartir en voiture avec leurs parents, après le match. Suite à une victoire, parfois, leur père ou leur mère suggéraient d’aller au restaurant. Moi, je rentrais seul, à pied. La présence de ma mère dans les estrades, désormais, ça n’a pas de prix. »
Son talent pour le basket, Ritchie a tenu à le faire partager. Devenu Capitaine de son équipe chez les Juvéniles pour la troisième année consécutive, il est désormais assistant-entraîneur pour les Benjamins, et il est représentant de classe. Ces fonctions sont non seulement importantes, mais elles lui rapportent énormément d’expérience et de satisfaction. « Quand quelque chose ne va pas au sein de l’équipe, je me charge de rencontrer le joueur, et de faire le pont, parfois, avec l’entraîneur ou avec le professeur. J’essaie d’aider les jeunes à garder le focus, à donner leur meilleur et à voir le positif en tout. Si un entraîneur a été injuste, je suis capable de m’adresser à lui. Je pense que je développe des qualités qui vont m’aider, dans l’avenir. »
Ritchie, qui aimerait devenir représentant commercial, sait que son premier atout sera sa capacité à établir un lien de confiance avec les autres. D’ailleurs, les autres sont au cœur de ses préoccupations. On n’a qu’à voir son implication avec les diverses levées de fonds qu’il organise. Dans sa communauté, tout le monde a été ému lorsqu’il a eu l’idée d’une soirée « basket » pour ramasser des denrées pour les familles défavorisées de son quartier. Andrée Sarah Lefrançois, cette enseignante que Ritchie appelle affectueusement « Madame Andrée », est catégorique : « Ces dernières années, j’ai enseigné à Ritchie diverses matières académiques. Si je l’ai aidé à avancer dans son parcours scolaire, je peux dire que lui, il m’a aidée à avancer dans la vie! Sa détermination à se relever des échecs, sa capacité à devenir de plus en plus fort, sa façon de faire face aux préjugés en gardant la tête haute, sans se laisser abattre font de lui un exemple de persévérance pour tous. » Chapeau, Bonhomme!
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Justin Desroches
Collège Jean de la Mennais
Au contact de Justin Desroches, cela ne prend que quelques minutes pour détecter en lui ce sens inné de l’empathie et du dévouement. Pas étonnant de constater que les autres élèves du Collège Jean de la Mennais, où Justin étudie en 5e secondaire, l’ont élu au sein du groupe Entraide, le reconnaissant ainsi comme un aidant naturel. Toujours prêt à aider, il s’engage aussi auprès des personnes déficientes intellectuelles, des toxicomanes et des personnes atteintes du sida. Sa passion pour les arts de la scène l’a aussi amener à animer des spectacles, jouer dans la troupe de théâtre de l’école et prendre part à la comédie musicale Fame.
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Au contact de Justin Desroches, cela ne prend que quelques minutes pour détecter en lui ce sens inné de l’empathie et du dévouement. Pas étonnant de constater que les autres élèves du Collège Jean de la Mennais, où Justin étudie en 5e secondaire, l’ont élu au sein du groupe Entraide, le reconnaissant ainsi comme un aidant naturel. Toujours prêt à aider, il s’engage aussi auprès des personnes déficientes intellectuelles, des toxicomanes et des personnes atteintes du sida. Sa passion pour les arts de la scène l’a aussi amener à animer des spectacles, jouer dans la troupe de théâtre de l’école et prendre part à la comédie musicale Fame.
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Au contact de Justin Desroches, cela ne prend que quelques minutes pour détecter en lui ce sens inné de l’empathie et du dévouement. Il n’est donc pas étonnant de constater que les autres élèves du Collège Jean de la Mennais, où Justin étudie en 5e secondaire, l’ont élu au sein du groupe Entraide, le reconnaissant ainsi comme un aidant naturel. Toujours prêt à tendre l’oreille pour écouter les histoires de chacun, belles ou moins belles, il a la ferme conviction qu’en accordant du temps de qualité à ceux qui en ont besoin, il a une réelle influence sur leur vie.
Se décrivant avant tout comme une personne positive, ouverte d’esprit, généreuse de son temps et passionnée par les gens, Justin Desroches a pourtant dû lutter contre une légère pointe de timidité afin de devenir l’élève engagé qu’il est.
« Au début de mon secondaire, je n’étais pas du genre à prendre les devants. Puis, en 2e secondaire, j’ai décidé de changer tout ça. J’ai alors joint le comité Adovie, qui m’a mené au groupe Entraide, et aussi le groupe Engagement. J’ai alors commencé à faire du bénévolat auprès de diverses clientèles, comme les personnes déficientes intellectuelles, les toxicomanes et les personnes atteintes du sida », indique l’adolescent qui, seulement l’an dernier, a cumulé 121 heures de bénévolat avec le groupe Engagement, tout en conservant une moyenne scolaire avoisinant les 90 %.
Pendant son parcours au secondaire, de fil en aiguille, Justin a pris de plus en plus d’assurance. À un point tel qu’il a intégré le conseil des élèves en 3e et 4e secondaire, où il a largement contribué à l’organisation d’activités et d’événements. Passionné par les arts de la scène, il s’est aussi lancé dans l’animation de spectacles, comme celui de fin d’année et celui du concours Secondaire en spectacle.
« Me retrouver sur scène, ça me permet de laisser une partie de ma personnalité s’exprimer. Même si, dans le quotidien, je suis posé, j’ai envie de me laisser aller parfois, d’être reconnu, et c’est sur scène que je comble ce besoin », explique-t-il.
C’est aussi pourquoi il n’a pas hésité à participer cette année à la troupe de théâtre de l’école, avec laquelle les jeunes sont à monter la pièce Cris et crise d’André Jean. Et comme si ses répétitions hebdomadaires n’étaient pas suffisantes, il a ajouté à cela une participation à la comédie musicale Fame, où il interprétera un rôle majeur.
Mais bien que toute cette passion pour les arts occupe une place importante pour Justin, son attention première se tourne invariablement vers les autres. Questionné sur ce qui lui plaît le plus à travers toutes ses implications, il n’hésite pas une seconde : « J’aime aider les autres. Quand on me remercie du temps passé avec les gens, ça me fait chaud au cœur. Quand je côtoie des enfants autistes ou des déficients intellectuels, ils me ramènent aux vraies valeurs de la vie. Et quand je vois leur sourire, je me sens utile. »
Il fait rapidement le lien avec son rôle d’aidant naturel à son école. Avec ce groupe, il a suivi de nombreuses formations, entre autres sur l’anorexie, le deuil et le suicide, ce qui lui permet de mieux écouter et guider ceux qui choisissent de lui faire confiance.
« Parfois, ce qui préoccupe les gens est aussi banal que le choix du cégep pour l’an prochain. Mais d’autres fois, c’est plus compliqué. Par exemple, il y avait un jeune qui vivait des problèmes d’estime de soi. On a souvent parlé et il est parvenu à mettre le doigt sur le problème. Il a posé des gestes et a réglé la question. C’est ma façon d’aider », indique-t-il, ajoutant que cette ambition à aider les autres, il souhaite la matérialiser encore plus en devenant médecin.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Laurie-Ann Paquin
École secondaire des Grandes-Marées
Lorsqu’elle décide de s’engager, Laurie-Ann Paquin, étudiante de 5e secondaire à l’École secondaire des Grandes-Marées, va jusqu’au bout. Des multiples projets de Citoyenneté responsable au stage de coopération internationale, en passant par le comité de l’album des finissants, Laurie-Ann Paquin est de celles pour qui le processus est tout aussi important que le résultat. « C’est par mon engagement dans la réalisation de divers projets que j’ai appris à me connaître », reconnaît-elle.
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Lorsqu’elle décide de s’engager, Laurie-Ann Paquin, étudiante de 5e secondaire à l’École secondaire des Grandes-Marées, va jusqu’au bout. Des multiples projets de Citoyenneté responsable au stage de coopération internationale, en passant par le comité de l’album des finissants, Laurie-Ann Paquin est de celles pour qui le processus est tout aussi important que le résultat. « C’est par mon engagement dans la réalisation de divers projets que j’ai appris à me connaître », reconnaît-elle.
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Lorsqu’elle décide de s’engager, Laurie-Ann Paquin, étudiante de 5e secondaire à l’École secondaire des Grandes-Marées, va jusqu’au bout. Des multiples projets de Citoyenneté responsable au stage de coopération internationale, en passant par le sport et le comité de l’album des finissants, Laurie-Ann Paquin est de celles pour qui le processus est tout aussi important que le résultat. « C’est par mon engagement dans la réalisation de divers projets que j’ai appris à me connaître », reconnaît-elle.
« Dans une équipe, une personne comme Laurie-Ann est un cadeau, révèle Josée Dallaire, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC). Elle a développé un style de leadership qui permet de souder les liens entre les membres et stimule l’accomplissement des tâches de chacun pour la réussite de l’équipe ». En effet, pour Laurie-Ann, « il est important que chaque membre de l’équipe ait sa propre place, un rôle à jouer, et que tous puissent émettre des opinions ».
Cette philosophie, Laurie-Ann l’a acquise grâce à son engagement, pendant les cinq années de ses études secondaires, au sein du comité Citoyenneté responsable. Au total, elle a participé à la concrétisation d’une dizaine de projets au sein de ce comité, sur des thèmes aussi variés que l’écologie, le pacifisme, la solidarité et la démocratie. « C’est vraiment là que j’ai développé mon sens des responsabilités et de l’organisation, car c’est nous qui bâtissions les projets de A à Z », explique-t-elle.
Cet engagement l’a aussi menée au Honduras, où elle a participé à un stage d’initiation à la coopération internationale avec treize autres jeunes. « Je retire beaucoup de ce stage, raconte Laurie-Ann. Ça a été une occasion d’apprendre à vivre avec les autres, de trouver ma place au sein d’un groupe. Au secondaire, ce n’est pas toujours facile de trouver sa place, reconnaît-elle, mais grâce à des projets comme ceux-là, on a la chance de mieux se connaître et de développer des liens très forts avec d’autres jeunes et des éducateurs. On est comme une famille maintenant! »
Entre les multiples projets au sein du comité, ses engagements dans l’école, notamment à titre de députée de classe, son travail de préposée aux bénéficiaires dans une résidence pour personnes âgées et ses études, comment Laurie-Ann réussit-elle à préserver l’équilibre? « La planification m’aide à garder un bon équilibre », explique-t-elle tout en reconnaissant qu’il est parfois difficile de faire partie de plusieurs comités à la fois et que, de temps à autre, elle doit faire des choix. Des choix qui, d’ailleurs, lui permettent d’avancer encore plus. « L’engagement me donne de l’énergie pour me lever le matin et pour travailler avec le sourire », lance-t-elle avec enthousiasme.
Malgré ses multiples engagements dans l’école, Laurie-Ann révèle être une personne timide. Ce qui ne l’a pas empêchée de se présenter aux élections pour le poste de députée de classe cette année. « Je me suis dit que c’était ma dernière chance de le faire avant de quitter le secondaire. Je ne voulais pas me dire, dans quelques années : “J’aurais donc dû! ”. J’aime mieux expérimenter et que ça ne réussisse pas plutôt que de regretter de n’avoir rien fait ». Son courage a été payant, car elle a gagné les élections!
Pour Laurie-Ann, s’engager est un mode de vie. Elle souhaite d’ailleurs en faire son métier : « J’ai l’intention d’étudier en récréologie à l’université. Je voudrais travailler auprès des jeunes, leur faire découvrir l’engagement. Josée [Dallaire, l’AVSEC de l’école] m’a fait comprendre que j’étais capable d’apporter des changements, j’ai envie de faire la même chose pour les jeunes moi aussi », conclut-elle.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Gaétan Fortin
École secondaire Saint-Edmond
Pour Gaétan Fortin, enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive! Et toute les façons sont bonnes pour intéresser les jeunes à la musique : cours de sonorisation, mise en place d’une chorale, cours de drumline, sorties musicales. Gaétan Fortin est toujours prêt à offrir de son temps pour les élèves.
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Pour Gaétan Fortin, enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive! Et toute les façons sont bonnes pour intéresser les jeunes à la musique : cours de sonorisation, mise en place d’une chorale, cours de drumline, sorties musicales. Gaétan Fortin est toujours prêt à offrir de son temps pour les élèves.
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« Si je demande à mes élèves de s’impliquer dans des projets et que je ne le fais pas moi-même, ils ne me feront pas confiance. Alors je m’implique. » Ces paroles pleines de bon sens, Gaétan Fortin les lance avec fougue et une grande conviction. Pour cet enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive!
En effet, c’est certainement grâce à l’apport de personnes comme Gaétan Fortin qu’à Saint-Edmond, la musique occupe une si grande place. Cette école, qui compte seulement 500 élèves, parvient à faire fonctionner trois harmonies en activités parascolaires, regroupant ainsi plus de 160 élèves.
« Nous avons travaillé très fort pour convaincre les jeunes d’aller en musique. Comme ça, ils découvrent quelque chose de stimulant et de formateur. J’ai vu plusieurs jeunes qui ont évité le décrochage grâce à la musique. J’en ai vu d’autres qui ont appris le travail d’équipe, le respect et la tolérance. Alors, je crois qu’il faut protéger les cours de musique dans les écoles. Il s’agit de l’un des plus beaux outils pour former des citoyens responsables et engagés », lance, comme dans un cri du cœur, l’enseignant.
Et Gaétan Fortin ne lésine pas sur les moyens quand vient le temps d’intéresser les jeunes à la musique. Directeur musical de l’harmonie Relève, directeur adjoint de l’harmonie Inter et de la Bande musicale, fondateur de la première chorale de l’école, coordonnateur de toutes les sorties musicales des harmonies de l’école, l’enseignant cherche toujours les occasions pour en offrir plus aux jeunes.
« Gaétan a influencé plusieurs centaines de jeunes, leur donnant le goût et les moyens de relever des défis, d’explorer des sentiers qu’ils n’auraient jamais fréquentés sans lui », révèle Denis Ferragne, lui-même enseignant de musique à Saint-Edmond.
C’est en rendant la musique accessible à tous que Gaétan Fortin souhaite changer les choses. Entre autres, il a récemment mis sur pied le cours Musique et sonorisation, pour les élèves de 5e secondaire. Ainsi, il est parvenu à susciter l’intérêt de ceux qui aiment cette discipline sans vouloir pour autant se retrouver sur scène. L’école compte maintenant sur une équipe technique de sonorisation qui offre bénévolement son temps pour toutes sortes d’événements.
« Son style est flamboyant. Avec lui, les élèves ne s’ennuient jamais! Sa préoccupation pour chacun d’eux est belle à voir. On a l’impression qu’ils sont tous ses enfants », témoigne à nouveau avec admiration son collègue.
Gaétan Fortin a aussi mis sur pied un cours de drumline destiné exclusivement aux élèves en adaptation scolaire. « Je crois que tous peuvent bénéficier des bienfaits pédagogiques et formateurs de la musique. La musique, c’est inclusif, et je veux pouvoir la rendre accessible à un plus grand nombre possible de jeunes », dit-il.
Si la musique est aujourd’hui si populaire à Saint-Edmond, le travail acharné de Gaétan Fortin n’y est certainement pas étranger. L’accent qu’il met sur le travail d’équipe, son dynamisme, sa passion pour les jeunes et la fierté qu’il éprouve à leur égard lorsqu’ils parviennent à se surpasser lors de concours ou de spectacles sont autant d’éléments qui unifient tout le personnel autour de la réussite des élèves.
« Avoir de beaux rêves, c’est une chose, mais être capable de transporter avec soi des centaines et des centaines de jeunes, comme le fait Gaétan, et chaque fois les mener à bon port, ça, c’est exceptionnel! », complète Denis Ferragne.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Serre Verte
Cité étudiante Roberval
La « cer » (Cité étudiante Roberval) verte est un projet de serre unique en son genre auquel participent une vingtaine d’élèves de secondaire 1 à 5. Géré en micro-entreprise par les élèves et le professeur au programme Nature et environnement Dave Néron, le projet permet non seulement aux élèves de s’initier à la gestion d’une serre, mais aussi de se familiariser avec les principes du développement durable.
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La « cer » (Cité étudiante Roberval) verte est un projet de serre unique en son genre auquel participent une vingtaine d’élèves de secondaire 1 à 5. Géré en micro-entreprise par les élèves et le professeur au programme Nature et environnement Dave Néron, le projet permet non seulement aux élèves de s’initier à la gestion d’une serre, mais aussi de se familiariser avec les principes du développement durable.
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Peu d’écoles secondaires possèdent une serre. Pourtant, il y a sept ans, un projet de serre scolaire était mis en place à la Cité étudiante Roberval. La « cer » (Cité étudiante Roberval) verte est aujourd’hui un projet de serre unique en son genre auquel participent une vingtaine d’élèves de secondaire 1 à 5. Géré en micro-entreprise par les élèves et le professeur au programme Nature et environnement Dave Néron, le projet permet non seulement aux élèves de s’initier à la gestion d’une serre, mais aussi de se familiariser avec les principes du développement durable.
Mathieu Parent, étudiant de 5e secondaire à la Cité étudiante Roberval, participe au projet depuis son entrée au secondaire. Il en est aujourd’hui le principal responsable, avec le professeur Dave Néron. Son attachement au projet est si profond qu’il s’est engagé, il y a deux ans, à tout mettre en œuvre pour assurer la pérennité de la serre horticole, un projet qu’il considère comme essentiel pour favoriser le sentiment d’appartenance des élèves.
« La serre scolaire apporte une éducation environnementale aux jeunes de l’école, observe-t-il. Mais le projet apporte aussi à la communauté, car les gens peuvent acheter nos plantes et nos fleurs, ce qui décore les plates-bandes de la ville! » L’argent de la vente étant réinvesti dans la serre, pour l’achat de terre, de semences, d’accessoires et d’outils.
Un comité environnement a donc été formé pour la gestion de la serre et, nouveauté cette année : un comité compost. « Nous avons réussi à obtenir une commandite de 10 bacs à compost de la Régie des matières résiduelles », explique Mathieu Parent, ce qui nous permet de récolter les restes de nourriture de la cafétéria pour en faire du compost que nous utiliserons comme fertilisant dans la serre ». Et les jeunes s’impliquent! Chaque jour, un élève différent récupère les résidus à la cafétéria.
Par ailleurs, les jeunes qui participent au projet s’occupent de tout : commande des semences, semis, boutures et organisation de la vente finale destinée à la communauté. Au sein du comité environnement, ils prennent aussi contact avec le processus démocratique de prise de décisions. Ils ont ainsi la chance de se familiariser avec les principes de gestion d’une entreprise et de développer leur autonomie, leur leadership et leurs habiletés entrepreneuriales.
La serre est divisée en deux parties : les légumes et les fleurs. Tout le monde y trouve son compte! Alors que Mathieu préfère travailler avec les fleurs, d’autres élèves affectionnent plutôt les légumes. Plusieurs élèves développent d’ailleurs une véritable passion pour l’horticulture. Pour d’autres, il s’agit d’une expérience enrichissante, une occasion de développer de nouvelles forces, de s’identifier à un groupe.
Pour Mathieu Parent, l’expérience aura été des plus significatives. C’est pourquoi il accompagnera les élèves de secondaire 3 au printemps prochain afin de leur transmettre son savoir-faire. Mathieu a même déjà entamé la rédaction de divers documents de formation à leur intention.
« Au sein de l’école, le projet de serre est devenu un véritable outil de motivation et de persévérance scolaire », ajoute Mathieu. Un lieu où les jeunes peuvent apprendre et se dépasser. En harmonie avec la nature.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Frédéric Menger-Dumas
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
Frédéric l’avoue sans détour : à l’école, depuis deux ans, tout ce qui lui passait entre les mains se changeait en échec. Aujourd’hui, il remercie les adultes de son entourage qui lui ont donné les moyens d’être mis en contact avec son sens aigu de la créativité. Dans le cas de Frédéric, ce sont les activités parascolaires, précisément son talent en dessin et son intérêt pour les arts martiaux, qui ont fait une différence. « Honnêtement, je suis passé de l’élève qui coulait toutes ses matières, à l’élève motivé et capable de réussir. Je pense qu’au fond, même si tout a changé grâce à mon contact avec les arts, mon histoire, c’en est surtout une de confiance en soi. »
Textes de présentation Texte court
Frédéric l’avoue sans détour : à l’école, depuis deux ans, tout ce qui lui passait entre les mains se changeait en échec. Aujourd’hui, il remercie les adultes de son entourage qui lui ont donné les moyens d’être mis en contact avec son sens aigu de la créativité. Dans le cas de Frédéric, ce sont les activités parascolaires, précisément son talent en dessin et son intérêt pour les arts martiaux, qui ont fait une différence. « Honnêtement, je suis passé de l’élève qui coulait toutes ses matières, à l’élève motivé et capable de réussir. Je pense qu’au fond, même si tout a changé grâce à mon contact avec les arts, mon histoire, c’en est surtout une de confiance en soi. »
Texte long
Frédéric l’avoue sans détour : à l’école, depuis deux ans, tout ce qui lui passait entre les mains se changeait en échec. Aujourd’hui, il remercie les adultes de son entourage qui lui ont donné les moyens d’être mis en contact avec son sens aigu de la créativité. Dans le cas de Frédéric, ce sont les activités parascolaires, précisément son talent en dessin et son intérêt pour les arts martiaux, qui ont fait une différence. « Honnêtement, je suis passé de l’élève qui coulait toutes ses matières, à l’élève motivé et capable de réussir. Je pense qu’au fond, même si tout a changé grâce à mon contact avec les arts, mon histoire, c’en est surtout une de confiance en soi. »
Déjà, à l’école primaire, Frédéric Menger-Dumas n’était pas très performant. « Quand je suis arrivé en secondaire I, mon cas s’est aggravé. J’ai commencé à niaiser, en classe. Je parlais en même temps que les profs, je dérangeais les autres élèves, j’essayais de faire rire. Je ne voyais aucune raison d’être là. Quand tu ne connais que des échecs, ça devient très lourd d’aller à l’école. Tu as l’impression que tu ne peux jamais être « hot » en quoi que ce soit. Alors, j’essayais d’être « hot » comme je pouvais. Je passais mon temps à dessiner. »
Le comportement de Frédéric et de quelques compères nécessitait souvent la visite en classe de la directrice de niveau, Marie-Lise Guilbert. « Madame Guilbert, en venant rétablir l’ordre, avait vu que je dessinais, et je pense qu’elle aimait ce que je faisais. C’est là qu’elle a eu l’idée de me faire suivre un cours de peinture avec la technique du Airbrush. Je sais qu’au fond, tout ce qu’elle voulait, c’était de me voir m’intéresser à quelque chose. »
Frédéric est très reconnaissant envers son école. « Mon cours est d’une valeur de 600$ ou 700$, et mon école a payé cela pour moi! Je me sens privilégié. Si un jour je gagne ma vie en dessinant, je n’oublierai jamais de remercier Madame Guilbert. Non seulement son action a tout changé pour moi, mais j’ai vu aussi qu’elle s’intéressait à ce que je faisais. Pendant que je suivais mes cours, elle s’informait et elle avait hâte de voir mes œuvres. C’est sûr que ça fait une différence, quand les autres s’intéressent à ce que tu fais.»
Les autres, en fait, s’y sont tellement intéressés que Frédéric s’est vu confier la reproduction du logo des équipes sportives de son école sur les murs du gymnase. Il a également été choisi pour être illustrateur d’une bande dessinée à saveur environnementale, laquelle a toutes les chances d’être éditée.
Ce succès a changé bien des choses dans la vie du garçon de 15 ans. À commencer par son rendement scolaire. Dès la première étape, il a connu une réussite inespérée en français, une matière qui lui semblait insurmontable. En géographie, il présente un résultat exceptionnel de 95%. Dans chaque matière, pratiquement, le désastre se transforme en succès. Sans compter que Frédéric n’est plus expulsé, en classe. Et surtout, il sait désormais qu’il peut avoir du plaisir à fréquenter l’école.
Comme une bonne nouvelle en attire une autre, une école primaire de Brossard vient de faire appel au talent de Frédéric pour peindre le plafond d’une salle de réflexion. « Le directeur veut quelque chose de calme, comme un ciel bleu avec des nuages blancs. Moi, j’imagine un coucher de soleil dans les tons d’oranger et jaune, quelque chose de chaleureux. » Frédéric va-t-il oser le suggérer ? Pour toute réponse, le jeune artiste sourit. Ah ! Ces artistes ! Il faut toujours faire des courbettes pour réussir à les faire parler! « Des nuages ou un soleil, rétorque le jeune homme, tout ce que je veux, c’est dessiner ».
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Jean-Philippe Lapointe
École secondaire Curé-Hébert
À son arrivée à l’École secondaire Curé-Hébert, Jean-Philippe Lapointe était un élève réservé et timide. Éprouvant d’importantes difficultés sur le plan scolaire, il a souvent pensé abandonner ses études. La directrice de l’école, Mme Josée Fortin, l’a donc convaincu de participer à différentes activités parascolaires pour l’encourager à reprendre confiance en lui. Jean-Philippe a accepté le pari et le voilà maintenant bien engagé sur la voie de la persévérance et du dépassement de soi.
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À son arrivée à l’École secondaire Curé-Hébert, Jean-Philippe Lapointe était un élève réservé et timide. Éprouvant d’importantes difficultés sur le plan scolaire, il a souvent pensé abandonner ses études. La directrice de l’école, Mme Josée Fortin, l’a donc convaincu de participer à différentes activités parascolaires pour l’encourager à reprendre confiance en lui. Jean-Philippe a accepté le pari et le voilà maintenant bien engagé sur la voie de la persévérance et du dépassement de soi.
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À son arrivée à l’École secondaire Curé-Hébert, Jean-Philippe Lapointe était un élève réservé et timide. Éprouvant d’importantes difficultés sur le plan scolaire, il a souvent pensé abandonner ses études. La directrice de l’école, Mme Josée Fortin, l’a donc convaincu de participer à différentes activités parascolaires pour l’encourager à reprendre confiance en lui. Jean-Philippe a accepté le pari et le voilà maintenant bien engagé sur la voie de la persévérance et du dépassement de soi.
« Ce n’est pas toujours facile, mais je pense qu’il faut s’accrocher », lance celui qui a longtemps cru qu’il « ne valait pas grand-chose ». « Avant de m’engager, poursuit-il, j’étais persuadé que ce que j’étais venait nécessairement de mes résultats scolaires. Faire du parascolaire me permet d’avoir une image plus positive de moi, de constater que j’ai des forces dans plusieurs domaines! »
Il y a quelque temps, Jean-Philippe se rappelle avoir voulu abandonner l’école. Sa famille, ses enseignants, le personnel et la directrice de l’école se sont alors mobilisés pour mettre en place, avec lui, une stratégie pour l’aider à persévérer. C’est là que l’idée de s’engager dans certaines activités de l’école est ressortie. « Je n’étais pas sûr de moi, mais j’ai foncé ».
Et quand Jean-Philippe décide de foncer, il ne le fait pas à moitié! Le voilà donc membre de la coopérative scolaire MGMG (Magasin général mère grand) et responsable de la mise à jour de la page Facebook de cette petite entreprise. Il est aussi représentant de son groupe classe au conseil d’élèves et ministre des communications. « J’aime beaucoup ce rôle de ministre des communications, car il me permet de faire le lien entre le conseil des élèves et la direction de l’école, explique Jean-Philippe. Par exemple, quand il y a une information à faire passer, je peux mettre des affiches partout dans l’école. Je trouve ça important ».
Et ce n’est pas tout! Chaque semaine, sous la supervision du responsable en conciergerie, Jean-Philippe fait le tour de l’école pour vérifier la bonne condition de tous les extincteurs d’incendie, en plus d’assister le concierge dans ses différentes tâches. Tout cela en participant aux services de récupération offerts par l’école et en travaillant très fort pour réussir ses études. « M’engager me permet de me réaliser dans autre chose. J’ai découvert que je pouvais faire de grandes choses et qu’autour de moi, il y avait plein de gens qui croyaient en moi. Tranquillement, je commence à me découvrir des forces et des qualités ».
Jean-Philippe reconnaît que cette nouvelle confiance l’amène à persévérer davantage dans ses études : « Sans cette persévérance, je ne serais pas en secondaire trois. J’ai repris mon secondaire deux et ça n’a pas été facile de tout recommencer, mais j’ai vu cette reprise comme une occasion de faire mieux et de continuer mes apprentissages au lieu de voir cela comme un échec. »
« Malgré la reprise de son deuxième secondaire, ajoute Roxanne Roy, agente de sécurité à l’École secondaire Curé-Hébert, Jean-Philippe est extrêmement travaillant et continue de s’investir et de fournir des efforts. Il a su, à travers ses différentes implications, s’accrocher au monde scolaire. Il a raison d’être fier de lui ».
« Maintenant, je sais que je ne suis pas à l’image de mes résultats scolaires, mais plutôt à l’image des traces que je laisse dans mon milieu. Et cette année, je suis fier des traces que j’ai laissées », conclut celui qui a appris à persévérer malgré les embûches.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Charte du respect de Cavelier-De LaSalle
Cavelier-De LaSalle
Pour certains, cela ne représente peut-être que des mots, mais pour les élèves de l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, lorsqu’ils lisent sur le mur de leur cafétéria la phrase « J’ai le droit de me sentir en sécurité dans mon milieu scolaire », cela représente beaucoup plus. Cette phrase et les neuf autres qui la suivent composent la Charte du respect, qu’ils ont eux-mêmes écrite, adoptée et même signée de leur empreinte de main sur ce mur de cafétéria. Cela est en fait une façon concrète de dire qu’ensemble, ils s’unissent pour s’élever contre la violence et se respecter malgré leurs différences.
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Pour certains, cela ne représente peut-être que des mots, mais pour les élèves de l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, lorsqu’ils lisent sur le mur de leur cafétéria la phrase « J’ai le droit de me sentir en sécurité dans mon milieu scolaire », cela représente beaucoup plus. Cette phrase et les neuf autres qui la suivent composent la Charte du respect, qu’ils ont eux-mêmes écrite, adoptée et même signée de leur empreinte de main sur ce mur de cafétéria. Cela est en fait une façon concrète de dire qu’ensemble, ils s’unissent pour s’élever contre la violence et se respecter malgré leurs différences.
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Pour certains, cela ne représente peut-être que des mots, mais pour les élèves de l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, lorsqu’ils lisent sur le mur de leur cafétéria la phrase « J’ai le droit de me sentir en sécurité dans mon milieu scolaire », cela représente beaucoup plus. Cette phrase et les neuf autres qui la suivent composent la Charte du respect, qu’ils ont eux-mêmes écrite, adoptée et même signée de leur empreinte de main sur ce mur de cafétéria. Cela est en fait une façon concrète de dire qu’ensemble, ils s’unissent pour s’élever contre la violence et se respecter malgré leurs différences.
Bien que la réalisation de la Charte du respect soit le fruit de la cogitation étudiante, l’idée première relève d’abord du comité de prévention de la violence de l’école, principalement constitué d’adultes.
« Nous avons fait des groupes de discussion avec les élèves pour les faire parler à propos de la violence à l’école. Par la suite, nous avons présenté les résultats au conseil étudiant. Nous savions que sans les élèves, nous ne changerions rien. Nous leur avons proposé la rédaction d’une charte du respect, et ils se sont aussitôt investis dans le projet », raconte Véronique Beaulieu, directrice adjointe de l’école à l’époque de la réalisation de ce projet, soit l’an dernier.
Dans ces groupes de discussion, ce qui est surtout ressorti, ce sont des préoccupations sur la violence verbale au quotidien, l’intimidation, le rôle que doivent jouer les adultes à l’école et aussi sur celui des parents d’élèves. Dans cette école très multiculturelle, il n’était pas étonnant de voir surgir ce genre de résultats, surtout en ce qui concerne la violence verbale et tout le concept de respect l’entourant. C’est donc à partir de cette importante base de travail que les élèves se sont mis à l’écriture.
Comprenant dix articles, la Charte du respect a ensuite été présentée à tous les groupes de l’école. Dans chaque classe, les élèves du conseil étudiant ont lu la charte aux élèves en les invitant à se l’approprier et à la faire vivre. Pour s’assurer de son retentissement, les élèves ont fait installer la charte sur un immense panneau dans la cafétéria. Puis, classe après classe, les élèves, professeurs et autres membres du personnel ont déambulé afin de parapher, d’une empreinte de leur main, la Charte du respect. Au total, plus de 1200 mains entourent cette charte.
Allant du droit au respect de ses origines et de sa culture au devoir de s’exprimer sans vulgarité et agressivité, du droit du respect des individus et des espaces communs au devoir d’être responsable de ses actes et même de dénoncer tout acte de violence, la charte est devenue bien plus qu’un projet éphémère. Sa continuité dans le temps a été assurée par différentes actions. Cette année, la première Semaine du respect s’est tenue. Pour l’occasion, l’exercice de signature, dans un registre cette fois, a été renouvelé. Puis les élèves ont effectué une vente de bracelets sur lesquels était inscrit le mot respect.
Hadjer Dahel, l’une des jeunes élèves ayant participé à la rédaction de la charte, a même composé un slam de poésie rempli d’espoir, dont voici un extrait :
Comment pourrais-je vivre en sécurité?
Comment pourrais-je mettre la violence de côté?
Comment est-ce possible de bien m’exprimer?
Comment pourrais-je ne pas craindre d’être opprimée
Peu importe ma couleur, ma religion ou ma nationalité?
Comment éviter l’intimidation?
[…]
Il n’y a qu’un seul mot
Il soulagera tous les maux
Respect!
« Ce projet a permis de mobiliser les jeunes et les adultes autour de la prévention de la violence. S’il est un peu tôt pour en voir les effets concrets, on peut déjà dire qu’on sent chez les élèves une volonté de s’affranchir de la violence et de s’afficher contre elle. Ils se sentent plus à l’aise de dire non à la violence », indique Véronique Beaulieu, soulignant au passage que le projet a même obtenu le 2e prix du concours Pour un monde sans violence, organisé par le collège Dawson.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Cassandre Bois
École secondaire De Rochebelle
Dès son primaire, Cassandre Bois, élève de 5e à l’École secondaire De Rochebelle, a compris qu’elle avait un rôle à jouer afin de contribuer au développement de notre société. Depuis, que ce soit à travers les arts, le sport, l’engagement communautaire et parascolaire ou même la coopération internationale, elle a toujours su relever ses manches et travailler pour aller au bout de ses idéaux. Par exemple, la mise sur pied du projet La cuisine du cœur au profit des bénéficiaires de la Maison Dauphine et son rôle de chorégraphe pour la comédie musicale de l’école témoignent de l’engagement multidisciplinaire de Cassandre.
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Dès son primaire, Cassandre Bois, élève de 5e à l’École secondaire De Rochebelle, a compris qu’elle avait un rôle à jouer afin de contribuer au développement de notre société. Depuis, que ce soit à travers les arts, le sport, l’engagement communautaire et parascolaire ou même la coopération internationale, elle a toujours su relever ses manches et travailler pour aller au bout de ses idéaux. Par exemple, la mise sur pied du projet La cuisine du cœur au profit des bénéficiaires de la Maison Dauphine et son rôle de chorégraphe pour la comédie musicale de l’école témoignent de l’engagement multidisciplinaire de Cassandre.
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Dès son primaire, Cassandre Bois, élève de 5e à l’École secondaire De Rochebelle, a compris qu’elle avait un rôle à jouer afin de contribuer au développement de notre société. Depuis, que ce soit à travers les arts, le sport, l’engagement communautaire et parascolaire ou même la coopération internationale, elle a toujours su relever ses manches et travailler pour aller au bout de ses idéaux et tenter de changer les choses où cela compte vraiment.
« Je crois qu’il ne faut pas attendre la fin de ses études pour se montrer utile dans la société. C’est pourquoi j’ai choisi de m’impliquer tout de suite dans des projets qui ont des retombées immédiates », lance avec énergie Cassandre Bois.
La mise sur pied l’an dernier du projet La cuisine du cœur témoigne avec éloquence de l’esprit d’initiative de Cassandre. En compagnie d’une amie, la jeune fille a eu l’idée de cuisiner pour les bénéficiaires de la Maison Dauphine, ce qui représente environ 150 jeunes de la rue. Réunissant autour de son projet d’autres filles de l’école et sollicitant l’aide de partenaires, Cassandre est parvenue à livrer à la Maison Dauphine 80 tourtières, 150 biscuits et 300 petits gâteaux lors de la période des Fêtes 2010-2011.
« Avec ce projet, nous avons fait d’une pierre deux coups. En plus d’offrir à manger à plusieurs jeunes, nous avons donné un coup de main aux cuisiniers bénévoles de l’organisme. Cette année, en plus de la période des Fêtes que nous venons de vivre, nous voulons aussi participer à d’autres événements », indique l’élève de 5e secondaire.
À l’école, l’implication de Cassandre est aussi très présente et remarquée. Entre autres, depuis trois ans, elle est membre du comité de coordination de l’UNICEF, qui s’assure de générer le maximum de retombées pour l’organisme en sensibilisant les élèves de l’école à la cause. Cette implication a même donné l’idée à Cassandre, qui se dit très préoccupée par le problème de l’eau potable dans certains pays, de concevoir une immense murale illustrant le caractère essentiel de l’eau pour l’être humain.
C’est cette même sensibilité aux iniquités sociales qui a amené Cassandre à vivre une expérience de coopération internationale au Costa Rica l’an dernier. « J’ai trouvé cette expérience difficile, mais aussi tellement positive. On ne sait jamais à quel point les gens ont besoin d’aide jusqu’au moment où on se trouve sur place à les aider. Ça m’a fait réaliser qu’aider les autres, ça ne coûte rien et ça rapporte beaucoup », confie-t-elle.
Pour Cassandre, chaque implication représente aussi une nouvelle façon d’aller à la découverte des autres. Et c’est souvent à travers ses passions, comme la danse, qu’elle établit de belles relations d’amitié et de complicité. Participant pour la quatrième fois au projet de comédie musicale annuelle de l’école, Cassandre s’est même vu confier la tâche de chorégraphe. Ayant travaillé l’été dernier à la création des chorégraphies, elle a aussi été responsable de la sélection des danseurs et s’affaire maintenant, huit midis sur neuf, aux répétitions.
« Je comprends tout le travail que ça nécessite pour monter une production d’envergure comme nous le faisons. Comme, cette année, nous allons présenter la comédie musicale Grease, il y aura beaucoup de danses et nous devons être à la hauteur. Jusqu’à présent, je suis très satisfaite de travail effectué. »
Et comme son esprit d’initiative est contagieux, Cassandre s’est donné comme défi cette année de transmettre un peu de sa ferveur et de son dynamisme à des plus jeunes de son école. « Si nous voulons un milieu scolaire inspirant, il faut que les élèves s’impliquent et en entraînent d’autres avec eux. En déléguant des responsabilités, je veux en convaincre plusieurs de s’engager. Je suis certaine que c’est la meilleure façon de développer nos aptitudes », conclut la finaliste.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Michelle Houde
Collège Saint-Sacrement
« Impressionnant » est probablement le qualificatif le plus approprié lorsque l’on regarde la feuille de route de Michelle Houde, une élève de 5e secondaire du Collège Saint-Sacrement. Puis, lorsqu’on l’écoute parler avec passion de ses différents projets et engagements, on serait plutôt tenté de qualifier ses actions d’époustouflantes. Vie étudiante, aide humanitaire, engagement communautaire, protection de l’environnement, arts de la scène, prestations musicales, elle est partout et met son énergie à la disposition de tous les projets.
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« Impressionnant » est probablement le qualificatif le plus approprié lorsque l’on regarde la feuille de route de Michelle Houde, une élève de 5e secondaire du Collège Saint-Sacrement. Puis, lorsqu’on l’écoute parler avec passion de ses différents projets et engagements, on serait plutôt tenté de qualifier ses actions d’époustouflantes. Vie étudiante, aide humanitaire, engagement communautaire, protection de l’environnement, arts de la scène, prestations musicales, elle est partout et met son énergie à la disposition de tous les projets.
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« Impressionnant » est probablement le qualificatif le plus approprié lorsque l’on regarde la feuille de route de Michelle Houde, une élève de 5e secondaire du Collège Saint-Sacrement. Puis, lorsqu’on l’écoute parler avec passion de ses différents projets et engagements, on serait plutôt tenté de qualifier ses actions d’époustouflantes. Vie étudiante, aide humanitaire, engagement communautaire, protection de l’environnement, arts de la scène, prestations musicales, elle est partout et met son énergie à la disposition de tous les projets.
« Tous savent que lorsqu’on lui attribue une tâche, elle l’entreprendra avec cœur et s’organisera pour atteindre les objectifs. Elle est une source de dynamisme et son énergie nous incite à nous dépasser », dit avec admiration Marie-Josée Veilleux, de la direction à la vie pédagogique pour le Collège.
Si elle est présentée un peu comme une source d’inspiration, c’est bien parce que Michelle ne lésine vraiment pas sur les efforts et les implications. Depuis la 2e secondaire, on dirait qu’elle est atteinte de la fièvre de l’implication. À cette époque, en collaboration avec une amie, elle mettait sur pied un spectacle amateur dans un parc afin d’amasser des fonds pour Opération Enfant Soleil. Elle a alors remis 800 $ en direct à la télé. Déjà, par cette action, Michelle laissait poindre un grand esprit d’initiative. Et tout s’est enchaîné.
« À l’école, on nous encourageait à participer à des projets. J’ai essayé et j’ai eu la piqûre. Depuis, j’essaie de toucher à tout, de m’intéresser à plein de projets différents, et je mets toujours le temps qu’il faut pour en faire des succès », indique celle qui, en plus de toutes ses implications, maintient une moyenne scolaire générale de 91 %.
Toujours la première à s’informer des besoins, des projets et à offrir ses services, Michelle est de tous les événements portes ouvertes à l’école, s’implique pour l’animation des activités d’accueil pour les 1re secondaire, agit comme bénévole lors de la collecte de sang annuelle, anime différents galas qui sont présentés à l’école et est associée depuis trois ans au comité environnemental de l’école. Avec ce dernier, elle a mis sur pied un projet de cueillette et de revente d’uniformes scolaires, s’implique dans la distribution annuelle d’arbres ainsi qu’avec le centre de tri pour le recyclage et le compostage. Elle a même pris l’initiative d’effectuer des démarches afin de diminuer la quantité de bouteilles d’eau vendues à la cafétéria.
Musicienne de talent, jouant du piano, du saxophone et de la clarinette, Michelle fait partie du jazz band de l’école depuis la 1re secondaire et est membre de l’Orchestre symphonique de Terrebonne depuis trois ans.
Dotée d’un sens de la justice et de la solidarité exemplaire, Michelle a donné de son temps au comptoir familial de Terrebonne et au CHSLD, en plus de participer à des collectes de fonds pour les sinistrés d’Haïti à la suite du séisme de 2010 et pour la Fondation CHU Sainte-Justine. Pour cette dernière, Michelle a été la porte-parole du Collège dans le cadre du projet régional Défi Jeunesse 1 km, auquel ont participé 44 écoles privées du Grand Montréal.
Bientôt, cette même fibre de solidarité l’entraînera vers le Vietnam, où elle participera à un voyage d’aide humanitaire de deux semaines. « J’ai eu la chance de naître du bon côté de la planète et dans une bonne famille. J’ai donc choisi de rendre aux gens la chance que j’ai eue. Le Vietnam sera ma première expérience à l’international. Cela me permettra de vraiment comprendre ce qu’est la pauvreté ailleurs dans le monde. Et j’entends bien avoir d’autres expériences du genre plus tard avec Médecins Sans Frontières », indique la jeune fille, révélant du même coup son désir d’étudier la médecine.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Jean-François Perron
Polyvalente de L’Ancienne-Lorette
Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. En mettant entre autres sur pied le projet des Soirées palpitantes, une initiative entrepreneuriale qui permet la diffusion de spectacles et l’implication annuelle de 50 élèves, et celui de la journée de l’emploi, donnant ainsi la chance aux étudiants de rencontrer d’éventuels employeurs à l’école, Jean-François Perron crée justement ce contexte favorable de développement.
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Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. En mettant entre autres sur pied le projet des Soirées palpitantes, une initiative entrepreneuriale qui permet la diffusion de spectacles et l’implication annuelle de 50 élèves, et celui de la journée de l’emploi, donnant ainsi la chance aux étudiants de rencontrer d’éventuels employeurs à l’école, Jean-François Perron crée justement ce contexte favorable de développement.
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Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. « Les jeunes ont du potentiel et aussi du temps à donner si on les intéresse. C’est pour ça que j’innove et que je crée des projets qui les stimulent. »
Se décrivant avant tout comme un interventionniste et une personne qui a cette capacité de saisir la balle au bond pour faire un projet rassembleur, Jean-François Perron privilégie de loin un modèle scolaire ouvert sur la communauté et grandement impliqué dans la collectivité. « L’école ne peut travailler en vase clos. Elle doit mettre l’élève au centre de son développement et joindre à sa mission différents partenaires, pour qu’ensuite, les élèves redonnent à leur tour à la communauté », croit-il
C’est d’ailleurs inspiré par cette vision que Jean-François Perron, en collaboration avec un collègue enseignant en théâtre, a eu l’idée il y a huit ans de mettre sur pied le projet des Soirées palpitantes. Véritable initiative entrepreneuriale, ce projet permet l’implication annuelle de 50 élèves en s’articulant autour de la présentation d’une série de spectacles.
« Nous avons voulu profiter des installations de l’école pour donner aux élèves un contexte réel de travail. Ils s’impliquent, s’occupent du service à la clientèle, de la technique et ainsi jouent un rôle actif dans la communauté comme diffuseurs de spectacles », raconte l’initiateur du projet, qui occupe encore le rôle de directeur artistique et de superviseur des équipes technique et du marketing.
Aujourd’hui, la popularité des Soirées palpitantes est telle que la programmation compte cinq grands spectacles et même une série plus intime qui permet d’assister à des spectacles directement sur scène avec l’artiste invité. À cela se sont même ajoutés des spectacles-bénéfice pour Leucan. L’an dernier, David Usher a foulé les planches de l’auditorium de la polyvalente de L’Ancienne-Lorette et cette année, ce sera Pascale Picard.
Sensible aux besoins des jeunes, Jean-François Perron a aussi eu un jour l’idée d’élaborer un projet afin de les aider à se trouver de l’emploi. « Je me souviens de la première entrevue que j’ai passée pour un emploi quand j’étais adolescent. Ça a été une expérience plutôt intimidante. J’ai alors pensé qu’il serait bien de proposer aux jeunes une journée de l’emploi réinventée, où les entreprises du secteur pourraient venir à l’école, les rencontrer et leur faire passer des entrevues. On a préparé les élèves et cela a très bien fonctionné. On répète l’activité tous les ans et les jeunes sont heureux de pouvoir y participer. »
Sans l’engagement répété de Jean-François Perron dans la communauté, cette activité n’aurait jamais pu voir le jour. Depuis des années, il siège à plusieurs conseils d’administration, ce qui lui a permis de tisser de nombreux liens aujourd’hui bénéfiques pour l’école et les jeunes.
« Cela fait partie de mes croyances : l’école doit se rapprocher du milieu où elle se situe. C’est ensuite plus facile de solliciter des partenaires, d’intéresser les entreprises à nos projets et de contribuer au développement des jeunes. »
En multipliant ainsi les implications et les projets, Jean-François Perron espère pouvoir aider certains jeunes à mieux se connaître pour faciliter leur cheminement scolaire et professionnel. « Avec une vision globale de l’éducation, une vision qui implique toute une collectivité, on améliore nos chances de réussite. C’est pour ça que je reste sur le terrain, près de différents intervenants et surtout près des jeunes », conclut-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Renée Pronovost
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
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S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
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S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
« Je crois vraiment que l’on peut changer le monde un élève à la fois, lance Renée Pronovost. Mais pour cela, il faut être à l’écoute des élèves. Ça nous permet de mieux les comprendre, de mieux répondre à leurs attentes, de mieux les accompagner, mais surtout de leur offrir des projets qui leur ressemblent et qui les branchent. »
Pour faire tout cela, il faut prendre le temps de connaître les élèves et de les rencontrer régulièrement. C’est pourquoi Renée Pronovost se fait un devoir de créer un lien rapidement avec les 1re secondaire dès leur arrivée à l’école. « Mon premier contrat, c’est quand les plus jeunes arrivent. Ils sont ma relève pour les années à venir. Je leur parle des projets à l’école et j’essaie de créer des liens rapidement », raconte-t-elle.
Pour concrétiser ces liens, l’animatrice a créé le document Coffre à outils pour les élèves de 1re secondaire. Par cela, elle souhaite faciliter le passage du primaire au secondaire en donnant aux élèves de nombreux trucs sur la gestion de l’agenda, l’organisation du temps et la vie sociale, des informations sur l’horaire, etc. Toujours avec les plus jeunes, elle a aussi mis sur pied le projet Le coffret de nos rêves. Ainsi, elle invite tous les élèves à faire une réflexion sur le passé et le moment présent puis une projection vers l’avenir, leurs rêves et les défis qu’ils veulent relever. Chaque élève dépose ensuite sa lettre dans un coffre qui sera rouvert dans cinq ans, lors de la soirée des finissants.
Et il y a tous les autres projets ponctuels ou récurrents dans lesquels Renée Pronovost s’implique et guide les élèves. Entre autres, elle a déjà amené des élèves à servir des repas à l’Accueil Bonneau, participé avec d’autres à l’organisation du Défi sportif pour les jeunes handicapés, mené une campagne du ruban blanc pour sensibiliser les jeunes à la violence, mis sur pied avec des élèves l’opération Bas de laine – qui a permis d’amasser des vêtements chauds pour les personnes dans le besoin – et accompagné un élève pour la mise en place d’une activité liée au défi Têtes rasées et d’une autre dans le cadre de l’événement Movember.
« Le dynamisme que Renée a insufflé dans la vie scolaire de notre école nous permet maintenant de rayonner dans toute la collectivité. Dans un contexte où nous tentons de créer des liens signifiants entre l’école, la famille et la communauté, elle est devenue avec les années un fil conducteur des plus importants », témoigne Sylvain Caron, le directeur de l’école.
Reconnue par ses pairs et par les jeunes pour sa grande bonne humeur, Renée fait en sorte par sa simple présence que les jeunes ont le goût de s’impliquer et de la suivre. Et comme les chiffres ne mentent pas, le nombre d’inscriptions au Club jeunesse de l’école a triplé cette année. Comme quoi les jeunes ont envie de s’inspirer de la passion de Renée Pronovost.
« Nous, les bénévoles, nous pouvons dire que c’est avec Mme Pronovost que nous avons découvert le plus de choses. Étant déjà à ma dernière année au secondaire, je suis fière et heureuse d’avoir fait du bénévolat. Cela m’a apporté de la confiance, de la satisfaction personnelle et de la maturité. Elle joue un grand rôle dans notre école, car elle sait comment impliquer les gens », indique Elizabeth Dubé-Royer.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Chantale Simard
École secondaire des Grandes-Marées
Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
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Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
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Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
« C’est en permettant aux jeunes en difficulté de vivre des situations d’apprentissage très concrètes que je rejoins mon objectif d’éducation », explique Chantale Simard. Avec des projets comme « Change mon décor », où les élèves prennent en charge la rénovation et la décoration d’un bureau ou d’une pièce de l’école, l’enseignante veut offrir aux jeunes la possibilité de mettre à profit leurs aptitudes et de vivre des réussites.
Le sentiment d’appartenance des jeunes à l’école s’en trouve renforcé et l’idée de décrocher, repoussée… « C’est là mon objectif, affirme l’enseignante. Mais il faut y aller petit pas par petit pas et voir l’impact à long terme plutôt qu’à court terme ». Celle qui espère, à travers son travail, favoriser chez les jeunes le goût du dépassement, l’entraide et la persévérance considère qu’il est important de leur montrer « qu’on est là pour eux ».
Ayant elle-même eu à surmonter des obstacles lorsqu’elle était au secondaire, elle reconnaît toute l’importance d’aider les jeunes en difficulté à découvrir leurs talents. « Parce qu’ils en ont! Il faut seulement leur donner les moyens de les explorer », ajoute-elle.
Depuis deux ans, le projet « Change mon décor » connaît un véritable succès. Supervisés par l’enseignante, les jeunes sont responsables d’élaborer et de réaliser, de A à Z, la rénovation et la décoration des bureaux des intervenants de l’école. « Les jeunes travaillent vraiment dans le concret! Ils conçoivent le plan d’aménagement, fabriquent les meubles, font le plâtrage et la peinture, en plus de décorer la pièce ».
Non seulement les demandes se multiplient dans l’école, mais le projet a des échos jusqu’à l’hôpital de Chicoutimi où des intervenants ont demandé aux élèves de Mme Simard de revamper le local-classe du département de pédopsychiatrie! « L’intérêt que l’on porte au projet est une source de fierté et de motivation incroyable pour les élèves », reconnaît-elle. Il y en aurait même qui penseraient à poursuivre une formation en design d’intérieur…
« En créant ce projet, je voulais vraiment faire vivre aux élèves en difficulté des réussites personnelles et leur permettre d’exprimer un potentiel qui reste souvent caché dans un contexte de classe traditionnel ». Pour Michelle Tremblay, directrice de l’École secondaire des Grandes-Marées, il ne fait pas de doute que « l’engagement de Mme Simard mérite d’être souligné autant pour la qualité et l’originalité de ses projets que pour l’impact créé auprès des élèves qui y participent activement ».
En effet, « Change mon décor » est un projet parmi une multitude d’autres initiés par Chantale Simard. Qu’on pense entre autres à la fabrication de lampes décoratives et fonctionnelles vendues au grand public pour financer la sortie de fin d’année des élèves ou aux nombreux projets artistiques visant à personnaliser les classes de l’école.
« On dit souvent qu’il faut prêcher par l’exemple, et c’est ce que j’essaie de faire », conclut l’enseignante qui espère sincèrement, par son engagement, être un modèle positif pour les jeunes.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
“Je nage pour la vie”
Polyvalente des Appalaches
Parfois, certaines causes nous interpellent plus que d’autres. Chez Marie-Pier Lapointe, une élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, la cause du suicide semble éveiller une profonde réflexion. Bien qu’elle n’ait pas été directement aux prises avec cette épreuve, la jeune fille se considère à ce point concernée qu’elle a choisi de créer le projet « Je nage pour la vie ». Prenant la forme d’un nage-o-thon, ce projet vise à sensibiliser la population de sa région au suicide tout en amassant des fonds qui seront en partie remis à un organisme de lutte contre le suicide.
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Parfois, certaines causes nous interpellent plus que d’autres. Chez Marie-Pier Lapointe, une élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, la cause du suicide semble éveiller une profonde réflexion. Bien qu’elle n’ait pas été directement aux prises avec cette épreuve, la jeune fille se considère à ce point concernée qu’elle a choisi de créer le projet « Je nage pour la vie ». Prenant la forme d’un nage-o-thon, ce projet vise à sensibiliser la population de sa région au suicide tout en amassant des fonds qui seront en partie remis à un organisme de lutte contre le suicide.
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Parfois, certaines causes nous interpellent plus que d’autres. Chez Marie-Pier Lapointe, une élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, la cause du suicide semble éveiller une profonde réflexion. Bien qu’elle n’ait pas été directement aux prises avec cette épreuve, la jeune fille se considère à ce point concernée qu’elle a choisi de créer le projet « Je nage pour la vie ». Prenant la forme d’un nage-o-thon, ce projet vise à sensibiliser la population de sa région au suicide tout en amassant des fonds qui seront en partie remis à un organisme de lutte contre le suicide.
« Je crois que tout le monde connaît des personnes qui ont fait le geste fatal ou qui ont vécu ça de près. Si je monte ce projet, c’est pour que les gens prennent conscience qu’il existe des organismes qui peuvent aider dans des situations de crise. Personne n’est à l’abri d’une période difficile qui peut donner des idées noires. C’est donc bien de savoir et de se rappeler que l’on peut obtenir de l’aide », explique Marie-Pier.
Travaillant à son projet depuis septembre, tout en comptant sur la précieuse collaboration de Marie-Hélène Houde, une intervenante du Centre de santé des Etchemins, l’élève de 5e secondaire a beaucoup d’ambition concernant les retombées de son événement. Espérant intéresser au moins de 80 à 100 nageurs, qui seront répartis en une douzaine d’équipes, Marie-Pier vise à amasser ainsi au moins 1 200 $. Puis, lors de l’événement, où elle espère que de nombreuses personnes viendront encourager les participants, de l’information sur le suicide sera offerte et les visiteurs seront ainsi encouragés à faire un don.
« Je vais remettre une bonne partie de l’argent amassé à un organisme ou à une fondation qui offre de l’aide aux gens de notre région qui ont des idées suicidaires. L’autre partie des dons servira à notre école. Avec cet argent, nous ferons venir un conférencier qui parlera du suicide ou peut-être même une troupe de théâtre qui jouera une pièce sur le sujet. Comme ça, les élèves de l’école pourront être sensibilisés davantage », indique Marie-Pier.
Jusqu’à présent, Marie-Pier ne parvient même pas à répertorier les nombreuses heures qu’elle a pu consacrer à son projet. Elle planifie toute la logistique, prépare la campagne promotionnelle afin d’attirer des nageurs et des visiteurs, campagne qui s’amorcera bientôt à travers les médias locaux, recrute les bénévoles et présente à qui veut bien l’entendre tous les détails de l’événement qui se déroulera le 14 avril 2012.
Élève impliquée dans plusieurs projets de son école, Marie-Pier voit en son « Je nage pour la vie » une occasion de créer quelque chose de récurrent pour la polyvalente. Si, cette année, la sensibilisation au suicide a servi à faire émerger une nouvelle façon de collecter des fonds à la Polyvalente des Appalaches, peut-être que les prochaines éditions pourraient servir à faire rayonner d’autres causes.
« J’aimerais vraiment que ce projet devienne un événement annuel. Pour ça, il faudra que d’autres jeunes prennent ma relève. Avec ce projet, en plus de faire un geste constructif, on favorise même la pratique d’une saine activité physique », ajoute l’initiatrice du projet, elle-même grande passionnée de natation.
« Depuis 2006, quand Pierre Létourneau a nagé 250 kilomètres entre Longueuil et Lévis afin d’attirer l’attention sur le suicide, de nombreux événements du genre se sont organisés. Maintenant, notre école a aussi son édition et nous aussi, nous pouvons apporter notre contribution à cette cause. Si on veut que ça cesse, le suicide, il faut en parler », conclut Marie-Pier.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
SlowPopShow 2012
École secondaire A.N. Morin
Chanter pour Haïti! Voilà ce que Alexandre Lemieux, un élève de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, a choisi de faire pour aider son école à amasser des sous afin de financer la reconstruction du collège Eddy Pascal, situé tout près de Port-au-Prince. Mais pas question de chanter seul. En donnant vie au SlowPopShow, Alexandre a voulu réunir tout plein d’élèves artistes, qu’ils soient chanteurs, danseurs, musiciens ou même créateurs de décors, afin d’offrir une prestation d’ensemble digne de mention et qui aurait surtout la chance de générer beaucoup de retombées financières.
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Chanter pour Haïti! Voilà ce que Alexandre Lemieux, un élève de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, a choisi de faire pour aider son école à amasser des sous afin de financer la reconstruction du collège Eddy Pascal, situé tout près de Port-au-Prince. Mais pas question de chanter seul. En donnant vie au SlowPopShow, Alexandre a voulu réunir tout plein d’élèves artistes, qu’ils soient chanteurs, danseurs, musiciens ou même créateurs de décors, afin d’offrir une prestation d’ensemble digne de mention et qui aurait surtout la chance de générer beaucoup de retombées financières.
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Chanter pour Haïti! Voilà ce que Alexandre Lemieux, un élève de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, a choisi de faire pour aider son école à amasser des sous afin de financer la reconstruction du collège Eddy Pascal, situé tout près de Port-au-Prince. Mais pas question de chanter seul. En donnant vie au SlowPopShow, Alexandre a voulu réunir tout plein d’élèves artistes, qu’ils soient chanteurs, danseurs, musiciens ou même créateurs de décors, afin d’offrir une prestation d’ensemble digne de mention et qui aurait surtout la chance de générer beaucoup de retombées financières.
Fort d’une première édition qui avait attiré environ 200 spectateurs l’an dernier, amassant ainsi 1 000 $, Alexandre Lemieux s’est à nouveau relevé les manches cette année en choisissant de répéter l’expérience et de donner une deuxième édition au SlowPopShow. « J’ai été très touché par le tremblement de terre en Haïti, et pouvoir contribuer au financement de la reconstruction d’une école, cela me motive beaucoup. En plus, comme je suis un passionné de musique et que je veux devenir chanteur plus tard, je fais d’une pierre deux coups », explique Alexandre, tout en précisant qu’il chante depuis qu’il a trois ans.
L’an dernier, avec la collaboration de sa mère, Christina Zawilski, Alexandre avait monté le projet de A à Z et l’avait présenté à la direction de l’école pour obtenir son approbation. Puis il avait dû se charger de toute la logistique, du recrutement des artistes, de la direction artistique, etc. Cette année, la tâche est tout aussi colossale, mais compte tenu de son expérience et de l’accueil positif qu’a obtenu le SlowPopShow de l’an dernier, c’est comme si toute l’organisation de la deuxième édition progressait plus aisément.
« Le SlowPopShow est devenu comme un projet d’école. Il y a des jeunes de tous les niveaux, de différentes options et même de l’adaptation scolaire. Les élèves en arts plastiques ont été sollicités pour les décors et ceux en arts et métiers de la scène, pour l’éclairage et la sonorisation. Il y a aussi plusieurs professeurs qui donnent un coup de main, donnent leur avis et contribuent beaucoup à la bonne marche du projet », indique l’élève de 16 ans.
Avec une formule de spectacle inspirée de l’émission Belle et Bum, où les jeunes artistes peuvent être tour à tour chanteurs principaux ou choristes, participant ainsi à la prestation globale, Alexandre souhaite que le SlowPopShow puisse plaire à un large public. Et comme son nom l’indique, le contenu musical sera principalement constitué de balades et de chansons populaires.
« Cette année, le spectacle aura lieu le 20 avril et nous espérons pouvoir remplir la salle de notre école, qui compte 350 places. Ce serait un vrai gros succès. Et j’ai confiance. En audition, j’ai entendu des super belles voix et ça m’a jeté par terre. Les gens vont avoir de belles surprises », claironne Alexandre avec beaucoup d’espoir.
Impliquée dans le projet depuis les premières heures, la mère d’Alexandre n’en revient tout simplement pas de l’implication de son fils et de tous les efforts déployés. L’accompagnant à travers la logistique, les auditions et plusieurs autres facettes de la production d’un spectacle, Christina Zawilski a pu largement apprécier le travail d’Alexandre, mais aussi celui de tous les autres jeunes qui participent aux répétitions, développent leur talent et s’investissent pour que le SlowPopShow connaisse un immense succès.
« C’est beau, dit-elle, de voir tous ces jeunes travailler dur. Ce n’est pas toujours facile de gérer tout ce beau monde, mais ils veulent tellement que ça fonctionne que c’est génial. C’est pour Alexandre que j’ai décidé d’offrir mon aide, mais aussi pour tous ces jeunes. »
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Projet Costa Rica
École secondaire Curé-Hébert
Au début du mois de mars, cinq élèves de l’École secondaire Curé-Hébert se sont envolés pour le Costa Rica. Un voyage sous le soleil, oui. Mais certainement pas des vacances à la plage! C’est plutôt une véritable expérience humanitaire qu’ils ont vécue après presqu’un an de préparation et de financement. Une expérience qui leur aura permis de repousser leurs limites et que ces jeunes de 5e secondaire ne sont certainement pas près d’oublier…
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Au début du mois de mars, cinq élèves de l’École secondaire Curé-Hébert se sont envolés pour le Costa Rica. Un voyage sous le soleil, oui. Mais certainement pas des vacances à la plage! C’est plutôt une véritable expérience humanitaire qu’ils ont vécue après presqu’un an de préparation et de financement. Une expérience qui leur aura permis de repousser leurs limites et que ces jeunes de 5e secondaire ne sont certainement pas près d’oublier…
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Cinq élèves de l’École secondaire Curé-Hébert s’envoleront prochainement vers le Costa Rica. Un voyage sous le soleil, oui. Mais certainement pas des vacances à la plage! C’est plutôt une expérience humanitaire qu’ils vivront en compagnie du professeur Patrice Gilbert et de 43 autres élèves d’une école de la région de Québec. Une occasion unique pour ces jeunes de 5e secondaire de repousser leurs limites et de s’ouvrir sur le monde…
Pour l’École secondaire Curé-Hébert, ce voyage humanitaire au Costa Rica est un projet-pilote. Sandrine Fortin, Pamela Lajoie Maltais, Frédérique Larouche, Camille Thériault et Jérôme Tremblay sont donc les premiers « chanceux » qui participeront à cette aventure.
Mais ils ont fait leur chance. Tous engagés au sein de leur école secondaire, ils ont démontré au fil des ans beaucoup d’autonomie et un excellent sens du leadership. Car pour participer à un projet d’une telle envergure, il fallait être bien organisé! « Même si le voyage communautaire a lieu du 29 février au 7 mars, les élèves travaillent depuis juin dernier à la préparation et au financement du projet », commente l’enseignant de français Patrice Gilbert.
Et ils n’ont pas chômé! Pendant toute l’année scolaire, et ce, toutes les semaines, les élèves ont vendu du pain et du fromage aux gens de la communauté. Ils ont également participé à des kiosques d’ouverture sur le monde, ont présenté leur projet à tous les parents de l’école lors de la rentrée scolaire, ont effectué une cueillette de livres pour en faire la vente au mois de novembre, puis ont terminé avec un souper spaghetti avant Noël. « Sans oublier la rédaction du rapport avant-pendant-après qu’ils remettront au conseil d’établissement dans les semaines suivant leur retour », ajoute Patrice Gilbert.
Mais comment ces cinq élèves sont-ils arrivés, au cours des derniers mois, à préserver l’équilibre entre les études, la préparation du projet, les activités de financement et leurs occupations personnelles? « Il a fallu s’adapter, reconnaît Sandrine Fortin. Et apprendre à travailler en équipe ».
La persévérance est également au cœur de leurs apprentissages. « Nous avons eu à surmonter quelques difficultés en cours de route, témoigne Sandrine. Certaines activités de financement, comme la vente de livres, n’ont pas apporté les résultats escomptés. Il a donc fallu se retrousser les manches et redoubler d’efforts pour les activités suivantes ».
« À l’échelle locale, explique Patrice Gilbert, c’est toute la communauté qui s’est mobilisée pour soutenir les diverses étapes de financement du projet. Des organismes se sont aussi impliqués financièrement, comme la municipalité d’Hébertville et la Maison des jeunes. » Sandrine Fortin poursuit : « Le rayonnement a été très positif dans la région. Les gens sont heureux pour nous et veulent en savoir plus sur le Costa Rica et sur le mode de vie des gens là-bas ».
Sur place, les élèves vivront dans des familles costaricaines et réaliseront divers travaux dans la communauté. « C’est un moyen pour nous de se mettre en action, de repousser les limites de l’entraide et de la coopération, de se découvrir et, surtout, de renforcer notre désir de changer le monde », conclut Sandrine avec conviction.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Laura Bégin
Séminaire Saint-François
Au-delà du désir de s’impliquer, il y a la volonté de se dépasser. Une volonté qui permet, même après une chute, de se relever et d’entreprendre de nouveaux défis. Laura Bégin, étudiante de 5e secondaire au Séminaire Saint-François, peut en parler en connaissance de cause. Adepte du cheerleading, une grave chute l’a contrainte à délaisser ce sport où elle excellait. Qu’à cela ne tienne, la jeune fille s’est alors tournée vers le soccer et le basketball, tout en s’investissant dans l’association générale étudiante, un projet de voyage humanitaire et à encore bien d’autres endroits.
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Au-delà du désir de s’impliquer, il y a la volonté de se dépasser. Une volonté qui permet, même après une chute, de se relever et d’entreprendre de nouveaux défis. Laura Bégin, étudiante de 5e secondaire au Séminaire Saint-François, peut en parler en connaissance de cause. Adepte du cheerleading, une grave chute l’a contrainte à délaisser ce sport où elle excellait. Qu’à cela ne tienne, la jeune fille s’est alors tournée vers le soccer et le basketball, tout en s’investissant dans l’association générale étudiante, un projet de voyage humanitaire et à encore bien d’autres endroits.
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Au-delà du désir de s’impliquer, il y a la volonté de se dépasser. Une volonté qui permet, même après une chute, de se relever et d’entreprendre de nouveaux défis. Laura Bégin, étudiante de 5e secondaire au Séminaire Saint-François, peut en parler en connaissance de cause. Adepte du cheerleading, une grave chute l’a contrainte à délaisser ce sport où elle excellait. Qu’à cela ne tienne, la jeune fille s’est alors tournée vers le soccer et le basketball, tout en s’investissant dans l’association générale étudiante, un projet de voyage humanitaire et à encore bien d’autres endroits.
« À un certain moment, je faisais environ 15 heures de cheer par semaine. Lors d’une répétition, je suis tombée et j’ai subi un traumatisme crânien. Il a donc fallu que je cesse de pratiquer ce sport. Mais j’aime tellement me dépenser physiquement que j’ai voulu faire autre chose. Je me suis donc inscrite dans l’équipe de soccer, puis dans celle de basketball. Pourtant, je ne connaissais rien de ces deux sports. Mais j’ai pratiqué et je me suis améliorée constamment. Ça a été ma façon de me relever », raconte la jeune élève de 16 ans.
Le moins que l’on puisse dire est que Laura ne manque pas de fougue. Cette façon qu’elle a eue de rebondir devant l’adversité en est un bon exemple. Son désir d’aller toujours plus loin, de développer son plein potentiel, de s’ouvrir à toutes sortes de nouveautés ne se limite pas aux disciplines sportives. Par exemple, l’an dernier, Laura a voulu confronter ses valeurs et sortir de sa zone de confort. Pour cela, elle a participé à un voyage d’aide humanitaire en République dominicaine.
« Nous sommes habitués à notre confort, ici, au Canada, et je voulais voir comment cela se passait ailleurs. J’ai été éblouie de voir comment ces gens, qui n’ont presque rien, s’entraident et partagent alors qu’ici, on ne connaît même pas nos voisins. J’aimerais pouvoir y retourner un jour, mais cette fois, comme médecin », indique Laura.
Cette empathie naturelle, l’élève du Séminaire Saint-François l’exploite aussi dans sa propre communauté. Après avoir appris que le frère de l’une de ses amies était atteint d’un cancer des os, elle a spontanément organisé, avec quelques jeunes filles, une activité de financement au profit de la Fondation Rêves d’enfants. Au programme, recherche de commanditaires, vente de sucres d’orge avant Noël et vente de t-shirts prévue pour mars 2012.
Autre exemple de son dévouement, elle a mis sur pied avec une amie l’activité « Cadeau pour des étrangers ». Après avoir convaincu plusieurs autres jeunes de se joindre à elles, elles ont acheté 500 cannes de Noël et plusieurs petits cadeaux. Tous ensemble, ils se sont empressés de donner le tout à des inconnus le 23 décembre.
« J’ai trouvé cette activité très émouvante, confie Laura. Après avoir distribué nos cadeaux sur la rue Saint-Jean et au carré D’Youville, nous sommes allés à la Maison de Lauberivière. Là, des sans-abri nous disaient qu’il s’agissait de leur premier cadeau depuis fort longtemps. »
Laura exprime aussi son enthousiasme à travers ses nombreuses implications du côté de l’association générale étudiante en tant que représentante culturelle. Ainsi, elle a organisé et planifié différentes activités dont un spectacle de l’humoriste Jean-Thomas Jobin, un spectacle de Noël, un concours de vidéos amateurs ainsi qu’un concours de « talents étranges ». Comme elle est aussi une pianiste aguerrie, il ne faut pas oublier ses diverses prestations lors du Gala culturel de l’école, du concours Secondaire en spectacle et d’un concert-bénéfice pour la Fondation Saint-François.
« C’est très important de s’engager dans son école. Pour moi, c’est un moyen de m’ouvrir aux autres et d’amener des changements. Et puis j’ai la chance d’avoir une influence positive. Quand je propose un projet, il y en a d’autres qui embarquent. Ça devient très motivant et surtout très gratifiant », conclut Laura.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Sarah-Ève Potvin
École secondaire Curé-Hébert
À l’École secondaire Curé-Hébert, Sarah-Ève Potvin est… partout! Que ce soit pour organiser des campagnes de financement, gérer une petite entreprise, participer à plusieurs comités étudiants ou offrir ses services à la Maison des jeunes, cette étudiante de 5e secondaire s’engage d’abord « pour mieux se connaître ». Mais aussi, et surtout, pour partager le meilleur d’elle-même avec les gens qui l’entourent et leur permettre de vivre, eux aussi, de nouvelles expériences.
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À l’École secondaire Curé-Hébert, Sarah-Ève Potvin est… partout! Que ce soit pour organiser des campagnes de financement, gérer une petite entreprise, participer à plusieurs comités étudiants ou offrir ses services à la Maison des jeunes, cette étudiante de 5e secondaire s’engage d’abord « pour mieux se connaître ». Mais aussi, et surtout, pour partager le meilleur d’elle-même avec les gens qui l’entourent et leur permettre de vivre, eux aussi, de nouvelles expériences.
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À l’École secondaire Curé-Hébert, Sarah-Ève Potvin est… partout! Que ce soit pour organiser des campagnes de financement, gérer une petite entreprise, participer à plusieurs comités étudiants ou offrir ses services à la Maison des jeunes, cette étudiante de 5e secondaire s’engage d’abord « pour mieux se connaître ». Mais aussi, et surtout, pour partager le meilleur d’elle-même avec les gens qui l’entourent et leur permettre de vivre, eux aussi, de nouvelles expériences.
« Pour moi, il est nécessaire d’être dans l’action. Plus j’ai de choses à faire, plus je suis stimulée », témoigne Sarah-Ève Potvin. Et en choisissant de s’engager dans des projets qui la passionnent, comme l’organisation du bal de finissants ou de la fête de la St-Valentin, Sarah-Ève se garde bien active, pas de doute là-dessus!
Inspirée par son père, propriétaire d’entreprise, Sarah-Ève a un fort intérêt pour les affaires. Ses multiples engagements en levée de fonds et en organisation de projets le prouvent bien. L’étudiante a entre autres amassé des fonds pour la Fondation Mira en organisant à l’école une conférence donnée par une personne non-voyante suivie d’une marche dans le noir. « Les élèves déambulaient dans les couloirs de l’école les yeux bandés, avec une canne ou avec un chien », explique Sarah-Ève en ajoutant que l’activité a permis à plusieurs élèves de mieux comprendre la réalité des personnes non-voyantes.
Sarah-Ève a également participé à la campagne de financement de la Maison de Pierrot, un organisme venant en aide aux personnes handicapées, ainsi qu’à plusieurs activités-bénéfice pour la Maison des jeunes de Desbiens.
Mais par-dessus tout, ce sont ses expériences au sein du projet de décoration de la salle de bain des filles de l’école et à titre de gestionnaire de l’entreprise MGMG (Magasin général Mère Grand) qui ont véritablement confirmé son leadership et son « sens des affaires ». « Pour la décoration de la salle de bain des filles, nous étions trois responsables. Il a donc fallu planifier la décoration, le budget et l’échéancier et faire accepter notre projet par l’école », précise Sarah-Ève.
Au sein de l’entreprise MGMG, l’étudiante a d’abord occupé la fonction de directrice adjointe. Cette année, elle est responsable des ressources humaines. « C’est sans aucun doute mon engagement le plus marquant à ce jour, ajoute Sarah-Ève. Je ne pensais pas être capable de gérer des employés. Mais je le fais, et ça se passe bien! » Selon Stéphanie Tremblay, enseignante orthopédagogue à l’École secondaire Curé-Hébert, « l’entreprise MGMG a clairement permis à Sarah-Ève de se mobiliser et de découvrir tout le potentiel qu’elle possède. »
« Pour mieux se connaître, il faut explorer différents domaines. J’essaie donc de varier mes engagements justement pour découvrir mes capacités et mes intérêts. Par exemple, lorsque nous avons décoré la salle de bain des filles, j’ai découvert que j’adorais la décoration. Ce qui m’a permis de confirmer mon choix de carrière! »
En effet, Sarah-Ève prévoit se rendre à Québec dès l’année prochaine pour y étudier le design d’intérieur. Ses ambitions? Fonder une entreprise en collaboration avec son père, qui possède déjà une entreprise de fabrication d’armoires et d’escaliers!
Et bien sûr, Sarah-Ève compte poursuivre ses engagements dans la communauté! « C’est important pour moi. S’engager, c’est laisser sa marque, mais c’est aussi tracer la route pour ceux qui sont derrière nous. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Julie Mathieu
École secondaire Jean-de-Brébeuf
L’école secondaire Jean-de-Brébeuf, l’enseignante de musique Julie Mathieu l’a littéralement tatouée sur le cœur. Après y avoir vécu ses années de secondaire, période où elle a découvert l’engagement étudiant, communautaire et humanitaire, elle y est retournée dès sa sortie de l’université pour y amorcer sa vie professionnelle. Depuis, elle y joue un rôle de premier plan pour tout ce qui touche à la musique. Et c’est d’ailleurs grâce à sa passion et à son dévouement que les élèves de l’école peuvent aujourd’hui avoir accès à un cours à option sur la production de spectacles musicaux.
Textes de présentation Texte court
L’école secondaire Jean-de-Brébeuf, l’enseignante de musique Julie Mathieu l’a littéralement tatouée sur le cœur. Après y avoir vécu ses années de secondaire, période où elle a découvert l’engagement étudiant, communautaire et humanitaire, elle y est retournée dès sa sortie de l’université pour y amorcer sa vie professionnelle. Depuis, elle y joue un rôle de premier plan pour tout ce qui touche à la musique. Et c’est d’ailleurs grâce à sa passion et à son dévouement que les élèves de l’école peuvent aujourd’hui avoir accès à un cours à option sur la production de spectacles musicaux.
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L’école secondaire Jean-de-Brébeuf, l’enseignante de musique Julie Mathieu l’a littéralement tatouée sur le cœur. Après y avoir vécu ses années de secondaire, période où elle a découvert l’engagement étudiant, communautaire et humanitaire, elle y est retournée dès sa sortie de l’université pour y amorcer sa vie professionnelle. Depuis, elle y joue un rôle de premier plan pour tout ce qui touche à la musique. Et c’est d’ailleurs grâce à sa passion et à son dévouement que les élèves de l’école peuvent aujourd’hui avoir accès à un cours à option sur la production de spectacles musicaux.
« Quand j’ai fréquenté cette école, j’ai été touchée par des profs engagés et dédiés aux élèves. Maintenant que je côtoie ces mêmes profs, mais à titre de collègues, ils m’inspirent encore tout autant et c’est probablement ce qui explique mon ambition de toucher à mon tour les élèves », raconte Julie Mathieu dans un entretien téléphonique.
Dès sa première année à titre d’enseignante, Julie Mathieu s’est mise à mijoter un projet de grande envergure. En parlant à droite et à gauche, cherchant à se trouver des alliés, elle a progressivement monté son projet de spectacle musical, qui devait donner la chance au plus d’élèves possible de faire rayonner leurs talents artistiques. Ainsi, l’enseignante souhaitait que les élèves puissent palper toutes les sphères d’une production : scénographie, comédie, chant, musique, technique de son et d’éclairage, design de costumes et même mise en marché.
De fil en aiguille, ce projet est presque devenu une marque de commerce pour l’école Jean-de-Brébeuf qui, constatant le succès de cet événement auprès des jeunes, l’a transformé en un cours à option. Depuis neuf ans, des revues musicales, tels un hommage aux Beatles et une prestation pour le 400e de Québec, se sont succédé. Plus récemment, Julie Mathieu a coordonné la production de Grease et de Starmania.
« Ces projets laissent des traces indélébiles chez chaque participant. Les jeunes qui y prennent part sont convaincus d’avoir contribué à un succès. Pour certains, il s’agit même d’une première réussite publique. Pour ma part, quand je vois cette fierté dans leurs yeux à la fin de l’année, ça me donne l’énergie qu’il faut pour recommencer l’année suivante », souligne l’enseignante de musique.
Il n’y a pas que ce projet qui anime la passion de Julie Mathieu. Chaque année, elle prépare et organise une tournée d’une dizaine d’écoles primaires en compagnie de ses élèves de 3e secondaire pour offrir des concerts qui ont comme objectif de promouvoir l’option musique de Jean-de-Brébeuf pour ainsi assurer la relève. Elle a aussi mis sur pied un groupe de jazz vocal qui a remporté, l’an dernier à Chicago, la médaille d’or lors du Heritage Festival, où se mesurent de nombreuses écoles réputées en chant des États-Unis.
« Grâce à son talent remarquable et à son implication soutenue, Julie Mathieu permet aux élèves en concentration musique de Jean-de-Brébeuf de se démarquer partout où ils passent. Si le taux de rétention des élèves en musique est si élevé, atteignant plus de 95 %, elle en est particulièrement responsable », témoigne Louise Levasseur, directrice adjointe.
En effet, rien ne semble échapper à Julie Mathieu. La moindre petite occasion pour changer les choses auprès des jeunes, elle l’a saisie. C’est pourquoi elle s’implique aussi dans différents comités de l’école, dont le Comité de participation des enseignants et des enseignantes et le comité Normes et modalités, et même le Comité culturel de la commission scolaire. En fait, là où elle croit que son travail peut avoir une incidence sur la réussite des jeunes, elle s’investit. Et ses élèves en sont pleinement conscients.
« Pour moi, Julie est un modèle de force, de persévérance et de générosité. Elle m’a aidée à évoluer au plan musical, mais également au plan émotif et psychologique. Je suis convaincue que je n’aurais jamais été celle que je suis aujourd’hui sans son influence. J’admire Julie et je n’ai pas peur de l’avouer », témoigne à son tour Ariel Deguise, une élève de 5e secondaire.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Josée Denis
Collège Saint-Sacrement
Depuis ses huit ans, Josée Denis vit une véritable histoire d’amour avec la gymnastique. Au fil des ans, son amour pour cette discipline sportive l’a conduite vers mille et un horizons, mais toujours avec l’intense désir de partager sa passion avec des jeunes et de les mener au dépassement. Ainsi, l’enseignante du Collège Saint-Sacrement a vu la gymnastique connaître un essor fulgurant dans son école, le nombre de jeunes adeptes passant de 70 à 350. Et si elle peut miser sur des installations toutes récentes pour expliquer ce succès, c’est surtout l’attention qu’elle accorde à chaque élève, du plus talentueux au moins doué, qui fait toute la différence.
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Depuis ses huit ans, Josée Denis vit une véritable histoire d’amour avec la gymnastique. Au fil des ans, son amour pour cette discipline sportive l’a conduite vers mille et un horizons, mais toujours avec l’intense désir de partager sa passion avec des jeunes et de les mener au dépassement. Ainsi, l’enseignante du Collège Saint-Sacrement a vu la gymnastique connaître un essor fulgurant dans son école, le nombre de jeunes adeptes passant de 70 à 350. Et si elle peut miser sur des installations toutes récentes pour expliquer ce succès, c’est surtout l’attention qu’elle accorde à chaque élève, du plus talentueux au moins doué, qui fait toute la différence.
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Depuis ses huit ans, Josée Denis vit une véritable histoire d’amour avec la gymnastique. Au fil des ans, son amour pour cette discipline sportive l’a conduite vers mille et un horizons, mais toujours avec l’intense désir de partager sa passion avec des jeunes et de les mener au dépassement. Ainsi, l’enseignante du Collège Saint-Sacrement a vu la gymnastique connaître un essor fulgurant dans son école, le nombre de jeunes adeptes passant de 70 à 350. Et si elle peut miser sur des installations toutes récentes pour expliquer ce succès, c’est surtout l’attention qu’elle accorde à chaque élève, du plus talentueux au moins doué, qui fait toute la différence.
« Madame Denis réussit à transmettre sa passion à tous ceux qui croisent son chemin. J’ai connu plusieurs entraîneurs, mais aucun ne l’égale. Elle se démarque par son dynamisme et son désir de nous voir relever nos défis, peu importe notre niveau d’habileté en gymnastique Elle est toujours prête à aider ceux qui en font la demande », témoigne Anne-Marie Therrien, une élève de Josée Denis.
Ils sont nombreux à avoir été ainsi touchés par l’enseignante en éducation physique et animatrice à la vie étudiante du Collège Saint-Sacrement. Depuis déjà 30 ans au cœur de cette école, elle accompagne, guide et encourage tous ceux qui souhaitent s’investir et aller au-delà de leurs objectifs personnels. En plus de diriger l’équipe compétitive de gymnastique de l’école depuis 1981, elle a grandement contribué à la démocratisation de la discipline. Ainsi, depuis maintenant cinq ans, les garçons de l’école ont accès au programme, les midis-gymnastique atteignent des participations records et le projet annuel de démonstration de gymnastique connaît un engouement sans cesse renouvelé.
« Quand j’ai mis sur pied la démonstration de gymnastique, je l’ai fait afin que les parents puissent comprendre ce qu’apprenaient leurs enfants et en soient fiers. Cela a commencé par des représentations le midi et, au fil des ans, cela a créé un engouement collectif. De plus en plus de jeunes se sont mis à choisir la gymnastique, ce qui nous a forcés à revoir l’événement et à en faire un grand spectacle annuel, où les jeunes sont entièrement responsables de leur performance », explique Mme Denis.
Pour ce spectacle, les élèves se réunissent en sous-groupes, puis ils élaborent leur prestation, créent leur chorégraphie, choisissent leur musique et confectionnent leurs costumes. Pour sa part, Josée Denis leur apporte son aide et s’assure de la logistique lors de la soirée tant attendue. « Ce projet valorise le travail d’équipe, la créativité, l’autonomie et le dépassement de soi. Il me permet d’inciter chaque jeune à prendre sa place dans une équipe et à aller au bout de ses capacités. Et ils sont forts, les jeunes. Ils sont capables de grandes choses, et plusieurs parviennent encore à m’impressionner. C’est très valorisant de les voir s’améliorer ainsi », indique-t-elle.
L’implication de Josée Denis dépasse aussi largement la gymnastique. Son chapeau d’animatrice à la vie étudiante lui permet d’aller encore plus loin avec les jeunes. Entre autres, elle est de toutes les organisations des voyages de ski, courts ou longs : que ce soit lors des journées pédagogiques ou de la semaine de relâche, elle se fait un plaisir d’accompagner les élèves, et ce, peu importe l’endroit (le Québec, l’Ouest canadien ou le Nord des Etats-Unis, par exemple). Avec toujours autant de plaisir, elle participe aussi à l’organisation d’activités parascolaires comme les classes rouges, qui favorisent l’intégration des élèves de 1re secondaire, ou les activités de fin de cycle des élèves de 5e secondaire.
« Pour enseigner, il faut aimer les jeunes et vouloir leur transmettre quelque chose d’important. Pour ma part, je veux développer leur curiosité, les stimuler à élargir leurs horizons et surtout leur faire comprendre que s’ils y mettent les efforts, cela va les aider tout au long de leur vie », conclut Josée Denis.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Roxanne Roy
École secondaire Curé-Hébert
Depuis neuf ans, les élèves de l’École secondaire Curé-Hébert peuvent trouver du réconfort et une oreille attentive auprès de leur agent de sécurité, Roxanne Roy. Dévouée, passionnée et profondément attachée à l’école, elle est une véritable « docteure maman » pour les élèves, et même pour le personnel! Femme de cœur, elle s’engage quotidiennement à partager le meilleur d’elle-même avec les jeunes. Et par les multiples projets qu’elle met en branle, elle offre aux élèves une occasion unique de se découvrir.
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Depuis neuf ans, les élèves de l’École secondaire Curé-Hébert peuvent trouver du réconfort et une oreille attentive auprès de leur agent de sécurité, Roxanne Roy. Dévouée, passionnée et profondément attachée à l’école, elle est une véritable « docteure maman » pour les élèves, et même pour le personnel! Femme de cœur, elle s’engage quotidiennement à partager le meilleur d’elle-même avec les jeunes. Et par les multiples projets qu’elle met en branle, elle offre aux élèves une occasion unique de se découvrir.
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Depuis neuf ans, les élèves de l’École secondaire Curé-Hébert peuvent trouver du réconfort et une oreille attentive auprès de leur agent de sécurité, Roxanne Roy. Dévouée, passionnée et profondément attachée à l’école, elle est une véritable « docteure maman » pour les élèves, et même pour le personnel! Femme de cœur, elle s’engage quotidiennement à partager le meilleur d’elle-même avec les jeunes. Et par les multiples projets qu’elle met en branle, elle offre aux élèves une occasion unique de se découvrir.
Selon Josée Fortin, directrice de l’École secondaire Curé-Hébert, « Roxanne est une précieuse alliée. Au-delà de sa responsabilité, qui est de veiller à la sécurité des élèves, elle sait toujours les écouter et leur apporter un peu de réconfort ». Naturellement, les jeunes se confient à elle. « Je suis leur premier bonjour du matin lorsqu’ils arrivent à l’école. Et je les suis tout au long de la journée, précise-t-elle pour expliquer sa relation privilégiée avec les élèves. Je suis tout le temps sur le plancher! Alors, bien sûr, les jeunes me connaissent ».
Mais il n’y a pas que ça. Roxanne Roy possède définitivement ce petit plus qui fait la différence. Cette flamme intérieure qui illumine tout autour d’elle. « C’est une personne aux mille et un talents, ajoute Josée Fortin. Et elle sait transmettre sa passion aux jeunes ».
En effet, le midi et le soir après l’école, Roxanne organise une multitude d’activités comme des projets d’ébénisterie et de confiserie pour l’entreprise scolaire MGMG (Magasin général Mère grand), pour les Portes ouvertes de l’école ou le marché de Noël. « Ce que j’ai en moi, j’essaie de le donner aux jeunes. Je veux leur faire comprendre qu’il est possible de découvrir de nouveaux intérêts et de développer de nouvelles compétences ».
Par exemple, Roxanne accompagne actuellement un groupe d’élèves dans un projet d’ébénisterie visant à refaire le comptoir du secrétariat de secondaire un. « Les jeunes sont tellement fiers d’eux. Ils accomplissent quelque chose d’important, c’est très valorisant pour eux. Et parce qu’ils s’identifient au projet, je remarque qu’ils sont davantage motivés à l’idée de revenir à l’école le lendemain matin », révèle-t-elle.
Pour encourager les jeunes à s’engager, Roxanne croit qu’il faut leur proposer des projets qu’ils aiment, mais aussi, et surtout, savoir partager ses talents. Véritable modèle pour les élèves, Roxanne a su en convaincre plusieurs de participer à ses divers projets. Une majorité d’entre eux ont découvert des aptitudes qu’ils ne croyaient même pas posséder!
À une époque où tout va vite, et où le temps presse constamment, la disponibilité d’individus engagés comme Roxanne Roy est une chance incroyable pour des jeunes qui, à l’adolescence particulièrement, ont bien besoin d’écoute et d’encouragement. « Pour moi, c’est extrêmement important d’être près des élèves, d’être disponible pour eux. C’est la raison pour laquelle je me lève chaque matin », dévoile Roxanne en remerciant la direction de l’école pour son appui constant. Encourager et supporter les jeunes vers la découverte d’eux-mêmes et la réussite est pour moi une mission possible et prioritaire. Ces élèves sont comme des diamants bruts, il faut les polir pour ensuite s’émerveiller du résultat », conclut-elle, lumineuse.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Comité TAX-I
École secondaire de la Seigneurie
Et si plutôt que d’attendre l’intervention gouvernementale afin de régler les problèmes liés à la violence et à l’intimidation dans les écoles, on confiait cette tâche à des étudiants, les résultats en seraient-ils meilleurs? Force est d’admettre, à la lumière de l’expérience menée par les étudiants de l’école secondaire de la Seigneurie, par l’intermédiaire du comité TAX-I, que les retombées sont de loin supérieures aux attentes. Résultats : un climat scolaire plus agréable, des élèves et des parents en confiance et surtout un milieu qui se prend en main et qui intervient.
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Et si plutôt que d’attendre l’intervention gouvernementale afin de régler les problèmes liés à la violence et à l’intimidation dans les écoles, on confiait cette tâche à des étudiants, les résultats en seraient-ils meilleurs? Force est d’admettre, à la lumière de l’expérience menée par les étudiants de l’école secondaire de la Seigneurie, par l’intermédiaire du comité TAX-I, que les retombées sont de loin supérieures aux attentes. Résultats : un climat scolaire plus agréable, des élèves et des parents en confiance et surtout un milieu qui se prend en main et qui intervient.
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Et si plutôt que d’attendre l’intervention gouvernementale afin de régler les problèmes liés à la violence et à l’intimidation dans les écoles, on confiait cette tâche à des étudiants, les résultats en seraient-ils meilleurs? Force est d’admettre, à la lumière de l’expérience menée par les étudiants de l’école secondaire de la Seigneurie, par l’intermédiaire du comité TAX-I, que les retombées sont de loin supérieures aux attentes. Résultats : un climat scolaire plus agréable, des élèves et des parents en confiance et surtout un milieu qui se prend en main et qui intervient.
Né en 2005 en réponse à l’inquiétude des enseignants devant une montée de gestes de violence et d’intimidation à l’école, le comité TAX-I a été pensé afin d’impliquer directement les jeunes comme éléments actifs de résolution de la problématique. Choisis par leurs pairs, la quinzaine d’élèves de 5e secondaire qui composent annuellement la brigade du comité TAX-I deviennent ainsi les yeux et les oreilles des adultes. Ils sont là pour écouter, observer, conseiller et diriger vers les bonnes personnes lorsque les cas sont plus complexes. De plus, avec comme objectif principal de venir en aide aux victimes ainsi qu’aux jeunes intimidateurs, le comité TAX-I devient un instrument d’intervention globale.
« Les membres du comité sont souvent des jeunes populaires qui inspirent la confiance. En début d’année, ils font une tournée de toutes les classes pour se faire connaître et expliquer comment ils peuvent aider. Puis, dans le courant de l’année, ils sont régulièrement sollicités, ce qui prouve que la formule fonctionne », explique Nadine Gauthier, directrice adjointe et responsable du comité TAX-I.
Pierres angulaires de ce projet, les élèves composant la brigade bénéficient tout au long de l’année scolaire de nombreuses formations qui les préparent à intervenir efficacement. Pour les assister, ils peuvent aussi compter sur le soutien et la présence de nombreux membres du personnel, qui peuvent assurer la relève lorsque les dossiers sont plus complexes. De plus, le comité mise sur une ligne téléphonique et un espace Internet afin de faciliter la dénonciation.
« Nous avons choisi de concentrer les interventions de nos jeunes davantage du côté de la violence verbale et de la cyberintimidation, indique la directrice adjointe. Dans notre milieu, ce sont ces deux facettes qui occasionnent le plus de problèmes. Les membres de notre brigade sont donc à l’affût de ce qui se passe à l’école, mais aussi sur les réseaux sociaux. Lorsqu’ils constatent des situations qui semblent dégénérer, ils nous avisent, et nous préparons notre intervention. Mais beaucoup de cas se règlent simplement grâce à la présence de notre brigade. »
Agissant comme aidants naturels, les jeunes membres du comité TAX-I sont devenus au fil des ans de véritables confidents, et ce, pour toutes sortes de situations, allant de la simple chicane de corridor à l’intimidation à répétition. « Nous sommes beaucoup sollicités. Parfois, on nous demande simplement des conseils et d’autres fois, c’est plus sérieux. J’ai même reçu des messages sur Facebook de la part de personnes qui voulaient se confier. On sent que nous avons un rôle super important à jouer, et je crois que c’est vraiment bénéfique pour tous les élèves de l’école », raconte Virginie Chantale-Bossut, l’une des membres de la brigade 2011-2012.
Le succès du comité TAX-I est tel qu’il suscite de l’intérêt dans d’autres écoles secondaires. Les responsables du projet chérissent même le projet de développer une trousse explicative afin de favoriser l’implantation d’autres comités TAX-I.
« Grâce à la présence du comité TAX-I, l’intimidation est davantage dénoncée. Cela montre qu’avec de la bonne volonté, nous prouvons que nous prenons cela au sérieux et que nous pouvons intervenir rapidement et efficacement. Avec l’aide des jeunes, le climat de notre école a été transformé de façon très positive », conclut Mme Gauthier.
« Les membres de notre brigade sont donc à l’affût de ce qui se passe à l’école, mais aussi sur les réseaux sociaux. Lorsqu’ils constatent des situations qui semblent dégénérer, ils nous avisent, et nous préparons notre intervention. »
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Actions HumaniTerre
Le Virage
Le développement durable, c’est l’affaire de tous, sans exception. C’est probablement ce que se sont dit Karine Auger et Marie-Ève Roy, respectivement enseignante et éducatrice spécialisée à l’école Le Virage, de Laval, lorsqu’elles ont proposé aux jeunes de leur classe TED (trouble envahissant du développement), composée de sept élèves autistes, de s’investir dans le projet Actions HumaniTerre. Ainsi, elles ont voulu leur démontrer qu’eux aussi pouvaient faire des gestes écologiques, pacifiques, démocratiques et solidaires. Depuis, c’est toute l’école qui profite de leur engagement.
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Le développement durable, c’est l’affaire de tous, sans exception. C’est probablement ce que se sont dit Karine Auger et Marie-Ève Roy, respectivement enseignante et éducatrice spécialisée à l’école Le Virage, de Laval, lorsqu’elles ont proposé aux jeunes de leur classe TED (trouble envahissant du développement), composée de sept élèves autistes, de s’investir dans le projet Actions HumaniTerre. Ainsi, elles ont voulu leur démontrer qu’eux aussi pouvaient faire des gestes écologiques, pacifiques, démocratiques et solidaires. Depuis, c’est toute l’école qui profite de leur engagement.
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Le développement durable, c’est l’affaire de tous, sans exception. C’est probablement ce que se sont dit Karine Auger et Marie-Ève Roy, respectivement enseignante et éducatrice spécialisée à l’école Le Virage, de Laval, lorsqu’elles ont proposé aux jeunes de leur classe TED (trouble envahissant du développement), composée de sept élèves autistes, de s’investir dans le projet Actions HumaniTerre. Ainsi, elles ont voulu leur démontrer qu’eux aussi pouvaient faire des gestes écologiques, pacifiques, démocratiques et solidaires. Depuis, c’est toute l’école qui profite de leur engagement.
« Bien qu’ils soient autistes, nos élèves fonctionnent très bien en classe, et certains aspirent même à des études collégiales. Là où c’est plus difficile, c’est dans le domaine des habiletés sociales. En leur proposant de piloter le projet Actions HumaniTerre, nous avons voulu les sortir de leur zone de confort et les obliger à aller vers les autres. En réalisant des projets en lien avec l’école verte, nous avons joint l’utile à l’agréable », explique Karine Auger, l’enseignante responsable de cette classe.
En fait, le projet Actions HumaniTerre est composé de plusieurs petits ou grands projets qui ont pris forme depuis le début de l’année scolaire ou qui le feront d’ici la fin de celle-ci. Par exemple, les sept élèves responsables du projet ont organisé un concours de recyclage. Pour y participer, chaque classe est invitée à récupérer certains objets, dont des piles, des goupilles de canette, des cartouches d’encre et des attaches à pain. À la fin de l’année, la classe ayant amassé le plus d’objets obtiendra un repas gracieusement préparé par les élèves d’Actions HumaniTerre. Jusqu’à présent, plus de 42 000 objets ont été amassés.
Les élèves ont également effectué une collecte de jouets usagés. Jouets qu’ils revamperont afin de les donner à des familles défavorisées. Ils ont aussi procédé à la vente de bouteilles réutilisables et de sacs écologiques, et ouvriront bientôt Fripotroc, une sorte de friperie où les élèves pourront échanger des vêtements.
« Chaque fois qu’un projet prend forme, nos élèves doivent eux-mêmes le présenter, faire le tour des classes et en faire la promotion. Ce n’est pas toujours facile, mais ils y parviennent. Ils intéressent les autres élèves, et la participation est toujours très bonne. C’est d’ailleurs ce qui fait le succès d’Actions HumaniTerre », indique Marie-Ève Roy.
L’ensemble des projets proposés rejoint les intérêts des jeunes. En fait, en grande partie, ce sont eux qui ont proposé et défini les grandes lignes des actions humanitaires à entreprendre. À celle nommée précédemment s’ajoutent la visite d’un centre de personnes âgées pour y rencontrer les résidents, la visite d’une usine d’épuration des eaux usées, la fabrication de savons et de produits nettoyants écologiques, le nettoyage du terrain de l’école et la préparation d’un quiz sur l’environnement afin de sensibiliser les autres jeunes de l’école.
La réalisation de l’ensemble de ces projets (il y en a encore plusieurs autres) demande un engagement régulier de la part des élèves et de leurs accompagnatrices. Mais jamais les élèves n’ont baissé les bras. « Au début, je trouvais que c’était un gros projet pour nous. On a proposé nos idées et ça nous a motivés. Le plus difficile a été de se rendre dans les classes pour expliquer les différentes activités, mais on l’a fait. C’est très gratifiant et ça nous permet de faire des choses constructives », raconte l’un des élèves du projet, Dylan Ribeiro.
Emballées par le succès d’Actions HumaniTerre, les deux responsables du projet espèrent pouvoir transformer certaines des activités en projets d’école permanents. Mais par-dessus tout, elles souhaitent que l’aspect humain de leurs actions ait des répercussions bénéfiques à long terme pour leurs élèves.
« En leur proposant de piloter le projet Actions HumaniTerre, nous avons voulu les sortir de leur zone de confort et les obliger à aller vers les autres. »
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Passage primaire-secondaire
École secondaire Charles-Gravel
C’est en se souvenant à quel point elle était anxieuse avant son entrée au secondaire que Frédérique Noël-Charest a eu l’idée de concevoir un programme destiné uniquement aux élèves de 6e année dans le but de faciliter leur passage vers la « grande école ». L’étudiante de 5e secondaire à l’école secondaire Charles-Gravel a ainsi réussi, grâce à des recherches poussées et un sens inné de la vulgarisation, à rassurer 18 élèves de l’école primaire Vanier et à faire tomber bien des craintes et des préjugés!
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C’est en se souvenant à quel point elle était anxieuse avant son entrée au secondaire que Frédérique Noël-Charest a eu l’idée de concevoir un programme destiné uniquement aux élèves de 6e année dans le but de faciliter leur passage vers la « grande école ». L’étudiante de 5e secondaire à l’école secondaire Charles-Gravel a ainsi réussi, grâce à des recherches poussées et un sens inné de la vulgarisation, à rassurer 18 élèves de l’école primaire Vanier et à faire tomber bien des craintes et des préjugés!
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C’est en se souvenant à quel point elle était anxieuse avant son entrée au secondaire que Frédérique Noël-Charest a eu l’idée de concevoir un programme destiné uniquement aux élèves de 6e année dans le but de faciliter leur passage vers la « grande école ». L’étudiante de 5e secondaire à l’école secondaire Charles-Gravel a ainsi réussi, grâce à des recherches poussées et un sens inné de la communication et de la vulgarisation, à faire tomber bien des craintes et des préjugés chez 18 élèves de l’école primaire Vanier. Le projet a eu un tel impact chez les jeunes élèves que plusieurs écoles primaires de la région souhaitent maintenant mettre en place le programme conçu par l’étudiante dans leur propre établissement.
Dans sa forme, le programme développé par Frédérique Noël-Charest à l’intention des élèves de 6e année est le seul du genre dans la région. « Ma cousine est entrée à l’école secondaire l’année dernière. Elle avait peur et se posait plusieurs questions auxquelles elle obtenait peu de réponses, raconte Frédérique. Je me suis rappelé que ça avait été pareil pour moi ». Et c’est ainsi que Frédérique a décidé de mettre sur pied un projet visant à bien préparer les jeunes de 6e année à franchir cette étape importante de leur vie. « Je voulais changer leur façon de penser par rapport au secondaire et les outiller pour que leur entrée se passe harmonieusement », ajoute-elle.
Frédérique a donc fait plusieurs recherches sur le stress, l’angoisse et la pédagogie notamment, et réalisé une série d’entrevues avec des directions d’écoles primaires et secondaires afin de mieux comprendre la réalité des jeunes de 6e année et leurs besoins. Les résultats de ses recherches et de ses entrevues lui ont permis de créer cinq ateliers, chacun abordant un sujet différent. Frédérique a également reçu l’appui de Kathleen Belley, travailleuse sociale à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, pour la bonification de certains contenus.
Pendant cinq semaines, donc, à raison d’une heure par semaine, Frédérique a rencontré un groupe d’élèves de 6e année à l’école primaire Vanier. « J’ai abordé le stress, l’agenda et les méthodes de travail, la motivation scolaire, les saines habitudes de vie et les relations interpersonnelles, explique-t-elle. Les jeunes étaient aussi invités à déposer leurs questions dans la “boîte à questions” laissée lors de la première rencontre, et auxquelles je répondais dans les ateliers interactifs ».
« Ces rencontres dans ma classe ont permis aux jeunes non seulement de trouver réponse à leurs questions, mais aussi d’aller chercher des outils et des ressources avant d’entrer au secondaire, témoigne l’enseignante de 6e année Élise Bisson.
Le tout s’est conclu par une activité sur l’heure du midi, à l’école secondaire Charles-Gravel. Selon Élise Bisson, « cette activité a été la plus appréciée des élèves! En plus de visiter l’école secondaire, ils ont pu voir à quoi ressemblait une heure de dîner dans la grande cafétéria et se représenter de quoi avait l’air une pause de 15 minutes grâce au rallye que Frédérique leur avait préparé. Ils ont aussi pu apprécier la générosité des étudiants du secondaire et réaliser que plusieurs d’entre eux étaient prêts à les aider ».
Le projet a retenu l’attention de plusieurs intervenants au sein de la commission scolaire et des écoles de la région. « On en a même parlé dans les journaux locaux! », ajoute Frédérique dont l’engagement se poursuivra, dès l’année prochaine, avec d’autres jeunes élèves.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Dominic Desbiens
École Fréchette
Malgré les difficultés scolaires, Dominic Desbiens terminera bientôt ses études secondaires à l’École Fréchette. C’est à force d’enthousiasme, de sourire, de travail acharné et de persévérance qu’il accomplira cet exploit. Mais aussi grâce à l’appui de tout son entourage : les professeurs qui l’ont accompagné au fil des ans, les intervenants qui ont su le guider, et sa mère, toujours là pour l’encourager. « C’est un gars qui n’a jamais lâché », raconte Éric Thibeault, son professeur titulaire.
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Malgré les difficultés scolaires, Dominic Desbiens terminera bientôt ses études secondaires à l’École Fréchette. C’est à force d’enthousiasme, de sourire, de travail acharné et de persévérance qu’il accomplira cet exploit. Mais aussi grâce à l’appui de tout son entourage : les professeurs qui l’ont accompagné au fil des ans, les intervenants qui ont su le guider, et sa mère, toujours là pour l’encourager. « C’est un gars qui n’a jamais lâché », raconte Éric Thibeault, son professeur titulaire.
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Malgré les difficultés scolaires, Dominic Desbiens terminera bientôt ses études secondaires à l’École Fréchette. C’est à force d’enthousiasme, de travail acharné et de persévérance qu’il accomplira cet exploit. Mais aussi grâce à l’appui de tout son entourage : les professeurs qui l’ont accompagné au fil des ans, les intervenants qui ont su le guider, et sa mère, toujours là pour l’encourager. « C’est un gars qui n’a jamais lâché », raconte Éric Thibeault, son professeur titulaire.
Dominic se souvient qu’au début de ses études secondaires, il se sentait inférieur aux autres. « Parce que je n’avais pas de bonnes notes », explique-t-il. « Il vivait dans la crainte constante de devoir faire face à l’échec scolaire », ajoute M. Thibeault, qui accompagne Dominic dans sa réussite scolaire depuis cinq ans.
Mais d’aussi loin qu’il se souvienne, Dominic a toujours eu cette volonté de réussir. C’est sans doute ce qui lui donne cette force surprenante et cette capacité à donner le meilleur de lui-même, à ne jamais abandonner, peu importe les circonstances. « Dominic est vraiment un jeune fascinant. Il est travaillant, enthousiaste, sociable. Il a toujours le sourire! », témoigne M. Thibeault.
« L’École Fréchette est un petit milieu, ajoute le professeur. Tout le monde se connaît! » Ce qui favorise, selon lui, la mobilisation de l’équipe de professeurs et d’intervenants pour appuyer les élèves qui ont des difficultés. Ainsi, depuis le début de ses études secondaires, Dominic a bénéficié de l’appui constant de ses professeurs : « Ils me donnent des stratégies, je les écoute et lorsque je ne comprends pas, je pose des questions, explique Dominic. Et quand il y a des récupérations le midi qui peuvent m’aider, j’y vais ». Il poursuit : « Dans les dernières années, il a fallu que je mette beaucoup d’effort pour réussir mon secondaire 3 et 4. Mais avec les encouragements des enseignants, j’ai réussi à persévérer. Et me voilà rendu à ma dernière année! », déclare-t-il avec fierté.
Si l’appui du milieu scolaire est un élément important de la réussite de Dominic, Éric Thibeault tient à rappeler que cela ne s’est pas fait sans l’engagement de Dominic et de sa mère. « Dominic a mis beaucoup d’énergie dans ses études. Il a toujours travaillé très fort et sa mère l’a constamment accompagné ». « Une chance que ma mère est là pour moi, poursuit l’étudiant. Elle est une grande source de réconfort ».
Le réconfort, Dominic le retrouve également dans le sport. « Mon équilibre », précise-t-il. Ce qui lui permet de faire le vide. Quelques midis par semaine, il joue dans une petite ligue de hockey locale. Il en assume même le rôle d’arbitre, à quelques occasions. Et à l’école, il est membre d’une équipe de volleyball. « On joue le midi et on pratique le soir ».
Et parce qu’il aime tant bouger et qu’il est passionné par la nature, Dominic est aussi inscrit à l’option plein air de son école. Depuis cette année, il reçoit d’ailleurs la formation menant au « Diplôme Amplitude Fonction Animateur (DAFA) », ce qui va lui permettre d’animer des activités de plein air auprès de jeunes du primaire. « C’est une belle occasion pour moi de partager ma passion tout en aidant les jeunes », déclare celui qui prévoit poursuivre ses études en protection et exploitation du territoire faunique dès l’an prochain. « Ça a toujours été important pour moi de réussir, et je sais que la persévérance est la clé. Je sais aussi que c’est cela qui va me permettre de faire ce que je veux vraiment dans la vie », conclut-il, le sourire accroché aux lèvres.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Romina Hassid
École des Sources
À 8 ans, Romina Hassid quittait son Argentine natale aux bras de ses parents, qui émigraient pour s’installer à Montréal. Plutôt que de pleurer la perte des siens, elle s’appliquait plutôt à entretenir la correspondance, ce qui fait que huit ans plus tard, elle a conservé ses amitiés. Ça, c’est tout à fait Romina : devant un problème, elle applique une solution, et ne se laisse jamais démonter. « Se laisser freiner par une bonne excuse, c’est laisser la place à la paresse qui dort en soi. Ça, c’est dangereux! », note la jeune fille qui n’a qu’une idée en tête : devenir chirurgienne.
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À 8 ans, Romina Hassid quittait son Argentine natale aux bras de ses parents, qui émigraient pour s’installer à Montréal. Plutôt que de pleurer la perte des siens, elle s’appliquait plutôt à entretenir la correspondance, ce qui fait que huit ans plus tard, elle a conservé ses amitiés. Ça, c’est tout à fait Romina : devant un problème, elle applique une solution, et ne se laisse jamais démonter. « Se laisser freiner par une bonne excuse, c’est laisser la place à la paresse qui dort en soi. Ça, c’est dangereux! », note la jeune fille qui n’a qu’une idée en tête : devenir chirurgienne.
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À 8 ans, Romina Hassid quittait son Argentine natale aux bras de ses parents, qui émigraient pour s’installer à Montréal. Plutôt que de pleurer la perte des siens, elle s’appliquait plutôt à entretenir la correspondance, ce qui fait que huit ans plus tard, elle a conservé ses amitiés. Ça, c’est tout à fait Romina : devant un problème, elle applique une solution, et ne se laisse jamais démonter. « Se laisser freiner par une bonne excuse, c’est laisser la place à la paresse qui dort en soi. Ça, c’est dangereux! », note la jeune fille qui n’a qu’une idée en tête : devenir chirurgienne.
Cette élève de 5ième secondaire du Programme d’Études Internationales entrevoit déjà le moment où elle prendra seule les rennes de sa destinée. Minutieusement, elle se prépare, surmontant un à un les obstacles qui se trouvent sur sa route et qui pourraient l’empêcher d’atteindre ses buts. À commencer par un important problème d’acuité visuelle, devant lequel plus d’un auraient baissé les bras. Mais pas Romina! « J’ai déjà vu un reportage au sujet d’un dentiste qui n’avait qu’une seule main! Pour pallier mon manque d’acuité visuelle, il y aura bien des outils. Je verrai, rendue là. La technologie s’améliore tout le temps », lance-t-elle, optimiste.
Au contact de Romina Hassid, il est d’ailleurs difficile de ne pas se laisser convaincre. « J’entrevois devenir chirurgienne et malgré les difficultés qui vont aller en augmentant, je le sais, je ne compte pas dévier de ma route ». D’un aplomb hors du commun, la jeune fille ne s’épanche pas sur son sort et se fait avare de détails lorsque vient le temps de partager ses états d’âme concernant son histoire. « Je préfère m’attarder aux faits, plutôt qu’aux émotions », lâche-t-elle simplement pour expliquer comment elle réussit à ne pas se laisser abattre par les difficultés qu’elle rencontre.
Et les difficultés sont nombreuses. À l’école, Romina ne voit pas très bien au tableau. Lorsque les caractères imprimés sont trop petits, la lecture d’un livre lui est fort ardue. «Je suis consciente qu’au cours de ma vie, je ne disposerai pas du même encadrement qu’à mon école secondaire. Par exemple, on ne m’accordera pas plus de temps qu’aux autres pour effectuer mes examens de médecine. Ainsi, je travaille le plus rapidement possible pour ne pas avoir recours au surplus de temps qui m’est accordé. Je recopie des textes que je ne peux pas voir tandis qu’un ami me les dicte, mais j’essaie de minimiser l’aide des autres.»
Son handicap ne l’a pas empêchée d’apprendre différentes langues, dont l’espagnol, le français, l’anglais, l’hébreux et l’allemand. Et elle n’a que 16 ans! Son grand intérêt consiste d’ailleurs à relier les langues aux sciences. Elle s’apprête ainsi à poursuivre deux programmes de front : l’un en études slaves et l’autre, en sciences et nature.
La vision réduite dont souffre Romina depuis la naissance relève ni plus ni moins de la combinaison de deux éléments génétiques, dont l’albinisme, allié à une erreur congénitale plus rare et plus complexe affectant le muscle de l’iris. Ce genre de situation n’affecte que très peu de gens sur la planète. Comme sa condition n’est pas populaire, Romina comprend très bien que la médecine n’investira pas des sommes gigantesques pour trouver une solution. Aussi, elle accepte très bien le fait qu’il lui revient de s’adapter. « Au moins, dit-elle, ce n’est pas dégénératif. C’est déjà un point pour moi. » Tiens! Quand on dit que Romina voit toujours le verre à moitié plein…!
Mais il n’y a pas que l’optimisme qui soit au cœur des excellents résultats qu’obtient notre élève-vedette. Romina lit beaucoup - elle a lu 10 fois la série Harry Potter, ce qui ne l’empêche pas de visiter de nombreux autres auteurs. Elle se fait également un point d’honneur de se garder informée. « En janvier, j’ai organisé une journée du silence pour commémorer l’Holocauste. Je suis Juive et j’accorde énormément d’importance à l’Histoire. Or, j’ai découvert que plus de la moitié des élèves ne savaient même pas ce qu’était l’Holocauste! Ça ne me choque pas mais ça me surprend, et ça me donne la motivation nécessaire pour agir et tenter de changer les choses ».
Romina réfléchit beaucoup au monde qui l’entoure, se garde ouverte d’esprit, investigue les causes sociales de toutes sortes, organise des activités avec audace et s’implique dans son milieu de vie avec altruisme. Capable de communiquer, elle sait demeurer intègre en nourrissant ses idéaux. À ses yeux, la chirurgie lui permettra de vivre dans un monde d’action, et de faire une différence quotidienne dans la vie des autres. « Ma tante Brenda est pédiatre en Argentine. Elle a persisté dans un milieu où les études supérieures n’étaient pas facilement accessibles pour elle. Elle vit beaucoup de stress - chaque semaine, des enfants meurent sans qu’elle n’ait pu les sauver! Pourtant, elle demeure positive, énergique, de bonne humeur. C’est une femme brillante que j’admire. Je communique avec elle régulièrement. Elle est une grande source d’inspiration pour moi. » Et Romina, elle, est déjà une belle source d’inspiration pour ceux qui la côtoient.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Christopher Bonneau
Polyvalente des Appalaches
Il y a peu de temps, quand à la Polyvalente des Appalaches on entendait à l’interphone, presque quotidiennement, « Christopher Bonneau est demandé à l’administration », tous savaient que le mauvais garçon de cette école secondaire avait encore sévi. Mais depuis septembre 2011, c’est comme si cet élève, à la mauvaise réputation et ayant déjà doublé à deux reprises, avait vécu une véritable transformation. Contre toute attente, en surprenant surtout les enseignants, Christopher a choisi de se reprendre en main. Depuis, il a rattrapé deux années d’études en six mois et s’implique dans des projets parascolaires, devenant ainsi une source d’inspiration pour jeunes et adultes.
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Il y a peu de temps, quand à la Polyvalente des Appalaches on entendait à l’interphone, presque quotidiennement, « Christopher Bonneau est demandé à l’administration », tous savaient que le mauvais garçon de cette école secondaire avait encore sévi. Mais depuis septembre 2011, c’est comme si cet élève, à la mauvaise réputation et ayant déjà doublé à deux reprises, avait vécu une véritable transformation. Contre toute attente, en surprenant surtout les enseignants, Christopher a choisi de se reprendre en main. Depuis, il a rattrapé deux années d’études en six mois et s’implique dans des projets parascolaires, devenant ainsi une source d’inspiration pour jeunes et adultes.
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Il y a peu de temps, quand à la Polyvalente des Appalaches on entendait à l’interphone, presque quotidiennement, « Christopher Bonneau est demandé à l’administration », tous savaient que le mauvais garçon de cette école secondaire avait encore sévi. Mais depuis septembre 2011, c’est comme si cet élève, à la mauvaise réputation et ayant déjà doublé à deux reprises, avait vécu une véritable transformation. Contre toute attente, en surprenant surtout les enseignants, Christopher a choisi de se reprendre en main. Depuis, il a rattrapé deux années d’études en six mois et s’implique dans des projets parascolaires, devenant ainsi une source d’inspiration pour jeunes et adultes.
« Christopher était un élève dont la mauvaise réputation, méritée ou pas, n’était plus à faire. Maintes fois suspendu pour diverses raisons, dont intimidation, batailles et mauvaise conduite, il était un jeune rebelle. Comme j’enseigne au 2e cycle, je me disais qu’il était fort improbable de l’avoir un jour dans ma classe. Vous vous imaginez alors ma surprise de voir son nom sur ma liste en septembre dernier », raconte Louise Tanguay, l’enseignante d’anglais du jeune garçon.
C’est en quelque sorte un ultimatum donné par le directeur de l’école à la fin de l’année scolaire 2010-2011 qui a sonné la fin de la récréation pour Christopher. « Il m’a comme donné une dernière chance. Il m’a offert d’intégrer le groupe du Programme d’apprentissage individualisé. C’est là que j’ai compris que je devais saisir cette occasion et commencer à travailler », indique le garçon âgé de 15 ans.
À la surprise générale, Christopher commence la présente année scolaire avec une motivation que personne ne lui connaissait. À ce moment, même ses enseignants pensent que cela ne va pas durer. Puis, au gré des jours et des semaines qui passent, l’élève, armé d’une détermination inébranlable et d’une attitude en classe exemplaire, fait les travaux qui lui sont confiés sans jamais ralentir le rythme.
« L’an passé, il faisait sa première secondaire pour une deuxième fois. Et cette année, il a déjà terminé deux années en français et en mathématiques, et trois en anglais. C’est un exploit en soi, je peux vous l’affirmer. Et le meilleur, c’est qu’en plus de sa nouvelle réussite, il s’implique dans la vie de l’école », dit l’enseignante.
Dès le début de l’année, Christopher se présente pour devenir le représentant de classe au conseil des élèves, groupe qui lui permet de rencontrer de nouvelles personnes et de se faire découvrir sous un nouveau jour. Puis il décide de s’impliquer activement dans l’organisation d’un spectacle-bénéfice de Noël. Assurant le recrutement des artistes et des bénévoles, l’animation et même la vente des billets, il découvre en lui des qualités de leader et aussi le goût d’entreprendre des projets qui ont des retombées positives. C’est aussi son désir d’aider les gens plus démunis qui l’a poussé à se joindre à un groupe d’élèves qui préparaient une journée d’activités pour les enfants handicapés.
« Depuis le début de l’année, ma participation à la vie de l’école et ma réussite scolaire m’ont donné confiance. Je me sens plus apprécié par les autres élèves et les enseignants. Les gens m’ont découvert et j’ai l’impression de faire des pas de géant. J’ai prouvé qu’on pouvait se prendre en main et j’en suis très fier », explique celui qui espère pouvoir amorcer dans les prochaines années des études collégiales en éducation spécialisée.
« Pour moi, Christopher est la preuve que tout le monde peut changer et que la détermination et le dépassement de soi se manifestent parfois de façon inattendue chez des gens en qui l’on ne croyait plus. La force positive qui est en nous n’attend que le bon moment pour se mettre à l’œuvre. C’est ce que m’a appris Christopher », conclut Louise Tanguay.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Anthony Piché
École de la Magdeleine
Faire preuve de leadership, chaque personne peut le faire à sa manière. Pour Anthony Piché, cela signifie prendre le taureau par les cornes, analyser et surtout agir afin de créer des projets qui ont et auront des effets positifs et constructifs. C’est donc en mettant en pratique ce principe de base que l’élève de 5e secondaire de l’école de la Magdeleine s’implique dans de nombreux projets depuis cinq ans. Passant d’animateur à la radio étudiante à coopérant dans un voyage d’aide humanitaire et à président actuel du conseil étudiant, il se joint à tout projet qu’il croit bénéfique pour son école, entraînant ainsi plusieurs autres jeunes dans son sillon.
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Faire preuve de leadership, chaque personne peut le faire à sa manière. Pour Anthony Piché, cela signifie prendre le taureau par les cornes, analyser et surtout agir afin de créer des projets qui ont et auront des effets positifs et constructifs. C’est donc en mettant en pratique ce principe de base que l’élève de 5e secondaire de l’école de la Magdeleine s’implique dans de nombreux projets depuis cinq ans. Passant d’animateur à la radio étudiante à coopérant dans un voyage d’aide humanitaire et à président actuel du conseil étudiant, il se joint à tout projet qu’il croit bénéfique pour son école, entraînant ainsi plusieurs autres jeunes dans son sillon.
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Faire preuve de leadership, chaque personne peut le faire à sa manière. Pour Anthony Piché, cela signifie prendre le taureau par les cornes, analyser et surtout agir afin de créer des projets qui ont et auront des effets positifs et constructifs. C’est donc en mettant en pratique ce principe de base que l’élève de 5e secondaire de l’école de la Magdeleine s’implique dans de nombreux projets depuis cinq ans. Passant d’animateur à la radio étudiante à coopérant dans un voyage d’aide humanitaire et à président actuel du conseil étudiant, il se joint à tout projet qu’il croit bénéfique pour son école, entraînant ainsi plusieurs autres jeunes dans son sillon.
« Tout au long de mon secondaire, j’ai participé aux séances du conseil étudiant et je me demandais pourquoi cela n’intéressait pas plus d’élèves. J’ai toujours trouvé enrichissant de savoir que je pouvais prendre part à des décisions et changer les choses dans mon école », explique avec conviction le jeune homme.
Pour montrer comment Anthony parvient à changer les choses, le meilleur exemple est fort probablement son implication dans le dossier de la récupération et du recyclage à l’école. Irrité par le manque de bacs à recyclage pour les matières plastiques, Anthony s’est mis à faire les démarches nécessaires pour modifier cette situation. Il a alors consulté le plan de recyclage d’autres écoles, a communiqué avec les responsables du comité Environnement pour obtenir leur appui, a fait une estimation des coûts et a conçu le plan de localisation des nouveaux bacs.
Une fois tout cela réalisé, il a pris conscience du fait que les aménagements de l’école pour accueillir les matières recyclées ne pouvaient en recevoir plus. Son plan initial tombait donc à l’eau. Ne reculant pas, Anthony a plutôt investi les sommes prévues pour l’achat des bacs dans l’achat d’une nouvelle cuve permettant un meilleur traitement des matières récupérées. Le projet d’ajout de bacs n’a finalement qu’été repoussé et prendra forme l’an prochain.
« Nous faisons partie du réseau des Établissements verts Brundtland, il fallait bien le montrer. Je n’ai jamais lâché prise. J’ai même été exigeant et intransigeant. Il fallait que ce projet se réalise. En nous attaquant à la gestion même de notre effort environnemental, nous avons amélioré des choses et cela nous permettra de réaliser de nouveaux projets », explique Anthony.
Cet exemple très concret du leadership de l’élève de 5e se transpose du côté de bien d’autres projets. Entre autres, au fil de ses cinq années à la Magdeleine, Anthony a participé à la récolte de denrées lors de la guignolée, a pris part à des fêtes pour enfants, a régulièrement accueilli de futurs élèves afin de présenter son école et son programme d’études internationales, a collaboré à la réalisation d’une pièce de théâtre au profit d’Opération Enfant Soleil, a participé à deux reprises à un concours d’art oratoire, a appuyé Amnistie internationale en participant à sa campagne et à un congrès… et la liste se poursuit.
Son expérience en Équateur, en février 2011, dans le cadre d’un voyage étudiant d’aide humanitaire, l’a aussi grandement marqué. S’il y allait dans le but de venir en aide à des gens plus démunis, il en est revenu en se disant que c’était peut-être eux qui avaient laissé sur lui une plus grande marque, lui enseignant qu’il était possible de vivre avec peu tout en s’entraidant et en étant heureux.
« Quand je m’implique, je le fais avant tout pour moi, parce que je veux apprendre et m’ouvrir sur de nouvelles choses et de nouvelles personnes. Puis je le fais pour avoir une influence concrète sur le cours des événements. En fait, l’engagement communautaire ou étudiant, ça peut être amusant et très motivant. Il suffit de rendre cela intéressant », conclut Anthony.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
William Arbour
Polyvalente de L’Ancienne-Lorette
Ardant promoteur de l’équilibre entre les études et l’engagement scolaire et social, William Arbour, élève de 5e secondaire à l’École secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, prêche par l’exemple en s’associant à de nombreux projets tout en maintenant une moyenne générale de 88 %. Entre autres président du conseil étudiant, membre du groupe des Sentinelles de l’aide et membre des Pairs aidants, et co-capitaine de l’équipe scolaire de badminton, le garçon de 17 ans voit son implication comme un instrument de motivation qui lui permet de développer sa confiance et de s’ouvrir aux gens.
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Ardant promoteur de l’équilibre entre les études et l’engagement scolaire et social, William Arbour, élève de 5e secondaire à l’École secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, prêche par l’exemple en s’associant à de nombreux projets tout en maintenant une moyenne générale de 88 %. Entre autres président du conseil étudiant, membre du groupe des Sentinelles de l’aide et membre des Pairs aidants, et co-capitaine de l’équipe scolaire de badminton, le garçon de 17 ans voit son implication comme un instrument de motivation qui lui permet de développer sa confiance et de s’ouvrir aux gens.
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« En m’impliquant dès ma 2e secondaire, j’ai rapidement compris que mes actions pouvaient créer des impacts positifs sur mon milieu scolaire. Depuis, je n’ai jamais arrêté. » C’est en ces mots que William Arbour, élève de 5e secondaire à la polyvalente de L’Ancienne-Lorette, explique ce qui le pousse à se joindre à de nombreux projets dans son école. Entre autres président du conseil étudiant, membre du groupe les Sentinelles de l’aide et de celui des Pairs-aidants, et co-capitaine de l’équipe scolaire de badminton, le garçon de 17 ans voit son implication comme un instrument de motivation qui lui permet de développer sa confiance et de s’ouvrir sur les gens.
Ardant promoteur de l’équilibre entre les études et l’engagement scolaire et social, William prêche par l’exemple en s’associant à de nombreux projets tout en maintenant une moyenne générale de 88 %. En fait, et il le précise, ses moyennes ont même augmenté depuis qu’il puise une plus grande source de motivation à même ses implications régulières. « Je crois que c’est le fait de se sentir utile qui fait le plus plaisir. Et en s’impliquant à l’école, on développe un plus grand sentiment d’appartenance et une plus grande motivation à y venir », indique-t-il.
Bien entendu, sa responsabilité de président du conseil étudiant l’a conduit à prendre part ou à superviser de nombreuses activités. Par exemple, il fait partie du comité Non-Violence, un projet pilote financé par la Fondation Jasmin Roy afin de lutter contre l’intimidation, du comité de Noël, du comité Salon étudiant et même du comité organisateur pour une compétition de skate et de BMX. Aussi, par l’intermédiaire des Sentinelles de l’aide, il s’implique de différentes façon auprès des élèves de 1re secondaire, soit par des activités d’accueil ou même en animant un atelier de prévention sur la violence verbale Chaque fois, son objectif est le même : travailler en équipe afin d’assurer le succès de chaque action.
« C’est avec beaucoup de dynamisme, de créativité, d’assiduité, de persévérance et de disponibilité que William chapeaute de main de maître les différentes responsabilités qui découlent de ses multiples investissements au sein de l’école », témoigne Nathalie Blondeau, l’animatrice à la vie spirituelle et engagement communautaire.
Son aptitude au dépassement, William la transpose aussi du côté des sports. Membre de l’équipe de badminton de l’école depuis sa 1re secondaire, il y investit un nombre impressionnant d’heures à chaque semaine, que ce soit pour les entrainements ou les compétitions. Il s’est même taillé une place au sein de l’équipe civile qui a représenté la région de Québec lors des Jeux du Québec 2011.
Voulant partager sa passion pour ce sport, il a même pris l’initiative de devenir responsable d’un atelier de badminton scolaire sur les heures du midi. L’atelier attire une dizaine d’élèves et se déroule à l’automne et à l’hiver. Également, en collaboration avec l’organisme Sport Étudiant, il a mis sur pied à l’école une campagne de sensibilisation sur l’usage abusif des boissons énergisantes.
« J’essaie de partager mes implications entre l’engagement communautaire, sportif et même artistique. De ce côté, j’ai participé à la rédaction de la mise en scène pour le Gala sportif et le Gala de variétés de l’école. Comme ça, je touche à plein de choses et j’ai l’impression d’élargir mes horizons », explique William.
Justement, pour élargir ses horizons et sa compréhension du monde, il a participé l’an dernier à un voyage d’études en Angleterre. « Nous avons résidé dans des familles anglaises qui ne parlaient pas un mot français. Ça m’a permis de vivre une expérience complète d’immersion et surtout de connaître un autre style de vie », explique-t-il, précisant qu’il retournera bientôt en voyage avec son école, mais cette fois en France pour une escapade culturelle.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Mathieu Parent
Cité étudiante Roberval
Pour Mathieu Parent, étudiant de 5e secondaire à la Cité étudiante Roberval, la protection de l’environnement est une préoccupation constante. Il n’est donc pas étonnant de le voir à la tête du projet de serre étudiante, aux côtés de Dave Néron, professeur responsable du programme nature et environnement! Un engagement qui lui permet de partager sa passion pour une culture écologique et de mettre à contribution ses talents de leader et de communicateur.
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Pour Mathieu Parent, étudiant de 5e secondaire à la Cité étudiante Roberval, la protection de l’environnement est une préoccupation constante. Il n’est donc pas étonnant de le voir à la tête du projet de serre étudiante, aux côtés de Dave Néron, professeur responsable du programme nature et environnement! Un engagement qui lui permet de partager sa passion pour une culture écologique et de mettre à contribution ses talents de leader et de communicateur.
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Pour Mathieu Parent, étudiant de 5e secondaire à la Cité étudiante Roberval, la protection de l’environnement est une préoccupation constante. Il n’est donc pas étonnant de le voir à la tête du projet de serre étudiante, aux côtés de Dave Néron, professeur responsable du programme nature et environnement! Un engagement qui lui permet de partager sa passion pour une culture écologique et responsable avec les autres élèves de l’école et de mettre à contribution ses talents de leader et de communicateur.
« J’ai toujours aimé mener des projets », reconnaît Mathieu. Que ce soit à titre d’entraîneur de natation au sein du club Gami de Roberval, ou à titre de responsable des communications pour le comité du bal des finissants, Mathieu s’engage parce qu’il aime relever des défis et se surpasser. « Mes implications extrascolaires, au lieu de nuire à mes études, augmentent ma motivation à persévérer et à profiter des apprentissages que m’offre le contexte scolaire. Mes implications sportives, par exemple, me permettent d’être plus calme et plus reposé, donc plus concentré lors des périodes de classe et de devoirs. »
Depuis son entrée au secondaire, Mathieu s’engage activement au sein de la serre étudiante. Un moyen pour lui de vivre sa passion tout en sensibilisant les autres élèves aux valeurs reliées à la préservation de l’environnement. « Peu d’écoles possèdent une serre étudiante, précise-t-il. C’est vraiment une chance pour nous d’en avoir une! Je trouve que cela favorise le développement d’une identité écologique dans l’école. Mais en plus, le projet apporte à la communauté, car les gens peuvent acheter nos plantes et nos fleurs, ce qui décore les plates-bandes de la ville! »
Mathieu s’occupe notamment des semis, « noyau dur du fonctionnement de la serre », une tâche qui consiste à mettre les graines de fleurs en terre. Il est aussi responsable de la commande des semences, du repiquage des fleurs en pots et de la grande vente finale ouverte à la population et au personnel de l’école.
Profondément concerné par la pérennité de la serre horticole, Mathieu a débuté, il y a deux ans, la rédaction de divers documents décrivant toutes les procédures liées aux semis et aux boutures dont les prochains gestionnaires et participants pourront se servir pour comprendre rapidement le fonctionnement de la serre. Mais ça ne s’arrête pas là!
Désireux de contribuer toujours davantage à la sensibilisation environnementale dans l’école, Mathieu a mis en place cette année le projet « compostage », qui consiste à récolter les restes de nourriture de la cafétéria pour en faire du compost utilisé comme fertilisant dans la serre. Un comité environnement a donc été formé au sein de l’école afin de mettre en œuvre le projet. « Le fait de faire du compost va entraîner, à long terme, une grande réduction de la quantité de déchets produits par l’école », ajoute-il.
Selon Dave Néron, enseignant responsable du programme nature et environnement à la Cité étudiante Roberval, « Mathieu exerce un leadership exceptionnel en contribuant activement au succès de la serre. Pour le projet compostage, il a d’ailleurs négocié seul avec les responsables de la MRC afin d’obtenir les bacs de compostage. »
« Dans le futur, l’un de mes projets serait d’ouvrir ma propre serre biologique qui permettrait, entre autres, de sensibiliser les gens aux retombées néfastes de l’utilisation des produits chimiques dans les cultures », dévoile Mathieu. Un projet qui exigera assurément un grand sens des responsabilités et beaucoup de leadership. Des qualités que Mathieu a clairement développées au cours de ses études secondaires grâce à ses multiples engagements.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Gino Nicole
Polyvalente de Charlesbourg
Gino Nicole fait partie de ces enseignants qui croient que l’école doit s’adapter à ses étudiants et non pas l’inverse. Adepte d’une approche pédagogique par différenciation, il donne toujours à ses élèves plusieurs routes pour comprendre la matière et atteindre la réussite. L’enseignant en sciences de la Polyvalente de Charlesbourg est même allé jusqu’à mettre sur pied une concentration en robotique destinée à donner, principalement aux jeunes garçons, une source de motivation pour demeurer à l’école. À en juger par l’engouement généré par son initiative, force est d’admettre que cela fonctionne.
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Gino Nicole fait partie de ces enseignants qui croient que l’école doit s’adapter à ses étudiants et non pas l’inverse. Adepte d’une approche pédagogique par différenciation, il donne toujours à ses élèves plusieurs routes pour comprendre la matière et atteindre la réussite. L’enseignant en sciences de la Polyvalente de Charlesbourg est même allé jusqu’à mettre sur pied une concentration en robotique destinée à donner, principalement aux jeunes garçons, une source de motivation pour demeurer à l’école. À en juger par l’engouement généré par son initiative, force est d’admettre que cela fonctionne.
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Gino Nicole fait partie de ces enseignants qui croient que l’école doit s’adapter à ses étudiants et non pas l’inverse. Adepte d’une approche pédagogique par différenciation, il donne toujours à ses élèves plusieurs routes pour comprendre la matière et atteindre la réussite. L’enseignant en sciences de la Polyvalente de Charlesbourg est même allé jusqu’à mettre sur pied une concentration en robotique destinée à donner, principalement aux jeunes garçons, une source de motivation pour demeurer à l’école. À en juger par l’engouement généré par son initiative, force est d’admettre que cela fonctionne.
« Quand on est un jeune prof, on obtient souvent des groupes de jeunes élèves en difficulté, que ce soit dans le domaine scolaire, social ou familial. Moi, j’ai toujours eu de la sympathie pour ces jeunes-là. Au fil des ans, je me suis donné le défi de les garder à l’école en leur offrant des « prestations » de qualité et en les intéressant à des projets stimulants. C’est à travers les sciences que j’ai choisi de le faire », explique l’enseignant, qui compte aujourd’hui 17 années d’expérience.
C’est cette détermination qui a conduit Gino Nicole à créer sa fameuse concentration en robotique. Issue de sa propre passion des blocs Lego — l’enseignant confie d’ailleurs y avoir joué, sans le dire à ses amis, au moins jusqu’à l’âge de 15 ans —, son idée consistait à bâtir un programme dont l’outil principal d’apprentissage était la collection Mindstorms de Lego, produit spécialement conçu pour la robotique.
« D’ordinaire, les concentrations fourmillent de jeunes « bollés » et sont axées sur les résultats scolaires. De mon côté, je voulais que la finalité de cette concentration soit liée à la motivation scolaire. Auparavant, j’avais testé l’intérêt des jeunes par des activités parascolaires. Je savais donc que la concentration allait être un succès. Nous avons amorcé cela cette année avec des élèves de 1re secondaire, et je dois avouer que nous sommes très étonnés des résultats. Ça dépasse nos attentes », indique l’enseignant.
Pour réussir ainsi, cela prend beaucoup de conviction et d’acharnement, ce dont regorge Gino Nicole. Mais pas question de travailler seul. Au fil des ans, il a mis sur pied un système d’émulation pour les élèves de 1re secondaire ainsi qu’un système d’encadrement et de communication mettant à contribution les parents de ses élèves.
« Ils deviennent des acteurs de la réussite des jeunes. Je fais avec les parents des suivis réguliers, qu’ils soient négatifs ou positifs. Ils obtiennent ainsi des nouvelles de leurs enfants. Et ils répondent bien. Pas plus tard qu’hier, j’avais 17 courriels provenant de parents de mes élèves. »
L’enseignant met aussi beaucoup ses collègues à contribution dans le développement de ses nouvelles stratégies d’apprentissage. Ses élèves bénéficient ainsi d’une approche intégrée, reliée à leur concentration en robotique. Il a même mis sur pied une formation en sciences destinée aux enseignants du primaire, afin de mieux préparer les futurs élèves du secondaire à cette discipline.
Quand vient l’été, Gino Nicole, en plus d’agir à titre d’entraîneur de baseball depuis plusieurs années, consacre beaucoup d’énergie à préparer sa prochaine année scolaire. Pour lui, l’enseignement n’a jamais été un travail, mais plutôt une vocation. Il croit sincèrement que pour conserver l’intérêt des élèves, il doit se renouveler d’année en année et amener de la nouveauté. C’est probablement grâce à cette grande implication que ses élèves lui disent souvent : « Avec vous, on aime les sciences parce vous êtes un passionné et apprendre avec vous, ça devient facile. »
« La première chose que je dis à mes stagiaires est que si tu aimes les jeunes, tu auras du plaisir. Sinon, change tout de suite de profession. Pour faire ce travail, il faut s’impliquer et porter une attention particulière aux besoins de nos élèves. C’est ce que je fais depuis 17 ans », conclut-il.
Crédit photo journal Le Carrefour
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Luc Marchand
Collège Saint-Sacrement
Entrer dans la classe de Luc Marchand, enseignant de français en 1re secondaire au Collège Saint-Sacrement, c’est un peu comme entrer dans un monde imaginaire complètement éclaté. En 35 ans, ce sont des centaines et des centaines d’élèves qui se sont frottés à son approche ludique et créative de l’enseignement. Une approche constamment réinventée, au gré d’une imagination débordante, qui a permis aux élèves de côtoyer lutins et zigotos, ou même d’être aspirés dans une autre dimension. Pas étonnant que tous ses élèves se souviennent de lui et que ses collègues l’appellent Monsieur Créativité.
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Entrer dans la classe de Luc Marchand, enseignant de français en 1re secondaire au Collège Saint-Sacrement, c’est un peu comme entrer dans un monde imaginaire complètement éclaté. En 35 ans, ce sont des centaines et des centaines d’élèves qui se sont frottés à son approche ludique et créative de l’enseignement. Une approche constamment réinventée, au gré d’une imagination débordante, qui a permis aux élèves de côtoyer lutins et zigotos, ou même d’être aspirés dans une autre dimension. Pas étonnant que tous ses élèves se souviennent de lui et que ses collègues l’appellent Monsieur Créativité.
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Entrer dans la classe de Luc Marchand, enseignant de français en 1re secondaire au Collège Saint-Sacrement, c’est un peu comme entrer dans un monde imaginaire complètement éclaté. En 35 ans, ce sont des centaines et des centaines d’élèves qui se sont frottés à son approche ludique et créative de l’enseignement. Une approche constamment réinventée, au gré d’une imagination débordante, qui a permis aux élèves de côtoyer lutins et zigotos, ou même d’être aspirés dans une autre dimension. Pas étonnant que tous ses élèves se souviennent de lui et que ses collègues l’appellent Monsieur Créativité.
« Luc Marchand sait que l’ennui en classe est la source de tous les décrochages et que l’intérêt de l’élève passe par la matière, oui, mais d’abord et avant tout par la passion du maître. C’est pourquoi dès qu’il franchit sa porte de classe, il utilise son humour, son originalité et sa passion pour la langue pour s’adresser à l’imagination des élèves, titiller leur curiosité et traquer leur indifférence », témoigne élogieusement Pierre Cofsky, directeur des ressources humaines.
Il semble bien évident que cet enseignant à la créativité débordante, anticonformiste avoué, ne laisse personne indifférent au Collège Saint-Sacrement. L’art de la pédagogie n’est pas pour lui une recette unique qui se répète d’année en année sans jamais qu’on y ajoute un nouvel ingrédient. Bien au contraire, sans un soupçon d’innovation, le défi de l’enseignement, qu’il relève depuis si longtemps, aurait été bien peu stimulant pour lui.
« J’invente tout le temps. Je crée pour mes élèves un monde où ils doivent évoluer et apprendre. Et quand je pense à quelque chose de nouveau, j’ai tout de suite hâte au lendemain pour voir la “bette” de mes élèves quand je vais présenter mon idée », lance l’enseignant en souriant.
Quand on lui fait remarquer qu’avec une telle imagination, il aurait pu faire un autre métier, il secoue rapidement la tête en signe de négation. « Quand j’étais jeune, j’ai voulu devenir acteur, auteur, humoriste et même journaliste. Avec l’enseignement, je fais tout ça. Et en plus, je travaille avec la vie, ce qui est très stimulant », dit-il.
Toute cette folle imagination dont fait preuve l’enseignant sert toujours les intérêts de la pédagogie. Ardent défenseur du français, il a toujours consacré ses énergies à souligner l’importance de s’exprimer correctement dans cette langue et à en faire la promotion. C’est pourquoi il a mis sur pied la Semaine du respect de la langue et de la culture françaises. Dans le cadre de cet événement, il a conçu l’arbre de la poésie et l’activité « Chasseur d’orthographe ». Dans le premier cas, il invite les élèves à créer des vers et à les accrocher à l’arbre. Pour le second, il confie aux élèves la tâche de répertorier les fautes d’orthographe dans différents médias.
Au fil des ans, Luc Marchand a aussi créé de nombreux sketches, pièces de théâtre, mises en scène et personnages loufoques dans le cadre d’activités parascolaires, dont le fort prisé Camp rouge, qui sert d’événement d’accueil pour les élèves de 1re secondaire. Il a été l’un des premiers enseignants à participer à des rencontres d’improvisation avec les élèves et les membres du personnel, a animé des galas et a aussi été responsable du projet Génies en herbe.
Sur le plan structurel, il s’est révélé un acteur important au sein du Collège. Il y a déjà longtemps, Luc Marchand a développé et proposé un nouveau système d’enseignement de la méthodologie. Accepté il y a peu de temps, ce système engage maintenant tous les enseignants et touche cinq aspects précis de la méthodologie.
« À la fin de l’année, je vais tirer ma révérence, mais je veux en profiter pour aller enseigner à l’université aux futurs professeurs. Je veux leur faire comprendre que la participation à la vie et aux activités de l’école est indissociable de la tâche d’un enseignant. Et je veux surtout leur montrer comment être créatifs à travers leur métier », termine-t-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Guylaine Gagnon
École secondaire Camille-Lavoie
À la fois enseignante en éthique et culture religieuse, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire et principale responsable de l’aire d’interaction communautaire pour le programme d’éducation internationale à l’École secondaire Camille-Lavoie, Guylaine Gagnon a une mission : faire découvrir aux jeunes les multiples bienfaits de l’engagement. Toujours disponible, elle ne compte pas les nombreuses heures passées à soutenir les élèves dans leurs projets… Attention ! Passion contagieuse
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À la fois enseignante en éthique et culture religieuse, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire et principale responsable de l’aire d’interaction communautaire pour le programme d’éducation internationale à l’École secondaire Camille-Lavoie, Guylaine Gagnon a une mission : faire découvrir aux jeunes les multiples bienfaits de l’engagement. Toujours disponible, elle ne compte pas les nombreuses heures passées à soutenir les élèves dans leurs projets… Attention ! Passion contagieuse
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À l’École secondaire Camille-Lavoie, il y a une personne que les jeunes connaissent bien : Guylaine Gagnon. À la fois enseignante en éthique et culture religieuse, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire et principale responsable de l’aire d’interaction communautaire pour le programme d’éducation internationale, Guylaine Gagnon a une mission : faire découvrir aux jeunes les multiples bienfaits de l’engagement. Toujours disponible, elle ne compte pas les nombreuses heures passées à soutenir les élèves dans leurs projets… Attention ! Passion contagieuse.
Un peu comme Obélix, Guylaine Gagnon est « tombée » dans l’engagement communautaire alors qu’elle était elle-même une jeune adolescente. « À cet âge, j’ai réalisé que l’engagement communautaire était pour moi une opportunité de me réaliser et de mettre à profit mes aptitudes. M’investir pour des causes humanitaires me permettait ainsi d’aider les autres tout en me réalisant personnellement, raconte-elle. Dès le jour où j’ai commencé à travailler en milieu scolaire, il y a de cela plus de 20 ans, j’ai désiré transmettre cette valeur aux jeunes ».
Depuis, chaque année scolaire, Guylaine Gagnon propose aux jeunes une variété de projets « pour les inciter à réfléchir sur le sens et l’importance de la vie en société, à se laisser interpeller par les conditions de vie des autres et à être solidaires avec eux ».
Par exemple, des élèves amassent des fonds pour Opération Enfant Soleil, une démarche qui s’accompagne d’activités de sensibilisation auprès d’autres élèves de l’école. « Les jeunes organisent différentes activités comme des soirées thématiques, la vente d’objets promotionnels et un défilé de mode », explique Guylaine Gagnon.
Pour Jeunes Solidaires, des élèves ont mis en place des kiosques d’information sur le commerce équitable et sur les impacts du changement climatique, notamment. Chaque année, l’enseignante accompagne un groupe d’élèves au Relais pour la vie d’Alma, une marche de 12 heures qui a lieu au mois de juin et dont l’objectif, outre celui d’amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer, est de célébrer les êtres chers qui ont survécu au cancer et de rendre hommage à ceux qui ont perdu leur combat.
Comme une courroie de transmission, Guylaine Gagnon guide les jeunes dans la réalisation de leurs projets pour des organismes régionaux et nationaux, leur offrant un soutien constant. « Mais c’est d’abord et avant tout leurs propres actions qui font une différence », précise-t-elle.
« Que ce soit pour la Société Alzheimer, Opération Enfant Soleil ou pour toute campagne de levée de fonds, Mme Gagnon encadre et guide les jeunes, mais surtout, elle leur fait prendre conscience de la place qu’ils doivent occuper dans notre société », témoigne la directrice de l’école Camille-Lavoie, Michelle Dessureault.
« Je crois profondément que l’implication dans des projets d’engagement donne aux jeunes l’occasion de vivre des situations de réflexion et d’expérimentation qui favorise le développement de compétences telles que le sens des responsabilités, la confiance en soi et la coopération. Cela leur permet également de vivre des projets collectifs susceptibles d’améliorer leur milieu et la société », ajoute l’enseignante.
Pour cette mobilisatrice, les jeunes qu’elle accompagne sont de « véritables agents multiplicateurs dans leur milieu, des modèles qui peuvent donner aux autres le goût de s’investir eux-mêmes pour des valeurs humanistes ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Joël Aubin
École polyvalente Jonquière
À l’École polyvalente Jonquière, les jeunes amoureux de sciences et d’entrepreneuriat sont comblés… et ceux qui n’en sont pas encore amateurs le deviendront très vite ! En effet, le dynamisme et la passion de l’enseignant en sciences Joël Aubin sont plus que contagieux. Porteur d’une multitude de projets d’entreprises étudiantes au sein de l’école, il croit fermement au pouvoir de l’engagement et de l’entrepreneuriat pour favoriser le développement des jeunes.
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À l’École polyvalente Jonquière, les jeunes amoureux de sciences et d’entrepreneuriat sont comblés… et ceux qui n’en sont pas encore amateurs le deviendront très vite ! En effet, le dynamisme et la passion de l’enseignant en sciences Joël Aubin sont plus que contagieux. Porteur d’une multitude de projets d’entreprises étudiantes au sein de l’école, il croit fermement au pouvoir de l’engagement et de l’entrepreneuriat pour favoriser le développement des jeunes.
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À l’École polyvalente Jonquière, les jeunes amoureux de sciences et d’entrepreneuriat sont comblés… et ceux qui n’en sont pas encore amateurs le deviendront très vite ! En effet, le dynamisme et la passion de l’enseignant en sciences Joël Aubin sont plus que contagieux. Porteur d’une multitude de projets d’entreprises étudiantes au sein de l’école, il croit fermement au pouvoir de l’engagement et de l’entrepreneuriat pour favoriser le développement des jeunes.
Joël Aubin souhaite que « les élèves se sentent impliqués, qu’ils puissent apprendre tout en ayant du plaisir et en découvrant leurs forces ». C’est pourquoi il s’engage directement auprès d’eux, leur offrant ainsi la possibilité de participer à une foule de projets et de comités.
« Il est une vraie bombe d’énergie, soutient la directrice adjointe de l’école, Marie-Claude Harvey. Il a un réel effet d’entraînement auprès des jeunes et des autres enseignants », précise-t-elle. Que ce soit par son engagement auprès de l’équipe de la radio étudiante, de l’album des finissants, du Gouvernement étudiant ou de celle de l’Expo-Sciences, Joël Aubin ne cesse de trouver de nouvelles idées pour motiver et intéresser les élèves et les répercussions auprès des jeunes sont grandes. Selon Mme Harvey, « les élèves sont plus intéressés aux sciences et ont de meilleures notes. Ils s’engagent à fond dans plusieurs projets dans l’école et ce, sans compter leurs minutes. Il va sans dire qu’ils ont un excellent modèle », ajoute-elle.
Cherchant à avoir encore plus d’impact auprès des élèves, Joël a eu l’idée de fonder un nouveau champ d’intérêt : Entrepreneuriat-Sciences. « Les sciences sont un excellent domaine pour mettre en application des théories avec les élèves. Les possibilités de création et d’imagination sont infinies », reconnaît l’enseignant, un fervent défenseur de la pédagogie par projet.
Ainsi, la grille-horaire des étudiants inscrits dans ce champ d’intérêt a été modifiée pour prévoir dix périodes de sciences sur neuf jours au lieu des six périodes de base. Ces périodes supplémentaires sont dédiées aux projets spéciaux et à la création de mini-entreprises. Depuis sa mise sur pied il y a trois ans, ce champ d’intérêt ne cesse de croître en popularité. Avec un groupe de vingt-huit étudiants au départ, le profil sera offert à près de soixante élèves dès l’automne 2012.
Entrepreneur dans l’âme, Joël s’est donc donné pour mission d’accompagner les jeunes dans le démarrage de petites entreprises. Cette année, au concours Jeunes Entreprises, son groupe de 3e secondaire, qui fabrique des lampes électroniques à lumière DEL, a remporté le prix du plus beau logo et de la plus belle affiche.
De plus, au concours québécois en entrepreneuriat, ses élèves de 5e secondaire ont remporté la première place avec leur entreprise PJ Confort. « Dans le cadre de cette entreprise, explique Joël, les élèves ont trouvé une façon originale de récupérer la styromousse, un matériau non recyclable au Québec. Ils conçoivent en effet des coussins dans lesquels ils insèrent de la styromousse broyée avec un robot culinaire », dévoile-t-il fièrement. Les coussins sont notamment vendus aux élèves et aux enseignants de l’école qui souhaitent rendre leur chaise un peu plus confortable.
Selon Stéphane Bérubé, président d’Entrepreneuriat 002 et coordonnateur de la Table régionale en entrepreneuriat, « M. Aubin est une des pierres angulaires du développement de la culture entrepreneuriale à l’École polyvalente Jonquière. En tant que conseiller Jeunes Entreprises dans sa classe, je suis à même de constater toute l’énergie qu’il consacre aux élèves. Il est, selon moi, l’enseignant rêvé et un modèle pour les jeunes ».
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
La table est mise
École secondaire du Mont-Sainte-Anne
L’école, c’est bien connu, ça nourrit l’esprit, mais parfois, ça peut aussi nourrir les ventres. Quand, en plus, ça vient nourrir l’estime de soi, on peut conclure à une réussite globale. C’est un peu ce à quoi sont parvenus une dizaine d’élèves du programme de formation préparatoire au travail, 1re année (FPT-1) de l’école secondaire du Mont-Sainte-Anne en élaborant le projet La table est mise. Tout en apprenant à cuisiner, ils mettent à profit leurs nouvelles compétences pour combler l’appétit de jeunes élèves du primaire d’une école située en milieu défavorisé. Une initiative où tout le monde gagne.
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L’école, c’est bien connu, ça nourrit l’esprit, mais parfois, ça peut aussi nourrir les ventres. Quand, en plus, ça vient nourrir l’estime de soi, on peut conclure à une réussite globale. C’est un peu ce à quoi sont parvenus une dizaine d’élèves du programme de formation préparatoire au travail, 1re année (FPT-1) de l’école secondaire du Mont-Sainte-Anne en élaborant le projet La table est mise. Tout en apprenant à cuisiner, ils mettent à profit leurs nouvelles compétences pour combler l’appétit de jeunes élèves du primaire d’une école située en milieu défavorisé. Une initiative où tout le monde gagne.
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L’école, c’est bien connu, ça nourrit l’esprit, mais parfois, ça peut aussi nourrir les ventres. Quand, en plus, ça vient nourrir l’estime de soi, on peut conclure à une réussite globale. C’est un peu ce à quoi sont parvenus une dizaine d’élèves du programme de formation préparatoire au travail, 1re année (FPT-1) de l’école secondaire du Mont-Sainte-Anne en élaborant le projet La table est mise. Tout en apprenant à cuisiner, ils mettent à profit leurs nouvelles compétences pour combler l’appétit de jeunes élèves du primaire d’une école située en milieu défavorisé. Une initiative où tout le monde gagne.
C’est lors de l’année scolaire 2010-2011 que le projet a commencé à prendre forme dans l’esprit des responsables de la classe de FPT-1. En collaboration avec certains partenaires, ils avaient pensé offrir quelques ateliers de cuisine aux élèves de cette cohorte, espérant ainsi leur donner le goût des métiers de la restauration ou tout simplement les ouvrir à une meilleure autonomie alimentaire.
Puis, voyant le succès de l’opération auprès des jeunes, qui attendaient toujours avec impatience le prochain atelier, l’équipe enseignante a choisi une façon d’améliorer la formule. En s’entourant de partenaires bien impliqués dans la communauté, elle a jeté les bases du projet. Quand les responsables ont proposé La table est mise à la cohorte 2011-2012, les dix élèves composant le groupe ont tout de suite accepté de relever le défi.
« Les élèves en FPT-1 sont des jeunes, pour la plupart, qui vivent de grandes difficultés scolaires depuis le début de leurs études. Ils ont besoin, eux aussi, de connaître du succès et de trouver un sens à leur persévérance scolaire. Avec ce projet, ils apprennent à prendre leur place, à travailler ensemble et surtout à voir comment leur travail peut avoir un effet positif sur les autres », raconte Chantal Dion, l’enseignante responsable du groupe de FPT-1.
En acceptant ce projet, les jeunes ont aussi accepté de prendre les responsabilités que cela impliquait. Entre autres, ils ont dû suivre des formations, dont une en hygiène et salubrité et plusieurs autres concernant les préceptes de base en cuisine. Ils ont aussi accepté de piloter la phase externe de leur projet. À vue de nez, cela peut sembler facile, mais quand on pense qu’il s’agissait de préparer un repas pour une classe entière, de choisir le menu, d’en assurer la préparation, de se déplacer vers l’école visée avec tout le matériel et la nourriture, de faire le service et même de préparer des activités pour les enfants une fois le dîner terminé, on voit que c’est tout un défi qui attendait ces jeunes.
« Lors du premier repas, nos élèves étaient très nerveux. Ils avaient pourtant bien planifié les choses, réparti les tâches et structuré le déroulement, mais ils se sont un peu embrouillés au départ. Puis ils sont parvenus eux-mêmes à reprendre le contrôle. Ils ont appris à travailler ensemble, à se parler et à s’écouter. C’était beau de les voir aller », dit Chantal Dion.
Bien entendu, les jeunes cuisiniers en herbe sont bien encadrés et obtiennent une aide précieuse, entre autres de la part du chef Raphaël Victoria, le cuisinier responsable de leur enseigner les rudiments du métier. D’ailleurs, l’expérience se révèle tellement enrichissante pour les jeunes que deux élèves ont déjà manifesté leur intention d’amorcer des études plus poussées en cuisine. Voilà qui est très encourageant lorsqu’on sait qu’il s’agit d’élèves pour qui l’obtention d’un diplôme d’études secondaires ne représente pas un objectif réaliste.
« C’est un projet qui allie apprentissage et engagement social. Quand les jeunes finissent de servir les repas aux enfants, on voit qu’ils sont satisfaits et fiers d’eux. J’ai même des parents qui m’ont mentionné que leur jeune avait changé depuis qu’il s’impliquait dans ce projet. Il a maintenant une raison d’aller à l’école », conclut l’enseignante.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Martin Mansour
École de l'Érablière
Martin Mansour garde peu de souvenirs heureux de ses débuts scolaires. Dès l’école primaire, il se sent exclu et n’arrive pas à imposer le respect. Ses difficultés d’apprentissage connaissent leur apogée alors que Martin a 8 ou 9 ans. Alors qu’il se lève pour poser une question à son professeur, « elle a pris mon cahier Canada, et l’a ouvert devant toute la classe. Regardez le cahier de Martin ! » Tous les enfants ont ri. Je ne comprenais pas pourquoi. J’ai été tellement humilié. Je n’ai plus posé de questions. Je comprenais de moins en moins ce qui se passait au tableau. J’accumulais les incompréhensions par peur d’être à nouveau ridiculisé. Quand je suis arrivé en 4ième, on m’a remis en 3ième. Ma misère commençait. Quand on se sent comme un perdant, on ne peut plus gagner. » Martin Mansour a pourtant réussi ce que peu de jeunes arrivent à faire : quitter le cheminement particulier où on l’avait placé pour revenir en force en cheminement régulier. Tout un exploit !
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Martin Mansour garde peu de souvenirs heureux de ses débuts scolaires. Dès l’école primaire, il se sent exclu et n’arrive pas à imposer le respect. Ses difficultés d’apprentissage connaissent leur apogée alors que Martin a 8 ou 9 ans. Alors qu’il se lève pour poser une question à son professeur, « elle a pris mon cahier Canada, et l’a ouvert devant toute la classe. Regardez le cahier de Martin ! » Tous les enfants ont ri. Je ne comprenais pas pourquoi. J’ai été tellement humilié. Je n’ai plus posé de questions. Je comprenais de moins en moins ce qui se passait au tableau. J’accumulais les incompréhensions par peur d’être à nouveau ridiculisé. Quand je suis arrivé en 4ième, on m’a remis en 3ième. Ma misère commençait. Quand on se sent comme un perdant, on ne peut plus gagner. » Martin Mansour a pourtant réussi ce que peu de jeunes arrivent à faire : quitter le cheminement particulier où on l’avait placé pour revenir en force en cheminement régulier. Tout un exploit !
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Martin Mansour garde peu de souvenirs heureux de ses débuts scolaires. Dès l’école primaire, il se sent exclu et n’arrive pas à imposer le respect. Ses difficultés d’apprentissage connaissent leur apogée alors que Martin a 8 ou 9 ans. Alors qu’il se lève pour poser une question à son professeur, « elle a pris mon cahier Canada, et l’a ouvert devant toute la classe. Regardez le cahier de Martin ! » Tous les enfants ont ri. Je ne comprenais pas pourquoi. J’ai été tellement humilié. Je n’ai plus posé de questions. Je comprenais de moins en moins ce qui se passait au tableau. J’accumulais les incompréhensions par peur d’être à nouveau ridiculisé. Quand je suis arrivé en 4ième, on m’a remis en 3ième. Ma misère commençait. Quand on se sent comme un perdant, on ne peut plus gagner. » Martin Mansour a pourtant réussi ce que peu de jeunes arrivent à faire : quitter le cheminement particulier où on l’avait placé pour revenir en force en cheminement régulier. Tout un exploit !
Martin se retrouve en cheminement particulier - le CC1, dans le langage scolaire, - dès le début de son secondaire. « J’ai pleuré quand j’ai appris ça parce que je sais que normalement, on n’en sort jamais, avoue l’élève. » C’est la jeune Cindy, une élève de sa classe, qui fait alors les premiers commentaires. T’es ben’ trop bon pour être ici, toi !, lui lance-t-elle après un examen où Martin a particulièrement bien réussi. Le commentaire fait boule de neige. Conrad Morin, son enseignant de l’époque, se rend compte du fait que son élève semble capable de réussir dans la voie régulière. « Il a commencé à me faire passer des tests, et effectivement… j’étais capable, raconte fièrement Martin ! Je pense que le fait de me voir capable de réussir a été un déclencheur et un moteur. »
Un rêve rendu possible - Dans cette classe de CC1, grâce à cet enseignant qui croit en lui, Martin se retrouve l’année suivante en A.D.S. (année de développement au secondaire). Durant ces deux années, il travaille d’arrache-pied pour atteindre le secteur régulier. Porté par son rêve, au gala de fin d’année, Martin se mérite des médailles pour souligner ses efforts. Il est alors remarqué par ses enseignants qui l’encouragent à persévérer. Après ces deux années, il ne ralentit nullement car il est encore loin de son but : réussir sa 4e année du secondaire pour intégrer Les Forces Armées Canadiennes.
« Mon grand-père maternel, Normand Mansour, est un militaire à la retraite, raconte Martin. Il m’a transmis sa passion. Il m’a raconté qu’il aurait eu la chance de voyager avec les Forces, si sa vie de famille le lui avait permis. Moi, je peux le faire ! Je veux devenir un officier en mécanique. Pour y arriver, je dois non seulement réussir mon secondaire 4 mais mon grand-mère m’a convaincu de réussir également mon cinquième secondaire. J’ai confiance en lui et je vais le faire ! Je l’aime et je veux qu’il soit fier de moi. »
Anie Belleville enseigne le français à Martin Mansour. Elle se dit impressionnée par les efforts que l’étudiant met de l’avant. « Il a cristallisé ce rêve d’être militaire et il prend tous les moyens pour réussir malgré des difficultés d’apprentissage importantes, note-t-elle. Il fait ses devoirs de manière appliquée. Attentif en classe, il s’invente des méthodes pour mémoriser la matière enseignée : il répète mentalement les paroles de ses enseignants. De cette manière, il réussit, ce qui, évidemment, lui donne confiance. Je suis certaine qu’il y a bien des matins où il resterait couché… mais c’est un combattant ! Il a compris qu’il doit travailler fort. J’ai confiance et sa réussite me fait autant plaisir que celle de mes propres enfants. » En décembre dernier, Martin a d’ailleurs reçu un diplôme pour le motiver et l’encourager dans sa persévérance scolaire. Son grand-père, sa mère et son conjoint et les parents de ce dernier sont aussi importants que ses professeurs, affirme Martin, dans sa réussite.
« Je ne veux pas passer ma vie à jouer au X-Box et à fureter sur Facebook ! Je veux une vie sans endettement, une famille, des enfants… je veux aller à Rome, je veux une belle voiture et je veux être un exemple pour mes deux petits frères. Je voudrais aussi que mes enfants soient fiers de leur père. Alors je ne me laisse plus rabaisser par les autres, je n’écoute plus mes petits bobos, je me lève le matin et je fonce. J’ai envie d’un avenir qui me plaît. »
En attendant, il adore son cours d’histoire, notamment grâce à son prof, Yves Perron. Il aime les arts et l’entraînement physique mais aussi les sciences. « Et j’aimerais tellement comprendre les mathématiques ! », s’exclame-t-il. Il fréquente aussi les cadets, où il apprend la discipline, développe du leadership, de l’autonomie et de la confiance en lui. Quand il défile en uniforme lors des cérémonies du jour du Souvenir, il dit se sentir important. «J’suis en train de prendre ma place. » Vas-y, mon grand. La vie t’attend.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Yoan Méthot-Bernatchez
Polyvalente Mgr Sévigny
Les adolescents, c’est un peu comme des boîtes à surprise. On les stimule et on attend une réaction. Elle est parfois bonne, parfois moins bonne. Pour ce qui est de Yoan Méthot-Bernatchez, les réactions, au début de son secondaire, étaient plutôt peu réjouissantes mais depuis deux ans, l’élève de 4e secondaire à la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler réserve à son entourage de bien meilleures réactions. En peu de temps, lui qui était un élève peu intéressé, dérangeant et perturbant s’est transformé en un modèle de réussite et d’engagement scolaires dont le désir le plus cher est de devenir un jour enseignant au secondaire.
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Les adolescents, c’est un peu comme des boîtes à surprise. On les stimule et on attend une réaction. Elle est parfois bonne, parfois moins bonne. Pour ce qui est de Yoan Méthot-Bernatchez, les réactions, au début de son secondaire, étaient plutôt peu réjouissantes mais depuis deux ans, l’élève de 4e secondaire à la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler réserve à son entourage de bien meilleures réactions. En peu de temps, lui qui était un élève peu intéressé, dérangeant et perturbant s’est transformé en un modèle de réussite et d’engagement scolaires dont le désir le plus cher est de devenir un jour enseignant au secondaire.
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Les adolescents, c’est un peu comme des boîtes à surprise. On les stimule et on attend une réaction. Elle est parfois bonne, parfois moins bonne. Pour ce qui est de Yoan Méthot-Bernatchez, les réactions, au début de son secondaire, étaient plutôt peu réjouissantes mais depuis deux ans, l’élève de 4e secondaire à la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler réserve à son entourage de bien meilleures réactions. En peu de temps, lui qui était un élève peu intéressé, dérangeant et perturbant s’est transformé en un modèle de réussite et d’engagement scolaires dont le désir le plus cher est de devenir un jour enseignant au secondaire.
« J’étais un vrai petit diable avec deux cornes sur la tête, lance en riant un Yoan tout à fait conscient qu’il en a fait voir de toutes les couleurs à ses enseignants pendant une certaine période. Je faisais tout pour me faire remarquer mais pas de la bonne façon. Aujourd’hui, je veux encore me faire remarquer, mais pour des bonnes raisons et ça fonctionne. »
Sa période rebelle, comme il la qualifie, a vraiment été pour Yoan caractérisée par des résultats scolaires bien en deçà de ses véritables capacités. Par ses problèmes de comportement et son absence totale de motivation, il entretenait des résultats médiocres et se complaisait parfaitement bien dans cette situation. Heureusement, il obtenait néanmoins toujours les notes de passage, ce qui lui a permis de ne jamais reprendre une année.
Puis c’est vers la fin de sa 2e secondaire qu’un événement vient tout chambouler. « Un de mes profs était en train d’expliquer quelque chose et il m’a regardé en me disant quelque chose comme ‟Toi, Yoan, je te demanderai pas si tu comprends, on le sait déjà que tu comprends pasˮ. Ça m’a tellement frustré que je me suis dit que j’allais leur montrer que moi aussi, j’étais capable de réussir. J’ai décidé que j’allais aimer l’école et que je finirais par faire partie des meilleurs », raconte-t-il.
À partir de ce moment, Yoan décide de se prendre en main et change complètement de comportement. Il commence alors par s’offrir des cours privés dans plusieurs matières, afin de rattraper son retard. Dès le début de sa 3e secondaire, il se met à fréquenter les cours de récupération et profite de toutes les pauses entre les cours pour s’avancer dans ses études. Il va même jusqu’à demander à ses enseignants des exercices supplémentaires.
Les enseignants remarquent alors le changement qui s’opère du côté de Yoan. « Je lui ai enseigné à son arrivée au secondaire et il était évident que les études ne figuraient pas au sommet de ses priorités. Puis le temps a passé et j’ai constaté qu’il semblait plus mature, plus engagé dans ses études, mais aussi dans la vie à l’école. Maintenant, il n’est plus le même. Il persévère et il agit comme un modèle pour atteindre la réussite scolaire », témoigne Steven Keighan.
Comme le souligne l’enseignant, le nouveau Yoan se fait remarquer par ses talents scolaires mais aussi par son implication parascolaire. Membre de l’équipe de volley-ball depuis trois ans, il agit aussi comme entraîneur adjoint pour le niveau des plus jeunes. Adepte de ping-pong, il supervise l’entraînement physique de l’équipe de l’école et a même organisé à plusieurs reprises des compétitions à la polyvalente dans cette discipline sportive. En plus de tout ça, il faut partie du club d’échecs et du club EVB (École verte Brundtland).
Il s’est même investi dans un stage où il a pu passer de l’autre côté de la clôture et devenir, l’espace de quelques périodes, enseignant. Aussitôt, il s’est senti à sa place. Depuis, il rêve d’être enseignant de mathématiques au secondaire.
« La clé de la réussite, c’est d’avoir confiance en soi. Il ne faut pas se sous-estimer ni croire ce que les autres pensent de nous. Si je suis passé de bon dernier de classe au top cinq des meilleurs élèves, je crois qu’on peut tous réussir si on croit en nous », assure le jeune garçon de 15 ans.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Frédéric Fradet
Polyvalente de Normandin
Frédéric Fradet revient de loin. Pour garder le cap sur la vie, cet étudiant de 5e secondaire à la Polyvalente de Normandin a dû persévérer et faire confiance. Un cheminement parsemé de hauts et de bas, de lourds questionnements et d’idées noires. Entouré de ses amis, de ses parents, de ses enseignants et du personnel de l’école, il a réussi à s’accrocher puis, à se relever. En une année, Frédéric Fradet sera passé de l’ombre à la lumière… Ce qui l’a guidé : son amour inconditionnel pour la musique.
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Frédéric Fradet revient de loin. Pour garder le cap sur la vie, cet étudiant de 5e secondaire à la Polyvalente de Normandin a dû persévérer et faire confiance. Un cheminement parsemé de hauts et de bas, de lourds questionnements et d’idées noires. Entouré de ses amis, de ses parents, de ses enseignants et du personnel de l’école, il a réussi à s’accrocher puis, à se relever. En une année, Frédéric Fradet sera passé de l’ombre à la lumière… Ce qui l’a guidé : son amour inconditionnel pour la musique.
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Frédéric Fradet revient de loin. Pour garder le cap sur la vie, cet étudiant de 5e secondaire à la Polyvalente de Normandin a dû persévérer et faire confiance. Un cheminement parsemé de hauts et de bas, de lourds questionnements et d’idées noires. Entouré de ses amis, de ses parents, de ses enseignants et du personnel de l’école, il a réussi à s’accrocher puis, à se relever. En une année, Frédéric Fradet sera passé de l’ombre à la lumière… Ce qui l’a guidé : son amour inconditionnel pour la musique.
L’année scolaire 2010-2011 n’a pas été facile pour Frédéric. « Je ne voyais que du noir. Je me levais le matin et je ne pensais qu’au soir où je pourrais enfin retourner dormir ». Pendant cette période où tout est devenu sombre, Frédéric a pensé à décrocher. Il a aussi pensé au suicide.
Ce sont d’abord ses amis qui ont remarqué que Frédéric n’allait pas bien. « Ils sont venus me voir parce qu’ils étaient inquiets pour lui », raconte Brigitte Larouche, animatrice à la vie étudiante. C’est alors que tout l’entourage de Frédéric s’est mobilisé pour lui venir en aide. « Frédéric a dû manquer plusieurs cours, poursuit Mme Larouche, mais les enseignants ont fait preuve de beaucoup de compréhension à son égard. La direction lui a aussi offert des cours de récupération pour les matières où il était le plus en danger ».
Mais ce qui a été le plus décisif dans le cheminement de Frédéric est sans contredit la musique. Inscrit au programme Arts concentration Musique-Études depuis sa première année au secondaire, Frédéric est un guitariste, un bassiste et un pianiste de grand talent – même s’il n’ose pas l’avouer! « Après mes cours, et toutes les fois où je ne me sentais pas bien, j’allais dans le département de musique pour jouer. Je pratiquais sans cesse. »
« Pour moi, la musique permet d’exprimer beaucoup plus que la parole, dévoile Frédéric. Elle est tellement essentielle à ma vie que si elle n’existait pas, je l’inventerais. »
Au cours de cette année difficile, Frédéric s’est donc engagé dans une multitude de projets musicaux. Une passion qui lui a permis de s’accrocher. Il a entre autres évolué dans le « Big Buzz Band », un groupe de l’école au sein duquel il a présenté plusieurs spectacles. « J’ai aussi participé à Secondaire en spectacle avec des amis et nous nous sommes rendus jusqu’au régional! » Un résultat qui lui aura permis de croire un peu plus en lui à un moment où il ne croyait plus en rien.
« N’eut été de mon engagement parascolaire, je n’aurais pas réussi ma quatrième secondaire, reconnaît Frédéric. La musique et tout ce qui l’entoure m’auront fait découvrir une détermination qui m’aidera certainement dans mes projets à venir. Avec tous les efforts que j’ai dû déployer, je suis passé au travers de cette année avec une nouvelle force. »
Ainsi, en soumettant sa candidature dans la catégorie Élève persévérant du programme au secondaire de Forces AVENIR, Frédéric souhaitait transmettre un message d’espoir à tous ceux et celles qui vivent une période noire. « Je sais qu’il y a plein d’autres jeunes qui vivent des moments difficiles ou qui ne croient plus en l’avenir. Mais je sais aussi qu’il est possible de passer au travers. Je ne me considère pas du tout comme un héros, je suis quelqu’un de normal, et pourtant, j’ai réussi. Même quand on a l’impression de toucher le fond, il faut s’accrocher à quelque chose qu’on aime. »
Aujourd’hui, Frédéric est capable de dire haut et fort qu’il est heureux et que l’avenir l’attend. La vie réserve tant de belles surprises…
Sa nomination comme lauréat de la semaine Forces AVENIR s’accompagnant d’une bourse de 500 $, Frédéric a choisi d’en remettre une partie à la Fondation André Dédé Fortin pour la prévention du suicide.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Sara-Kyanna Obas
École secondaire Jacques-Rousseau
Sara-Kyanna Obas n’avait que quatre ans lorsqu’elle a découvert, par l’entremise des lectures que lui faisait sa mère, l’humaniste Albert Schweitzer, fondateur d’un hôpital au Gabon en 1913. Depuis, elle ne rêve que de l’imiter et c’est pour y parvenir que l’étudiante de 5e à l’école secondaire Jacques-Rousseau a choisi de s’engager dans de multiples projets, comme le programme Pair, la guignolée, une collecte de fonds au profit de Médecins sans frontières, le conseil d’établissement ainsi qu’à la coop scolaire.
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Sara-Kyanna Obas n’avait que quatre ans lorsqu’elle a découvert, par l’entremise des lectures que lui faisait sa mère, l’humaniste Albert Schweitzer, fondateur d’un hôpital au Gabon en 1913. Depuis, elle ne rêve que de l’imiter et c’est pour y parvenir que l’étudiante de 5e à l’école secondaire Jacques-Rousseau a choisi de s’engager dans de multiples projets, comme le programme Pair, la guignolée, une collecte de fonds au profit de Médecins sans frontières, le conseil d’établissement ainsi qu’à la coop scolaire.
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Sara-Kyanna Obas n’avait que quatre ans lorsqu’elle a découvert, par l’entremise des lectures que lui faisait sa mère, l’humaniste Albert Schweitzer, fondateur d’un hôpital au Gabon en 1913. Depuis, elle ne rêve que de l’imiter et c’est pour y parvenir que l’étudiante de 5e à l’école secondaire Jacques-Rousseau a choisi de s’engager dans de multiples projets, comme le programme Pair, la guignolée, une collecte de fonds au profit de Médecins sans frontières, le conseil d’établissement ainsi qu’à la coop scolaire.
« Je crois que pour atteindre mon rêve, il faut que je devienne, à l’instar d’Albert Schweitzer, une personne philanthrope, passionnée, persévérante et courageuse. Ce sont des qualités que j’essaie de développer en faisant beaucoup de bénévolat. Quand j’avais 11 ans et que je faisais de l’aide aux devoirs, je me suis promis de ne jamais abandonner un engagement. Jusqu’à présent, j’ai toujours tenu cette promesse », explique avec fierté l’étudiante de 16 ans, confirmant ainsi en quelque sorte qu’elle fera tout pour atteindre son rêve de fonder un hôpital chrétien dans un pays du tiers-monde.
En fait, par ses diverses implications, Sara-Kyanna démontre qu’un rêve, ça se prépare. Pour celle qui souhaite devenir médecin, s’investir bénévolement dans le programme Pair de Longueuil devenait naturel. Ainsi, depuis l’été 2010, elle donne régulièrement de son temps à cet organisme qui offre un service d’appel automatisé, contribuant ainsi à assurer le bien-être de personnes âgées vivant seules. À quelques reprises, elle a également offert de nombreuses heures à la guignolée afin d’amasser et de trier des denrées à la veille de la période des Fêtes.
C’est probablement son engagement auprès de Médecins sans frontières, par l’organisation d’une campagne de financement au profit de l’organisme, qui témoigne le plus parfaitement de ses intentions futures. Pour l’aider, Sara a recruté une vingtaine de bénévoles, qui lui donnent du temps en vendant pâtisseries et bonbons durant les heures de lunch ou en faisant fonctionner les kiosques de portraits, de caricatures ou de tatouages au henné qu’elle a imaginés. Elle a même déposé dans quatre magasins des boîtes à monnaie. Jusqu’à présent, Sara a réussi à amasser plus de 1 000 $ pour l’organisme.
« Avec cet argent, l’organisme peut acheter du matériel médical servant à traiter 5 000 victimes d’une catastrophe pendant un mois. Ça devient très concret comme action », souligne Sara-Kyanna, avouant du même souffle qu’elle conserve des affiches de Médecins sans frontières dans sa chambre, pour qu’elles lui rappellent constamment son rêve le plus cher.
Mais peu importe le projet, la jeune fille y investit toujours le même entrain, espérant ainsi pouvoir changer les choses. C’est d’ailleurs ce qu’elle est parvenue à réaliser avec la coop étudiante. Lorsqu’elle a commencé à la coop au début de sa 3e secondaire, elle a vite observé que les élèves étaient un peu laissés à eux-mêmes et qu’il y avait des lacunes dans le transfert des connaissances quant à la gestion et aux opérations. Sans même qu’on lui demande, elle s’est alors mise à la rédaction d’un guide complet du fonctionnement de la coop.
Cet esprit d’initiative, Sara le transpose un peu partout. Elle se porte au-devant des demandes, et cela, tant pour le conseil d’établissement que dans sa tâche de tutorat en anglais auprès d’élèves plus jeunes, et tant dans la gestion de la caisse étudiante Desjardins que dans son rôle de marraine d’un groupe de 1re secondaire.
« Nelson Mandela disait : “Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être?” J’aspire justement à devenir quelqu’un de responsable, qui pourra aider les autres à se découvrir et à avancer, et j’espère que mes actes auront une ampleur un peu plus internationale », conclut Sara-Kyanna
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Dorothée Nicholls
Polyvalente de L’Ancienne-Lorette
La spontanéité, le goût de l’aventure et de la découverte sont certainement des éléments forts de la personnalité de Dorothée Nicholls, une élève de 5e à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette. En effet pour décider, sur un coup de tête, de prendre part, à seulement 15 ans, à un échange linguistique de trois mois en Allemagne, il faut à coup sûr faire preuve d’audace et d’ouverture. Que ce soit dans ce périple ou ses diverses implications culturelles, sportives, communautaires ou parascolaires, Dorothée investit toujours cette même détermination qui fait d’elle une élève de bonne influence dans son école.
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La spontanéité, le goût de l’aventure et de la découverte sont certainement des éléments forts de la personnalité de Dorothée Nicholls, une élève de 5e à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette. En effet pour décider, sur un coup de tête, de prendre part, à seulement 15 ans, à un échange linguistique de trois mois en Allemagne, il faut à coup sûr faire preuve d’audace et d’ouverture. Que ce soit dans ce périple ou ses diverses implications culturelles, sportives, communautaires ou parascolaires, Dorothée investit toujours cette même détermination qui fait d’elle une élève de bonne influence dans son école.
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La spontanéité, le goût de l’aventure et de la découverte sont certainement des éléments forts de la personnalité de Dorothée Nicholls, une élève de 5e à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette. En effet pour décider, sur un coup de tête, de prendre part, à seulement 15 ans, à un échange linguistique de trois mois en Allemagne, il faut à coup sûr faire preuve d’audace et d’ouverture. Que ce soit dans ce périple ou ses diverses implications culturelles, sportives, communautaires ou parascolaires, Dorothée investit toujours cette même détermination qui fait d’elle une élève de bonne influence dans son école.
Impliquée dans de nombreux projets, faisant preuve d’une grande maturité et se distinguant comme une élève performante, Dorothée étonne particulièrement par sa simplicité. À ses yeux, tout son cheminement est simplement rempli de nouvelles expériences qui lui ont permis de gagner énormément de confiance en elle.
« L’engagement étudiant n’a rien de facile au début. Tu ne sais pas quoi faire, qui contacter, comment diriger un groupe ou simplement par quel bout prendre ton projet. Peu à peu, tu prends de l’assurance, tu t’ouvres aux autres, tu repousses tes limites et tu réalises des choses que tu n’aurais jamais soupçonné être capable d’accomplir. C’est ce qui m’est arrivé et j’ai pris confiance en moi », raconte-t-elle le plus simplement du monde.
C’est en commençant tranquillement, un projet à la fois, que Dorothée s’est découvert des qualités de leader, qu’elle a appris à mieux organiser son temps, qu’elle a développé ses talents de communicatrice et qu’elle a découvert comment monter un projet en partant d’une simple idée.
Par exemple, elle a commencé, il y a trois ans, à s’impliquer dans le comité organisateur de la campagne annuelle de financement des activités de l’école, AIR-PAL. À cette même époque, elle a choisi, sur un coup de tête, de participer au Défi têtes rasées de Leucan. Ensuite, tout a déboulé. S’en est suivi son fameux échange linguistique en Allemagne d’où, selon ses propres dires, elle est revenue avec un impressionnant bagage d’apprentissages, et ce, tant au point de vue d’une nouvelle langue que de son ouverture sur le monde et de sa connaissance d’elle-même. Riche de cette expérience, elle a même monté une série de cours d’allemand qu’elle supervise cette année : 10 ateliers d’une heure chacun.
Membre de l’équipe de cheerleading depuis deux ans, du conseil étudiant, du comité Sentinelle de l’aide, de l’équipe du service à la clientèle lors des fameuses « Soirées palpitantes » ainsi que du comité Non-violence qui a été implanté comme projet-test à son école en collaboration avec la Fondation Jasmin Roy, Dorothée trouve toujours le temps qu’il faut pour exécuter des tâches et mobiliser les gens à s’impliquer également.
Justement, dans le cadre de son engagement avec le comité Non-violence, l’élève de 17 ans a choisi de réagir au suicide très médiatisé de Marjorie Raymond, qui a eu lieu en novembre dernier. Souhaitant sensibiliser les élèves de l’école au sujet de l’intimidation, elle a installé dans le hall d’entrée de l’école une caméra, qui a filmé les jeunes voulant donner leur opinion sur le sujet. Une fois de plus, ce geste a été spontané.
« S’impliquer à l’école, c’est une des clés du succès. L’école devient tellement plus facile… Il faut simplement se décider à le faire. Pas trop y penser et aller de l’avant. L’an passé, je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’animer un spectacle. Je me suis proposée et j’ai animé le spectacle annuel de danse et le gala Palmes d’or. Cette année, j’ai été choisie pour animer notre défilé de mode annuel. Tout ça, ça donne confiance », indique Dorothée en précisant qu’elle aimerait poursuivre plus tard son engagement auprès des gens en œuvrant dans l’enseignement ou, pourquoi pas, en politique.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Andréanne Lessard-Allard
École secondaire Camille-Lavoie
Depuis le début de ses études à l’École secondaire Camille-Lavoie, Andréanne Lessard-Allard, aujourd’hui en 5e secondaire, participe à l’organisation de toutes sortes d’activités dans l’école. Ainsi, il ne se passe pas une journée sans qu’elle n’assiste à une réunion du comité des loisirs ou à une rencontre du gouvernement étudiant. Par-dessus tout cela, l’énergique étudiante trouve le temps de faire du théâtre, de jouer au volleyball et d’amasser des fonds pour divers organismes. Engagée, dites-vous ? Absolument !
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Depuis le début de ses études à l’École secondaire Camille-Lavoie, Andréanne Lessard-Allard, aujourd’hui en 5e secondaire, participe à l’organisation de toutes sortes d’activités dans l’école. Ainsi, il ne se passe pas une journée sans qu’elle n’assiste à une réunion du comité des loisirs ou à une rencontre du gouvernement étudiant. Par-dessus tout cela, l’énergique étudiante trouve le temps de faire du théâtre, de jouer au volleyball et d’amasser des fonds pour divers organismes. Engagée, dites-vous ? Absolument !
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Depuis le début de ses études secondaires à l’école Camille-Lavoie, Andréanne Lessard-Allard, aujourd’hui en 5e secondaire, participe à l’organisation de toutes sortes d’activités se déroulant dans l’école. Ainsi, il ne se passe pas une journée sans qu’elle n’assiste à une réunion du comité des loisirs, à une rencontre du gouvernement étudiant ou à une séance de réflexion sur les activités du bal de finissants. Par-dessus tout cela, l’énergique étudiante trouve le temps de faire du théâtre, de jouer au volleyball et d’amasser des fonds pour divers organismes. Engagée, dites-vous ? Absolument !
Elle le dit elle-même, Andréanne a la « piqûre » de l’engagement et cela ne date pas d’hier ! Dès le primaire, elle donnait déjà de son temps dans son école et participait à diverses activités sportives. Dès son arrivée au secondaire, il était donc tout naturel pour Andréanne de poursuivre sur la même voie. « C’est la meilleure façon de s’intégrer », considère-t-elle.
Le comité des loisirs est ce qui lui tient le plus à cœur. « C’est un engagement qui me permet de me sentir proche des autres élèves. Les impacts positifs sont directs ! On voit les gens avoir du plaisir et profiter pleinement de la journée ou de la fête que nous avons organisée pour eux. » En cinq ans, Andréanne aura touché à tout au sein de ce comité : de l’idéation à l’animation, en passant par la logistique et la décoration. « Cette expérience m’a appris à prendre les choses en main, et à assumer mon leadership », confie-t-elle.
À titre de députée de sa classe, Andréanne participe également aux rencontres hebdomadaires du gouvernement étudiant. « On analyse les décisions prises par l’établissement et je donne mon opinion en respectant les besoins de mes collègues de classe que je me dois d’écouter. » Un rôle important qu’Andréanne prend très au sérieux : « L’impact de nos décisions peut se faire sentir dans plusieurs années, auprès d’élèves que nous ne connaîtrons même pas ! »
En tant que députée, Andréanne a aussi la responsabilité d’organiser annuellement une activité avec sa classe. Une opportunité unique pour les élèves de vivre une expérience positive en groupe et d’apprendre à mieux se connaître. Cette année, Andréanne a organisé une sortie au Zoo de St-Félicien, une activité grandement appréciée.
« Mon implication au sein du gouvernement étudiant m’a permis de me familiariser avec le fonctionnement d’une école. En plus de prendre confiance en moi en public, j’ai appris à bien me préparer afin de prendre la parole devant des gens », reconnaît-elle.
En effet, pour Andréanne, l’engagement est un moyen exceptionnel de vivre des réussites et d’augmenter sa confiance en soi. « Quand je termine un projet, j’ai la merveilleuse sensation d’avoir fait quelque chose de bien. J’ai la satisfaction d’améliorer mon milieu et d’aider les autres. »
Engagée autant dans son école que dans sa communauté, dans les arts comme dans le sport, Andréanne constate que cette diversité lui permet de découvrir des facettes différentes de sa personnalité. « En plus, chacun de ces engagements m’apporte un nouveau défi à relever, ce qui me permet de me dépasser dans tout ce que j’accomplis, ajoute-elle, en rappelant que la planification de son temps est la clé de son équilibre.
« Je suis persuadée que l’engagement occupera toujours une place importante dans mes occupations, conclut-elle. Il ne faut pas attendre que quelqu’un prenne les choses en main, il faut le faire nous-mêmes ! »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Sophie de Montigny
École secondaire Arthur-Pigeon
Dès son arrivée à l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, il y a environ cinq ans, Sophie de Montigny s’est démarquée par sa grande disponibilité et sa générosité. Elle ne connaissait presque personne, mais déjà l’enseignante de mathématiques et de sciences, mère de quatre jeunes enfants, voulait prendre sa place et s’impliquer auprès des jeunes. Rapidement, elle s’est vu confier plusieurs rôles. Passant de l’organisation de fêtes à la supervision de la soirée de remise de diplômes, de la coordination de deux équipes de soccer à la mise en place des activités de récompense, rien n’arrive, ou presque, sans que Sophie de Montigny y ait pris part.
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Dès son arrivée à l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, il y a environ cinq ans, Sophie de Montigny s’est démarquée par sa grande disponibilité et sa générosité. Elle ne connaissait presque personne, mais déjà l’enseignante de mathématiques et de sciences, mère de quatre jeunes enfants, voulait prendre sa place et s’impliquer auprès des jeunes. Rapidement, elle s’est vu confier plusieurs rôles. Passant de l’organisation de fêtes à la supervision de la soirée de remise de diplômes, de la coordination de deux équipes de soccer à la mise en place des activités de récompense, rien n’arrive, ou presque, sans que Sophie de Montigny y ait pris part.
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Dès son arrivée à l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, il y a environ cinq ans, Sophie de Montigny s’est démarquée par sa grande disponibilité et sa générosité. Elle ne connaissait presque personne, mais déjà l’enseignante de mathématiques et de sciences, mère de quatre jeunes enfants, voulait prendre sa place et s’impliquer auprès des jeunes. Rapidement, elle s’est vu confier plusieurs rôles. Passant de l’organisation de fêtes à la supervision de la soirée de remise de diplômes, de la coordination de deux équipes de soccer à la mise en place des activités de récompense, rien n’arrive, ou presque, sans que Sophie de Montigny y ait pris part.
Cette spontanéité à toujours vouloir offrir son aide, à lever la main quand vient le temps de prendre part à des projets, Sophie de Montigny la tient de ses parents. D’emblée, elle avoue que son éducation a pris forme autour des valeurs de respect des autres, d’ouverture, de tolérance, d’honnêteté et d’attitude positive.
« Je suis une personne curieuse, soucieuse de mon environnement physique et social, active, minutieuse et attentive aux autres et aux besoins qui surgissent et qui nécessitent une réelle implication. J’aime voir le bien que mes actions apportent, surtout auprès des jeunes. Étant dans un milieu défavorisé, c’est impressionnant de voir comment parfois un simple geste peut faire une grande différence pour les jeunes », indique-t-elle avec passion.
Dans cette école secondaire, où pas moins de la moitié des 680 élèves consacrent beaucoup de temps aux activités parascolaires, sportives ou artistiques, il faut des enseignantes comme Sophie de Montigny pour maintenir l’intérêt. Pas étonnant qu’elle ait accepté la responsabilité de coordonner deux équipes de soccer de l’école dans le cadre du projet Les Frontaliers actifs. Planifiant les campagnes de financement, veillant à la certification des entraîneurs, faisant le lien entre le sport et les études ; entre l’école et les parents, elle y met tout son cœur afin d’offrir aux élèves un environnement stimulant et attrayant.
« Sophie est la personne la plus dévouée qu’il m’ait été donné de connaître. Que ce soit avec ses élèves, ses collègues ou sa famille, elle donne constamment son 110 % et trouve, malgré toutes ses implications, le temps de cuisiner des desserts pour ses collègues et même d’en amener en classe », témoigne avec admiration Sandra Morin, la technicienne en travaux pratiques de l’école.
Bien qu’elle soit largement impliquée à l’école, elle l’est tout autant dans sa communauté d’adoption. Membre active du club 4-H, elle accompagne les jeunes lors d’activités de toutes sortes, elle s’engage aussi beaucoup du côté du Club optimiste de Saint-Anicet et fait partie du conseil d’établissement de l’école primaire de ses enfants depuis plusieurs années.
Mais là où elle se surpasse, c’est assurément en tant qu’entraîneur de soccer des équipes de ses enfants. Elle-même ancienne joueuse ayant pris part aux Jeux du Québec, elle a transmis sa passion pour ce sport à ces enfants et les suit assidûment dans leur évolution. Elle fait en plus partie du conseil d’administration du club de soccer de sa région.
À travers toutes ses implications, un élément commun s’impose : les jeunes. Dans la communauté et principalement à l’école, Sophie de Montigny croit fermement que si les élèves ont la chance d’être actifs et de se sentir appuyés, ils avanceront vers la réussite. « L’école, c’est comme un buffet à volonté. On doit proposer des choses aux élèves et on doit les guider pour qu’ils les essaient. Comme ça, ils se découvrent, on tisse des liens de confiance avec eux, et ça nous permet de faire mieux. Quand je vois cette proximité s’installer, j’aime ça et je sens que je leur apporte du positif », indique l’enseignante en guise de conclusion.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Martin Ouellet
École secondaire Vanier
Pour convaincre une quinzaine d’élèves du secondaire et une dizaine de membres du personnel de s’entraîner pendant sept mois afin de participer au Demi-marathon international de Québec en mai prochain, il faut à coup sûr avoir une âme de leader. C’est pourtant avec une grande humilité que Martin Ouellet, enseignant de sciences et technologies et de physique à l’école secondaire Vanier, parle de ce projet, et de bien d’autres, précisant qu’en réalité, ce sont les élèves qui représentent la source de sa motivation et, par conséquent, de son engagement.
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Pour convaincre une quinzaine d’élèves du secondaire et une dizaine de membres du personnel de s’entraîner pendant sept mois afin de participer au Demi-marathon international de Québec en mai prochain, il faut à coup sûr avoir une âme de leader. C’est pourtant avec une grande humilité que Martin Ouellet, enseignant de sciences et technologies et de physique à l’école secondaire Vanier, parle de ce projet, et de bien d’autres, précisant qu’en réalité, ce sont les élèves qui représentent la source de sa motivation et, par conséquent, de son engagement.
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Pour convaincre une quinzaine d’élèves du secondaire et une dizaine de membres du personnel de s’entraîner pendant sept mois afin de participer au Demi-marathon international de Québec en mai prochain, il faut à coup sûr avoir une âme de leader. C’est pourtant avec une grande humilité que Martin Ouellet, enseignant de sciences et technologies et de physique à l’école secondaire Vanier, parle de ce projet, et de bien d’autres, précisant qu’en réalité, ce sont les élèves qui représentent la source de sa motivation et, par conséquent, de son engagement.
En dix-huit ans de carrière en enseignement, Martin Ouellet en a vu défiler des jeunes devant lui. Tous aussi différents les uns que les autres. Pourtant, peu importe leur niveau de motivation, il leur a toujours accordé son attention, sa grande patience et son humour légendaire. Il est parvenu, ainsi, chaque année, à toucher les jeunes, à créer des liens particuliers avec eux et, en quelque sorte, à devenir un modèle.
« Si on me disait qu’à partir de demain je n’étais plus enseignant, je serais très malheureux. Les élèves sont ma motivation et ce sont eux qui m’encouragent à m’impliquer dans divers projets et même à en lancer de nouveaux. Par exemple, pour le projet du Demi-marathon, c’est une élève, sachant que j’étais adepte de course à pied, qui m’a mentionné qu’elle aimerait bien avoir un club à l’école. J’ai donc démarré le projet », raconte l’enseignant.
Le club a recruté des membres qui se sont donné le défi de courir à Québec en mai 2012. Depuis octobre 2011, les quelque vingt-cinq membres s’entraînent quatre fois par semaine. Il n’est pas rare de voir le groupe se réunir les dimanches matin et, sous les encouragements de Martin Ouellet, se lancer à l’assaut des rues de Québec. L’enseignant croit tellement en ce projet qu’il est parvenu à obtenir 3 000 $ de l’école afin d’acheter des souliers de course pour les jeunes et de payer leur inscription au Demi-marathon. « Nous sommes dans une école défavorisée et je sais que ce projet en raccroche quelques-uns à l’école. On prend les moyens pour les garder. »
L’enseignant profite aussi de plusieurs autres projets pour se rapprocher des jeunes. Il est, entre autres, responsable du voyage annuel à New York depuis sept ans. Il est donc de toutes les activités de financement et se charge de la coordination complète du périple. Une fois par semaine, il vient aussi à l’école très tôt le matin afin de préparer des déjeuners pour les élèves dans le cadre d’un projet avec le Club des petits déjeuners. Chaque semaine, il joue aussi au hockey, à la fin des classes, avec les jeunes et d’autres enseignants.
« Quand on se rapproche des jeunes, on peut mieux les connaître et même leur en demander davantage en classe. Le lien devient plus fort et les résultats suivent », indique-t-il.
Cette année, il a même accepté le mandat d’être le responsable du projet FAST, un projet pilote permettant à tous les élèves de 4e secondaire de vivre une expérience de stage dans un milieu scientifique ou technologique. À raison de trois après-midis par semaine, les jeunes, armés de leur IPad gracieusement prêté pour l’année, se rendent à leur stage. Martin Ouellet s’occupe de la coordination du projet, des communications entre les milieux de stage, la direction, les autres enseignants impliqués et les parents. De plus, il répond aux questions et prépare des formations en lien avec le projet.
Ses habiletés professionnelles l’ont même amené à collaborer, bénévolement, à la mise sur pied de l’exposition Sciences en direct, présentée au Musée de la civilisation de Québec. À cela s’ajoutent ses nombreuses participations, à titre d’enseignant accompagnateur, à des activités d’expo-sciences de niveau régional et même provincial.
« Ce que je fais, je le fais pour les jeunes. Et je ne suis pas seul. Je peux compter sur une équipe-école impliquée. C’est le travail d’équipe qui donne toute la force à nos efforts individuels », conclut-il très humblement.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Hélène Desgagné
École secondaire de l'Odyssée / Lafontaine
Une technicienne en loisirs engagée auprès des jeunes du secondaire depuis plus de 30 ans !
À l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine, les jeunes peuvent compter sur la disponibilité et la créativité débordante de leur technicienne en loisirs, Hélène Desgagné. Voilà plus de 30 ans que cette femme de cœur et d’engagement se lève chaque matin animée de la même passion pour les jeunes. Pour elle, les activités étudiantes sont un « complément éducatif indispensable au succès des élèves ». Un moyen privilégié pour entrer en relation avec eux et leur offrir l’appui nécessaire à leur dépassement.
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Une technicienne en loisirs engagée auprès des jeunes du secondaire depuis plus de 30 ans !
À l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine, les jeunes peuvent compter sur la disponibilité et la créativité débordante de leur technicienne en loisirs, Hélène Desgagné. Voilà plus de 30 ans que cette femme de cœur et d’engagement se lève chaque matin animée de la même passion pour les jeunes. Pour elle, les activités étudiantes sont un « complément éducatif indispensable au succès des élèves ». Un moyen privilégié pour entrer en relation avec eux et leur offrir l’appui nécessaire à leur dépassement.
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À l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine, les jeunes peuvent compter sur la disponibilité et la créativité débordante de leur technicienne en loisirs, Hélène Desgagné. Voilà plus de 30 ans que cette femme de cœur et d’engagement se lève chaque matin animée de la même passion pour les jeunes. Pour elle, les activités étudiantes telles que les équipes sportives ou les journées thématiques sont un « complément éducatif indispensable au succès des élèves ». Un moyen privilégié pour entrer en relation avec eux et leur offrir l’appui nécessaire à leur dépassement.
Il n’y a pas de doute : Hélène Desgagné est une passionnée. En 30 ans de carrière au sein de la même école secondaire, sa motivation ne s’est jamais affaiblie, convaincue de l’importance de la vie étudiante dans le développement des élèves. « Au secondaire, j’ai moi-même eu la chance de rencontrer des intervenants qui étaient sincères, qui nous aimaient et qui nous ont aidés à avancer. À cette époque, j’étais déjà engagée, et j’ai rapidement réalisé que je prendrais un jour la relève pour aider les jeunes du secondaire à cheminer dans leur parcours scolaire en vivant des activités intéressantes », dévoile-t-elle.
Depuis 1980, Hélène Desgagné accomplit sa mission. Elle « donne au suivant », comme elle le dit si bien. Attentive aux réalités que vivent les jeunes, elle s’efforce de créer pour eux – et avec eux ! – des événements positifs et des projets novateurs qui participent à leur qualité de vie à l’école, ainsi qu’à leur dépassement personnel.
Elle supervise notamment toutes les équipes sportives parascolaires de l’école : football, volleyball, basketball, cheerleading, hockey, etc. « La santé, la bonne alimentation et l’activité physique sont au cœur de mes préoccupations », précise-t-elle.
Ainsi, pour Hélène Desgagné, les activités étudiantes représentent un moyen incroyable d’intervention auprès des jeunes. « Ce n’est pas tant l’activité elle-même qui est importante pour moi que la possibilité qu’elle offre d’entrer en relation avec les jeunes, de se montrer disponible pour eux et de servir de modèle ». À l’écoute des élèves, elle favorise leur engagement dans des projets qui les font vibrer : concours, activités thématiques, journées sportives, galas méritas, secondaire en spectacle, etc. Quand elle voit l’étincelle briller dans leurs yeux, elle sait qu’elle a atteint son objectif.
« Souvent, il suffit juste d’être là au bon moment, d’être disponible, honnête et passionnée pour que cela fasse une différence », considère-t-elle. Son engagement dans le processus visant à favoriser le passage primaire-secondaire en est un exemple frappant. En novembre, Hélène Desgagné a accueilli les élèves de 6e année qui franchiront les portes de l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine l’année prochaine. « Nous leur avons notamment présenté toutes les activités de l’école. Nous leur avons aussi remis un chandail de nos équipes sportives, le but étant de stimuler leur sentiment d’appartenance envers notre école ». Et ça marche !
Quand Hélène est retournée visiter les élèves dans leurs classes quelques semaines plus tard, tous se souvenaient d’elle ! « Ils étaient plusieurs à me manifester leur intérêt pour participer à telle activité ou s’inscrire dans telle équipe sportive », raconte-t-elle. Mission accomplie : les jeunes de 6e année se sentent accueillis et bien des peurs ont disparu…
« Mon travail n’est pas un travail, c’est l’expression de ma passion, conclut-elle. Lorsque j’entends des jeunes qui m’ont côtoyée dire qu’ils se préparent à prendre ma place lors de ma retraite, je ne me sens pas dépassée, je sais que j’ai réussi à transmettre ma passion ».
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Abdullah El-Safadi
École des Sources
Certains pourraient vous dire, à propos d’Abdullah El-Safadi, qu’il a en quelque sorte une âme de missionnaire. D’autres pourraient simplement lancer qu’il a un goût prononcé pour tout ce qui est bénévolat. Quand l’élève de 4e secondaire de l’école secondaire des Sources tente de définir ses engagements, il dit rapidement qu’ils sont motivés par une volonté de découvrir le monde qui l’entoure tout en apprenant à se connaître lui-même, et ce, peu importe qu’il se retrouve avec le conseil étudiant, le comité Écho-monde, le groupe Jeunesse sagesse, le Comité vert ou encore le Magasin du monde.
Textes de présentation Texte court
Certains pourraient vous dire, à propos d’Abdullah El-Safadi, qu’il a en quelque sorte une âme de missionnaire. D’autres pourraient simplement lancer qu’il a un goût prononcé pour tout ce qui est bénévolat. Quand l’élève de 4e secondaire de l’école secondaire des Sources tente de définir ses engagements, il dit rapidement qu’ils sont motivés par une volonté de découvrir le monde qui l’entoure tout en apprenant à se connaître lui-même, et ce, peu importe qu’il se retrouve avec le conseil étudiant, le comité Écho-monde, le groupe Jeunesse sagesse, le Comité vert ou encore le Magasin du monde.
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Certains pourraient vous dire, à propos d’Abdullah El-Safadi, qu’il a en quelque sorte une âme de missionnaire. D’autres pourraient simplement lancer qu’il a un goût prononcé pour tout ce qui est bénévolat. Quand l’élève de 4e secondaire de l’école secondaire des Sources tente de définir ses engagements, il dit rapidement qu’ils sont motivés par une volonté de découvrir le monde qui l’entoure tout en apprenant à se connaître lui-même, et ce, peu importe qu’il se retrouve avec le conseil étudiant, le comité Écho-monde, le groupe Jeunesse sagesse, le Comité vert ou encore le Magasin du monde.
Considéré comme un garçon sérieux, énergique et motivé, Abdullah a étonné plusieurs personnes en choisissant, à la fin de sa 2e année du secondaire, de faire le saut vers le programme d’études internationales offert à son école. La raison : il voulait faire du bénévolat et croyait que seuls les élèves de ce programme pouvaient en faire.
« C’est plus tard que j’ai compris que tout le monde pouvait faire du bénévolat à l’école, raconte le garçon de seize ans tout en riant. Je ne regrette pas mon choix. C’est plus de travail, mais c’est motivant. J’ai accès à beaucoup d’activités de bénévolat. J’ai toujours cru que faire du bénévolat pouvait être enrichissant et je ne me trompais pas. »
Ainsi, depuis environ deux ans, Abdullah s’implique dans de nombreux comités et projets. À sa 3e secondaire, il a été élu représentant au conseil étudiant de l’école. Cette année, il occupe les fonctions de vice-président, ce qui l’a amené à prendre des responsabilités supplémentaires dans l’organisation de certains événements ou le pilotage de certains dossiers.
Cette année, il a aussi joint le groupe de jeunes qui a mis sur pied le projet Magasin du monde implanté à son école, un magasin qui sensibilise à la consommation responsable. Il y occupe le poste de responsable des ressources humaines. Son engagement indéfectible au sein du comité Écho-monde n’est pas passé inaperçu. Il y a activement participé à l’organisation d’une collecte de fonds pour un projet d’accès à l’eau potable en République démocratique du Congo, a représenté son école au JAM solidaire d’Oxfam-Québec et a pris part au Sommet du millénaire pour la jeunesse.
« Abdullah est l’élève le plus engagé que je connaisse. Il s’implique dans toutes les activités. Il est de tous les comités. Toujours avec le même dévouement et la même présence. Ce qui est le plus surprenant chez lui, c’est la maturité qu’il démontre en ce qui concerne la responsabilité qu’il porte comme citoyen du monde », témoigne Tania Carreira, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire.
Cette grande maturité, il la doit certainement à son milieu familial. Vivant seul avec sa mère et ses trois sœurs, Abdullah a rapidement pris conscience du fait que chacun devait contribuer au bon fonctionnement de la famille. Récemment, il s’est même trouvé un emploi afin d’aider sa mère à subvenir aux besoins de tous.
Cette volonté de donner au prochain, le jeune garçon l’a aussi mise à l’épreuve en rendant visite, sur une base régulière, à des personnes âgées ou en allant à la rencontre d’itinérants par l’intermédiaire d’organismes communautaires. Il a aussi pris part à un projet destiné à faciliter le passage du primaire au secondaire pour les jeunes de 6e année et a monté un projet-bénéfice, en collaboration avec des élèves vivants avec une déficience intellectuelle, au profit du Camp Papillon.
« Quand j’étais plus jeune, je souhaitais devenir ingénieur. Mais maintenant que je me suis impliqué dans plusieurs projets et que je me suis ouvert à différentes problématiques d’injustices sociales, j’aimerais travailler aux Nations Unies afin de pouvoir vraiment changer les choses. Grâce au bénévolat, je suis devenu une meilleure personne et je veux pouvoir redonner ce que j’ai reçu », termine Abdullah.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Des mots d’espoir
Séminaire Saint-François
Combiner valorisation de la langue française, appui à la Fondation pour l’alphabétisation et invitation aux jeunes à s’exprimer par l’écriture, voilà l’objectif qui a guidé la réalisation du projet Des mots d’espoir. Piloté de main de maître par Geneviève Viel-Taschereau, une élève de 5e secondaire au Séminaire Saint-François (SSF), ce projet, qui s’est étiré sur plus de huit mois, s’est récemment matérialisé sous la forme d’un recueil d’écrits de tous styles issus de la plume de 57 auteurs, dont 50 élèves.
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Combiner valorisation de la langue française, appui à la Fondation pour l’alphabétisation et invitation aux jeunes à s’exprimer par l’écriture, voilà l’objectif qui a guidé la réalisation du projet Des mots d’espoir. Piloté de main de maître par Geneviève Viel-Taschereau, une élève de 5e secondaire au Séminaire Saint-François (SSF), ce projet, qui s’est étiré sur plus de huit mois, s’est récemment matérialisé sous la forme d’un recueil d’écrits de tous styles issus de la plume de 57 auteurs, dont 50 élèves.
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Combiner valorisation de la langue française, appui à la Fondation pour l’alphabétisation et invitation aux jeunes à s’exprimer par l’écriture, voilà l’objectif qui a guidé la réalisation du projet Des mots d’espoir. Piloté de main de maître par Geneviève Viel-Taschereau, une élève de 5e secondaire au Séminaire Saint-François (SSF), ce projet, qui s’est étiré sur plus de huit mois, s’est récemment matérialisé sous la forme d’un recueil d’écrits de tous styles issus de la plume de 57 auteurs, dont 50 élèves.
Le projet Des mots d’espoir se veut en quelque sorte le prolongement d’un projet similaire qu’avait lancé le responsable de la bibliothèque du SSF, monsieur Julien, à la fin des années 1990. Avec son départ à la retraite en 2010, le projet était appelé à s’évanouir, car personne n’avait levé la main pour en assurer la coordination. Une année passa, puis Geneviève Viel-Taschereau, après quelques mois de réflexion, proposa de reprendre en main le projet, tout en y ajoutant sa couleur personnelle.
« C’est ma dernière année de secondaire et l’écriture a été pour moi une façon de prendre ma place. Il était donc de mon devoir d’offrir la chance d’écrire à d’autres jeunes qui, comme moi, voient en ce projet une façon de s’impliquer et de trouver une source de motivation. J’ai voulu pousser plus loin en faisant de Des mots d’espoir un projet-bénéfice au profit de la Fondation pour l’alphabétisation. Pour moi, cela avait beaucoup de sens », explique Geneviève.
C’est donc armée de sa grande volonté que l’étudiante s’est mise à donner une nouvelle vie à ce projet d’écriture. Dès la rentrée scolaire 2011-2012, Geneviève s’est mise à parler du projet aux jeunes et aux enseignants, cherchant ainsi à intéresser le plus grand nombre possible d’auteurs en herbe. Comme elle souhaitait que le produit final dépasse les frontières de son école, la jeune fille s’est mise à la recherche de personnalités qui voudraient bien se prêter au jeu et contribuer, à l’aide de leurs propres mots, au succès du projet. Au total, sept artistes ou personnalités connus se sont prêtés au jeu, certains étant même des anciens du SSF. Parmi eux se trouvent Jacques Languirand, Marie-Louise Arsenault, Jean Petitclerc, Sophie Cadieux et Jean-Thomas Jobin.
À tous les intéressés, Geneviève a alors donné comme heure de tombée le 22 décembre 2011. S’en est suivi un long travail de lecture, de sélection et de correction, auquel ont participé certains enseignants de l’école. Puis Geneviève s’est personnellement occupée de la mise en page, des demandes de soumission auprès des imprimeurs et aussi de la recherche de commanditaires.
C’est finalement à la fin du mois de mars dernier que le fameux recueil d’une centaine de pages a été lancé en grande pompe, lors d’une soirée spéciale tenue au Studio P, une salle multifonctionnelle du centre-ville de Québec. « Nous en avons initialement imprimé 300 exemplaires et il n’en reste que quelques-uns. Le plus merveilleux, c’est que grâce aux commanditaires, tous les revenus de cette vente iront directement à la Fondation pour l’alphabétisation », indique fièrement l’élève.
À travers ce projet, Geneviève a surtout souhaité exprimer son amour de la langue française et convier tous ceux qui partagent ce même sentiment. Elle compte d’ailleurs poursuivre dans cette même voie, car elle entend, malgré son départ prochain du secondaire, refaire l’expérience. Elle aimerait bien que le projet réunisse des élèves d’autres écoles secondaires de la région. Des démarches sont déjà entreprises en ce sens.
« Ça a été un beau défi que d’amener ce projet à terme. Mon prochain défi sera de le faire perdurer dans le temps. Mes objectifs de départ ont été atteints. Il faut maintenant les surpasser. Je compte bien y mettre le temps afin que cela se réalise et qu’il y ait encore plus de jeunes qui se passionnent pour l’écriture », conclut Geneviève.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Magasin du monde
École des Sources
Dans la société d’abondance dans laquelle nous vivons, nous avons perdu le réflexe de nous questionner quant à la provenance des aliments qui se trouvent sur notre table. Avec le projet Magasin du monde, mis sur pied par une dizaine d’élèves de l’école secondaire des Sources, située à Dollard-des-Ormeaux, la sensibilisation quant aux impacts de notre consommation quotidienne fait justement partie des fondements de l’organisation. En offrant des produits équitables, pour lesquels les producteurs reçoivent un juste prix, Magasin du monde invite ainsi à la consommation responsable.
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Dans la société d’abondance dans laquelle nous vivons, nous avons perdu le réflexe de nous questionner quant à la provenance des aliments qui se trouvent sur notre table. Avec le projet Magasin du monde, mis sur pied par une dizaine d’élèves de l’école secondaire des Sources, située à Dollard-des-Ormeaux, la sensibilisation quant aux impacts de notre consommation quotidienne fait justement partie des fondements de l’organisation. En offrant des produits équitables, pour lesquels les producteurs reçoivent un juste prix, Magasin du monde invite ainsi à la consommation responsable.
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Dans la société d’abondance dans laquelle nous vivons, nous avons perdu le réflexe de nous questionner quant à la provenance des aliments qui se trouvent sur notre table. Avec le projet Magasin du monde, mis sur pied par une dizaine d’élèves de l’école secondaire des Sources, située à Dollard-des-Ormeaux, la sensibilisation quant aux impacts de notre consommation quotidienne fait justement partie des fondements de l’organisation. En offrant des produits équitables, pour lesquels les producteurs reçoivent un juste prix, Magasin du monde invite ainsi à la consommation responsable.
La formule de Magasin du monde n’est pas unique à l’école secondaire des Sources. Proposé aux élèves du secondaire par le Club 2/3, la division jeunesse d’Oxfam-Québec, ce projet peut prendre forme là où des jeunes se sentent concernés. Du côté de l’école de Dollard-des-Ormeaux, le goût de se joindre à l’aventure est apparu grâce à l’initiative d’Annie-Claude Veilleux, une élève de 5e secondaire.
« J’y pensais depuis un certain temps déjà, raconte la jeune fille. En 2e secondaire, j’ai assisté à une conférence où on expliquait la provenance des aliments et les inégalités dont étaient victimes les producteurs. Cela m’a touchée et c’est pourquoi j’ai voulu mettre sur pied Magasin du monde. J’en ai même fait mon projet personnel de fin d’études, mais rapidement mes implications ont dépassé le cadre d’un simple projet scolaire. »
Après avoir établi les contacts avec le Club 2/3 et recruté les étudiants qui allaient composer le conseil d’administration de la micro-entreprise d’économie sociale, Annie-Claude et ses collègues ont suivi une série de trois formations sur le commerce international et la gestion d’un magasin. Ils ont réalisé une étude de marché afin de cibler les produits qui allaient intéresser leur clientèle et ont procédé à l’aménagement d’un local pouvant accueillir leur commerce.
« La beauté de ce projet est qu’il doit être entièrement élaboré par des étudiants. Toute sa mise en place nécessite de quatre à cinq mois, mais nous avons étiré légèrement, histoire d’être fin prêts pour l’ouverture officielle, qui a eu lieu le 8 février dernier », indique la porte-parole du projet.
Ouvert pour l’instant deux jours par semaine, sur les heures du dîner, et aussi lors de soirées où des événements spéciaux se tiennent à l’école, le projet Magasin du monde de l’école des Sources fonctionne grâce à l’implication de 25 élèves bénévoles. Pour l’instant, les ventes vont bon train et le concept général derrière la création du magasin suscite beaucoup d’intérêt du côté de la clientèle, jeune et adulte.
« Nous voulons simplement sensibiliser les gens au fait qu’à travers la chaîne de production alimentaire, il y a souvent des producteurs qui vivent dans des pays en développement et qui sont à la base même des produits. Eux sont souvent exploités et c’est en faisant des choix responsables que l’on peut les aider à mieux vivre. Quand on explique ça aux gens, on voit que cela les touche et qu’ils veulent contribuer », explique Annie-Claude.
Consciente qu’il n’est pas toujours facile de faire des choix de consommation responsable, l’étudiante se dit toutefois certaine qu’en informant les gens, ces derniers vont se poser des questions et faire des choix. « On veut simplement amener les gens à consommer mieux. Ce n’est pas plus difficile et en fin de compte, ça peut faire une grande différence », précise-t-elle.
Pour Annie-Claude, Magasin du monde devient un peu un héritage qu’elle laisse à son école secondaire. Terminant son parcours cette année, elle s’est assuré que l’entreprise miserait sur une bonne relève pour poursuivre ses activités l’an prochain. Sans le savoir, de nombreux producteurs du Sud lui doivent une fière chandelle.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Projet Honduras
École polyvalente Jonquière
Douze étudiants. Trois enseignants. Un pays, le Honduras. Et toute une expérience ! Après deux ans de préparation, le petit groupe de l’École polyvalente Jonquière s’est retrouvé, en mars 2012, au cœur d’un village comptant tout juste une trentaine de familles. Leur mission ? Appuyer la petite communauté dans la réalisation de divers travaux. Une expérience formatrice qui aura mis la capacité d’adaptation des élèves à rude épreuve.
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Douze étudiants. Trois enseignants. Un pays, le Honduras. Et toute une expérience ! Après deux ans de préparation, le petit groupe de l’École polyvalente Jonquière s’est retrouvé, en mars 2012, au cœur d’un village comptant tout juste une trentaine de familles. Leur mission ? Appuyer la petite communauté dans la réalisation de divers travaux. Une expérience formatrice qui aura mis la capacité d’adaptation des élèves à rude épreuve.
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Douze étudiants. Trois enseignants. Un pays, le Honduras. Et toute une expérience ! Après deux ans de préparation, le petit groupe de l’École polyvalente Jonquière s’est retrouvé au cœur d’un village comptant tout juste une trentaine de familles, du 25 février au 13 mars 2012. Leur mission? Appuyer la petite communauté dans la réalisation de divers travaux comme la récolte du café et la fabrication de balançoires pour les enfants. Une expérience formatrice qui aura mis la capacité d’adaptation des élèves à rude épreuve.
Ainsi, pour la première fois à l’École polyvalente Jonquière, un groupe d’élèves de 4e et de 5e secondaire a eu l’opportunité de réaliser un stage d’initiation à la coopération internationale au Honduras, supervisé par l’organisme Mer et Monde. Pendant deux semaines, les jeunes ont vécu une expérience hors du commun, loin de toute référence au mode de vie québécois...
« Les premiers jours, les élèves ont vécu dans la maison Mer et Monde à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, question de se familiariser un peu avec la réalité hondurienne », explique l’enseignante et accompagnatrice, Nathalie Vachon. Par la suite, ils ont rejoint leurs « familles d’accueil » dans un petit village du pays.
« Ils ont eu tout un choc !, raconte Nathalie Vachon. Et moi aussi, confie-t-elle. Dans le village où nous étions, il n’y a pas d’électricité ni d’eau courante. Les familles puisent leur eau dans une source et cuisinent au bois. Les installations sanitaires sont situées à l’extérieur des maisons et sont dans un état précaire. La première journée, je suis certaine que si nous avions demandé aux élèves de repartir à ce moment-là, ils auraient tous dit oui ! »
Toutefois, rapidement, les jeunes ont retroussé leurs manches. « Ils ont su trouver en eux les forces nécessaires pour s’ouvrir à cette réalité et s’adapter », s’étonne encore Mme Vachon. Ainsi, de 8 h à 14 h tous les jours, le petit groupe se retrouvait pour prêter main forte aux villageois. En plus de peinturer certaines structures, les jeunes ont construit un chemin entre deux villages et conçu des balançoires pour les enfants. Ils ont aussi participé au transport de l’eau potable et à la fabrication de briques. Un programme qui aura réussi à faire une petite différence auprès des familles du village.
Cette équipe de jeunes motivés s’est d’ailleurs préparée pendant près de deux ans à venir en aide à la petite communauté en étudiant l’espagnol à raison de deux heures par semaine et en participant à diverses formations intensives offertes par l’organisme Mer et Monde. Selon Marie-Claude Harvey, directrice du 1er cycle à l’École polyvalente Jonquière, « ce groupe d’élèves est une véritable source d’énergie et de détermination dans notre école ».
En effet, ajoute Nathalie Vachon, « les jeunes se sont engagés activement dès le début du projet. Même s’ils savaient qu’il s’agissait d’un projet à long terme, ils n’ont jamais baissé les bras et ont su transmettre leur passion aux autres élèves de l’école ».
Par ailleurs, tout au long des deux dernières années, les jeunes ont organisé pas moins d’une douzaine d’activités de financement allant de l’emballage dans les supermarchés au souper spaghetti, en passant par un concert de Noël en collaboration avec Rio Tinto Alcan et un spectacle-bénéfice offert par la chanteuse Audrey Gagnon.
« Tant la préparation que le stage de coopération lui-même ont été extrêmement formateurs pour les élèves, conclut Nathalie Vachon. Les retombées se font sentir auprès des élèves de l’école, témoins de cette belle réussite, mais surtout auprès des participants qui se sentent plus à même de s’engager dans leur propre communauté. Pour plusieurs, cela a même confirmé des choix de carrière ! »
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Micah Rodney
Cavelier-De LaSalle
Cet élève de 5ième secondaire, fièrement inscrit au programme « International », vient tout juste d’avoir 18 ans. Lorsqu’on lui demande s’il se sent un homme, la réponse de Micah fait réfléchir. « Je pense qu’être un homme, c’est avoir une force mentale qui permet de rester calme dans la tempête. C’est avoir fait ses preuves. C’est être solide, et être là pour les autres. Alors, si je suis un homme, je suis un très très jeune homme! », assure t’il d’un calme olympien. Pour ce « très, très » jeune homme, qui n’a pas eu la chance d’avoir dans sa vie un modèle masculin et qui avoue que ça lui manque, on peut dire que sa définition a l’art d’intéresser. Micah n’est pas un persévérant comme les autres. C’en est un qui a compris dès qu’il était tout petit que l’effort est intrinsèque à la réussite. Il a alors inscrit l’effort à son régime quotidien. « C’est ma meilleure arme contre l’échec », clame notre élève-vedette.
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Cet élève de 5ième secondaire, fièrement inscrit au programme « International », vient tout juste d’avoir 18 ans. Lorsqu’on lui demande s’il se sent un homme, la réponse de Micah fait réfléchir. « Je pense qu’être un homme, c’est avoir une force mentale qui permet de rester calme dans la tempête. C’est avoir fait ses preuves. C’est être solide, et être là pour les autres. Alors, si je suis un homme, je suis un très très jeune homme! », assure t’il d’un calme olympien. Pour ce « très, très » jeune homme, qui n’a pas eu la chance d’avoir dans sa vie un modèle masculin et qui avoue que ça lui manque, on peut dire que sa définition a l’art d’intéresser. Micah n’est pas un persévérant comme les autres. C’en est un qui a compris dès qu’il était tout petit que l’effort est intrinsèque à la réussite. Il a alors inscrit l’effort à son régime quotidien. « C’est ma meilleure arme contre l’échec », clame notre élève-vedette.
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Cet élève de 5ième secondaire, fièrement inscrit au programme « International », vient tout juste d’avoir 18 ans. Lorsqu’on lui demande s’il se sent un homme, la réponse de Micah fait réfléchir. « Je pense qu’être un homme, c’est avoir une force mentale qui permet de rester calme dans la tempête. C’est avoir fait ses preuves. C’est être solide, et être là pour les autres. Alors, si je suis un homme, je suis un très très jeune homme! », assure t’il d’un calme olympien. Pour ce « très, très » jeune homme, qui n’a pas eu la chance d’avoir dans sa vie un modèle masculin et qui avoue que ça lui manque, on peut dire que sa définition a l’art d’intéresser. Micah n’est pas un persévérant comme les autres. C’en est un qui a compris dès qu’il était tout petit que l’effort est intrinsèque à la réussite. Il a alors inscrit l’effort à son régime quotidien. « C’est ma meilleure arme contre l’échec », clame notre élève-vedette.
Son parcours impressionne : passé de l’adaptation scolaire au régulier, il sera diplômé au prestigieux programme International. Sa difficulté ? Micah souffre de deux problèmes majeurs : il est dyslexique et dysorthographique. De surcroît, né au Canada, il a été élevé par une mère anglophone, originaire de Trinidad-et-Tobago, dans les Petites Antilles. Micah a donc grandi en anglais. Lorsqu’il est arrivé à l’école francophone, il accusait déjà un retard avec la langue de Molière qu’il lui a été difficile de rattraper. Cela lui a valu de passer ses deux premières années du secondaire, en 2006, dans une classe d’adaptation scolaire. La bonne nouvelle, c’est qu’il en est brillamment sorti !
Micah associe sa réussite à deux éléments majeurs : les professeurs qui l’ont particulièrement encadré, sa mère et sa sœur Nyka qui s’intéressent à son avenir et surtout, l’opportunité que lui a donné son école de pratiquer un art qui le passionne. Sur YouTube, on peut admirer les murales réalisées par Ani-Paint, une équipe que coordonne Micah et qui a réalisé jusqu’à présent dix murales pour enjoliver l’école. Le préfixe, Ani, vient de sa passion pour le manga en particulier, et la langue et la culture nippone en général. « En attendant, notre projet a changé le visage de l’école et le sentiment d’appartenance des élèves, remarque Micah Rodney. Nous sommes aussi très fiers d’avoir réussi à amener deux jeunes graphistes rivaux à travailler ensemble et à bien collaborer. Nous avons même convaincu des commanditaires importants, tels Omer DeSerres, Réno-Dépôt, Maxi, la Maison des jeunes de LaSalle, Domino's Pizza, Jeunes-Projet et le Centre d'affaires étudiant Desjardins de notre école. Des articles ont été publiés à notre sujet et des vidéos ont été diffusées lors de divers événements. J’en suis très fier et la fierté, ça pousse à travailler plus fort. »
Micah a toujours démontré une volonté d’apprendre et de bien appliquer ses nouvelles connaissances. « C’est précisément ce qui lui a valu un classement au régulier », note Ginette Asselin, orthopédagogue et enseignante ressource à l’école Cavelier-De LaSalle que fréquente le jeune homme. Selon elle, si la persévérance devait un jour être personnifiée, c’est Micah qui obtiendrait le rôle sur-le-champ. « Jamais je n’ai vu ce garçon se décourager ou abandonner face à une difficulté, assure-t-elle. Au contraire, il lui fallait toujours accomplir la tâche qui lui était proposée, peu importe le temps qu’il allait y mettre. »
Résultat, il se démarque en science, en mathématiques et en arts. « Mais ce ne sont pas que des mots. C’est énormément de travail, avoue Micah. Quand on parle de persévérance, ça veut dire se lever, le matin, et non seulement venir à l’école mais surtout rester concentré. Au service d’aide et de soutien pour dyslexiques que je fréquente, on me fournit des outils technologiques - des logiciels comme Word Q et Antidote, entre autres - qui m’aident à identifier où je fais mes fautes. Ces deux outils-là m’ont vraiment aidés. Il me faut ensuite trouver quelle est la faute, et comment la corriger. Oui, je travaille sur l’heure du dîner et après les classes, ou tôt le matin, parce que je crois que ces efforts vont faire une différence dans ma vie d’adulte. »
Micah rêve de devenir designer graphique en animation, pour éventuellement être directeur artistique. « Mon but n’est pas de faire de l’argent, mais d’aimer mon travail », note Micah. Il veut aller à l’université, et sait qu’il ira. « Je ne suis pas fâché d’avoir connu autant de difficultés car ça m’a rendu plus fort, observe Micah. Je sais maintenant que tout le monde a la capacité d’apprendre et de réussir. Mais dans le cas d’un jeune, le prof doit insuffler la confiance. Par exemple, lors de mes rencontres pour améliorer ma grammaire et mon vocabulaire, je me sentais encadré, et ça fait toute la différence. Madame Ginette Asselin, mon intervenante, a toujours été là pour m’aider. Elle est quelqu’un qui dit : « Lâche pas », et elle t’aide réellement à réussir. Ses mots sont couronnés d’actions concrètes. Je lui dois beaucoup et je ne l’oublierai jamais. Je dois aussi beaucoup à mes profs de français, à ma famille et à mes amis. Finalement, la réussite, ce n’est jamais une affaire solitaire. Mais la vie est plus le fun, quand on réussit.» Bon point, mon cher !
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Nicolas-Guy Turbide
Séminaire Saint-François
Pour plusieurs, naître avec un handicap est synonyme de réclusion ou de barrière à l’épanouissement. Pour Nicolas-Guy Turbide, un jeune élève de 15 ans du Séminaire Saint-François, naître avec l’albinisme oculo-cutané, qui lui occasionne un handicap visuel et lui donne un épiderme dénué de pigmentation, a plutôt permis de développer une personnalité fonceuse et persévérante. Sportif talentueux, guitariste au sein d’un groupe et élève doué, Nicolas-Guy a choisi depuis longtemps de laisser aux autres la propension à ne voir que ses différences. Pour lui et ses proches, il est à coup sûr un adolescent qui, comme plusieurs, a tout pour réussir.
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Pour plusieurs, naître avec un handicap est synonyme de réclusion ou de barrière à l’épanouissement. Pour Nicolas-Guy Turbide, un jeune élève de 15 ans du Séminaire Saint-François, naître avec l’albinisme oculo-cutané, qui lui occasionne un handicap visuel et lui donne un épiderme dénué de pigmentation, a plutôt permis de développer une personnalité fonceuse et persévérante. Sportif talentueux, guitariste au sein d’un groupe et élève doué, Nicolas-Guy a choisi depuis longtemps de laisser aux autres la propension à ne voir que ses différences. Pour lui et ses proches, il est à coup sûr un adolescent qui, comme plusieurs, a tout pour réussir.
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Pour plusieurs, naître avec un handicap est synonyme de réclusion ou de barrière à l’épanouissement. Pour Nicolas-Guy Turbide, un jeune élève de 15 ans du Séminaire Saint-François, naître avec l’albinisme oculo-cutané, qui lui occasionne un handicap visuel et lui donne un épiderme dénué de pigmentation, a plutôt permis de développer une personnalité fonceuse et persévérante. Sportif talentueux, guitariste au sein d’un groupe et élève doué, Nicolas-Guy a choisi depuis longtemps de laisser aux autres la propension à ne voir que ses différences. Pour lui et ses proches, il est à coup sûr un adolescent qui, comme plusieurs, a tout pour réussir.
Facile à reconnaître entre tous avec sa chevelure blanche, sa peau laiteuse et ses lunettes, Nicolas-Guy traverse l’adolescence et le secondaire comme n’importe quel autre garçon de son âge. Très vite, il a appris à vivre avec sa condition et son apparence. Pourtant, ce n’est justement pas son apparence qui lui a donné le plus de fil à retordre, mais bien son handicap visuel.
« Dès le primaire, j’ai dû commencer à m’adapter. À cause de mon handicap, j’ai de la difficulté à effectuer des tâches peu complexes comme lire au tableau, identifier un objet, chercher quelque chose ou même me servir d’un ordinateur. J’ai toujours dû m’ajuster aux nouveaux lieux que je fréquentais et quand je suis arrivé au secondaire, ça a été la même chose mais je présume que c’est comme ça pour tout le monde », lance-t-il en souriant.
Bien qu’il en parle peu, on comprend qu’établir des relations avec les jeunes de son âge n’a quand même pas toujours été facile. « C’est vrai que plus jeune, j’avais développé le réflexe de ne pas trop aller vers les autres. Je préférais m’isoler et ne pas confronter. Aujourd’hui, j’ai changé et le regard des autres ne me dérange plus. La musique m’a beaucoup aidé à sortir de mon isolement et à prendre confiance en moi. »
Depuis sa première secondaire, Nicolas-Guy poursuit son apprentissage de la guitare. De son propre avis, tout comme peut l’être le sport, la musique est devenue une sorte d’outil de motivation qui l’aide à éliminer le stress et qui, encore plus important, l’aide à s’ouvrir aux autres. Comme sa vision n’est pas la meilleure, l’empêchant de bien suivre une partition musicale, il a beaucoup développé son ouïe, ce qui l’aide à jouer les mélodies à l’oreille. Il n’hésite d’ailleurs jamais à prendre part à un spectacle organisé à l’école.
« Mon frère et la persévérance sont deux mots qui s’assemblent parfaitement, témoigne Andréa Turbide. Il peut démontrer à n’importe qui que même avec un handicap, on peut réussir tout ce qu’on veut dans la vie. Il suffit de persévérer. »
Si la musique est apparue comme un outil de motivation, le sport a aussi toujours bien servi les ambitions de dépassement de Nicolas-Guy. Très jeune, il s’est mis au golf, sport pour lequel il avait des aptitudes naturelles, mais pour lequel son handicap visuel représentait un gros obstacle. Puis, à son entrée au secondaire, il a goûté à la natation de compétition. Il s’y est aussitôt investi avec beaucoup de détermination. Il s’est entraîné jusqu’à huit fois par semaine, six jours sur sept, et ses excellents résultats lui ont valu des participations à de nombreuses compétitions internationales, dont une aux Jeux parapanaméricains de 2011, qui ont eu lieu au Mexique.
L’entourage immédiat de Nicolas-Guy ne s’étonne guère plus de ces résultats impressionnants, car ils découlent simplement des efforts que l’adolescent déploie quotidiennement dans toutes les sphères de sa vie, et ce, autant à la piscine que dans les salles de classe.
« Le sport et la musique m’aident à me concentrer et à garder un bon équilibre. À l’école, même si mes résultats sont bons, c’est parfois difficile en raison de mon handicap visuel. En jumelant tout ça, je prends confiance en moi et ça m’aide à persévérer », conclut l’élève de 3e secondaire.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Pier-Olivier Gagnon
École secondaire Charles-Gravel
Atteint d’une importante déficience visuelle depuis l’âge de 12 ans, Pier-Olivier Gagnon, étudiant de 5e secondaire à l’École secondaire Charles-Gravel, est un modèle de persévérance et d’optimisme. Dès son entrée au secondaire, il a dû s’adapter à sa nouvelle réalité et a su faire preuve d’un courage remarquable pour réussir ses études. Passionné de la vie, il a appris à la regarder différemment. Elle s’ouvre maintenant devant lui, dévoilant toutes ses possibilités.
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Atteint d’une importante déficience visuelle depuis l’âge de 12 ans, Pier-Olivier Gagnon, étudiant de 5e secondaire à l’École secondaire Charles-Gravel, est un modèle de persévérance et d’optimisme. Dès son entrée au secondaire, il a dû s’adapter à sa nouvelle réalité et a su faire preuve d’un courage remarquable pour réussir ses études. Passionné de la vie, il a appris à la regarder différemment. Elle s’ouvre maintenant devant lui, dévoilant toutes ses possibilités.
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Atteint d’une importante déficience visuelle depuis l’âge de 12 ans, Pier-Olivier Gagnon, étudiant de 5e secondaire à l’École secondaire Charles-Gravel, est un modèle de persévérance et d’optimisme. Dès son entrée au secondaire, il a dû s’adapter à sa nouvelle réalité et a su faire preuve d’un courage remarquable pour réussir ses études. Passionné de la vie, il a appris à la regarder différemment. Elle s’ouvre maintenant devant lui, dévoilant toutes ses possibilités.
« À l’âge de 11 ans, j’ai perdu le contrôle de mes mains, je suis tombé dans le coma et je suis finalement entré d’urgence à l’hôpital pour me faire opérer d’une hydrocéphalie causée par une masse au cervelet », se souvient Pier-Olivier. Tout s’était malgré tout bien déroulé, jusqu’à ce que sa vision chute de façon graduelle en l’espace de quelques mois pour atteindre un plateau de 40 % de vision restante.
Dès lors, Pier-Olivier a dû déployer des efforts considérables pour compléter son primaire tout en avançant en réadaptation physique. « Mais une fois au secondaire, précise-t-il, le travail ne faisait que commencer ! » Sans se décourager, Pier-Olivier a dû changer radicalement sa façon d’apprendre et d’étudier, en commençant par l’écoute : « Cette déficience me demande une attention constante pour comprendre l’entièreté de mes cours ».
Il n’est pas rare, lorsqu’il rentre à la maison, que Pier-Olivier doive se reposer quelque temps après une longue journée. « Mes difficultés visuelles m’occasionnent souvent des maux de tête et me demandent beaucoup d’énergie », explique-t-il. Mais toujours, Pier-Olivier conserve sa bonne humeur ! « Je me remonte le moral grâce à mes résultats scolaires qui me prouvent que tous ces efforts valent grandement la peine ».
Pier-Olivier a aussi appris à travailler avec des feuilles agrandies et des loupes, et ensuite avec une télévisionneuse, un ordinateur portable et des logiciels spécialisés. Encouragé par sa mère et guidé par Lynda Gagnon, enseignante en adaptation scolaire et spécialisée en déficience visuelle, Pier-Olivier a réussi à s’adapter rapidement à toutes ces nouvelles méthodes d’apprentissage tout en réussissant avec brio ses études secondaires !
« J’ai toujours eu un esprit de défi, explique Pier-Olivier. Mes exigences sont élevées sur le plan académique. Ce n’est pas parce que je souffre d’une déficience visuelle que je ne peux pas réussir aussi bien que les autres », ajoute-il. Ses bons résultats scolaires lui ont d’ailleurs valu des prix « Méritas » lors des galas annuels. Il performe également dans le niveau le plus élevé de mathématiques et de sciences physiques, ce qui lui ouvre la voie à de brillantes études collégiales en sciences humaines, profil comptabilité et gestion. « Pier-Olivier vise des études universitaires, dévoile Lynda Gagnon. Je suis certaine qu’avec sa détermination, il y parviendra ».
Soucieux d’aider les autres, Pier-Olivier a aussi participé à un projet de recherche visant à éprouver un nouvel outil permettant aux étudiants atteints d’une déficience visuelle de voir au tableau. En participant à ce genre de projet, Pier-Olivier souhaite « faire avancer les choses », mais aussi sensibiliser son entourage à la cause.
Intéressé par de multiples domaines tels que l’histoire, la psychologie, le droit et la politique, et à l’aube d’entreprendre des études de niveau supérieur, Pier-Olivier est convaincu que l’optimisme et la persévérance sont essentiels pour surmonter les contraintes de la vie. Il est un modèle, une preuve bien vivante que tous les rêves peuvent un jour se réaliser.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Claude Giguère
Polyvalente des Abénaquis
Présidente du conseil des élèves de la polyvalente des Abénaquis, volontaire pour un voyage de coopération internationale au Pérou et un autre à venir au Bénin, coorganisatrice d’un séjour en Belgique et en France dans le cadre du projet Donnons au suivant , duchesse à l’exposition estivale de Saint-Prosper 2012 et joueuse de rugby, Claude Giguère n’impose aucune limite à ses engagements. Choisissant de sortir régulièrement de sa zone de confort pour relever des défis, l’élève de 5e secondaire voit ses projets comme des opportunités pour aller à la rencontre des gens, s’intéresser à eux et apprendre à partir de leur vécu.
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Présidente du conseil des élèves de la polyvalente des Abénaquis, volontaire pour un voyage de coopération internationale au Pérou et un autre à venir au Bénin, coorganisatrice d’un séjour en Belgique et en France dans le cadre du projet Donnons au suivant , duchesse à l’exposition estivale de Saint-Prosper 2012 et joueuse de rugby, Claude Giguère n’impose aucune limite à ses engagements. Choisissant de sortir régulièrement de sa zone de confort pour relever des défis, l’élève de 5e secondaire voit ses projets comme des opportunités pour aller à la rencontre des gens, s’intéresser à eux et apprendre à partir de leur vécu.
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Présidente du conseil des élèves de la polyvalente des Abénaquis, volontaire pour un voyage de coopération internationale au Pérou et un autre à venir au Bénin, coorganisatrice d’un séjour en Belgique et en France dans le cadre du projet « Donnons au suivant », duchesse à l’exposition estivale de Saint-Prosper 2012 et joueuse de rugby, Claude Giguère n’impose aucune limite à ses engagements. Choisissant de sortir régulièrement de sa zone de confort pour relever des défis, l’élève de 5e secondaire voit ses projets comme des opportunités pour aller à la rencontre des gens, s’intéresser à eux et apprendre à partir de leur vécu.
« Je pense que si on veut comprendre notre société, il faut s’intéresser aux autres et pas seulement à soi. Entrer en contact avec les gens, il n’y a rien de plus enrichissant. Avec le projet Donnons au suivant, je suis allée à la rencontre de personnes âgées isolées et d’enfants malades, en plus de travailler à la sensibilisation aux problèmes environnementaux. C’est en passant à l’action qu’on apprend le plus », indique la jeune fille de dix-sept ans.
Se déroulant tant au Québec qu’en Belgique, ce fameux projet a suscité l’intérêt d’une vingtaine de jeunes et a mis à contribution tant les talents d’organisatrice de Claude que son empathie naturelle. À titre d’organisatrice, elle a veillé, en collaboration avec une amie, à la planification complète de la partie touristique du séjour en Belgique et en France, allant jusqu’à sélectionner les activités, planifier les déplacements et réserver les hôtels.
C’est tout l’aspect engagement social qui a marqué la jeune fille dans le projet. Au Québec, elle a participé au Relais pour la vie, animé un kiosque de la Fondation des étoiles, rendu visite sur une base hebdomadaire à une personne âgée de son village et participé à l’opération recyclage des macarons du Festival d’été de Québec. En Belgique, elle a participé à une activité de sensibilisation à la forêt à l’Université de Liège, a été bénévole à la Fête de la bande dessinée et du livre pour enfants à Andenne et a pris part à l’élaboration d’un spectacle offert dans six résidences de personnes âgées.
« J’ai investi plus de 200 heures dans l’ensemble de ce projet, ça en valait la peine. Ça a été la même chose au Pérou, lors de mon voyage de coopération. Aider les gens, ça fait du bien. Pour mon projet au Bénin, qui aura lieu en 2013, je travaille déjà avec d’autres participants à amasser de l’argent afin de financer la construction d’un puits. Quand on ira, on va aussi participer à sa construction », raconte Claude avec beaucoup d’enthousiasme.
Avec toute son énergie contagieuse, on voit que Claude est très impliquée, et à l’école également. En plus de son poste de présidente du conseil des élèves, elle fait partie du Comité des activités du midi, de celui de décoration du bal des finissants, du bottin des finissants, de la chorale de Noël et a même été maître de cérémonie lors de la finale locale de Secondaire en spectacle. À cela s’ajoute sa présence sur l’équipe de basketball de l’école et également sur celle de rugby.
Il n’est donc pas étonnant d’apprendre qu’elle ait été sélectionnée, comme trois autres filles de son âge, afin de devenir l’une des quatre duchesses pour la 43e édition de l’Exposition de Saint-Prosper, qui aura lieu à l’été 2012. À titre de représentante de l’événement, elle a dû dénicher un commanditaire et devra vendre 1500 billets de financement.
« Toutes ces implications me permettent de rencontrer des gens tout en devenant une citoyenne impliquée. Rien ne me fait plus plaisir que de donner le sourire à mon entourage. Dans ma vie professionnelle, je souhaite devenir optométriste et m’impliquer avec Optométristes Sans Frontières. Je vais ainsi pouvoir encore répandre les sourires autour de moi », conclut Claude.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Pierrot Lessard
École Jean-Gauthier
Pierrot Lessard n’est pas un jeune homme comme les autres. Étudiant en 4e secondaire à l’École Jean-Gauthier, il est de tous les projets. Possédant un esprit critique extrêmement développé, il réfléchit grandement aux événements qui l’entourent, n’ayant pas peur de prendre position et d’exprimer haut et fort ses opinions. Élève sérieux, mais doté d’un indéniable sens de l’humour, Pierrot Lessard est une personne curieuse pour qui l’engagement est devenu un mode de vie.
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Pierrot Lessard n’est pas un jeune homme comme les autres. Étudiant en 4e secondaire à l’École Jean-Gauthier, il est de tous les projets. Possédant un esprit critique extrêmement développé, il réfléchit grandement aux événements qui l’entourent, n’ayant pas peur de prendre position et d’exprimer haut et fort ses opinions. Élève sérieux, mais doté d’un indéniable sens de l’humour, Pierrot Lessard est une personne curieuse pour qui l’engagement est devenu un mode de vie.
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Pierrot Lessard n’est pas un jeune homme comme les autres. Étudiant en 4e secondaire à l’École Jean-Gauthier, il est de tous les projets. Possédant un esprit critique extrêmement développé, il réfléchit grandement aux événements qui l’entourent, n’ayant pas peur de prendre position et d’exprimer haut et fort ses opinions. Élève sérieux, mais doté d’un indéniable sens de l’humour, Pierrot Lessard est une personne curieuse pour qui l’engagement est devenu un mode de vie.
Pour Pierrot Lessard, chaque projet est une occasion de mieux se connaître. « Chaque année, je m’implique dans plusieurs domaines, précise-t-il. J’aime beaucoup les activités de nature intellectuelle, mais aussi les projets de nature communautaire, humanitaire ou sportive. Je veux toucher à tous les domaines pour pouvoir trouver ce qui me passionne le plus ». Intéressé par une multitude de sujets, Pierrot a compris que l’engagement lui permettrait de vivre concrètement diverses réalités, lui offrant ainsi l’occasion de découvrir ses forces.
« Je m’engage aussi parce que je veux améliorer les choses, qu’il s’agisse d’ajouter un sourire dans la journée de quelqu’un ou d’offrir un nouveau service. Et je m’engage dans l’école, car il s’agit d’un milieu de vie important pour moi. J’y passe la plus grande partie de mes journées. » Ainsi, à l’École Jean-Gauthier, Pierrot n’hésite pas à offrir son aide à plusieurs enseignants pour l’organisation d’activités de financement ou au concierge de l’école pour monter et démonter les tables de la cafétéria. Il n’y a rien, ou presque, à quoi Pierrot n’ait pas touché !
Appréciant les activités de nature intellectuelle, Pierrot participe au concours Optimath et joue tous les jeudis à l’Attaquiz, un jeu questionnaire basé sur les connaissances générales et conçu par un enseignant de l’école. Il s’engage également auprès du journal scolaire Petit Gauthier et accompagne quelques élèves dans l’exécution de leurs devoirs.
Mais si Pierrot est un élève doué, il est aussi un sportif accompli : amateur de cross-country depuis quelques années et cycliste à ses heures, il s’est inscrit au Grand défi Pierre-Lavoie auquel il participera avec d’autres élèves de l’école.
Soucieux de prendre part à la vie communautaire, Pierrot s’engage depuis l’âge de dix ans auprès de la Maison des jeunes de sa municipalité en amassant des fonds. L’été dernier, il a même participé au spectacle de la Maison en présentant son propre numéro humoristique. « C’est sans contredit l’un des engagements dont je suis le plus fier », reconnaît-il. Il y a de quoi ! En effet, Pierrot a tout créé : les textes, la mise en scène et l’interprétation. « Cela m’a aussi permis de constater à quel point le rire est un bon moyen pour passer des messages et permettre aux gens d’apprendre ».
Il n’y a pas de doute, l’engagement aura permis à Pierrot Lessard de faire sa place dans son milieu et dans le monde. « Mais Pierrot est très humble et ne voit pas l’ampleur de son engagement, car il le fait avec intérêt et passion », dévoile Audrey Dallaire, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire.
« Je n’ai rien accompli d’extraordinaire, je n’ai pas changé le monde ni brisé de record, mais j’aurai égayé la vie de plusieurs personnes et j’aurai appris à me connaître moi-même, tient-il à rappeler. Je ne peux que remercier tous ceux qui m’appuient dans mes projets, car seul, je ne serais probablement arrivé à rien », conclut-il avec sincérité.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Nathalie Dickie
École Aux Quatre-Vents
« Lorsque j’étais moi-même étudiante, ce qui me motivait à l’école c’était les périodes de théâtre en parascolaire. Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde de mon secondaire », lance d’entrée de jeu Nathalie Dickie, éducatrice spécialisée à l’école aux Quatre-Vents de Bonaventure, en Gaspésie. C’est à cette même époque qu’elle a réalisé que des adultes pouvaient jouer un rôle important dans le développement des adolescents. En s’engageant aujourd’hui avec autant d’énergie et de passion auprès des élèves de son école, elle espère à son tour influencer positivement les jeunes et ainsi les aider à se créer des souvenirs mémorables.
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« Lorsque j’étais moi-même étudiante, ce qui me motivait à l’école c’était les périodes de théâtre en parascolaire. Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde de mon secondaire », lance d’entrée de jeu Nathalie Dickie, éducatrice spécialisée à l’école aux Quatre-Vents de Bonaventure, en Gaspésie. C’est à cette même époque qu’elle a réalisé que des adultes pouvaient jouer un rôle important dans le développement des adolescents. En s’engageant aujourd’hui avec autant d’énergie et de passion auprès des élèves de son école, elle espère à son tour influencer positivement les jeunes et ainsi les aider à se créer des souvenirs mémorables.
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« Lorsque j’étais moi-même étudiante, ce qui me motivait à l’école c’était les périodes de théâtre en parascolaire. Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde de mon secondaire », lance d’entrée de jeu Nathalie Dickie, éducatrice spécialisée à l’école aux Quatre-Vents de Bonaventure, en Gaspésie. C’est à cette même époque qu’elle a réalisé que des adultes pouvaient jouer un rôle important dans le développement des adolescents. En s’engageant aujourd’hui avec autant d’énergie et de passion auprès des élèves de son école, elle espère à son tour influencer positivement les jeunes et ainsi les aider à se créer des souvenirs mémorables.
« J’ai toujours été impliquée dans le domaine parascolaire, surtout du côté des arts. Cet engagement était un besoin pour moi et ça l’est toujours. Quand j’ai trouvé mon premier emploi dans une école, je me suis aussitôt informée au sujet du parascolaire, en précisant que je souhaitais ardemment y prendre part », raconte Nathalie Dickie.
Travaillant à l’école aux Quatre-Vents depuis une douzaine d’années, l’éducatrice spécialisée a donné de son temps à titre de responsable adulte du gouvernement étudiant, pour la coordination et la réalisation du concours local de Secondaire en spectacle, la mise sur pied d’un journal étudiant, l’animation des rencontres et des activités du programme local de La gang allumée, et même la mise en place du Club cardio, qui donne aux jeunes l’accès à une salle d’entraînement.
« L’idée, je crois, c’est d’être en mesure de tendre l’oreille aux besoins des jeunes et ensuite de travailler à donner vie aux projets qu’ils espèrent. Au fil des ans, je me suis beaucoup impliquée et je suis devenue en quelque sorte leur personne-ressource. J’ai pu créer un lien avec eux. Ils viennent me parler de leur projet ou me poser des questions sur la façon de le monter. Parfois, je m’en occupe, et parfois, je les dirige vers les bonnes personnes. »
C’est cette grande écoute et cette grande disponibilité qui ont permis à Nathalie Dickie de mettre sur pied des projets structurants pour les jeunes, comme celui de la création du local de musique, où les jeunes peuvent se réunir et pratiquer ensemble. Elle a même déniché un commanditaire qui, par son engagement financier, a permis l’achat d’une batterie et d’une guitare électrique.
Il y a quelques années, Nathalie Dickie a aussi mis sur pied le projet Soirée de la culture, un événement permettant aux jeunes de s’initier à différents domaines artistiques et culturels auprès de nombreux artistes de la région. Ce projet attire au moins cent cinquante personnes chaque année. « Lors de cette soirée, les jeunes peuvent se familiariser avec la peinture, le chant, les percussions, le vitrail, la confection de bijoux, la danse et encore bien d’autres domaines. Ça devient une façon pour les jeunes d’entrer en contact avec de nouvelles choses et de se découvrir de nouveaux talents », indique-t-elle.
Reconnue pour son enthousiasme, sa facilité à communiquer et son leadership créatif, l’éducatrice spécialisée parvient à tout coup à rallier autour de ses projets plusieurs membres de l’équipe-école. D’ailleurs, sans leur participation, elle est la première à dire que les projets n’auraient jamais autant de succès. Le Comité motivation, grâce à l’implication du personnel et de Nathalie, a pu proposer une activité du style « Moment de vérité », inspirée du jeu télévisé, à laquelle ont pris part des dizaines et des dizaines de jeunes. C’est la même chose pour le dossier Éducation à la sexualité et pour l’implantation du programme de pairs aidants Passerelles, pilotés par Nathalie avec l’aide de l’ensemble des enseignants.
« Quand je pense à un projet, je pense toujours aux jeunes qui peuvent être un peu tannés de l’école et pour qui un simple projet peut ramener la motivation. C’est pour eux que je le fais et je suis certaine qu’en faisant cela, on en conserve beaucoup à l’école », termine-t-elle.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Mon arbre, ma forêt boréale
L’Odyssée-des-Jeunes
Trouble neurologique grandement méconnu, la dysphasie entraîne chez celui qui en est atteint des problèmes de langage et de communication sociale, occasionnant des troubles d’apprentissage importants. Quand les parents des élèves dysphasiques de l’école L’Odyssée-des-jeunes à Laval ont vu leurs enfants mettre sur pied une expo-sciences et animer des kiosques d’information avec enthousiasme et éloquence, plusieurs ont versé quelques larmes de joie, ce qui est fort compréhensible. Voilà comment le projet Mon arbre, ma forêt boréale a créé cette année autant de bonheur pour ces jeunes ainsi que pour leurs parents.
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Trouble neurologique grandement méconnu, la dysphasie entraîne chez celui qui en est atteint des problèmes de langage et de communication sociale, occasionnant des troubles d’apprentissage importants. Quand les parents des élèves dysphasiques de l’école L’Odyssée-des-jeunes à Laval ont vu leurs enfants mettre sur pied une expo-sciences et animer des kiosques d’information avec enthousiasme et éloquence, plusieurs ont versé quelques larmes de joie, ce qui est fort compréhensible. Voilà comment le projet Mon arbre, ma forêt boréale a créé cette année autant de bonheur pour ces jeunes ainsi que pour leurs parents.
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Trouble neurologique grandement méconnu, la dysphasie entraîne chez celui qui en est atteint des problèmes de langage et de communication sociale, occasionnant des troubles d’apprentissage importants. Quand les parents des élèves dysphasiques de l’école L’Odyssée-des-jeunes à Laval ont vu leurs enfants mettre sur pied une expo-sciences et animer des kiosques d’information avec enthousiasme et éloquence, plusieurs ont versé quelques larmes de joie, ce qui est fort compréhensible. Voilà comment le projet Mon arbre, ma forêt boréale a créé cette année autant de bonheur pour ces jeunes ainsi que pour leurs parents.
C’est à un impressionnant duo de jeunes enseignantes, rayonnantes par leur dynamisme, leur créativité et leur foi en leur travail, que 19 élèves dysphasiques doivent principalement le projet Mon arbre, ma forêt boréale. Toujours à la recherche de nouvelles idées pouvant susciter un plus grand intérêt chez leurs élèves, Maryse Riopel et Sophie Boisvert se sont servies d’une visite du côté du boisé Papineau, situé tout près de l’école, en compagnie de leurs élèves pour donner forme à leur projet collectif.
« Cette année, on voulait leur faire vivre une expérience mémorable, qui sortait des sentiers battus tout en rendant les apprentissages signifiants. Après notre visite au boisé, on s’est dit qu’on pourrait faire un herbier, puis écrire sur le sujet, puis présenter les résultats de nos travaux. De fil en aiguille, avec la participation des élèves, on a créé le projet et tout a déboulé », racontent les deux enseignantes, se relayant tour à tour afin d’ajouter des précisions.
Rapidement, les élèves se sont approprié le projet. Ces jeunes, qui d’ordinaire sont plutôt renfermés et solitaires, sont progressivement sortis de leur coquille et ont appris ce que signifiaient : collaboration et entraide, en travaillant tout d’abord à la confection de l’herbier et à des travaux de recherche, puis à l’organisation et à la réalisation de l’expo-sciences, qui s’est déroulée le 23 février dernier et qui a accueilli plus de 130 visiteurs. De nombreuses autres activités ont gravité autour de ce projet, telles que la visite de l’Arboretum du Jardin botanique de Montréal, la découverte des métiers horticoles et la réalisation de diverses expériences.
Le projet a même produit son lot de retombées à l’extérieur de l’école. Prochainement, les élèves participeront à une activité de plantation d’arbres avec des élèves d’une école primaire du quartier et animeront un kiosque d’information à l’hôtel de ville de Laval lors de la remise annuelle de fleurs et d’arbres mise sur pied par une organisation municipale.
« Nos jeunes ne sont plus les mêmes. Avec ce projet, ils ont développé leur estime de soi, leur sentiment d’appartenance à l’école et au groupe, et la persévérance scolaire. C’est important pour ces jeunes, pour qui l’école a toujours été quelque chose de difficile. Maintenant, ils ont pu s’ouvrir aux autres élèves de l’école et aux gens de la communauté », indique Maryse Riopel.
Le succès du projet a été tel que les deux enseignantes pensent déjà lui donner une ampleur encore plus impressionnante pour l’an prochain. Appuyées dans ce projet par deux collègues éducatrices spécialisées tout aussi passionnées qu’elles peuvent l’être, soit Stéphanie Sénécal et Mélissa Fournier, les deux enseignantes songent même à créer une sorte de coopérative où la nature serait au centre des préoccupations.
« Il est encore trop tôt pour définir ce que ce sera exactement, mais une chose est certaine : l’immense succès de cette année nous oblige à poursuivre dans la même voie », confirme Sophie Boisvert.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
8 décembre, journée contre l’intimidation
Polyvalente de Thetford Mines
Il y a de ces événements auxquels personne ne reste insensible. Le suicide de Marjorie Raymond à l’automne dernier fait partie de ceux-là. À tout le moins, ce drame a touché Émilie Rémillard, une élève de 2e secondaire de la Polyvalente de Thetford Mines, qui, après ce drame directement lié au problème de l’intimidation, a spontanément décidé qu’il était temps d’agir. En l’espace de quelques jours, Émilie est parvenue à mobiliser quelques milliers de personnes à travers la province afin que tous ensemble, le 8 décembre dernier, s’élèvent contre l’intimidation en portant un brassard à la mémoire de Marjorie Raymond.
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Il y a de ces événements auxquels personne ne reste insensible. Le suicide de Marjorie Raymond à l’automne dernier fait partie de ceux-là. À tout le moins, ce drame a touché Émilie Rémillard, une élève de 2e secondaire de la Polyvalente de Thetford Mines, qui, après ce drame directement lié au problème de l’intimidation, a spontanément décidé qu’il était temps d’agir. En l’espace de quelques jours, Émilie est parvenue à mobiliser quelques milliers de personnes à travers la province afin que tous ensemble, le 8 décembre dernier, s’élèvent contre l’intimidation en portant un brassard à la mémoire de Marjorie Raymond.
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Il y a de ces événements auxquels personne ne reste insensible. Le suicide de Marjorie Raymond à l’automne dernier fait partie de ceux-là. À tout le moins, ce drame a touché Émilie Rémillard, une élève de 2e secondaire de la Polyvalente de Thetford Mines, qui, après ce drame directement lié au problème de l’intimidation, a spontanément décidé qu’il était temps d’agir. En l’espace de quelques jours, Émilie est parvenue à mobiliser quelques milliers de personnes à travers la province afin que tous ensemble, le 8 décembre dernier, s’élèvent contre l’intimidation en portant un brassard à la mémoire de Marjorie Raymond.
Il n’a fallu que quelques heures de réflexion et les encouragements de sa mère pour qu’Émilie mette en marche son projet. « Le suicide de Marjorie a comme été la goutte qui a fait déborder le vase. Il y a de l’intimidation partout et j’ai pensé qu’il fallait faire quelque chose de concret pour y mettre fin. J’ai d’abord voulu rencontrer la direction de mon école pour exposer mon projet. Le même jour, j’ai envoyé sur Facebook une invitation à un événement à tous mes amis. Je les invitais tous, le 8 décembre, à porter un brassard où se trouvaient la photo de Marjorie et les mots Tous contre l’intimidation », raconte la jeune fille de 14 ans, précisant que le brassard se trouvait sur Facebook, prêt à être imprimé.
Rapidement, son invitation s’est propagée sur le réseau social et des médias se sont mis à en parler. À un certain moment, Émilie recevait des confirmations de participation d’un peu partout à travers le Québec. L’engouement pour son initiative a gagné son école et même celle que fréquente son frère Félix, où ce dernier a aussi contribué à mousser l’événement.
« J’ai vraiment été surprise par la réponse des gens. Au début, j’espérais environ un millier de participants, mais le jour de l’événement, j’avais déjà 2000 confirmations de participation seulement sur Facebook. À cela se sont ajoutées de nombreuses autres personnes à l’école et même ailleurs », indique-t-elle.
Cette action n’a pas été vaine. À la suite de cette journée, des personnes ont placé des commentaires sur la page Facebook de l’événement. Entre autres, une mère de famille a raconté que son garçon fréquentant le primaire et subissant beaucoup d’intimidation s’est promené à son école le 8 décembre avec une pancarte accrochée au cou disant simplement « Je veux la paix ». Depuis, le jeune garçon ne vit plus d’intimidation et s’est même fait de nouveaux amis.
À la Polyvalente de Thetford Mines, l’impact de cette journée a stimulé l’adoption récente d’un protocole contre l’intimidation afin d’enrayer cette forme de violence à l’école. Mieux encore, la Ville de Thetford Mines a proclamé, en janvier dernier, que le 8 décembre deviendrait la journée officielle contre l’intimidation. Émilie Rémillard, forte du succès connu par son événement, a eu la chance de rencontrer le premier ministre du Québec, Jean Charest, et la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, afin de leur parler de son projet et de les sensibiliser à la question de l’intimidation dans les écoles.
Pour Émilie, il ne fait aucun doute que l’intimidation, c’est l’affaire de tous, des jeunes comme des moins jeunes. Elle est convaincue qu’en sensibilisant le plus de gens possible et en les invitant à dénoncer des situations d’intimidation, on parviendra à changer les choses. Même les intimidateurs ont été touchés par cette action.
« Je crois sincèrement que par cet événement, des personnes ont pris conscience du problème et que les gens toléreront moins l’intimidation. Mais pour que tout le monde se souvienne que ça existe et qu’il faut réagir, il faudra que des événements comme celui du 8 décembre se reproduisent sur une base annuelle », conclut Émilie.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Escouade des Mains-Vertes
École secondaire des Grandes-Marées
À l’École secondaire des Grandes-Marées, une vingtaine d’élèves de secondaire 1 à 5 sont rassemblés au sein de l’Escouade des Mains-Vertes, à qui l’on doit notamment l’intégration du compostage dans l’école. Depuis janvier 2012, ce groupe de jeunes a ainsi mis en place une série d’activités dans le but d’expliquer aux autres élèves de l’école la façon de trier leurs déchets à la cafétéria. Voilà des jeunes qui se retroussent les manches pour prêter main forte à l’environnement !
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À l’École secondaire des Grandes-Marées, une vingtaine d’élèves de secondaire 1 à 5 sont rassemblés au sein de l’Escouade des Mains-Vertes, à qui l’on doit notamment l’intégration du compostage dans l’école. Depuis janvier 2012, ce groupe de jeunes a ainsi mis en place une série d’activités dans le but d’expliquer aux autres élèves de l’école la façon de trier leurs déchets à la cafétéria. Voilà des jeunes qui se retroussent les manches pour prêter main forte à l’environnement !
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À l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes ont à cœur la préservation de l’environnement. Ils sont d’ailleurs une vingtaine, de secondaire 1 à 5, rassemblés au sein de l’Escouade des Mains-Vertes, à qui l’on doit notamment l’intégration du compostage dans l’école. Depuis janvier 2012, ils ont ainsi mis en place une série d’activités dans le but d’expliquer aux autres élèves la façon de trier leurs déchets à la cafétéria. Voilà des jeunes qui se retroussent les manches pour prêter main forte à l’environnement !
Les élèves et le personnel de l’École secondaire des Grandes-Marées désiraient faire du compostage dans l’école depuis quelques années déjà. « Notre école étant une École verte Brundtland, nous cherchons à agir en précurseur pour la protection de l’environnement et le développement durable », commente Josée Dallaire, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire.
C’est donc en janvier 2012, après plusieurs mois de préparation, que le projet de compostage est officiellement lancé à l’école. Un comité est formé : l’Escouade des Mains-Vertes. « Plusieurs élèves avaient manifesté leur intérêt de joindre ce comité, raconte Josée Dallaire. Nous sommes toujours étonnés de voir leur niveau d’engagement. Tous participent au projet avec cœur parce qu’ils sont réellement sensibles à la cause de l’environnement ».
« Pour nous, chaque petit geste compte », explique l’une des participantes au projet, Rachel Lapointe. « On trouve ça l’fun de sentir qu’on fait une différence », ajoute Caroline Bouchard, elle aussi membre de l’Escouade. Pour faire cette différence, les membres du comité ont entrepris, dès l’installation des bacs de compostage des matières putrescibles à la cafétéria, de sensibiliser les élèves et de leur enseigner la façon de trier adéquatement leurs déchets.
Une activité qui a donné des résultats surprenants! En effet, quelques jours seulement après l’installation des bacs, on retrouvait dans le compostage moins de 10 % d’intrus. Et déjà, la gestion verte des matières résiduelles à l’École secondaire des Grandes-Marées a permis de diminuer de près de 80 % la quantité de déchets acheminés au dépotoir.
« Toutes les actions en lien avec le compostage sont pensées et réalisées par les jeunes », précise Josée Dallaire. En quelques mois seulement, les membres de l’Escouade des Mains-Vertes n’ont pas chômé ! Ils ont notamment tenu des kiosques sur l’environnement et la gestion durable des déchets, ont accueilli des jeunes de 6e année à l’école lors d’une grande kermesse, ont réalisé des affiches et des campagnes de sensibilisation, ont offert des bouteilles d’eau écologiques en aluminium pliable, etc.
« L’engagement de la vingtaine de jeunes du comité est remarquable, observe la directrice de l’école, Michelle Tremblay. Les rencontres hebdomadaires de l’équipe démontrent que les jeunes sont mobilisés, enthousiastes et qu’ils font preuve de créativité afin de développer leur communauté et leur avenir ».
Engagés, ces jeunes réussissent à conscientiser leur entourage tout en s’amusant. Sans le réaliser pleinement, ils deviennent même des modèles dans l’école. « Les autres élèves nous voient aller et ça leur donne le goût de s’impliquer aussi », dévoile Caroline Bouchard. Il ne fait aucun doute que le comité grossira ses rangs dès l’année prochaine !
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Daniel Carmichael
Collège de Champigny
Toute sa vie, Daniel Carmichael a dû apprendre à vivre avec la différence. Une différence le catégorisant comme une personne de petite taille. Il a su s’adapter, se forger une personnalité forte et se créer un bon réseau d’amis. Puis la vie a choisi de le tester à nouveau. Des complications physiques ont forcé une intervention chirurgicale qui a malheureusement laissé Daniel paralysé des aisselles jusqu’aux pieds. Devant ainsi manquer sa 4e secondaire en entier en raison de la réadaptation, l’élève du Collège de Champigny a tout de même choisi de s’affirmer une fois de plus, récupérant son retard en un seul été pour finalement retrouver ses amis pour la 5e secondaire.
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Toute sa vie, Daniel Carmichael a dû apprendre à vivre avec la différence. Une différence le catégorisant comme une personne de petite taille. Il a su s’adapter, se forger une personnalité forte et se créer un bon réseau d’amis. Puis la vie a choisi de le tester à nouveau. Des complications physiques ont forcé une intervention chirurgicale qui a malheureusement laissé Daniel paralysé des aisselles jusqu’aux pieds. Devant ainsi manquer sa 4e secondaire en entier en raison de la réadaptation, l’élève du Collège de Champigny a tout de même choisi de s’affirmer une fois de plus, récupérant son retard en un seul été pour finalement retrouver ses amis pour la 5e secondaire.
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Toute sa vie, Daniel Carmichael a dû apprendre à vivre avec la différence. Une différence le catégorisant comme une personne de petite taille. Il a su s’adapter, se forger une personnalité forte et se créer un bon réseau d’amis. Puis la vie a choisi de le tester à nouveau. Des complications physiques ont forcé une intervention chirurgicale qui a malheureusement laissé Daniel paralysé des aisselles jusqu’aux pieds. Devant ainsi manquer sa 4e secondaire en entier en raison de la réadaptation, l’élève du Collège de Champigny a tout de même choisi de s’affirmer une fois de plus, récupérant son retard en un seul été pour finalement retrouver ses amis au début de la 5e secondaire.
« Depuis ma naissance, j’ai eu un cheminement particulier. Partout où je suis passé, il a fallu que je m’adapte à l’environnement en raison de ma petite taille. J’ai toujours réussi à faire ma place. J’avais appris à vivre avec ma condition. Avec ma paralysie, il y a eu un deuxième handicap qui s’est ajouté. J’ai dû recommencer à m’adapter et je n’ai pas trouvé ça facile mais il n’a jamais été question d’abandonner. Je crois toujours que la vie est belle et qu’il faut aller de l’avant », raconte Daniel.
C’est vers le milieu de sa troisième année du secondaire que les choses ont commencé à se compliquer pour Daniel. Plus les jours et les semaines avançaient, plus il avait mal, et avait de la difficulté à marcher voire à se tenir debout. Au bout de plusieurs mois, les médecins ont finalement détecté un problème important touchant la colonne vertébrale du jeune garçon. C’est comme si la colonne de Daniel se tordait, venant ainsi comprimer les nerfs de la moelle épinière. Toutes les choses les plus faciles devenaient ainsi très difficiles à effectuer pour Daniel. Il fallait donc une opération rapide afin de remédier à la situation. On connaît la suite.
« Ça a été un choc. Quand tu te réveilles et que tu ne sens plus rien, tu te demandes ce qui se passe. Je pensais retourner à l’école après l’opération, mais c’est plutôt vers le centre de réadaptation que je suis allé. D’octobre à mai, j’y dormais la semaine et je revenais à la maison la fin de semaine. Pas question d’étudier. Je concentrais tous mes efforts sur ma réadaptation. Ça a fonctionné, car j’ai regagné beaucoup d’autonomie physique, malgré le fait que je sois maintenant en fauteuil roulant. »
Il lui fallait ensuite régler le cas de l’école. Pour Daniel, il n’était pas question de perdre une année scolaire. Comme il était déjà un excellent élève, la direction du Collège a accepté de le faire passer en 5e secondaire à condition qu’il réussisse les matières de base, dont les mathématiques et l’histoire. Il ne lui a fallu que quatre semaines durant l’été 2011 pour atteindre l’objectif. Il a donc amorcé sa 5e secondaire au même moment que tous ses amis.
« Ce dont je suis le plus fier, c’est que cette année, j’ai ma meilleure moyenne générale depuis le début de mon secondaire. Aux deux premières étapes, j’ai maintenu une moyenne de 95 % », indique fièrement Daniel.
Grand amateur d’improvisation, et très talentueux selon ses amis, Daniel a toutefois dû abandonner la compétition en raison de sa nouvelle condition. « Il est difficile d’enjamber les bandes quand on est en fauteuil roulant ! » rigole-t-il. Toutefois sa passion étant plus forte que tout, il a mis sur pied cette année avec un ami une activité-midi d’improvisation dont il est le responsable.
Il y a quelque temps, on lui a même confié l’animation d’un spectacle de danse à l’école et on lui a demandé de faire partie de l’équipe d’animation pour le gala Méritas, qui aura lieu à la fin de l’année. « J’ai toujours été impliqué, mais je dois avouer que mes épreuves récentes ont fait de moi une personne transformée. C’est comme si j’avais une nouvelle motivation. Une motivation encore plus forte à transmettre ma joie de vivre et à regarder toujours vers l’avant », termine Daniel.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Jessica Gagné
École secondaire des Grandes-Marées
Démotivée et peu intéressée par les études lors de son entrée au secondaire à l’École secondaire des Grandes-Marées, Jessica Gagné a connu un parcours scolaire difficile. Mais lors de son transfert en Formation des métiers semi-spécialisés, le rêve d’aller au cégep est devenu pour elle une importante source de motivation. À force de travail acharné et de persévérance, elle a réussi à compléter son secondaire 4, se rapprochant un peu plus du but fixé : le cégep.
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Démotivée et peu intéressée par les études lors de son entrée au secondaire à l’École secondaire des Grandes-Marées, Jessica Gagné a connu un parcours scolaire difficile. Mais lors de son transfert en Formation des métiers semi-spécialisés, le rêve d’aller au cégep est devenu pour elle une importante source de motivation. À force de travail acharné et de persévérance, elle a réussi à compléter son secondaire 4, se rapprochant un peu plus du but fixé : le cégep.
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Jessica Gagné, étudiante à l’École secondaire des Grandes-Marées, connaît bien l’importance des buts et des objectifs dans la vie. Démotivée et peu intéressée par les études lors de son entrée au secondaire, la jeune femme a connu un parcours scolaire difficile. Mais lors de son transfert en Formation des métiers semi-spécialisés, le rêve d’aller au cégep est devenu pour elle une importante source de motivation. À force de travail acharné et de persévérance, elle a réussi à compléter son secondaire 4, se rapprochant un peu plus du but fixé : le cégep.
« Quand j’ai commencé à la polyvalente, je ne faisais pas mes devoirs ni mes leçons, se souvient Jessica. J’avais un grand manque de motivation et j’ai été obligée de reprendre mon secondaire 2, parce que je n’avais pas les notes pour réussir ». Jessica a ensuite été intégrée dans le programme de Formation des métiers semi-spécialisés, puis dans la classe Pré-DEP, où elle a pu progresser autrement dans ses études.
« C’est vraiment le fait de pouvoir avancer à mon rythme qui a fait la différence pour moi », explique-t-elle en ajoutant qu’il était ainsi plus facile pour elle d’étudier et de rester concentrée. Puis est apparue l’envie de se rendre au cégep. « J’ai réalisé que c’était important pour moi de faire un métier qui m’intéresse vraiment. Et pour ça, je devais me donner toutes les chances ».
Accrochée à son but, Jessica a donc mis les bouchées doubles afin de réussir ses études. « Je me suis dit qu’il fallait que je me concentre beaucoup et que j’avance plus vite. Plus vite je terminerais mon secondaire 4, plus vite j’atteindrais mon but d’aller au cégep ». En réalisant qu’elle avait la capacité d’avancer plus rapidement, Jessica était encore plus motivée à réaliser certaines étapes de son cheminement et ses résultats ont rapidement reflété l’effort déployé.
« Il y a des jours où je n’ai pas vraiment envie d’aller à l’école, reconnaît la jeune femme. Mais quand je pense à mon but, cela me motive à continuer et à ne pas lâcher ». L’engagement dans son école est aussi une façon pour Jessica de rester « accrochée ». Tous les mercredis, elle s’occupe de la boutique Fripoly où elle vend les uniformes de l’école et s’occupe de la caisse et de l’inventaire.
Elle participe également à la fabrication et à la vente de suçons en sucre d’orge dans l’école, un projet entrepreneurial dont les fonds servent à financer des activités étudiantes. « Je suis très fière de faire partie de ce projet, dévoile-t-elle. Et même si la vente, ce n’est pas toujours évident, je m’entoure d’autres personnes et ça devient une occasion de s’amuser et de se changer les idées ».
Mais la plus grande fierté de Jessica demeure sans contredit la réussite de son secondaire 4. « Au bout de la ligne, je sais maintenant que ça vaut la peine. Oui, il faut travailler fort et ce n’est pas facile, mais les résultats qui viennent au bout de tous ces efforts sont une grande récompense ».
« Le parcours scolaire de Jessica n’a pas été de tout repos, mais cette année, plus motivée que jamais, elle termine son quatrième secondaire avec de bons résultats, commente Sonia Deschênes, directrice de l’unité 4, 5 et Pré-DEP à l’École secondaire des Grandes-Marées. Elle s’implique avec plaisir et passion dans l’école et sa bonne humeur est contagieuse », conclut-elle. C’est donc avec le sourire aux lèvres et la confiance au cœur que Jessica entreprend maintenant son secondaire 5, plus près que jamais de l’atteinte de son but.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Marie-Andrée Simard
École secondaire des Grandes-Marées
Marie-Andrée Simard en mène large. Touche-à-tout, cette finissante multiplie les cordes à son arc et s’ouvre sur le monde. Un projet humanitaire au Honduras lui a donné la piqûre pour la coopération internationale. Conjuguée à sa volonté de faire carrière en médecine, cette passion l’a aidée à définir son idéal : contribuer au mieux-être d’autrui. Entre les cours, les répétitions de trompette, trois entraînements de volleyball par semaine, ses trois emplois à temps partiel et son implication dans deux comités à l’école, Marie-Andrée Simard cumule les projets et les réussites.
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Marie-Andrée Simard en mène large. Touche-à-tout, cette finissante multiplie les cordes à son arc et s’ouvre sur le monde. Un projet humanitaire au Honduras lui a donné la piqûre pour la coopération internationale. Conjuguée à sa volonté de faire carrière en médecine, cette passion l’a aidée à définir son idéal : contribuer au mieux-être d’autrui. Entre les cours, les répétitions de trompette, trois entraînements de volleyball par semaine, ses trois emplois à temps partiel et son implication dans deux comités à l’école, Marie-Andrée Simard cumule les projets et les réussites.
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« J’ai toujours aimé les études, mais j’aime aussi la vie à l’école. Mon engagement au sein de ma communauté scolaire est le reflet de la citoyenne que je souhaite devenir. » Marie-Andrée Simard en mène large. Touche-à-tout, cette finissante multiplie les cordes à son arc et s’ouvre sur le monde. Un projet humanitaire au Honduras lui a donné la piqûre pour la coopération internationale. Conjuguée à sa volonté de faire carrière en médecine, cette passion l’a aidée à définir son idéal : contribuer au mieux-être d’autrui. Entre les cours, les répétitions de trompette, trois entraînements de volleyball par semaine, ses trois emplois à temps partiel et son implication dans deux comités à l’école, Marie-Andrée Simard cumule les projets et les réussites.
Dès son entrée au primaire, sachant qu’elle est vouée à un avenir prometteur, son école et ses parents choisissent de la propulser plutôt que de la freiner. C’est ainsi qu’elle passe de la troisième à la quatrième année à mi-chemin de l’année scolaire. En sixième année, elle est acceptée au programme d’anglais intensif de sa commission scolaire. Une année-charnière qui l’aiguille vers un nouvel objectif : faire partie du programme de Citoyenneté responsable offert à l’École secondaire des Grandes-Marées. Au cours de projets qui s’articulent autour de thèmes universels comme l’écologie, le pacifisme, la solidarité, la démocratie et l’engagement social, Marie-Andrée tisse des liens solides et côtoie des partenaires formidables. Bien appuyée sur les valeurs essentielles que sont l’égalité des chances et le respect des personnes et de l’environnement, elle découvre de nouveaux horizons. Des horizons internationaux, rien de moins.
L’un des moments marquants de son parcours est sans contredit un stage au Honduras supervisé par l’organisme Mer et Monde. Il aura fallu 4 années de préparation pour que Marie-Andrée, 18 de ses collègues et 4 adultes aillent prêter main-forte à la population hondurienne, à Tegucigalpa et à San Matias. Construction d’une route, travaux de nettoyage et de peinture dans une école, aide aux enfants de la place… Un coup de pouce plus que bienvenu, compte tenu de la pauvreté qui règne dans ces villes, mais surtout une expérience qui transforme Marie-Andrée pour toujours. « Mon séjour en pays étranger m’a fait découvrir des valeurs humaines profondes que nous retrouvons plus rarement dans notre société nord-américaine; les relations entre les personnes y sont tellement plus valorisées que les valeurs matérielles! Je tenterai toujours de faire miens ces idéaux. », affirme-t-elle avec conviction.
Il n’en fallait pas plus pour que Marie-Andrée ait la piqûre. Son envie de participer à d’autres missions humanitaires et son intérêt pour le domaine médical la pousseront sans doute à œuvrer à l’étranger pour le mieux-être de collectivités moins favorisées. Pour le moment, elle continue de participer à l’organisation d’activités de financement qui permettront à d’autres jeunes de 4e secondaire de vivre l’expérience.
Son leadership naturel, elle le fait aussi valoir en participant à la réalisation du Show Mode des finissants, l’activité de financement du bal de son école. En plus d’être mannequin, elle fait aussi partie de l’équipe de danse du même spectacle. Voilà qui demande des heures et des heures de préparation, certes, mais qui donne aussi la satisfaction et la fierté de prendre part à un événement très attendu de tous. Et comme la dernière année du secondaire marque la fin d’une étape dans le parcours d’une vie, Marie-Andrée collabore à la création de l’album des finissants à titre de correctrice d’épreuves et de superviseure des différentes étapes de production.
Jonglant habilement avec ses études, ses activités parascolaires, ses passe-temps et ses emplois, Marie-Andrée diversifie les engagements. Volontaire, dévouée et responsable, elle a toutes les raisons de voir loin et de voir grand.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Marie-Andrée Simard, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Julie Lapointe
Polyvalente des Appalaches
La participation citoyenne s’exprime à tout âge et Julie Lapointe, élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, le prouve de brillante façon. Plus jeune participante à se greffer au groupe Consult’Actions Jeunes, une organisation de mobilisation nouvellement mise en place dans Les Etchemins, Julie, comme elle le fait depuis de nombreuses années avec les cadets, différentes équipes sportives et plusieurs projets parascolaires, entend utiliser son leadership et son enthousiasme pour donner le goût à d’autres jeunes de s’impliquer eux aussi afin de dynamiser leur région.
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La participation citoyenne s’exprime à tout âge et Julie Lapointe, élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, le prouve de brillante façon. Plus jeune participante à se greffer au groupe Consult’Actions Jeunes, une organisation de mobilisation nouvellement mise en place dans Les Etchemins, Julie, comme elle le fait depuis de nombreuses années avec les cadets, différentes équipes sportives et plusieurs projets parascolaires, entend utiliser son leadership et son enthousiasme pour donner le goût à d’autres jeunes de s’impliquer eux aussi afin de dynamiser leur région.
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La participation citoyenne s’exprime à tout âge et Julie Lapointe, élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, le prouve de brillante façon. Plus jeune participante à se greffer au groupe Consult’Actions Jeunes, une organisation de mobilisation nouvellement mise en place dans Les Etchemins, Julie, comme elle le fait depuis de nombreuses années avec les cadets, différentes équipes sportives et plusieurs projets parascolaires, entend utiliser son leadership et son enthousiasme pour donner le goût à d’autres jeunes de s’impliquer eux aussi afin de dynamiser leur région.
« C’est à mon retour d’un échange étudiant à Calgary l’an dernier que j’ai décidé de m’impliquer plus activement pour le développement de la région. J’avais déjà fait partie du comité organisateur du festival de mon village et je voulais en faire plus. Avec Consult’Actions Jeunes, même si je suis la plus jeune, je sais qu’on m’écoute et que je peux avoir une influence réelle. C’est en faisant bouger la région qu’on va réussir à garder les jeunes ici et à en faire revenir d’autres. », explique-t-elle dans une grande envolée énergique.
Son implication récente avec cette table de concertation jeunesse représente pour Julie une suite logique à son engagement des dernières années. « Ça fait six ans que je suis dans les cadets, ce qui m’a permis de sortir de ma bulle, de me découvrir des talents et de foncer. J’ai gravi les échelons et maintenant, c’est moi qui enseigne aux plus jeunes. Je tente de leur servir de modèle. », raconte-t-elle, précisant que l’été dernier, lors d’un camp de cadets de six semaines à Banff, elle s’est vu décerner un prix soulignant ses capacités à partager son sentiment d’appartenance et à favoriser l’harmonie au sein du groupe.
Avec en tête cette indéfectible volonté de dynamiser sa communauté, Julie a repris cette année les rênes de Je nage pour la vie, projet mis sur pied l’an dernier par sa sœur et qui vise à amasser de l’argent afin de lutter contre le suicide. Puis, avec un ami, elle a monté son propre projet, le défi Moi j’cours. Elle veut ainsi, en amenant les familles à prendre part à cette course de trois kilomètres, doter sa région d’une autre activité stimulante.
« Julie est comme une tornade partout où elle passe. Sa joie de vivre et son enthousiasme font d’elle un être unique. Elle ne passe pas inaperçue. Elle ne suit pas les chemins tout tracés, elle invente le sien. », témoigne Jacinthe Corriveau, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire à la polyvalente.
En plus d’être impliquée dans le regroupement Jeunes leaders de son école, avec lequel elle organise des activités de financement et des actions bénévoles, Julie parraine des élèves de 1re secondaire, anime des émissions à la radio étudiante, fait partie des comités sportif, du bal et de l’album des finissants et joue dans les équipes de basketball et de volleyball. « Il faut croire que j’ai des fourmis dans les jambes. Je DOIS bouger! Ça me permet de canaliser mes énergies. », lance-t-elle en ricanant.
En étant ainsi de tous les combats, ou presque, Julie a beaucoup de plaisir, mais si elle s’implique autant, c’est surtout parce qu’elle est consciente que cela peut changer les choses autour d’elle et dans sa région. Elle est d’ailleurs très fière de l’effet bénéfique qu’elle a chez les plus jeunes cadets de son regroupement et les élèves des autres niveaux à son école.
« Si on veut garder les gens ici, il faut montrer qu’on peut faire des choses, agir et s’accomplir. En posant des gestes maintenant, je pourrai me dire plus tard que j’ai réussi quelque chose et que j’ai peut-être changé la vie de quelqu’un de manière positive. », conclut Julie avec satisfaction.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Emmanuelle Laliberté
École de la Magdeleine
L’été dernier, alors que de nombreux adolescents de son âge tournaient des boulettes pour se faire de l’argent de poche, Emmanuelle Laliberté cuisinait, quant à elle, du poulet, des légumes ou des desserts de façon bénévole. L’élève de 5e secondaire a décidé d’offrir son temps au restaurant Robin des Bois qui, grâce aux profits générés par la vente de repas, redistribue régulièrement de l’argent à quatre organismes communautaires. Comme le dit cette présidente de l’école de la Magdeleine, c’est sa façon de mettre un sourire sur le visage des gens.
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L’été dernier, alors que de nombreux adolescents de son âge tournaient des boulettes pour se faire de l’argent de poche, Emmanuelle Laliberté cuisinait, quant à elle, du poulet, des légumes ou des desserts de façon bénévole. L’élève de 5e secondaire a décidé d’offrir son temps au restaurant Robin des Bois qui, grâce aux profits générés par la vente de repas, redistribue régulièrement de l’argent à quatre organismes communautaires. Comme le dit cette présidente de l’école de la Magdeleine, c’est sa façon de mettre un sourire sur le visage des gens.
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L’été dernier, alors que de nombreux adolescents de son âge tournaient des boulettes pour se faire de l’argent de poche, Emmanuelle Laliberté cuisinait, quant à elle, du poulet, des légumes ou des desserts de façon bénévole. L’élève de 5e secondaire a décidé d’offrir son temps au restaurant Robin des Bois qui, grâce aux profits générés par la vente de repas, redistribue régulièrement de l’argent à quatre organismes communautaires. Comme le dit cette présidente de l’école de la Magdeleine, c’est sa façon de mettre un sourire sur le visage des gens.
« Quand j’ai découvert le restaurant, j’ai été touchée par sa vocation. J’ai tellement aimé ça que j’y ai passé mon été au complet et depuis que j’ai repris l’école, dès que j’ai du temps libre, je vais aider les gens qui y travaillent. Comme ça, à leur tour, ils peuvent redistribuer les profits des ventes à Jeunesse au Soleil, Santropol Roulant, Le Chaînon et le Refuge des Jeunes. C’est dans le cadre de cette expérience que j’ai vraiment appris à aimer le bénévolat. », indique Emmanuelle.
En discutant avec l’élève de 16 ans, on comprend rapidement que chacun de ses engagements tourne autour du même principe, soit celui d’avoir un effet concret sur son environnement. Que ce soit au restaurant Robin des Bois ou au sein de son école, elle agit toujours de manière à obtenir des résultats. C’est probablement son entêtement à faire évoluer les choses qui lui a permis d’obtenir la confiance des élèves de son école, qui l’ont élue présidente du conseil étudiant. Elle occupe très humblement ce poste et le voit comme une occasion de se faire la porte-parole des jeunes.
« En début d’année, j’ai fait le tour des classes et j’ai écouté les élèves. Les jeunes de 1re secondaire m’ont fait part de leur difficulté à prendre leur place dans l’école. Par manque d’espace à la cafétéria, les plus vieux leur demandent souvent d’aller s’asseoir ailleurs. Il y a une certaine forme d’intimidation dans ce geste et je trouve que c’est inacceptable. Je collabore donc avec la direction pour trouver une solution. J’en ai fait mon projet principal. », explique-t-elle.
À plus petite échelle, Emmanuelle s’implique aussi dans le groupe de pairs aidants de son école. Ainsi, elle accompagne régulièrement une élève de 3e secondaire qui a des difficultés en mathématiques. En dehors de ce groupe, elle donne aussi de son temps à quelques amies pour les aider à mieux réussir et à préparer des examens. « J’ai de la facilité à l’école, j’aime partager mes connaissances et aider les gens. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai choisi de vivre cette année une expérience de voyage humanitaire en Équateur avec 30 autres élèves. Des proches à moi qui ont fait ce genre de périple m’ont dit que ça avait changé leur façon de voir les choses. Je suis persuadée que ce sera pareil pour moi. »
Cette soif d’expériences nouvelles, Emmanuelle l’a toujours cultivée. En faisant du soccer, du judo, du badminton, du karaté, du plongeon et bien d’autres sports. En apprenant le piano, le violon, la clarinette et le violoncelle. En fait, rien ne semble l’effrayer ou l’arrêter. Quand Emmanuelle veut découvrir quelque chose, elle ne fait pas seulement en parler, elle se met à l’œuvre et agit.
« Avant toute chose, je vise l’entraide. M’impliquer ainsi m’apporte beaucoup de fierté. J’en ai appris sur moi et sur les autres. Si par mes implications je peux aider d’autres personnes, j’en suis très heureuse. », termine celle qui a aussi accepté de faire raser ses beaux cheveux longs lors du Défi têtes rasées LeucanMD organisé à son école par un ami.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Noël Marceau
École secondaire Joseph-François-Perrault
Le secret de la longévité de Noël Marceau, animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire depuis 23 ans à l’école secondaire Joseph-François-Perrault : croire au potentiel des jeunes. Pendant ces années, il en a vu passer des milliers et toujours, il les a écouté et a laissé place à leur créativité. C’est ainsi qu’il a supervisé l’éclosion des plus beaux projets dont la série des Soupers gastronomiques, Change de chaise et Sur le chemin de l’école, un voyage d’aide humanitaire au Nicaragua. Que ce soit à titre de superviseur du Parlement étudiant ou de coordonnateur de la vie étudiante, sa disponibilité et son enthousiasme ont fait sa renommée.
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Le secret de la longévité de Noël Marceau, animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire depuis 23 ans à l’école secondaire Joseph-François-Perrault : croire au potentiel des jeunes. Pendant ces années, il en a vu passer des milliers et toujours, il les a écouté et a laissé place à leur créativité. C’est ainsi qu’il a supervisé l’éclosion des plus beaux projets dont la série des Soupers gastronomiques, Change de chaise et Sur le chemin de l’école, un voyage d’aide humanitaire au Nicaragua. Que ce soit à titre de superviseur du Parlement étudiant ou de coordonnateur de la vie étudiante, sa disponibilité et son enthousiasme ont fait sa renommée.
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« Après 23 ans dans la même école, je suis fier de moi, car je crois encore au potentiel des jeunes. » Cet aveu, une profession de foi à peine camouflée envers la jeunesse, est celui de Noël Marceau, animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire à l’école secondaire Joseph-François-Perrault. Pendant toutes ces années, il en a vu passer des jeunes! Même s’il juge qu’il faut peut-être les motiver un peu plus de nos jours, une constante demeure : il faut selon lui prendre le temps de les écouter et laisser place à leur créativité. C’est de cette façon qu’il a donné vie à ses plus beaux projets.
C’est probablement aussi pourquoi à chaque début de journée, chaque pause, chaque dîner, des élèves se rendent à son bureau, dont la porte n’est que très rarement fermée, et s’installent confortablement dans le fauteuil qui s’y trouve pour parler de tout et de rien. Quand ils ne vont pas à son bureau, c’est M. Noël, comme l’appellent les jeunes, qui part à leur rencontre en arpentant les corridors pour échanger avec eux et créer des liens.
« Comme adulte ou intervenant dans le milieu de l’éducation, il faut apprendre à ″perdre du temps″ avec les jeunes. Ce n’est pas toujours possible, mais quand on le fait, ça nous apprend tellement de choses sur eux… On en tire même des belles leçons de vie. », souligne Noël Marceau avec une grande humilité.
Spontanément et candidement, il avoue que s’il conserve aujourd’hui la même passion pour son métier, c’est parce qu’il a toujours considéré les jeunes comme ses premiers patrons. C’est ainsi que les plus beaux projets émergent. Parmi les plus récents, l’animateur s’empresse de donner l’exemple des Soupers gastronomiques.
« Au début, ce projet est né de l’idée de fournir aux enseignants de l’école une autre option alimentaire pendant certains événements. Puis des étudiants ont transformé ce projet en un événement gastronomique qui revient quatre ou cinq fois par année et dont les profits sont remis à diverses causes. », raconte-t-il.
En fait, Noël Marceau s’amuse à proposer des idées et les élèves font le reste. C’est le cas du projet Githo, qui permet d’amasser de l’argent pour que ce garçon haïtien puisse fréquenter l’école et bien manger. Puis il y a le projet Change de chaise, qui vise la récupération et la restauration de chaises en bois, ou encore le projet Sur le chemin de l’école, dans le cadre duquel une quinzaine d’élèves s’envoleront vers le Nicaragua en avril prochain pour un voyage d’aide humanitaire.
En plus de participer à l’élaboration de tous ces projets, M. Marceau supervise le Parlement étudiant depuis de nombreuses années, s’occupe des relations avec le milieu afin de trouver des lieux de bénévolat pour les jeunes et coordonne toute la vie étudiante le jour, le soir et même les fins de semaine.
On comprend rapidement que sans la présence d’un Noël Marceau à cette école, rien ne serait pareil. Bien qu’il insiste pour dire que ce sont les élèves qui lui donnent son énergie et sa motivation, de nombreux jeunes confirment qu’ils ont été largement touchés par son engagement.
« M. Noël est toujours là pour nous remettre sur le droit chemin avec ses projets. Il est toujours de bonne humeur, plein d’énergie, plein d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres. Il n’a pas peur de s’engager envers nous, car il croit en notre potentiel. », témoignent unanimement une quinzaine d’élèves dans une lettre de reconnaissance.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Noël Marceau, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Je me souviens
École internationale de Montréal
Porter à l’écran une vision objective et sans parti pris sur la rébellion des Patriotes de 1837-1838 relève probablement de l’impossible pour plusieurs. Pourtant, neuf élèves de l’École internationale de Montréal ont choisi de relever le défi. Cumulant recherches historiques, écriture des dialogues, scénarisation, interprétation, tournage et montage, ces jeunes de 4e secondaire ont réussi à produire Je me souviens, un court métrage de 17 minutes d’une qualité et d’une rigueur surprenantes, qui sert même aujourd’hui d’outil pédagogique pour les enseignants en histoire de cette école.
Textes de présentation Texte court
Porter à l’écran une vision objective et sans parti pris sur la rébellion des Patriotes de 1837-1838 relève probablement de l’impossible pour plusieurs. Pourtant, neuf élèves de l’École internationale de Montréal ont choisi de relever le défi. Cumulant recherches historiques, écriture des dialogues, scénarisation, interprétation, tournage et montage, ces jeunes de 4e secondaire ont réussi à produire Je me souviens, un court métrage de 17 minutes d’une qualité et d’une rigueur surprenantes, qui sert même aujourd’hui d’outil pédagogique pour les enseignants en histoire de cette école.
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Porter à l’écran une vision objective et sans parti pris sur la rébellion des Patriotes de 1837-1838 relève probablement de l’impossible pour plusieurs. Pourtant, neuf élèves de l’École internationale de Montréal ont choisi de relever le défi. Cumulant recherches historiques, écriture des dialogues, scénarisation, interprétation, tournage et montage, ces jeunes de 4e secondaire ont réussi à produire Je me souviens, un court métrage de 17 minutes d’une qualité et d’une rigueur surprenantes qui sert même aujourd’hui d’outil pédagogique pour les enseignants en histoire de cette école.
C’est après le visionnement en classe du film 15 février 1839 de Pierre Falardeau que l’idée de proposer leur propre réalisation a germé dans l’esprit de ces étudiants et plus particulièrement, dans celle de Loïc Bellemare-Alford. « Comme c’est un épisode dont on parle peu et qui est quand même un événement important de notre histoire, nous voulions explorer davantage le sujet et développer un court métrage qui permettrait à d’autres élèves de mieux le comprendre à leur tour. », explique celui qui a signé la réalisation.
À travers leur lecture de ce pan de notre histoire, les élèves ont veillé particulièrement à être fidèles, avec les moyens dont ils disposaient, aux faits historiques et à leur chronologie. Il ne s’agissait d’ailleurs pas d’une prise de position éditoriale, mais bien d’une mise en contexte historique. Le plus difficile n’a pas été de s’en tenir aux faits, mais plutôt de coordonner toute la production. Avec autant d’élèves autour d’un même projet, il fallait bien s’attendre à quelques dissensions, ce qui, d’ailleurs, cadrait bien avec le sujet.
« Chacun amenait sa vision du tournage, du scénario, des lieux et ainsi de suite. En plein milieu du projet, nous nous sommes même rendus compte qu’il fallait retourner faire nos devoirs. Nous nous sommes remis à l’écriture et à la scénarisation. Nous avons trouvé un consensus et ensuite, cela a été beaucoup plus facile à produire. », relate Loïc.
Cette remise en question aura somme toute été bénéfique, car le résultat global, de l’avis de plusieurs, est plus que satisfaisant. En guise d’introduction, le court métrage pose un regard sur la situation misérable du peuple de la Province of Quebec et montre les doléances de Canadiens français désirant améliorer leur sort et dénoncer les comportements de certains Anglais. Puis la résistance s’organise et plusieurs étapes importantes de son évolution sont abordées. Je me souviens se termine avec la pendaison, le 15 février 1839, de cinq révolutionnaires, dont de Lorimier, Narbonne et Hindelang.
Dès le départ, les élèves ont souhaité présenter les points de vue des différents acteurs de cette rébellion, soit celui des Patriotes, des Anglais ainsi que des habitants démunis. « Nous ne voulions ni pointer du doigt, ni juger. Je crois que chaque partie avait ses torts dans cette dispute. Nous avons simplement voulu reconstituer les faits du mieux que nous pouvions. », insiste le réalisateur du court métrage.
« En tant que professeur, j’en vois passer des projets, mais celui-ci, sur le plan de la qualité et de l’appropriation de l’aspect historique, est tout à fait remarquable. Ce n’est pas peu dire : nous nous en servons même comme outil pédagogique dans nos cours d’histoire. Pour des jeunes de cet âge, la réalisation est assez exceptionnelle. », indique Jean Renaud, enseignant.
Avouant ne pas s’être attendus à un tel engouement pour leur travail, Loïc et ses acolytes se disent aujourd’hui très satisfaits des retombées et surtout, de l’utilisation pédagogique qu’en ont faite les enseignants. D’ailleurs, il est possible pour tous de visionner ce court métrage sur la chaîne YouTube de Forces AVENIR.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
ADO-Électronique
Collège des Compagnons
Pour développer la motivation scolaire chez des adolescents en adaptation scolaire, des enseignants du Collège des Compagnons ont demandé à leurs élèves de proposer un projet de préparation à l’emploi qui pouvait les intéresser. Ces derniers ont pris l’invitation au mot et ont suggéré de créer une microentreprise de recyclage informatique. C’est ainsi, au printemps 2011, qu’ADO-Électronique a fait ses premiers pas. Depuis, le projet ne cesse de grandir, le taux d’absentéisme chez ces jeunes a chuté et la motivation scolaire monte en flèche.
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Pour développer la motivation scolaire chez des adolescents en adaptation scolaire, des enseignants du Collège des Compagnons ont demandé à leurs élèves de proposer un projet de préparation à l’emploi qui pouvait les intéresser. Ces derniers ont pris l’invitation au mot et ont suggéré de créer une microentreprise de recyclage informatique. C’est ainsi, au printemps 2011, qu’ADO-Électronique a fait ses premiers pas. Depuis, le projet ne cesse de grandir, le taux d’absentéisme chez ces jeunes a chuté et la motivation scolaire monte en flèche.
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Pas toujours facile de développer la motivation scolaire chez les adolescents. C’est encore plus vrai lorsqu’ils se trouvent en adaptation scolaire. Justement, au Collège des Compagnons, des enseignants de ce groupe ont demandé à leurs élèves de proposer un projet de préparation à l’emploi qui pouvait les intéresser, les motiver. Ces derniers ont pris l’invitation au mot et ont suggéré de créer une microentreprise de recyclage informatique. Depuis, le projet ne cesse de grandir, le taux d’absentéisme chez ces jeunes a chuté et la motivation scolaire monte en flèche.
C’est au printemps 2011 qu’ADO-Électronique a fait ses premiers pas. « Quand l’idée a été amenée, les élèves ont tout de suite pris ça en main. Comme l’informatique fait partie de leur quotidien et que nous sommes dans une école à la fine pointe de la technologie grâce au programme PROTIC, ils ont voulu s’attaquer au problème des déchets informatiques. En plus de développer leurs habiletés manuelles, ce qui intéresse beaucoup nos garçons, ils ont démontré qu’ils avaient à cœur l’environnement. », explique l’un des enseignants responsables d’ADO-Électronique, Louis Migotto.
Une quinzaine d’élèves participent à ce projet qu’ils se sont approprié de belle façon. Pour s’inspirer et partir du bon pied, ils ont invité des spécialistes pour leur parler de l’ABC du recyclage informatique. Ensuite, afin d’assurer la bonne marche du projet, ils ont reproduit le modèle d’une vraie entreprise, accompagnés par leurs enseignants. Ils ont donc mis sur pied des comités devant superviser l’ensemble des activités, dont la gestion des ressources matérielles, l’approvisionnement, la production et le marketing. Puis la roue s’est mise à tourner.
Même si l’année scolaire 2011-2012 visait la mise en place et le rodage de la microentreprise, le succès s’est rapidement matérialisé, autant sur le plan humain qu’en productivité.
« Les répercussions sont élevées et mesurables, indique Nathalie Blais, directrice adjointe et responsable de l’adaptation scolaire. En effet, nous avons dénoté une baisse du taux d’absentéisme chez certains élèves qui étaient très démotivés et qui n’avaient pas de penchant pour l’école. »
Pour ce qui est de la production elle-même, les élèves ont développé plusieurs habiletés qui leur permettent de traiter jusqu’à 30 appareils par semaine. L’an dernier, les entrepreneurs en herbe se consacraient exclusivement à démonter de l’équipement informatique et à récupérer les pièces pour les donner ensuite à d’autres organisations. Mais depuis cette année, grâce à un partenariat avec une entreprise sérieuse en informatique, le projet ADO-Électronique est passé à la deuxième vitesse. À partir de janvier, en plus de démonter des ordinateurs, les jeunes testeront certaines pièces et donneront une seconde vie à de vieux ordinateurs en les remontant.
« Cette évolution a été rendue possible grâce à la participation, à la motivation et à l’implication des jeunes, en plus de la présence de quelques bons leaders. Sans tout cela mis ensemble, ce projet n’aurait pas été aussi… réussi. », dit M. Migotto.
Parmi ces leaders, il y a Carl Guillette, 15 ans, qui ne trouvait pas l’école très intéressante avant la création de la microentreprise. Maintenant, il est en stage à temps partiel chez le partenaire d’ADO-Électronique et se fait un devoir de transmettre à ses collègues étudiants les connaissances qu’il acquiert.
« Avant ADO-Électronique, ma motivation n’était pas très élevée. Maintenant, je me lève le matin en ayant le goût d’aller à l’école. J’ai un rôle à jouer dans le bon fonctionnement du projet et je prends ça au sérieux. », indique le jeune garçon avec satisfaction.
Pour visionner la capsule Radio-Canada d'ADO-Électronique, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Olivier Bouchard
École secondaire André-Laurendeau
Olivier Bouchard avait 7 ans lorsqu’on a diagnostiqué chez lui une dyslexie et une dysorthographie. Cela signifie qu’il distingue plutôt mal les lettres entre elles et a peine, malgré toute la concentration qu’il peut déployer, à reconnaître et à se souvenir de l’orthographe des mots. Cela lui a valu des années de misère à l’école et de sévères jugements des autres. Ce jeune homme, aussi rêveur que réaliste et déterminé à être heureux, a décidé de faire de ses rêves une réalité. En passant de nombreuses heures supplémentaires dans ses livres, en faisant du sport et de la radio étudiante et s’impliquant comme représentant de classe, il prouve qu’en mettant les efforts nécessaires, on peut réussir !
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Olivier Bouchard avait 7 ans lorsqu’on a diagnostiqué chez lui une dyslexie et une dysorthographie. Cela signifie qu’il distingue plutôt mal les lettres entre elles et a peine, malgré toute la concentration qu’il peut déployer, à reconnaître et à se souvenir de l’orthographe des mots. Cela lui a valu des années de misère à l’école et de sévères jugements des autres. Ce jeune homme, aussi rêveur que réaliste et déterminé à être heureux, a décidé de faire de ses rêves une réalité. En passant de nombreuses heures supplémentaires dans ses livres, en faisant du sport et de la radio étudiante et s’impliquant comme représentant de classe, il prouve qu’en mettant les efforts nécessaires, on peut réussir !
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Olivier Bouchard n’était qu’un petit garçon de 7 ans lorsqu’on a diagnostiqué chez lui une dyslexie et une dysorthographie. Cela signifie qu’il distingue plutôt mal les lettres entre elles et a peine, malgré toute la concentration qu’il peut déployer, à reconnaître et à se souvenir de l’orthographe des mots. Cela lui a valu des années de misère à l’école et de sévères jugements portés contre lui. Pourtant, ce jeune homme, aussi rêveur que réaliste et déterminé à être heureux, a décidé de faire de ses rêves une réalité.
Olivier Bouchard l’avoue candidement : il ne sait pas encore ce qu’il fera de la bourse de 500 $ qu’il vient de se mériter pour sa persévérance. Il est certain que l’argent n’est jamais à dédaigner, mais pour lui, le plus beau cadeau, c’est la signification de ce prix. « Nous avons travaillé tellement fort! Et je dis bien ″nous″, car sans la confiance de mon entourage, je n’en serais pas là! », lance-t-il avec beaucoup de maturité.
Cette conscience, Olivier l’a depuis toujours. Conscient de ses limites, conscient de l’immense talent de son frère de 16 mois son aîné et de l’injustice qui fait qu’à l’école, il doit mettre deux fois les efforts pour arriver à des résultats qui sont souvent en-deçà de ses attentes. « Il y a longtemps que j’ai compris que la vie n’est pas égale pour tous. Une fois qu’on a saisi cela et qu’on accepte de faire de son mieux avec ce qu’on a, tout est possible. »
Olivier avoue que ce sont ses parents qui l’ont toujours motivé à aller plus loin. « Mon père a cessé de fréquenter l’école en 3e secondaire. Aujourd’hui, il travaille 80 heures par semaine pour avoir un bon salaire et pour pouvoir nous gâter. Ça me rend très respectueux. Il m’a toujours dit : ″Suis ton instinct et laisse toi guider par tes rêves″. Un rêve, c’est une idée et une idée est faite pour être concrétisée. »
Pour arriver à ses fins, Olivier a mis sur pied de véritables stratégies gagnantes. Notamment, il a suivi plusieurs formations pour maîtriser des logiciels comme Antidote et Word Q, de grands alliés contre la dyslexie. « Mes premières années au secondaire n’ont pas été faciles. L’an dernier, j’ai fait une dépression. Nous avons découvert que je souffrais d’anxiété, mais encore là, nous avons trouvé des solutions. Le matin, je me lève très tôt en me répétant que je vais faire de mon mieux pour réussir ma journée. Interdit de penser à demain! Mais le succès n’est pas magique. Je dois assister à toutes les récupérations et souvent, je travaille sur l’heure du dîner. J’ai aussi rattrapé mon retard lors de journées pédagogiques. On ne peut pas venir à bout des difficultés sans effort! »
Olivier s’implique et croit en la force d’être en contact avec les autres. Joueur de hockey cosom et de basketball à ses heures, animateur de radio étudiante, il est aussi devenu représentant de classe pour l’adaptation scolaire. Avant lui, jamais ces groupes n’avaient été représentés à l'école André-Laurendeau. « En m'impliquant au conseil étudiant, je suis en mesure de répondre aux besoins des élèves qui me ressemblent. »
Le Programme de métiers semi-spécialisés s’est aussi avéré gagnant pour Olivier. C’est ce qui lui a permis de faire un stage de vente-conseil dans une boutique de planche à neige et de planche à roulettes de Montréal. Pour compenser ses absences scolaires nécessaires pour ce projet, il étudiait le matin et après ses heures de stage. Résultat : il a été embauché dans une des succursales de l’entreprise, sans que ses notes ne s’en ressentent! « Il y a beaucoup de discrimination quand on souffre de dyslexie, remarque Olivier. Les gens croient qu’on n’est pas intelligent! » Olivier a aussi suivi le programme de préparation aux études professionnelles et vient d’être accepté pour une formation de briquetage et maçonnerie.
Il rêve maintenant d’une vie riche en apprentissages et en bonheurs de toutes sortes. « Je veux me marier, bâtir une maison de mes mains et élever des enfants. Et si l’un d’eux connaît des difficultés, je ferai comme mes parents l’ont fait pour moi : je prendrai du temps à ses côtés pour l’amener à faire partie des solutions. Je ne le laisserai jamais tomber. »
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Eddy Jeffrey
École secondaire Jean-de-Brébeuf
Après une longue période de démotivation scolaire l’obligeant à recommencer sa 2e et sa 3e année du secondaire, Eddy Jeffrey a finalement repris goût à l’école grâce à des projets de robotique et d’informatique. Ayant aujourd’hui réintégré le programme régulier en 4e secondaire à l’école Jean-de-Brébeuf, Eddy a entre autres tenté l’expérience du festival Robotique FIRST Québec, une compétition permettant aux jeunes de se familiariser avec les sciences et la technologie, et a largement contribué à la refonte du site Internet de son école. Plus motivé que jamais à reprendre la route du succès, il amorcera dès l’an prochain un DEP en électricité.
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Après une longue période de démotivation scolaire l’obligeant à recommencer sa 2e et sa 3e année du secondaire, Eddy Jeffrey a finalement repris goût à l’école grâce à des projets de robotique et d’informatique. Ayant aujourd’hui réintégré le programme régulier en 4e secondaire à l’école Jean-de-Brébeuf, Eddy a entre autres tenté l’expérience du festival Robotique FIRST Québec, une compétition permettant aux jeunes de se familiariser avec les sciences et la technologie, et a largement contribué à la refonte du site Internet de son école. Plus motivé que jamais à reprendre la route du succès, il amorcera dès l’an prochain un DEP en électricité.
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Pour des raisons difficiles à saisir, une énorme cassure s’est produite dans le cheminement scolaire d’Eddy Jeffrey lors de son passage au secondaire. Lui qui maintenait des notes supérieures à 80 % au primaire, il les a subitement laissées dégringoler, évitant les salles de classe ou s’en faisant expulser, allant jusqu’à reprendre sa 2e et sa 3e année du secondaire. Mais à travers la robotique et l’informatique, l’étincelle de la motivation est réapparue. Ayant aujourd’hui réintégré le programme régulier en 4e secondaire, il entrevoit son avenir avec optimisme et engagement.
« Ce n’est pas compliqué, j’avais tout laissé tomber. J’étais à l’école par obligation, mais je n’y faisais rien. Mes notes tournaient autour de 25 %. Quand j’ai redoublé, on m’a placé dans une classe transitoire et c’est pendant cette année-là, grâce à des projets parascolaires, qu’on m’a aidé à découvrir mon véritable potentiel. », raconte l’élève de 17 ans de l’école Jean-de-Brébeuf.
À en croire ses enseignants, Eddy représentait à un certain moment le parfait modèle du décrocheur potentiel jusqu’à ce qu’un professeur propose aux élèves de tenter l’expérience du festival Robotique FIRST Québec, une compétition permettant aux jeunes de se familiariser avec les sciences et la technologie.
« Je pense que j’ai été le premier à lever la main. J’ai tout de suite voulu me joindre au groupe. Pour cette compétition, il fallait que l’on fabrique, avec les éléments fournis, un robot pouvant jouer au basketball. J’ai principalement travaillé au design et à l’assemblage du robot. C’était une première expérience pour notre école et nous nous sommes rendus en quarts de finale. », indique Eddy avec fierté, ajoutant que parfois, il se levait même le samedi matin et allait à l’école pour travailler sur le robot, ce qui en dit long sur son implication.
Environ au même moment, une étudiante a été mandatée afin de piloter la refonte du site Internet de l’école. Pour y arriver, elle s’est entourée de plusieurs élèves dont Eddy, qui a tout de suite accepté de relever le défi. Passionné par l’informatique, il a utilisé ses connaissances techniques pour jouer un rôle clé dans ce projet, allant jusqu’à superviser certaines équipes de travail.
Il a aussi profité de son nouvel élan pour joindre l’équipe technique de son école, à laquelle il donne de son temps pour préparer divers événements comme des spectacles ou des animations particulières sur les heures de repas. L’un dans l’autre, tous ces engagements ont contribué à changer le jeune garçon.
« Son changement d’attitude en classe a été majeur. Eddy, qui était un élève effacé, est devenu participatif, présent et souriant. Un matin, il m’a dit qu’il faudrait que tous les jeunes découvrent leurs passions parce qu’après, tout devient plus facile. Avec lui, j’ai vraiment appris le sens de l’expression ″Ne pas se fier aux apparences″. », témoigne Anabelle Sirois, son enseignante de l’an dernier au programme transitoire de 3e secondaire.
Eddy l’avoue bien humblement, les projets auxquels il a participé lui ont fait prendre conscience du fait que sans l’école et sans une bonne dose de motivation, il ne pourrait jamais aller au bout de ses ambitions.
« J’ai toujours été curieux des technologies et surtout, de l’électronique. Mes projets m’ont fait découvrir que j’étais fait pour travailler dans ce domaine. Mais comme ça prend aussi des bonnes notes, j’ai recommencé à étudier. J’ai retrouvé ma motivation et dès l’an prochain, je vais pouvoir m’inscrire au DEP en électricité. Je suis la preuve qu’on peut toujours se reprendre en main. », conclut-il.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Alexandra Tremblay
École secondaire de l'Odyssée / Dominique-Racine
Née avec le syndrome de L.M.B.B., une maladie dégénérative qui affecte sa vue, Alexandra Tremblay est un exemple de persévérance et de motivation au Centre ressources de l’école secondaire de l’Odyssée/Dominique-Racine. Alors que, chaque jour, sa vue lui amène de nouveaux défis, elle combine avec brio la réussite de ses études, la réalisation d’un stage professionnel, l’apprentissage du braille et même l’ascension du Machu Picchu, défi qu’elle a relevé il y a quelques mois! Décidément, rien ne peut arrêter cette jeune femme qui a rapidement compris que l’essentiel est invisible pour les yeux…
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Née avec le syndrome de L.M.B.B., une maladie dégénérative qui affecte sa vue, Alexandra Tremblay est un exemple de persévérance et de motivation au Centre ressources de l’école secondaire de l’Odyssée/Dominique-Racine. Alors que, chaque jour, sa vue lui amène de nouveaux défis, elle combine avec brio la réussite de ses études, la réalisation d’un stage professionnel, l’apprentissage du braille et même l’ascension du Machu Picchu, défi qu’elle a relevé il y a quelques mois! Décidément, rien ne peut arrêter cette jeune femme qui a rapidement compris que l’essentiel est invisible pour les yeux…
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Née avec le syndrome de L.M.B.B., une maladie dégénérative qui affecte sa vue, Alexandra Tremblay est un exemple de persévérance et de motivation au Centre ressources de l’école secondaire de l’Odyssée/Dominique-Racine. Alors que, chaque jour, sa vue lui amène de nouveaux défis, elle combine avec brio la réussite de ses études, la réalisation d’un stage professionnel, l’apprentissage du braille et même l’ascension du Machu Picchu, défi qu’elle a relevé il y a quelques mois! Décidément, rien ne peut arrêter cette jeune femme qui a rapidement compris que l’essentiel est invisible pour les yeux…
Inscrite au programme DÉFI, Alexandra Tremblay travaille quotidiennement à devenir de plus en plus autonome. Son objectif? « Avoir mon chien guide. », confie-t-elle. En plus d’étudier pour réussir ses matières scolaires, Alexandra doit constamment s’adapter aux réalités que lui impose sa maladie. « J’utilise un ordinateur portable adapté ainsi qu’une canne blanche pour mes déplacements. », explique la jeune femme, qui bénéficie de l’aide d’une équipe d’intervenants pour lui permettre de développer des moyens de faciliter ses apprentissages.
Dans sa quête d’autonomie, Alexandra passe un après-midi par semaine en compagnie d’un éducateur afin de se pratiquer à prendre seule l’autobus de la ville et à se déplacer de façon sécuritaire à pied. « C’est avec un bandeau noir sur les yeux que je m’exerce. », précise-t-elle. Afin de se préparer au marché du travail, elle réalise un stage à l’extérieur de l’école deux avant-midis par semaine. « Je suis aussi secrétaire-comptable pour la boulangerie de ma classe, un travail qui exige beaucoup de minutie et de patience, mais que j’aime beaucoup! »
Pour atteindre ses objectifs, on peut dire d’Alexandra qu’elle n’a « pas froid aux yeux »! En effet, « elle n’hésite pas à fournir beaucoup d’efforts, tout en menant plusieurs projets de front », explique Catherine Boivin, directrice du Centre ressources. Car en plus d’étudier pour réussir et de travailler fort pour acquérir son autonomie, Alexandra s’engage dans la réalisation de plusieurs projets, notamment sur le plan sportif.
« C’est important pour moi de vivre de belles expériences. C’est une autre façon de me développer. ». Ainsi, il y a moins d’un an, Alexandra participait à un stage humanitaire au Pérou jumelé à un véritable défi d’athlète : l’ascension du Machu Picchu. Rien n’est trop ambitieux pour cette jeune femme déterminée, qui a planifié ce projet pendant trois ans. « Tous les mois, je participais à différentes activités préparatoires et de financement. J’ai vendu du fromage, des calendriers, du vin et même du papier de toilette! » Par ailleurs, trois fois par semaine, elle s’entraînait en vue de la montée du Machu Picchu, un défi qu’elle a finalement relevé en 10 jours avec un groupe de jeunes. « J’étais tellement contente en arrivant au sommet! », se rappelle-t-elle.
Travailler fort, s’adapter constamment, ne pas lâcher, Alexandra connaît bien. Que ce soit sur le plan scolaire, du développement de son autonomie ou sportif avec sa participation aux Jeux spéciaux en athlétisme, Alexandra fait preuve d’une incroyable persévérance. D’une réalisation à l’autre, elle a gagné en confiance, en plus d’acquérir davantage d’autonomie.
Toujours plus près de son but, elle doit maintenant apprendre le braille. « Cela représente un autre gros défi pour moi, mais je sais que j’y arriverai. Dans la vie, il faut tout simplement accepter de se laisser du temps pour que les choses arrivent. » La vue d’Alexandra lui fait peut-être défaut, mais cela n’altère en rien sa vision de l’avenir…
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Charlotte Lemieux-Bourque
Polyvalente Saint-François
Dès son primaire, Charlotte Lemieux-Bourque était la première à lever la main quand venait le temps d’aller dans les classes de maternelle pour aider les enfants à réaliser des projets. Encore aujourd’hui, que ce soit comme vice-présidence du gouvernement étudiant, marraine d’étudiants étrangers en échange scolaire, monitrice de camp d’été, monitrice de natation ou bénévole au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, l’élève de 5e secondaire à la polyvalente Saint-François en Beauce trouve toujours, dans les sourires, les regards et les mercis des personnes qu’elle accompagne ou divertit, la source même de son engagement.
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Dès son primaire, Charlotte Lemieux-Bourque était la première à lever la main quand venait le temps d’aller dans les classes de maternelle pour aider les enfants à réaliser des projets. Encore aujourd’hui, que ce soit comme vice-présidence du gouvernement étudiant, marraine d’étudiants étrangers en échange scolaire, monitrice de camp d’été, monitrice de natation ou bénévole au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, l’élève de 5e secondaire à la polyvalente Saint-François en Beauce trouve toujours, dans les sourires, les regards et les mercis des personnes qu’elle accompagne ou divertit, la source même de son engagement.
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Dès son primaire, Charlotte Lemieux-Bourque était la première à lever la main quand venait le temps d’aller dans les classes de maternelle pour aider les enfants à réaliser des projets. Encore aujourd’hui, que ce soit comme monitrice de camp d’été, monitrice de natation ou bénévole au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, l’élève de 5e secondaire à la polyvalente Saint-François en Beauce trouve toujours, dans les sourires, les regards et les mercis des enfants qu’elle accompagne ou divertit, la source même de son engagement.
Cette véritable passion qu’elle a pour les enfants, Charlotte parvient difficilement à en identifier l’origine. Pour elle, c’est tout simplement venu naturellement. « Au primaire, mon école se situait dans un milieu défavorisé. Plusieurs enfants ne l’avaient pas facile, ce qui n’était pas mon cas. J’ai donc vite compris que je pouvais être un modèle pour les plus jeunes et les influencer positivement », raconte-t-elle.
Cette conviction ne l’a plus jamais quittée. Plus tard, comme monitrice de camp ou de natation, Charlotte s’est mise à rencontrer et à connaître plusieurs enfants, dont certains vivaient avec des problèmes sérieux comme l’autisme, la dysphasie ou un trouble envahissant du développement. Se sentant en quelque sorte démunie à titre d’intervenante, Charlotte a pris l’initiative de faire des recherches sur divers troubles et même, d’aller offrir son aide dans des classes spécialisées afin de mieux comprendre l’univers de ces enfants.
« À la suite de tout ça, j’ai voulu partager mes connaissances avec d’autres moniteurs pour les aider à connaître davantage cette clientèle et à mieux réagir. J’ai donc eu l’idée d’écrire quatre nouvelles fictives inspirées par ces enfants et leur quotidien. J’en suis assez fière et je crois que cela a pu aider d’autres moniteurs », indique la jeune fille, avouant du même coup être grandement inspirée par le Dr Julien, qui promeut et développe la pédiatrie sociale.
Cette ouverture sur les autres, Charlotte la transpose dans toutes les sphères de sa vie. Cette année à son école, en plus de maintenir une moyenne cumulative supérieure à 90 % et d’être vice-présidente du gouvernement étudiant, elle a choisi d’agir comme marraine de cinq étudiants étrangers en échange scolaire. Ayant elle-même vécu l’expérience l’an dernier pendant trois mois en Allemagne, elle sait comment cela peut être difficile de s’adapter dans un nouvel environnement, surtout si on ne parle pas encore la langue du pays.
« Pour mieux les intégrer, nous avons eu l’idée d’organiser une semaine thématique sur le multiculturalisme. Nous avons appelé ça l’Oktoberfest à la PSF. Nous avons fait des dégustations culinaires et présenté de l’information sur les pays d’origine de nos visiteurs. C’était vraiment bien », explique celle qui parle déjà quatre langues et a eu la chance, avec sa famille, de visiter plusieurs pays à travers le monde.
Pianiste talentueuse, amatrice de théâtre et chanteuse en herbe, Charlotte a hérité cette année d’une tâche d’importance : elle est maintenant responsable de la chorale des finissants. Sachant ce qui l’attendait, elle a choisi de s’entourer d’autres personnes pour assumer certaines responsabilités, prouvant ainsi son sens du leadership et sa capacité à prendre en main des projets majeurs.
« Quand on a la piqûre de l’engagement, on ne peut plus rien refuser. Ça me permet de faire des choses que j’aime et de transmettre mes passions. Et quand certains me disent que je ne suis pas payée pour le faire, je leur réponds que je le suis en rires, en sourires et en reconnaissance. Et ça, ce sont les plus belles paies que je n’ai jamais eues », assure Charlotte.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Fatine Karkri
École internationale de Montréal
Quand, en 2e secondaire, Fatine Karkri a révélé à son enseignante de français qu’elle s’ennuyait à l’école, cette dernière l’a aussitôt invitée à s’engager dans la vie étudiante. S’en sont suivies des implications au sein du conseil des élèves, du journal étudiant, du comité vert et un voyage d’aide humanitaire à Cuba. Puis, une participation l’été dernier au congrès de l’Association canadienne d’éducation en langue française (ACELF) l’a convaincue qu’il lui fallait agir afin de valoriser la langue française à son école multiethnique. Une conviction qui lui a permis de créer la Semaine du français à l’École internationale de Montréal.
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Quand, en 2e secondaire, Fatine Karkri a révélé à son enseignante de français qu’elle s’ennuyait à l’école, cette dernière l’a aussitôt invitée à s’engager dans la vie étudiante. S’en sont suivies des implications au sein du conseil des élèves, du journal étudiant, du comité vert et un voyage d’aide humanitaire à Cuba. Puis, une participation l’été dernier au congrès de l’Association canadienne d’éducation en langue française (ACELF) l’a convaincue qu’il lui fallait agir afin de valoriser la langue française à son école multiethnique. Une conviction qui lui a permis de créer la Semaine du français à l’École internationale de Montréal.
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Quand, en 2e secondaire, Fatine Karkri a révélé à son enseignante de français qu’elle s’ennuyait à l’école, cette dernière l’a aussitôt invitée à s’engager dans la vie étudiante. S’en sont suivies des implications au sein du conseil des élèves, du journal étudiant et du comité vert. Puis, une participation l’été dernier au congrès de l’Association canadienne d’éducation en langue française (ACELF) l’a convaincue qu’il lui fallait agir afin de valoriser la langue française à son école multiethnique. Une conviction qui lui a permis de créer la Semaine du français à l’École internationale de Montréal.
Pour Fatine, elle-même une immigrante ayant vu le jour au Maroc avant de grandir au Québec, le français est rapidement devenu la langue de tous les jours. Même à son école secondaire, où les corridors sont une véritable tour de Babel où s’entremêlent français, anglais, arabe, mandarin et espagnol, Fatine, maintenant élève de 5e secondaire, se fait un point d’honneur de s’exprimer dans la langue de Molière. Sa participation à l’ACELF, où elle a eu le plaisir de côtoyer des dizaines de jeunes francophones issus de toutes les provinces du Canada, lui a plus que jamais fait réaliser l’importance du français au Québec, mais aussi au pays tout entier.
« En mettant sur pied la Semaine du français, qui aura lieu à la fin février, je veux faire comprendre que cette langue est importante, que la parler représente une richesse pour tous les élèves, peu importe leurs origines. Je veux aussi les faire réfléchir sur les enjeux du français au Québec », explique Fatine.
Au cours de cette semaine d’activités, des conférenciers seront invités et des jeux seront organisés. Fatine a aussi cru que ce serait un moment opportun pour que la composition multiculturelle de son école soit pleinement mise en valeur. Ainsi, des activités auront lieu afin de favoriser le maillage entre chaque culture.
En plus de son intérêt pour le français et la culture québécoise, Fatine a profité de son poste de présidente du conseil des élèves, qu’elle occupe pour la seconde année consécutive, pour proposer une sortie de ski aux élèves de l’école.
« Plusieurs d’entre eux ne sont jamais sortis de Montréal. Ils ne connaissent rien de la richesse culturelle du Québec. Bientôt, nous allons donc partir pour une fin de semaine de ski dans la région de Québec, soit au Mont-Sainte-Anne et au Massif de Charlevoix. Ce sera l’occasion de combiner activité sportive et découvertes culturelles », souligne la jeune fille de 15 ans qui, en plus d’être présidente, siège au conseil d’établissement de l’école et est déléguée élue pour la deuxième année à l’Association des élèves du secondaire de la commission scolaire de Montréal.
À travers toutes ses occupations et tout en maintenant un impressionnant rendement scolaire, Fatine se fait un devoir de donner de son temps aux plus jeunes. Depuis plusieurs années, elle agit bénévolement comme entraîneure avec des enfants en patinage artistique, natation et gymnastique rythmique, disciplines qu’elle a elle-même pratiquées. La récompense de cet engagement, elle dit que ce sont les nombreuses fois où des parents lui ont mentionné à quel point elle était importante pour leur enfant.
Certains petits gestes ont donc de grandes retombées. Fatine l’a également compris lors de son voyage d’aide humanitaire à Cuba, l’an dernier. « Avec le temps, je me suis rendue compte qu’on pouvait, par des petits gestes, rendre les gens heureux. À Cuba, je me souviens d’une jeune fille à qui j’ai donné des chandails trop petits pour moi. Avec ses sourires et ses câlins, j’ai compris que j’avais illuminé sa journée. C’est ce que j’essaie de faire par mes engagements. »
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Jonathan Thibeault
École secondaire de l'Odyssée / Dominique-Racine
À l’école secondaire de l’Odyssée/Dominique-Racine, il y a un jeune étudiant de 4e secondaire qui ne passe pas inaperçu : Jonathan Thibeault. Il agit sur tous les fronts! De la radio étudiante au comité de l’environnement, en passant par le gouvernement étudiant, Jonathan possède une force exceptionnelle, celle de communiquer. Il le fait si bien que les projets dont il est le porteur s’en trouvent automatiquement propulsés. Véritable bâtisseur, Jonathan réussit à mobiliser ceux qui l’entourent dans la réalisation de projets rassembleurs au sein de l’école et dans la région.
Textes de présentation Texte court
À l’école secondaire de l’Odyssée/Dominique-Racine, il y a un jeune étudiant de 4e secondaire qui ne passe pas inaperçu : Jonathan Thibeault. Il agit sur tous les fronts! De la radio étudiante au comité de l’environnement, en passant par le gouvernement étudiant, Jonathan possède une force exceptionnelle, celle de communiquer. Il le fait si bien que les projets dont il est le porteur s’en trouvent automatiquement propulsés. Véritable bâtisseur, Jonathan réussit à mobiliser ceux qui l’entourent dans la réalisation de projets rassembleurs au sein de l’école et dans la région.
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À l’école secondaire de l’Odyssée/Dominique-Racine, il y a un jeune étudiant de 4e secondaire qui ne passe pas inaperçu : Jonathan Thibeault. Il agit sur tous les fronts! De la radio étudiante au comité de l’environnement, en passant par le gouvernement étudiant, Jonathan possède une force exceptionnelle, celle de communiquer. Il le fait si bien que les projets dont il est le porteur s’en trouvent automatiquement propulsés. Véritable bâtisseur, Jonathan réussit à mobiliser ceux qui l’entourent dans la réalisation de projets rassembleurs au sein de l’école et dans la région.
« Plus ponctuel qu’une horloge, Jonathan répond toujours présent, déclare l’enseignante Mélanie Girard. Pour lui, rien n’est impossible ni trop difficile. » Et Jonathan l’a démontré plus d’une fois, notamment au cours de la dernière année, avec la radio étudiante. « Quand j’ai commencé à animer à la radio, il y avait plusieurs plages horaires vides, se souvient-il. Pour moi, c’était inconcevable! » Jonathan a donc décidé d’animer lui-même les périodes laissées vacantes. « Je me suis retrouvé avec sept émissions par semaine! »
Mais Jonathan n’avait pas pour objectif d’animer presque à lui seul la radio de son école! Bien au contraire. Il a donc imaginé un événement qui servirait à démontrer le dynamisme de la radio ainsi qu’à attirer de nouveaux collaborateurs. Avec une équipe d’étudiants, Jonathan a donc réalisé un événement « clôture de la saison de radio » à la fin de l’année scolaire. « Nous avons diffusé de l’excellente musique, partagé des nouvelles de l’école et aussi fait plusieurs tirages », raconte-t-il.
Pendant l’été, le jeune étudiant n’a pas chômé et a communiqué avec des animateurs bien connus de la région qui ont accepté de participer à l’événement « ouverture de la saison de radio » en septembre. Un coup marquant puisque désormais, plusieurs équipes d’étudiants réalisateurs et animateurs se relaient pour informer les élèves et les faire taper du pied au son d’une musique actuelle. « La persévérance, la ténacité et la détermination sont sans aucun doute des éléments clés du succès de Jonathan », ajoute Mélanie Girard.
Passionné de communication? Absolument! Tellement passionné que Jonathan a même cofondé le site Internet d’information journalistique infosaguenay.com. « En tant que journaliste amateur, je réalise des entrevues, participe à des conférences de presse et rédige des articles sur ce qui se passe dans la région », explique Jonathan.
Tout cela en réussissant ses études avec brio! Sans compter son engagement à titre de premier ministre de l’école et au sein du comité de l’environnement, de même qu’auprès du Carrefour communautaire Saint-Paul, avec lequel il donne bénévolement des cours d’informatique à des personnes âgées.
« En t’impliquant, tu acquiers non seulement de l’expérience, mais tu reçois aussi des conseils. Et tu rencontres des gens qui peuvent t’aider à te dépasser et à aller encore plus loin dans la concrétisation d’un projet. C’est une façon de bâtir ton futur, mais aussi celui de tous. » Jeune homme enthousiaste et communicateur habile, Jonathan est bien plus qu’un élève engagé, il est un citoyen engagé.
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Christine Paquette
École secondaire André-Laurendeau
Alors qu’elle apprenait, après un grave accident de voiture en 1999, qu’elle serait pour le reste de sa vie une personne à mobilité réduite, Christine Paquette a été frappée d’une illumination : elle deviendrait enseignante, et ce, malgré tous les gens qui prédisaient le contraire. Et c’est aujourd’hui ce qu’elle fait à l’école secondaire André-Laurendeau. S’engageant dans de nombreux projets comme celui de la relance de la radio étudiante, le comité de lutte contre l’intimidation et le Grand Défi Pierre Lavoie, elle ne se gêne pas pour encourager les élèves à aller au bout de leurs ambitions en leur disant que si elle est capable, ils le sont aussi!
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Alors qu’elle apprenait, après un grave accident de voiture en 1999, qu’elle serait pour le reste de sa vie une personne à mobilité réduite, Christine Paquette a été frappée d’une illumination : elle deviendrait enseignante, et ce, malgré tous les gens qui prédisaient le contraire. Et c’est aujourd’hui ce qu’elle fait à l’école secondaire André-Laurendeau. S’engageant dans de nombreux projets comme celui de la relance de la radio étudiante, le comité de lutte contre l’intimidation et le Grand Défi Pierre Lavoie, elle ne se gêne pas pour encourager les élèves à aller au bout de leurs ambitions en leur disant que si elle est capable, ils le sont aussi!
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Alors qu’elle apprenait, après un grave accident de voiture en 1999, qu’elle serait pour le reste de sa vie une personne à mobilité réduite, Christine Paquette a été frappée d’une illumination : elle deviendrait enseignante, et ce, malgré tous les gens qui prédisaient le contraire. Des enseignants avaient été marquants pour elle, et elle aussi voulait être significative pour des jeunes. Aujourd’hui professeure de français à l’école secondaire André-Laurendeau et engagée dans mille et un projets, elle ne se gêne pas pour encourager les élèves à aller au bout de leurs ambitions en leur disant que si elle est capable, ils le sont aussi!
D’ailleurs, quelle ne fut pas la surprise des élèves et des collègues de Mme Paquette lorsqu’elle a annoncé qu’elle participerait au Grand Défi Pierre Lavoie. « Comment va-t-elle parcourir à la course, avec un pied en moins, les 250 kilomètres séparant Québec et Montréal? », devaient se demander les élèves. C’était bien mal la connaître de penser qu’elle ne trouverait pas un moyen de le faire.
« Ce projet est une belle occasion de prouver aux jeunes qu’avec de la volonté, on peut arriver à tout ou presque. Alors, je m’entraîne avec eux chaque semaine. Il est vrai que je les accompagnerai à vélo plutôt qu’à la course, mais je serai là. Ça me permet aussi de me rapprocher des élèves, de les découvrir et de les aider du mieux que je peux dans ce qu’ils vivent », raconte l’enseignante de 30 ans qui, en plus de s’entraîner, recherche des commandites et travaille incroyablement fort afin de recruter des élèves à participer au Défi, en plus de les encourager.
Comme susciter la motivation des élèves à s’impliquer est une deuxième nature pour elle, Mme Paquette a proposé l’an dernier de relancer la radio étudiante. Tous les équipements étaient sur place, il suffisait de les dépoussiérer, d’apprendre à s’en servir et de stimuler les élèves pour s’y engager, ce qu’elle a pris en charge avec plaisir. Depuis, de plus en plus d’élèves s’intéressent à ce projet et animent des émissions variées, sous la supervision et les bons conseils de l’enseignante. Grâce à ses encouragements, les élèves ont même profité de la radio pour organiser un débat des chefs dans le cadre des élections pour le conseil étudiant.
En plus de ces projets très demandants, Mme Paquette est toujours présente lors des journées portes ouvertes de l’école, elle s’est jointe au conseil d’établissement comme représentante des enseignants et s’est greffée au comité de lutte contre l’intimidation. « J’ai vécu de l’intimidation quand j’étais étudiante. Lors de mon accident, j’étais en 5e secondaire et comme j’ai eu des séquelles, j’ai continué à en entendre de toutes les couleurs lorsque j’étais au cégep. C’est donc important pour moi de travailler afin d’offrir un meilleur environnement aux élèves. »
Pour toutes ces raisons, Christine Paquette est presque devenue une figure emblématique à l’école André-Laurendeau. Se considérant elle-même comme une enseignante exigeante appliquant l’expression « une main de fer dans un gant de velours », elle parvient toujours, malgré sa différence, à gagner l’estime des jeunes. Chaque début d’année, elle se fait d’ailleurs un devoir de parler de son accident. Cela permet de démystifier la situation auprès des jeunes, puis de passer à autre chose.
« Mme Paquette prend toujours le temps de nous écouter. Elle est une enseignante qui se démarque beaucoup. C’est la première fois que je vois une personne aussi dévouée, persévérante et impliquée. Des fois, quand je parle d’elle à mes amis, ils m’envient de l’avoir comme professeure », témoigne Charles Vinette, un élève de 4e secondaire.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Karine Denis
Polyvalente Mgr Sévigny
Pour Karine Denis, faire carrière comme enseignante en formation préparatoire au travail auprès de jeunes aux prises avec d’importants retards d’apprentissage a toujours été une évidence. Décidée à faire vivre à ces élèves de belles réussites, l’enseignante à la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler a choisi de donner l’exemple en s’engageant dans la vie étudiante. Membre des comités organisateurs de plusieurs activités dont Secondaire en spectacle, le gala de fin d’année Pulsar ou les fêtes d’Halloween et de Noël, elle a aussi contribué à la relance de l’Opération Nez rouge dans la région afin de financer les équipes sportives de l’école.
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Pour Karine Denis, faire carrière comme enseignante en formation préparatoire au travail auprès de jeunes aux prises avec d’importants retards d’apprentissage a toujours été une évidence. Décidée à faire vivre à ces élèves de belles réussites, l’enseignante à la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler a choisi de donner l’exemple en s’engageant dans la vie étudiante. Membre des comités organisateurs de plusieurs activités dont Secondaire en spectacle, le gala de fin d’année Pulsar ou les fêtes d’Halloween et de Noël, elle a aussi contribué à la relance de l’Opération Nez rouge dans la région afin de financer les équipes sportives de l’école.
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Déjà, à l’époque où elle était stagiaire en enseignement, Karine Denis était attirée par les élèves vivant des difficultés scolaires. Pas étonnant aujourd’hui de la retrouver, à la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler, comme enseignante en formation préparatoire au travail auprès de jeunes de 15 ans et plus aux prises avec d’importants retards d’apprentissage. Et c’est en s’investissant elle-même dans mille et un projets, à l’école et dans la communauté, qu’elle parvient à entraîner dans son sillage ses élèves et à leur faire vivre de belles réussites.
« Plus on s’implique, plus on peut avoir un effet sur nos jeunes. Que ce soit dans l’organisation d’activités à Noël, à l’Halloween, pour la classe de neige ou ailleurs, je découvre les élèves et je les pousse un peu plus, selon leurs habiletés. Puis, en étant impliquée dans plusieurs projets, j’ai la chance de toujours trouver un moyen d’intégrer mon groupe, composé d’élèves qui sont souvent mis de côté dans d’autres occasions », raconte l’enseignante de 34 ans originaire de Newport et qui a aussi étudié à la polyvalente Mgr Sévigny.
Par exemple, lors de la dernière Halloween, des enseignantes ont proposé à Mme Denis que ses élèves contribuent à organiser la fête en fabriquant des pierres tombales. Lors du gala Pulsar, qui récompense les élèves s’étant distingués et pour lequel l’enseignante coordonne la conception de la scène, l’écriture des textes et la logistique, elle a de nouveau mis ses élèves à contribution en leur confiant la fabrication des trophées et des décors. Sa présence sur le comité organisateur de Secondaire en spectacle à son école lui permet aussi de tisser des liens différents avec plusieurs autres élèves qu’elle n’aurait pas la chance de côtoyer autrement.
« Je trouve important de participer à la vie étudiante de l’école. On demande aux élèves de s’engager, je trouve important de leur donner l’exemple. Quand ils s’impliquent, cela nous permet de les découvrir sous un autre angle. Dans le cadre de ma participation à Secondaire en spectacle, j’ai appris qu’un de mes élèves jouait très bien du violon et, avec un peu d’encouragement, il a décidé de présenter un numéro. »
Le dévouement dont Mme Denis fait preuve particulièrement auprès des jeunes de son groupe se reflète partout dans l’école. Convaincue que le sport contribue à l’épanouissement de la jeunesse au même titre que les arts, elle s’investit largement pour les équipes sportives, entre autres comme responsable du financement du club de badminton et accompagnatrice de l’équipe de hockey lors de certains tournois scolaires. Mais l’enseignante s’est surtout illustrée, l’année dernière, par la relance de l’Opération Nez rouge après six ans d’absence à Chandler.
« Avec des collègues, je cherchais un moyen de financer les nombreux déplacements de nos équipes sportives. Nous avons eu l’idée de mettre sur pied un comité pour faire renaître l’Opération Nez rouge. Mais nous ne voulions pas le faire seuls. Les jeunes des équipes concernées et leurs parents ont été invités à mettre la main à la pâte. Nous avons réussi à regrouper une centaine de bénévoles pour couvrir une douzaine de soirées de transport. Ça a été un beau succès », indique celle qui a été présidente des deux nouvelles éditions, qui ont permis de faire respectivement 352 et 372 raccompagnements, pour des gains de plus de 5 000 $ chaque année.
Mais ses plus belles réussites, Karine Denis les vit lorsqu’un de ses élèves retrouve le goût d’apprendre et découvre le succès. « Je me souviens d’un garçon qui me disait toujours : “Karine, veux-tu bien me dire ce que je fais ici?” Puis, à force de travailler avec lui, nous lui avons trouvé un stage dans une imprimerie et il s’est découvert des habiletés dans ce domaine. Aujourd’hui, il y travaille à temps plein », ajoute-t-elle.
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Annie Houle
École secondaire de l'Odyssée / Lafontaine
C’est bien connu, se vêtir est un besoin essentiel pour chacun d’entre nous. Néanmoins, il peut être difficile pour plusieurs personnes de le combler pleinement. C’est ce qu’a constaté une enseignante de l’école secondaire de l’Odyssée/Lafontaine, Annie Houle. Trouvant injuste que des jeunes de son école soient confrontés au manque de vêtements chauds pendant l’hiver, elle a pris les choses en main en mettant sur pied un comptoir vestimentaire. En cinq ans, elle a répondu aux besoins de plus de 80 jeunes et distribué plus de 1 000 vêtements!
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C’est bien connu, se vêtir est un besoin essentiel pour chacun d’entre nous. Néanmoins, il peut être difficile pour plusieurs personnes de le combler pleinement. C’est ce qu’a constaté une enseignante de l’école secondaire de l’Odyssée/Lafontaine, Annie Houle. Trouvant injuste que des jeunes de son école soient confrontés au manque de vêtements chauds pendant l’hiver, elle a pris les choses en main en mettant sur pied un comptoir vestimentaire. En cinq ans, elle a répondu aux besoins de plus de 80 jeunes et distribué plus de 1 000 vêtements!
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C’est bien connu, se vêtir est un besoin essentiel pour chacun d’entre nous. Néanmoins, il peut être difficile pour plusieurs personnes de le combler pleinement. C’est ce qu’a constaté une enseignante de l’école secondaire de l’Odyssée/Lafontaine, Annie Houle. Trouvant injuste que des jeunes de son école soient confrontés au manque de vêtements chauds pendant l’hiver, elle a pris les choses en main en mettant sur pied un comptoir vestimentaire. En cinq ans, elle a répondu aux besoins de plus de 80 jeunes et distribué plus de 1 000 vêtements!
Il y a quelques années, Annie Houle a voulu récompenser les élèves de sa classe d’anglais de 2e secondaire en organisant une sortie hivernale. « Trois jeunes ne pouvaient participer à l’activité, puisqu’ils n’avaient aucun habit de neige, confie-t-elle. Je ne pouvais tout simplement pas laisser cela comme ça! » Mme Houle a passé quelques coups de fil et voilà qu’elle obtenait un habit de neige complet pour chacun des élèves!
« Mais j’ai compris que cette situation n’était pas isolée et que plusieurs de nos élèves, provenant de milieux moins favorisés, vivaient dans le besoin au quotidien. » Dans le but de venir en aide à ces jeunes, Mme Houle a démarré dans un local de l’école un modeste comptoir vestimentaire. Elle ne savait pas, à ce moment-là, l’ampleur que cela prendrait…
Si, au départ, Mme Houle récoltait des vêtements auprès de ses amis et de ses propres enfants, le personnel de l’école s’est rapidement rallié au projet. Par ailleurs, des organismes communautaires et des boutiques de la région font désormais des dons en vêtements et en argent pour le comptoir, qui occupe maintenant un espace trois fois plus grand qu’il y a cinq ans.
« Le projet peut paraître banal, explique l’enseignante, mais on oublie trop souvent que même aujourd’hui, dans notre société développée, des besoins essentiels ne sont pas comblés chez plusieurs de nos jeunes. » En s’attaquant au problème de l’habillement, Mme Houle veut permettre aux élèves de « se concentrer sur autre chose ». Au fil des ans, elle a ainsi constaté que les jeunes aidés semblent moins préoccupés et réussissent mieux leurs études. « Leur estime d’eux-mêmes s’en trouve également renforcée », ajoute-elle.
Annie Houle est formelle : plus le jeune a confiance en lui, plus il a le goût d’étudier, de se dépasser, de se réaliser. « Et à l’adolescence, l’estime et la confiance en soi passent beaucoup par les vêtements », admet-elle. C’est pourquoi elle rencontre toujours l’élève dans le besoin dans la plus grande discrétion. « Et si je n’ai pas ce qu’il faut pour lui, ou si je n’ai pas de vêtements de sa taille, je l’accompagne au centre commercial! » En amassant des dons de divers organismes, l’enseignante peut ainsi répondre aux besoins les plus criants des jeunes.
En cinq ans, Annie Houle a aidé plus de 80 élèves de son école. « De par son engagement, elle est devenue un fort point d’ancrage dans notre milieu de vie, dévoile la directrice adjointe, Marie-Josée Simard. Et elle n’attend aucune reconnaissance, car son énergie, elle la puise auprès des jeunes à qui elle vient en aide. »
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FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Coop Acti-Jeunes
École secondaire de l'Odyssée / Dominique-Racine
Une cantine santé, gérée en coopérative par une quarantaine de jeunes de secondaire 1 à 5, c’est possible? Absolument! À l’école secondaire de l’Odyssée/Lafontaine et Dominique-Racine, des élèves motivés à vivre une expérience de travail bénévole servent à leurs pairs (plus de 1 800 élèves en tout!) de délicieuses collations et boissons santé, et ce, de la première à la dernière journée du calendrier scolaire. Et les profits générés par cette activité? Tous réinvestis dans la vie étudiante des deux écoles!
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Une cantine santé, gérée en coopérative par une quarantaine de jeunes de secondaire 1 à 5, c’est possible? Absolument! À l’école secondaire de l’Odyssée/Lafontaine et Dominique-Racine, des élèves motivés à vivre une expérience de travail bénévole servent à leurs pairs (plus de 1 800 élèves en tout!) de délicieuses collations et boissons santé, et ce, de la première à la dernière journée du calendrier scolaire. Et les profits générés par cette activité? Tous réinvestis dans la vie étudiante des deux écoles!
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Une cantine santé, gérée en coopérative par une quarantaine de jeunes de secondaire 1 à 5, c’est possible? Absolument! À l’école secondaire de l’Odyssée/Lafontaine et Dominique-Racine, des élèves motivés à vivre une expérience de travail bénévole servent à leurs pairs (plus de 1 800 élèves en tout!) de délicieuses collations et boissons santé, et ce, de la première à la dernière journée du calendrier scolaire. Et les profits générés par cette activité? Tous réinvestis dans la vie étudiante des deux écoles!
L’idée est née il y a 18 ans déjà. « Au départ, les jeunes voulaient simplement vendre de la slush », se souvient la responsable du projet Coop Acti-Jeunes, Lyne Noël. Depuis, la coopérative a beaucoup évolué. « Aujourd’hui, on ne retrouve pas que la slush au menu, mais plusieurs collations et boissons santé, explique Mme Noël. En effet, la nouvelle politique alimentaire nous amène à faire de meilleurs choix. Et les jeunes sont directement impliqués dans la recherche de nouveaux produits santé. » Par exemple, pour éviter de se voir retirer le droit de vendre de la slush, les jeunes et la responsable du projet ont réussi à trouver un fournisseur qui offre un produit fait à base de vrais fruits!
Mais bien plus qu’une cantine, la Coop Acti-Jeunes est un véritable projet d’intégration pour les élèves en difficulté. En travaillant au sein de la coop, ils prennent des responsabilités, développent leur autonomie et apprennent à se servir d’une caisse enregistreuse, mais surtout, ils entrent en contact avec d’autres jeunes de leur milieu. « Ils se valorisent beaucoup par le fait de travailler pour la cantine, ajoute Mme Noël. Et il se développe un grand sentiment d’appartenance. Les élèves ne veulent tout simplement plus quitter la coop une fois qu’ils y entrent! » On retrouve même, parmi les adultes associés au projet, des gens qui ont œuvré au sein de la coop au tout début!
Si, au départ, la cantine ne visait que son autofinancement, elle enregistre aujourd’hui des profits, qui sont tous réinvestis dans la vie étudiante de l’école. Grâce à la coop, les élèves de tous les niveaux profitent désormais d’un auditorium tout neuf! Elle permet également de financer plusieurs projets scolaires, comme les galas annuels et le bal des finissants. « Les jeunes sont vraiment fiers, ajoute Mme Noël, car ils savent qu’ils contribuent directement au dynamisme de leur vie étudiante. Ils réalisent que leur engagement a de l’impact dans leur milieu, c’est merveilleux! »
« C’est vraiment un projet qui touche tout le monde », renchérit Hélène Desgagné, technicienne en loisirs à Dominique-Racine. Non seulement la Coop Acti-Jeunes permet-elle aux élèves qui s’y investissent de découvrir le plaisir de travailler et de donner le meilleur d’eux-mêmes, mais elle leur permet également de s’ouvrir à leur milieu et de prendre pleinement conscience que de simples actions peuvent avoir un impact réel et significatif.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de la Coop Acti-Jeunes, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Café Rococo
École secondaire du Transcontinental
Dans une petite école secondaire de 200 élèves, située dans un rang à une distance importante du village, quand la cafétéria ferme ses portes définitivement, cela peut avoir l’effet d’une catastrophe pour les élèves. C’est ce qui est arrivé à l’école secondaire du Transcontinental à Pohénégamook… mais sans la catastrophe! Au contraire, cette situation a stimulé la créativité et la fibre entrepreneuriale d’un groupe d’élèves de 5e secondaire. De leur ténacité et de leurs efforts est né le Café Rococo, lieu de ravitaillement, de regroupement et d’enracinement d’une nouvelle vie étudiante fort enthousiaste.
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Dans une petite école secondaire de 200 élèves, située dans un rang à une distance importante du village, quand la cafétéria ferme ses portes définitivement, cela peut avoir l’effet d’une catastrophe pour les élèves. C’est ce qui est arrivé à l’école secondaire du Transcontinental à Pohénégamook… mais sans la catastrophe! Au contraire, cette situation a stimulé la créativité et la fibre entrepreneuriale d’un groupe d’élèves de 5e secondaire. De leur ténacité et de leurs efforts est né le Café Rococo, lieu de ravitaillement, de regroupement et d’enracinement d’une nouvelle vie étudiante fort enthousiaste.
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Dans une petite école secondaire de 200 élèves, située dans un rang à une distance importante du village, quand la cafétéria ferme ses portes définitivement, cela peut avoir l’effet d’une catastrophe pour les élèves. C’est ce qui est arrivé à l’école secondaire du Transcontinental à Pohénégamook… mais sans la catastrophe! Au contraire, cette situation a stimulé la créativité et la fibre entrepreneuriale d’un groupe d’élèves de 5e secondaire. De leur ténacité et de leurs efforts est né le Café Rococo, lieu de ravitaillement, de regroupement et d’enracinement d’une nouvelle vie étudiante fort enthousiaste.
« C’est assez curieux et inhabituel de retrouver une école secondaire dans un rang, avec rien autour, et située à au moins 20 minutes de marche de la ville. En plus, comme nous avons peu d’élèves, le service de cafétéria n’était pas rentable pour le concessionnaire. Sans service alimentaire, ce n’est pas pratique quand des élèves oublient leur lunch. Un groupe de jeunes filles a alors choisi de se relever les manches et d’élaborer son propre projet de café étudiant. Le Café Rococo prenait forme », raconte Valérie Trudeau, directrice adjointe.
Sous la supervision de Mme Trudeau, les élèves ont alors élaboré le projet, pensant à tout ce qu’ils souhaitaient avoir : produits, comptoir, réfrigérateurs, tables et chaises style bistro, divans, jeux, décoration jeune et dynamique. Puis il a fallu chiffrer le projet. La réalité les a rattrapés : le tout s’élevait à 10 000 $! Loin de se décourager, les entrepreneurs en herbe ont alors revu leurs objectifs et amorcé la difficile étape du financement.
Des appuis se sont manifestés et le projet a commencé à se matérialiser. Avec l’aide des ressources mises à leur disposition par la direction, les jeunes ont fait des aménagements, changeant les couleurs de la salle commune qui abriterait le Café Rococo, installant l’ameublement qu’ils avaient déjà et procédant à leurs premiers achats de produits. Vers le milieu de mars 2012, le café a enfin ouvert ses portes et le succès a été instantané. Alors que les élèves de l’école passaient leur temps à la salle des casiers en petits groupes, voilà qu’ils ont commencé à s’installer au Café Rococo.
« Avant, nous n’avions pas une vie étudiante très dynamique. Maintenant, le Café Rococo est devenu un lieu de rassemblement où nous pouvons échanger, s’amuser et même étudier. Il est même ouvert certains soirs quand il y a des événements à l’école comme Secondaire en spectacle ou des soirées spéciales », explique Rosemonde Gaboury-Salvail, élève de 4e secondaire qui a été recrutée dès le départ par les fondatrices du café afin d’assurer une relève.
Il n’y a pas seulement les élèves de l’école qui ont développé un fort sentiment d’appartenance à ce projet, mais bien toute la communauté qui s’est sentie impliquée. Le Café Rococo a même remporté, en juin dernier, le prix national dans la catégorie secondaire au Concours québécois en entrepreneuriat, amenant du coup un vent de fierté sur l’école et tout autour.
Pour l’avenir, l’équipe de gestion voit très grand. Offrant pour l’instant une variété de collations dont du fromage, des barres tendres, des yogourts, du lait et des jus, les élèves aimeraient bientôt proposer un menu plus complet avec des sandwiches, des sous-marins et d’autres produits pouvant constituer un dîner complet. Pour cela, les responsables savent qu’il faudra négocier des ententes avec d’autres fournisseurs et obtenir les permis nécessaires.
« Après l’ouverture, le défi pour les élèves était de maintenir le rythme et leur engagement. Ils ont prouvé qu’ils en étaient capables. Ils ont prévu la relève, bâti une structure solide et développé un produit qui répond aux besoins des élèves. C’est ce qui a fait le succès du projet! », conclut Valérie Trudeau.
Pour visionner la capsule Radio-Canada du Café Rococo, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Coop Smooth Xpress
École secondaire Joseph-François-Perrault
À en juger par les files d’attente qui se forment devant la coop Smooth Xpress, on peut affirmer que les étudiants et les membres du personnel de l’école secondaire Joseph-François-Perrault apprécient grandement les smoothies! Mis sur pied l’an dernier par des élèves afin d’offrir des collations santé aisément accessibles, Smooth Xpress a connu un succès instantané. Les profits amassés permettront d’installer un kiosque de vente permanent, facilitant ainsi l’atteinte de la mission de la coop : réinvestir les profits dans les activités de la vie étudiante et soutenir des causes sociales ou humanitaires.
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À en juger par les files d’attente qui se forment devant la coop Smooth Xpress, on peut affirmer que les étudiants et les membres du personnel de l’école secondaire Joseph-François-Perrault apprécient grandement les smoothies! Mis sur pied l’an dernier par des élèves afin d’offrir des collations santé aisément accessibles, Smooth Xpress a connu un succès instantané. Les profits amassés permettront d’installer un kiosque de vente permanent, facilitant ainsi l’atteinte de la mission de la coop : réinvestir les profits dans les activités de la vie étudiante et soutenir des causes sociales ou humanitaires.
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Ce ne sont pas tous les jeunes qui ont de mauvaises habitudes alimentaires! Plusieurs optent pour des aliments santé plutôt que pour de la malbouffe. En observant les files d’attente qui se forment devant la coop Smooth Xpress lorsqu’elle ouvre ses portes, on peut affirmer que les élèves et les membres du personnel de l’école secondaire Joseph-François-Perrault font partie de cette catégorie. Mis sur pied l’an dernier afin d’offrir des collations santé aisément accessibles, le projet Smooth Xpress a connu un succès instantané qui se poursuit cette année et qui permettra bientôt à l’organisation, au grand plaisir de ses clients, de se doter d’un kiosque de vente permanent.
C’est en réponse à l’invitation de Sébastien Pichette, adulte responsable de l’Antre-Classe, un local réservé aux élèves de 1er cycle de l’école, que quelques jeunes ont eu l’idée folle de fonder une entreprise de smoothies, un projet novateur qui ferait la promotion de saines habitudes alimentaires et qui proposerait une alternative aux collations disponibles à la cafétéria.
« C’est parti sur un coup de tête! Nous ne savions pas trop dans quoi nous nous embarquions, mais avec la collaboration de M. Pichette, nous avons fait les démarches pour bâtir le projet », raconte Keven Moisan, président de la coopérative et élève de 3e secondaire.
Une dizaine de jeunes ont été stimulés par le projet. Ont suivi la réalisation d’une étude de marché, la préparation d’un plan d’affaires, le choix d’un nom, la production d’un logo et la constitution de la coopérative. Avec un potentiel quotidien de quelque 500 clients, il ne fallait rien laisser au hasard!
« C’était pour nous tous un grand défi que de lancer une entreprise. Nous en avons beaucoup appris sur la gestion d’un inventaire, d’un conseil d’administration et d’équipes de travail. Nous avons même fait de la recherche de financement pour l’achat des équipements, comme les mélangeurs. Cela nous a permis de rencontrer le collectif Caméléon, qui nous a beaucoup aidés pour l’acquisition de l’équipement », explique Keven.
Puis, à la fin de l’année scolaire 2011-2012, la coop Smooth Xpress était fin prête à lancer ses activités. En cours de route, les entrepreneurs en herbe ont même eu l’idée géniale d’intégrer à leur mission une dimension plus sociale. Ils ont ainsi choisi de réinvestir une partie de leurs profits dans les activités de la vie étudiante et de soutenir des causes sociales ou humanitaires. Jusqu’à présent, les activités commerciales de Smooth Xpress ont permis de remettre des sommes pour le parrainage d’un enfant mexicain vivant avec une déficience neurologique.
« Nous voulons en faire davantage sur le plan social dans les années à venir, mais pour l’instant, nous travaillons beaucoup au développement de la coop et à la construction de notre kiosque permanent qui sera emménagé à la cafétéria. Avec cette installation, nous serons beaucoup plus efficaces, nous ouvrirons plus souvent et générerons plus de profits. Nous pourrons donc diversifier notre menu et offrir d’autres produits santé. »
Pour l’instant, même si les plans pour le nouveau kiosque ont déjà été dessinés, plusieurs ajustements sont encore à prévoir, mais la construction devrait s’amorcer, si tout va bien, d’ici quelques semaines.
« En étant toujours présents, plutôt que sporadiquement lors de certaines journées spéciales comme les portes ouvertes ou Noël, nous espérons que cela aura aussi un effet bénéfique sur la croissance du nombre de membres de la coop. Présentement, elle compte 15 membres travailleurs et seulement quelques membres utilisateurs. Ces derniers obtiennent des escomptes sur leurs achats et le droit de donner leur avis sur le développement de l’entreprise lors des assemblées », ajoute Keven.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de la coop Smooth Xpress, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Chefs en devenir
École des Timoniers
Pour les convaincre qu’il est possible de vivre du succès de plusieurs façons, des responsables de quatre classes en adaptation scolaire ont proposé à leurs 80 élèves, âgés de 12 à 15 ans, de découvrir les rudiments de la cuisine. Enthousiasmés d’apprendre à faire à manger, les élèves de l’école des Timoniers ont surtout développé une grande satisfaction en partageant le fruit de leur travail avec des élèves de l’école primaire voisine, auxquels ils apportent, une fois par mois, des collations santé. Comme quoi les plaisirs de la table n’ont pas d’âge!
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Pour les convaincre qu’il est possible de vivre du succès de plusieurs façons, des responsables de quatre classes en adaptation scolaire ont proposé à leurs 80 élèves, âgés de 12 à 15 ans, de découvrir les rudiments de la cuisine. Enthousiasmés d’apprendre à faire à manger, les élèves de l’école des Timoniers ont surtout développé une grande satisfaction en partageant le fruit de leur travail avec des élèves de l’école primaire voisine, auxquels ils apportent, une fois par mois, des collations santé. Comme quoi les plaisirs de la table n’ont pas d’âge!
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Pour les convaincre qu’il est possible de vivre du succès de plusieurs façons, des responsables de quatre classes en adaptation scolaire ont proposé à leurs 80 élèves, âgés de 12 à 15 ans, de découvrir les rudiments de la cuisine. Enthousiasmés d’apprendre à faire à manger, les élèves de l’école des Timoniers ont surtout développé une grande satisfaction en partageant le fruit de leur travail avec des élèves de l’école primaire voisine, auxquels ils apportent, une fois par mois, des collations santé. Comme quoi les plaisirs de la table n’ont pas d’âge!
C’est en partie grâce à l’implication active de Nancy Jutras, directrice-adjointe de l’école l’an dernier, que le projet Chefs en devenir connaît aujourd’hui ce succès. Grâce à ses interventions, les responsables du projet ont pu tisser des liens étroits avec le complexe Le Partage, un organisme qui vient en aide aux personnes à faible revenu. Puis, en collaboration avec la technicienne en diététique de l’organisme, le projet d’initier les élèves à la cuisine a pris forme peu à peu.
« Nous voulions ainsi amener nos élèves à développer leur autonomie, les stimuler, leur faire comprendre qu’ils ont du potentiel et susciter leur intérêt pour l’école. Force est d’admettre que tout ça a très bien fonctionné », indique avec une grande satisfaction Nathalie Cloutier, éducatrice spécialisée de l’école des Timoniers et porte-parole du projet.
Rapidement, les jeunes ont développé un engouement certain pour Chefs en devenir, au point où le taux d’absentéisme s’est mis à chuter de belle façon. Plus le projet a avancé, plus les talents ont émergé. Les élèves ont appris les rudiments de la cuisine et, à partir des denrées disponibles au complexe Le Partage, ils se sont mis à préparer des soupes, des salades, des hors-d’œuvre et même des desserts en verrine.
« Il faut bien comprendre que notre école n’est pas du tout équipée de salles pour cuisiner. Nous avons donc acheté progressivement du matériel, utilisé le four du local de sciences et des équipements de la cafétéria. L’important, c’est que nos élèves y trouvent du plaisir et qu’ils apprennent. Comme ils sont en train de préparer un livre de recettes, on peut dire qu’en plus d’apprendre à cuisiner, ils font des mathématiques et du français sans le savoir », raconte Mme Cloutier.
La frénésie découlant de ce projet a atteint des sommets cette année pour les jeunes « chefs en devenir ». Pendant qu’ils poursuivaient leur apprentissage, une entente a été établie avec l’école primaire des Bourlingueurs. Une partie des apprentis cuisiniers s’y rendent une fois par mois pour rencontrer des groupes du service de garde et leur offrir une collation santé préparée de leurs mains, comme des muffins aux bananes, des biscuits à la mélasse ou même aux brisures de chocolat et lentilles.
« Nous rencontrons une quarantaine d’élèves d’un même niveau chaque fois et on change de niveau à chaque visite. C’est très bénéfique pour nos jeunes, car ils vivent une réussite. C’est aussi très agréable pour les jeunes du primaire, car ils côtoient des plus grands du secondaire, souvent des anciens de leur école, et voient qu’ils sont gentils. Les petits leur posent beaucoup de questions sur le secondaire et s’amusent avec eux. Nous recevons même des félicitations pour notre initiative de la part des parents des jeunes enfants. »
Toujours très attendues par les enfants du primaire, ces visites pourraient se multiplier dès l’an prochain, en passant à deux par mois. Les jeunes chefs voudraient même pouvoir intégrer une portion animation à leur visite. Bref, tout le monde aspire à proposer quelque chose de plus structuré afin de créer un lien encore plus solide entre les deux écoles.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Jonathan Faucher
Polyvalente des Appalaches
Victime d’intimidation et de railleries depuis son primaire, Jonathan Faucher, élève de 4e secondaire à la polyvalente des Appalaches, a fini par cumuler deux dépressions en moins d’une année. À plusieurs occasions, il aurait pu tout abandonner, mais ses passions pour l’écriture, le chant et la confection de vêtement lui ont permis de se relever. Avec l’aide de ses parents et de ses amis les plus proches, et tout en chérissant le rêve de devenir enseignant en arts plastiques, il a fait face à l’adversité, a écrit deux romans, s’est impliqué dans des projets de création à l’école et a retrouvé le goût d’apprendre.
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Victime d’intimidation et de railleries depuis son primaire, Jonathan Faucher, élève de 4e secondaire à la polyvalente des Appalaches, a fini par cumuler deux dépressions en moins d’une année. À plusieurs occasions, il aurait pu tout abandonner, mais ses passions pour l’écriture, le chant et la confection de vêtement lui ont permis de se relever. Avec l’aide de ses parents et de ses amis les plus proches, et tout en chérissant le rêve de devenir enseignant en arts plastiques, il a fait face à l’adversité, a écrit deux romans, s’est impliqué dans des projets de création à l’école et a retrouvé le goût d’apprendre.
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Jonathan Faucher l’avoue sans détour : s’il n’avait pas développé une passion pour l’écriture et s’il ne s’en était pas servi pour diminuer son stress, il aurait probablement décroché de tout. Victime d’intimidation et de railleries depuis son primaire, l’élève de 4e secondaire à la polyvalente des Appalaches a fini par cumuler deux dépressions en moins d’une année. Avec l’aide de ses parents et de ses amis les plus proches, et tout en chérissant le rêve de devenir enseignant en arts plastiques, il a fait face à l’adversité, s’est impliqué dans des projets et a retrouvé le goût d’apprendre.
Issu d’un milieu modeste, souvent pointé du doigt pour son allure vestimentaire différente et ses goûts prononcés pour diverses formes d’art, Jonathan a tout subi et entendu. Des sarcasmes aux bousculades, en passant par les attaques verbales vulgaires et dénigrantes, il a toujours eu du mal à faire sa place, cultivant ainsi au fil du temps un fort ressentiment envers plusieurs jeunes de son âge.
« Grâce à mon enseignante de français en 2e secondaire, j’ai découvert l’écriture et son pouvoir de m’apaiser. Je me suis mis à rédiger des histoires fantastiques, puis j’ai fini par écrire mon premier roman. Cette même année, lors d’un concours d’écriture, j’ai obtenu le prix coup de cœur du jury dans la catégorie roman d’horreur », raconte l’auteur en herbe.
Malgré cette belle reconnaissance, Jonathan a vécu une première dépression l’été précédant son passage en 3e secondaire. L’écriture et le dessin l’ont aidé à s’en sortir. Il s’est raccroché aussi aux souvenirs de ses participations comme chanteur lors de Secondaire en spectacle ou à des événements-bénéfices, ce qui l’a encouragé et lui a donné la force de foncer, espérant parvenir enfin à s’affirmer.
Au retour du congé des Fêtes en 2011, Jonathan a discuté de sa situation avec l’une de ses enseignantes et la psychologue de l’école. Il a alors choisi de s’adresser à sa classe et d’avouer son homosexualité. « J’avais entendu tous les surnoms. Puis j’en ai eu assez. Je l’ai dit ouvertement et par la suite, je me suis senti soulagé et moins agressif. J’ai commencé à mieux gérer mes émotions », admet-il.
Mais au début de 2012, vers la fin de l’hiver, Jonathan a fait une nouvelle dépression. Une fois de plus, il s’est réfugié dans l’écriture, ce qui lui a permis d’amorcer son deuxième roman. À son retour à l’école, tout s’est mis à mieux aller. On ne le regardait plus du même œil. Et il a développé de nouvelles amitiés, comme s’il avait enfin gagné le respect de ses pairs.
Depuis l’automne, son implication dans différents projets s’est largement accrue. Entre autres, il a mis ses talents artistiques à profit lors d’un atelier spécial de confection de maquillages d’horreur. Il a aussi pris part à un projet de confection de costumes et sa réalisation, une robe d’époque, lui a valu le prix du public. Cela lui a même donné l’idée de lancer sa propre entreprise de création de vêtements, JF Design. Il souhaite produire des robes de bal et des vêtements d’époque. Jonathan agit aussi à titre de photographe lors de certains événements à l’école.
« Jonathan me rappelle l’importance de l’acceptation de soi. En s’assumant, il a réussi à faire sa place au sein de l’école, à sortir de son isolement et à développer des liens forts avec les autres. Cet élève a du cœur au ventre et son potentiel est indéniable », indique Dominique Boulet, son enseignante de français.
« En raison des épreuves que j’ai vécues, j’aurais pu abandonner l’école, mais je crois que mon ambition de vivre pleinement mes passions m’a permis de m’affirmer et de faire connaître ma vraie personnalité. Aujourd’hui, plus que jamais, je sais que je peux réaliser mes rêves », conclut le garçon de 16 ans.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Jonathan Faucher, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
René-Pier Beaulieu
Polyvalente Jean-Dolbeau (Le Tournant)
Depuis son entrée au primaire, René-Pier Beaulieu est obligé de travailler d’arrache-pied pour réussir ses études. Il doit souvent déployer jusqu’à 3 ou 4 fois plus d’efforts que la moyenne des jeunes de son âge pour n’obtenir, bien souvent, que la note de passage. Mais René-Pier possède une détermination hors du commun. Il a su profiter pleinement des ressources à sa disposition et accepter l’aide de ses parents et de ses enseignants. Bientôt, il obtiendra son diplôme d’études secondaires à l’école Le Tournant. Un objectif qu’il n’a jamais cessé de viser.
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Depuis son entrée au primaire, René-Pier Beaulieu est obligé de travailler d’arrache-pied pour réussir ses études. Il doit souvent déployer jusqu’à 3 ou 4 fois plus d’efforts que la moyenne des jeunes de son âge pour n’obtenir, bien souvent, que la note de passage. Mais René-Pier possède une détermination hors du commun. Il a su profiter pleinement des ressources à sa disposition et accepter l’aide de ses parents et de ses enseignants. Bientôt, il obtiendra son diplôme d’études secondaires à l’école Le Tournant. Un objectif qu’il n’a jamais cessé de viser.
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Depuis son entrée au primaire, René-Pier Beaulieu est obligé de travailler d’arrache-pied pour réussir ses études. Il doit souvent déployer jusqu’à 3 ou 4 fois plus d’efforts que la moyenne des jeunes de son âge pour n’obtenir, bien souvent, que la note de passage. Mais René-Pier possède une détermination hors du commun. Il a su profiter pleinement des ressources à sa disposition et accepter l’aide de ses parents et de ses enseignants. Bientôt, il obtiendra son diplôme d’études secondaires à l’école Le Tournant. Un objectif qu’il n’a jamais cessé de viser.
Au fil des ans, René-Pier a mis en place plusieurs stratégies pour lui permettre de réussir ses études. « En classe, je travaille sans arrêt. Je ne me laisse pas distraire et je ne perds pas une minute de mon temps. Quand je ne comprends pas quelque chose, je demande des explications aussitôt. » Par contre, René-Pier n’amène pas de travail à la maison : « J’ai appris sur moi-même et j’ai compris que c’était trop difficile pour moi. Je devais reprendre tout le travail le lendemain à l’école, ça ne m’avançait pas », dévoile-t-il.
Cette capacité à reconnaître, à accepter et à respecter ce qu’il est vraiment est probablement l’une des plus grandes forces du jeune homme. Cela l’amène à trouver des moyens bien à lui pour se développer et réussir ses études. « Ainsi, même s’il est de nature timide et que l’idée de s’exprimer devant un groupe l’angoisse, cela ne l’empêche pas de s’engager », précise l’enseignante Sarah Richards. « Je m’implique dans des activités parascolaires qui sont plutôt individuelles et où je n’ai pas à occuper l’avant-scène », ajoute l’élève membre de l’équipe d’ébénisterie et de l’équipe de technique de scène de son école.
Ces engagements sont d’ailleurs très importants pour René-Pier. « Ces activités me procurent un moment de répit et me permettent de tester certaines habiletés manuelles. Comme mes qualités de travailleur sont appréciées dans ces projets, je me sens utile, et ça me donne confiance. Quand on éprouve autant de difficultés que moi sur le plan scolaire, il faut se trouver des motivations pour continuer, pour ne pas décrocher. »
« Rares sont les élèves que l’on croise sur notre chemin qui sont aussi persévérants que René-Pier », croit Mme Richards. Malgré tout, le jeune homme n’est pas à l’abri de certaines périodes de doute ou de découragement. « En juin 2012, alors qu’il venait de compléter son 4e secondaire, il a failli tout abandonner, se souvient Mme Richards. À ce moment-là, toutefois, il a fait preuve de beaucoup d’écoute envers sa famille et les membres du personnel de l’école qui l’ont encouragé à ne pas abandonner son rêve d’obtenir un DES. »
« C’est parfois désespérant d’avoir autant de difficulté, mais il y a toujours quelqu’un disponible pour m’offrir de l’aide et me rappeler que je suis proche du but ultime, qu’il ne faut pas lâcher », reconnaît René-Pier Beaulieu, qui conseille à tous les jeunes qui connaissent eux aussi des difficultés d’apprentissage d’accepter l’appui de leurs enseignants et de leur entourage.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de René-Pier Beaulieu, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Alexandre Brochu
École de l'Achigan
Atteint d’une dysphasie sévère, le moindre apprentissage a toujours été pour Alexandre Brochu un obstacle insurmontable. Avec le soutien de ses parents, il a mené de nombreuses luttes qui lui permettent aujourd’hui d’aspirer à une vie captivante et remplie. Il s’est impliqué dans ses études, dans les activités parascolaires et a développé une grande passion pour la cuisine. Dans les stages qu’il a entrepris à l’extérieur de l’école, il s’est si bien démarqué qu’on lui a offert un emploi. Alexandre a prouvé que savoir relever ses manches et fournir plus que son 100 %, ça donne des résultats!
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Atteint d’une dysphasie sévère, le moindre apprentissage a toujours été pour Alexandre Brochu un obstacle insurmontable. Avec le soutien de ses parents, il a mené de nombreuses luttes qui lui permettent aujourd’hui d’aspirer à une vie captivante et remplie. Il s’est impliqué dans ses études, dans les activités parascolaires et a développé une grande passion pour la cuisine. Dans les stages qu’il a entrepris à l’extérieur de l’école, il s’est si bien démarqué qu’on lui a offert un emploi. Alexandre a prouvé que savoir relever ses manches et fournir plus que son 100 %, ça donne des résultats!
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À 5 ans, lorsqu’Alexandre Brochu est entré à l’école, il était pratiquement muet. Atteint d’une dysphasie sévère, le moindre apprentissage était pour lui un obstacle insurmontable. Avec le soutien de ses parents, il a mené de nombreuses luttes qui lui permettent aujourd’hui d’aspirer à une vie captivante et remplie. Ce jeune homme de 17 ans poursuit ses études et envisage l’avenir en gardant la tête droite, tout en nourrissant des rêves. Si Alexandre a prouvé quelque chose à la face du monde, c’est bien qu’il n’avait pas peur de relever ses manches!
Alors qu’Alexandre venait de terminer sa maternelle, une expérience qui a été ardue, l’école a convoqué ses parents. La rentrée avait lieu dans deux jours, mais on leur a annoncé qu’on refusait de prendre Alexandre à temps plein en première année et on a proposé qu’il reste à la maison les après-midis.
La mère d’Alexandre s’y est objecté fortement! C’est finalement dans une école de langage qu’il est entré. Grâce au soutien des spécialistes, Alexandre a appris à s’exprimer et a résorbé sa colère. « J’ai eu peur pendant longtemps que l’étiquette ″handicapé″ soit collée sur le front de mon fils », avoue sa mère. Treize ans plus tard, Alexandre regarde les choses froidement. « J’ai un handicap. Ça ne me dérange pas de le dire. Mais je ne veux pas que ça m’arrête. »
Alexandre a traversé ses années scolaires malgré un diagnostic imposant : dysphasie sévère touchant les différents types de mémoire, la compréhension, la résolution de problèmes ainsi que l’accès à l’abstraction, en plus d’une dyslexie-dysorthographique. Ses premiers apprentissages scolaires ont révélé un important retard de plus de deux ans sur le niveau attendu.
Jean-Guy Bouchard, enseignant à l’école secondaire de l’Achigan et tuteur de stage du jeune homme, observe combien il est difficile pour un élève de se faire accepter lorsqu’on ne peut pas communiquer normalement. « Son langage télégraphique, sans utilisation des pronoms, n’était rien pour faciliter ses relations avec les autres! Mais il a surmonté tout cela! » La preuve, à l’établissement qu’il a fréquenté après l’école de langage, il a reçu un méritas. « C’est un élève très impliqué et intéressé par tout, note M. Bouchard. Il est toujours à l’affût. » Alexandre, qui attribue à son tuteur une grande partie de sa réussite, comprend qu’il doit travailler plus fort que les autres. « Mais quand on fait ce qu’on aime, on ne compte pas les heures. »
Alexandre semble avoir trouvé ce qu’il aime. En cheminement particulier à son école secondaire, il s’est impliqué à la coopérative Le Bedon Rond, qui offre des services de traiteur. Ça allait si bien qu’on lui a rapidement offert d’accéder au programme Formation préparatoire au travail, ce qui lui a permis de faire un stage d’un mois dans une usine de moulures de bois. Il n’appréciait pas le travail à la chaîne, mais a vite découvert qu’il aimait l’esprit d’équipe.
C’est finalement en préparant un party de Noël que la passion d’Alexandre pour la cuisine s’est confirmée. Son cousin, chef cuisinier à Montréal, lui a demandé son aide pour préparer un repas familial. Pour Alexandre, ça a été le coup de foudre! Il a ensuite fait un stage dans un restaurant, qui l’a employé par la suite, puis dans une chocolaterie. « Ce que je trouve le plus difficile, c’est d’oublier les choses. C’est comme un trou dans ma mémoire. Ça fait partie de mon trouble d’apprentissage. » Mais loin de se laisser démonter, il a trouvé des méthodes pour bien fonctionner. « Je fais des listes et je ne m’en sépare jamais. Quand je cuisine, je sais que je fais du bien aux gens! »
Dans ses temps libres, il est le chef cuisinier attitré de sa famille. « Parfois, j’arrive de travailler et le souper est prêt », note sa mère. « J’aime cuisiner avec ma grand-mère Rita, avec qui j’échange des recettes et des méthodes. J’aime aussi le faire avec mon père », note Alexandre, qui trouve sa mère « un peu lente » depuis qu’il a développé de la méthode et pris de l’expérience! « Ma mère est à la base de mon succès. Si j’y arrive, c’est d’abord parce qu’elle ne m’a jamais abandonné. »
Heureux comme un roi, Alexandre termine sa formation préparatoire au travail avec réussite et avoue qu’il ne manque presque rien à son bonheur. Presque… « J’aimerais beaucoup entendre les encouragements de mon frère Olivier, 15 ans, et de ma sœur Julie, 16 ans. Ils sont importants pour moi et j’aimerais savoir qu’ils sont fiers de moi. Ça me manque un peu. »
Alexandre Brochu rêve d’avoir un jour sa propre pâtisserie, un domaine qui lui permet de donner lieu à sa créativité et à son sens de l’esthétisme. « Quand c’est beau, ça goûte meilleur », ajoute-t-il.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Camille Fortin
Collège Jean de la Mennais
Faire naître un sourire chez un enfant autiste, plaisanter en compagnie d’un adulte vivant avec une déficience intellectuelle ou jouer aux cartes avec une personne atteinte du sida, voilà quelques gestes altruistes qui caractérisent Camille Fortin, élève de 5e secondaire au collège Jean de la Mennais à La Prairie. Que ce soit ses nombreuses heures de bénévolat ou le temps qu’elle consacre à écouter les élèves de son école, à animer des soirées, à jouer sur scène ou encore à militer pour un monde meilleur, les engagements de Camille, c’est tout simplement… elle! Il suffit de passer quelques minutes en sa compagnie pour le comprendre.
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Faire naître un sourire chez un enfant autiste, plaisanter en compagnie d’un adulte vivant avec une déficience intellectuelle ou jouer aux cartes avec une personne atteinte du sida, voilà quelques gestes altruistes qui caractérisent Camille Fortin, élève de 5e secondaire au collège Jean de la Mennais à La Prairie. Que ce soit ses nombreuses heures de bénévolat ou le temps qu’elle consacre à écouter les élèves de son école, à animer des soirées, à jouer sur scène ou encore à militer pour un monde meilleur, les engagements de Camille, c’est tout simplement… elle! Il suffit de passer quelques minutes en sa compagnie pour le comprendre.
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Faire naître un sourire chez un enfant autiste, plaisanter en compagnie d’un adulte vivant avec une déficience intellectuelle ou jouer aux cartes avec une personne atteinte du sida, voilà quelques gestes altruistes qui caractérisent Camille Fortin, élève de 5e secondaire au collège Jean de la Mennais à La Prairie. Que ce soit ses nombreuses heures de bénévolat ou le temps qu’elle consacre à écouter les élèves de son école, à animer des soirées, à jouer sur scène ou encore à militer pour un monde meilleur, les engagements de Camille, c’est tout simplement… elle! Il suffit de passer quelques minutes en sa compagnie pour le comprendre.
Réputée pour son dévouement à l’égard des autres, son grand sens de l’organisation et sa grande disponibilité, Camille surgit toujours à l’horizon lorsque vient le temps d’organiser une campagne de financement, un spectacle de fin d’année ou une marche de sensibilisation. Avec son sourire contagieux et sa joie de vivre évidente, nombreux sont ceux qui souhaitent la voir se joindre à un projet. Pas étonnant d’ailleurs qu’elle ait été élue par les jeunes de son école au sein du groupe Entraide. Elle fait ainsi partie des quelques personnes qui, après avoir suivi des formations en intervention, peuvent offrir une oreille attentive à des élèves vivant des situations plus difficiles.
« J’essaie d’être le plus disponible possible. Des élèves viennent me voir pour me raconter ce qu’ils vivent, comme des peines d’amour, des difficultés scolaires ou familiales, puis je mets en pratique ce que nous avons appris dans le groupe. Je me sens utile pour eux. C’est très gratifiant de savoir, quelque temps plus tard, qu’ils vont mieux », explique Camille.
Les 190 heures de bénévolat cumulées lors de sa 4e secondaire témoignent allègrement de son sens aigu de l’empathie. À plusieurs occasions, la jeune fille a pris part à des activités ludiques avec des enfants ou des adultes handicapés et a visité des toxicomanes ou des personnes atteintes du sida. « Les premières fois, je ne savais pas à quoi m’attendre, j’avais quelques préjugés. Puis mon opinion a grandement évolué. Mon engagement m’a apporté beaucoup. J’ai été impressionnée de voir que les personnes que je rencontrais, malgré leur maladie ou leur condition, avaient souvent une grande joie de vivre. »
Dotée d’un talent naturel pour les arts en général, Camille, en plus de pratiquer le piano depuis qu’elle a six ans, en est à sa deuxième comédie musicale et a été sélectionnée pour se joindre à la troupe de théâtre de l’école.
« L’an passé, nous avons produit Fame, où j’ai joué le rôle de Doris, une timide étudiante en théâtre. Cette année, nous nous attaquons à Rock ’n’ Nonne. Nous y passons beaucoup de temps et ce sera une production super. En étant sur scène, je peux m’exprimer tant par le jeu que par le chant ou la danse. C’est très complet », dit-elle, précisant qu’elle a aussi pris part cette année au concours Secondaire en spectacle avec l’une de ses amies, a participé au dernier concert de Noël au profit de la Fondation Jean de la Mennais et animera le gala de fin d’année pour la seconde fois.
Sensible aux droits des plus démunis, Camille a aussi milité au sein du comité Solidarité Tiers-Monde. Avec ce dernier, elle a contribué à l’organisation d’activités de financement afin d’acheminer de l’argent à une association de malentendants en Ouganda. Cette année, elle conclura son secondaire, qu’elle complète avec brio, en s’envolant vers le Pérou, où elle vivra une expérience unique d’aide humanitaire.
« J’aime offrir mon aide. C’est ma plus grande motivation. Mon secondaire aura été marquant pour moi en raison de toutes mes implications. Ce voyage au Pérou sera une ouverture sur quelque chose d’encore plus grand », annonce Camille avec ambition.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Jean-Marc Poitras
Séminaire Saint-François
Quand Jean-Marc Poitras a passé son entrevue d’embauche il y a neuf ans pour le poste de conseiller d’orientation au Séminaire Saint-François, il a été très clair : « J’ai besoin de projets pour conserver ma motivation! », a-t-il dit. Il a été choisi et a commencé le lendemain. Depuis, il fait équipe avec les élèves et chaque année est ponctuée de nouveautés. Spectacle-bénéfice pour le cancer, participation à une émission télévisée, animation des galas culturels, projet Monstre, visites éducatives en milieu professionnel, organisation de conférences, etc. M. Poitras a toujours le même objectif : fournir aux élèves des occasions de se découvrir.
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Quand Jean-Marc Poitras a passé son entrevue d’embauche il y a neuf ans pour le poste de conseiller d’orientation au Séminaire Saint-François, il a été très clair : « J’ai besoin de projets pour conserver ma motivation! », a-t-il dit. Il a été choisi et a commencé le lendemain. Depuis, il fait équipe avec les élèves et chaque année est ponctuée de nouveautés. Spectacle-bénéfice pour le cancer, participation à une émission télévisée, animation des galas culturels, projet Monstre, visites éducatives en milieu professionnel, organisation de conférences, etc. M. Poitras a toujours le même objectif : fournir aux élèves des occasions de se découvrir.
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Quand Jean-Marc Poitras a passé son entrevue d’embauche il y a neuf ans pour le poste de conseiller d’orientation au Séminaire Saint-François, il a été très clair : « J’ai besoin de projets pour conserver ma motivation! », a-t-il dit. Il a été choisi et a commencé le lendemain. Depuis, il fait équipe avec les élèves et chaque année est ponctuée de nouveautés. Spectacle-bénéfice pour le cancer, participation à une émission télévisée, animation des galas culturels, projet Monstre, visites éducatives en milieu professionnel, organisation de conférences, etc. M. Poitras a toujours le même objectif : fournir aux élèves des occasions de se découvrir.
« Je me souviens, quand j’étais au secondaire, un animateur de vie étudiante m’avait recruté pour jouer le rôle d’un garçon stressé et mal dans sa peau dans une pièce. Ce n’était vraiment pas un rôle de composition, mais cette activité parascolaire a été un tournant dans ma vie. Je me suis fait de nouveaux amis, j’ai pris plaisir à m’impliquer, mais surtout, je me suis découvert. C’est maintenant à mon tour d’amener des jeunes à comprendre qui ils sont », lance d’entrée de jeu M. Poitras.
À cette même époque, il était pourtant loin de se douter qu’il enseignerait plus tard. « Quand j’ai rencontré mon conseiller, je lui ai mentionné que j’étais intéressé par la communication, l’enseignement, la psychologie et l’informatique. Il m’a dit que je ferais un très bon conseiller d’orientation! », explique-t-il en riant.
Créatif, dynamique, disponible, constamment en mouvement et à la recherche de nouvelles idées, M. Poitras se contente rarement de demi-mesures. Son rayon d’action en est donc décuplé, et ce, même dans ses fonctions d’enseignant. Au-delà des présences en classe et des rencontres individuelles, il organise plusieurs fois par an des visites en milieu professionnel ou en supervise certaines qui sont prises en charge par des jeunes. Au fil des ans, les élèves ont pu visiter entre autres les installations de la Garde côtière canadienne, le palais de justice, divers établissements de santé, une compagnie d’assurance et presque tous les médias de Montréal.
Du côté parascolaire, M. Poitras est presque omniprésent. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il prend tout à sa charge, bien au contraire! « Je cherche toujours à impliquer un maximum de personnes, élèves comme membres du personnel. Souvent, ce sont même des jeunes qui proposent des choses. Je ne fais que les guider. En fait, si tous les projets dans lesquels je m’implique sont rendus possibles, c’est avant tout grâce aux élèves, et je les en remercie », dit-il, cherchant ainsi à redistribuer les honneurs.
Cet esprit de collaboration s’est d’ailleurs manifesté lors de l’organisation d’un spectacle-bénéfice en 2009, au profit de la Société canadienne du cancer, idée proposée par un élève. Ensemble, ils ont regroupé 62 bénévoles autour de cette cause et remis un chèque de 7 000 $. Même chose avec le projet Monstre, mis sur pied avec l’aide de trois élèves et inspiré de l’émission américaine The Apprentice. Pour l’occasion, deux équipes devaient élaborer un projet faisant la promotion des activités parascolaires de l’école. Le tout a d’ailleurs été filmé à la manière d’une téléréalité. Pour un autre projet, M. Poitras a accompagné quatre élèves dans la création de sketches humoristiques qui ont été présentés lors du plus récent gala culturel de l’école.
« Cette année, comme moyen de financement pour le groupe qui partira en voyage humanitaire au Pérou, j’ai monté un dossier d’inscription au spécial ados d’une émission télévisée. Nous avons été sélectionnés parmi plus de 150 candidatures. Comme la diffusion n’a pas encore eu lieu, je ne peux pas vous révéler l’issue de notre prestation… »
La liste des projets auxquels a pris part Jean-Marc Poitras s’étire encore et encore. Comme il le répète si bien, sans les élèves, ces projets ne verraient pas le jour. « Je crois en la jeunesse. Nos jeunes sont extraordinaires. Il suffit de leur faire confiance », conclut-il.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Jean-Marc Poitras, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Thiérry Imbeault
École secondaire Charles-Gravel
À l’école secondaire Charles-Gravel, Thiérry Imbeault s’engage pour faire une différence dans son milieu : « On peut changer les choses quand on s’implique près de chez nous », croit l’étudiant de 4e secondaire. Gestionnaire du Toaster, un service qui offre des déjeuners à très faible coût aux élèves de son école, Thiérry est aussi membre du comité de non-violence et agit comme bénévole lors des nombreuses activités organisées par l’école et par les Chevaliers de Colomb également. Toujours présent, il est le genre d’élève pour qui l’engagement est une réelle occasion d’aider les autres.
Textes de présentation Texte court
À l’école secondaire Charles-Gravel, Thiérry Imbeault s’engage pour faire une différence dans son milieu : « On peut changer les choses quand on s’implique près de chez nous », croit l’étudiant de 4e secondaire. Gestionnaire du Toaster, un service qui offre des déjeuners à très faible coût aux élèves de son école, Thiérry est aussi membre du comité de non-violence et agit comme bénévole lors des nombreuses activités organisées par l’école et par les Chevaliers de Colomb également. Toujours présent, il est le genre d’élève pour qui l’engagement est une réelle occasion d’aider les autres.
Texte long
À l’école secondaire Charles-Gravel, Thiérry Imbeault s’engage pour faire une différence dans son milieu : « On peut changer les choses quand on s’implique près de chez nous », croit l’étudiant de 4e secondaire. Gestionnaire du Toaster, un service qui offre des déjeuners à très faible coût aux élèves de son école, Thiérry est aussi membre du comité de non-violence et agit comme bénévole lors des nombreuses activités organisées par l’école et par les Chevaliers de Colomb également. Toujours présent, il est le genre d’élève pour qui l’engagement est une réelle occasion d’aider les autres.
« Pour Thiérry, s’impliquer n’est jamais une corvée, mais quelque chose de tout à fait naturel », déclare Pascal Audet, animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire. Son implication depuis près de deux ans au sein du projet Toaster en est un exemple éloquent.
Existant depuis plusieurs années déjà, le Toaster a connu une expansion extraordinaire grâce à l’implication et au dévouement de Thiérry. « Son sens de l’observation lui a permis de voir tout de suite les points à corriger et comment populariser le projet, précise M. Audet. Il a ensuite réalisé plusieurs actions menant au succès que nous connaissons aujourd’hui, comme revoir la structure du projet, réorganiser les horaires de travail des bénévoles et rédiger un guide pour la qualité du service. »
« L’impact est incroyable!, déclare fièrement Thiérry. Désormais, une quinzaine de jeunes travaillent pour le Toaster chaque semaine et plus de 50 déjeuners sont servis quotidiennement. » En offrant ces repas, Thiérry souhaite faire une différence pour la persévérance et la réussite scolaires : « Avec un bon déjeuner, il est plus facile de se concentrer en classe », soutient-il. Des jeunes qui font face à des difficultés de socialisation ont aussi l’opportunité, en se joignant à l’équipe du Toaster, de développer de nouvelles et sincères amitiés.
Mais ce n’est pas tout. Pour avoir de l’impact dans son milieu, Thiérry a aussi choisi de s’engager au sein du comité de non-violence de son école. Ainsi, chaque année, il présente avec un groupe d’élèves une courte pièce de théâtre aux jeunes de 1re secondaire dans le but de les sensibiliser au phénomène de l’intimidation et de les guider vers les ressources disponibles dans l’école.
Par ailleurs, son engagement bénévole comme animateur ou comme clown pour les enfants lors d’activités organisées dans l’école ou par les Chevaliers de Colomb, qui totalise près de 200 heures, l’amène à agir directement pour et avec les gens qui l’entourent. « C’est important pour moi de m’engager dans mon milieu. Je le fais pour changer les choses, car je sais que c’est en commençant près de chez soi qu’on peut faire une différence. »
Et les études dans tout ça? Inscrit au Programme d’études internationales, Thiérry réussit à combiner la réussite scolaire avec une multitude d’engagements. Son secret? Faire ce qui l’allume. « Quand on fait ce qu’on aime, ça nous motive, et tout devient possible! »
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Sébastien Simard
École secondaire Charles-Gravel
Leur parcours a été parsemé d’embûches. Les difficultés ont miné la confiance qu’ils avaient en eux. Certains ont décroché très tôt. Les élèves du programme Préparation au travail à l’école secondaire Charles-Gravel ne l’ont pas toujours eu facile. Comment leur donner l’impulsion pour réussir sur le marché du travail? Voilà le défi que Sébastien Simard relève avec brio au quotidien avec eux. Comment? En les accompagnant dans le cadre du projet Verre l’ARTmonie, un atelier de création de vitraux qui leur permet de développer des compétences manuelles et entrepreneuriales.
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Leur parcours a été parsemé d’embûches. Les difficultés ont miné la confiance qu’ils avaient en eux. Certains ont décroché très tôt. Les élèves du programme Préparation au travail à l’école secondaire Charles-Gravel ne l’ont pas toujours eu facile. Comment leur donner l’impulsion pour réussir sur le marché du travail? Voilà le défi que Sébastien Simard relève avec brio au quotidien avec eux. Comment? En les accompagnant dans le cadre du projet Verre l’ARTmonie, un atelier de création de vitraux qui leur permet de développer des compétences manuelles et entrepreneuriales.
Texte long
Leur parcours scolaire a été parsemé d’embûches. Les difficultés ont miné la confiance qu’ils avaient en eux. Certains ont décroché très tôt, par manque d’intérêt ou de motivation. Les élèves du programme de formation Préparation au travail à l’école secondaire Charles-Gravel ne l’ont pas toujours eu facile. Comment leur donner l’impulsion nécessaire pour réussir sur le marché du travail? Voilà le défi que Sébastien Simard relève avec brio au quotidien avec eux. Comment? En accompagnant les jeunes dans le cadre du projet Verre l’ARTmonie, un atelier de création de vitraux qui leur permet de développer des compétences manuelles et entrepreneuriales. En reconstituant le monde du travail et en plongeant les participants dans la réalité d’une microentreprise, M. Simard outille les jeunes pour le succès. Et plusieurs y trouvent un tremplin pour un avenir meilleur!
Dans cet atelier, des jeunes âgés de 15 à 17 ans apprennent à tailler du verre, à le manipuler et à le souder pour créer des vitraux de type Tiffany, réalisés dans les règles de l’art. Mais au-delà de la technique, ils apprennent la vie. En partageant sa passion pour le vitrail, M. Simard leur offre une motivation supplémentaire pour venir à l’école, jour après jour.
Mais son projet va beaucoup plus loin : il change littéralement la vie des jeunes en leur permettant de reprendre confiance en eux et en les aidant à se percevoir positivement. De découvertes en réussites, ils regagnent l’estime dont ils ont besoin pour progresser et évoluer avec fierté sur les plans personnel et professionnel. Dans la communauté et à l’école, le projet a soulevé un enthousiasme tel qu’il a remporté les finales locale et régionale Saguenay-Lac-Saint-Jean au Concours québécois en entrepreneuriat 2012.
Si on demande à M. Simard ce qui le rend le plus fier dans ce projet qu’il a monté de toutes pièces, il répondra que par-dessus tout, il aime voir dans le regard des jeunes qu’il côtoie la satisfaction personnelle, l’immense bonheur de s’accomplir. Voilà ce qui l’a motivé à en faire plus. Avec les participants, il a développé un volet « formation » : les jeunes s’engagent bénévolement à relayer leurs nouvelles compétences en les enseignant eux-mêmes au personnel de l’école! Et ils en retirent une grande fierté : eux qui ont connu des embûches dans leur cheminement scolaire enseignent… à des enseignants! Déjà, une première cohorte de dix professeurs, éducateurs et membres de la direction viennent de terminer les cours.
Des idées pour nourrir son projet, M. Simard en a des dizaines. Par exemple, il aimerait offrir des formations pour créer des occasions de rencontres entre les élèves de différents programmes. Il aimerait aussi que ses jeunes enseignent l’art du vitrail à des retraités de la région. M. Simard peut se permettre de voir grand puisque depuis les tout débuts du projet, il a pu compter sur l’appui de taille de la direction de l’école, qui a non seulement accepté d’investir 15 000 $ pour l’achat des équipements et du matériel, mais qui a aussi accepté de porter le projet et d’en faire la promotion.
« Le fait de livrer mon expérience et mes compétences à des jeunes entraîne chez moi un sentiment du devoir accompli et me stimule à en faire plus », déclare M. Simard. Et cette envie de voir les gens heureux autour de lui se traduit également par d’autres engagements dans son quartier. En effet, Sébastien Simard fait partie d’une équipe extraordinaire de bénévoles responsables de l’administration d’un pavillon des loisirs pour la Ville de Saguenay et qui organisent chaque année une multitude d’activités.
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Mélissa Ménard
École secondaire Arthur-Pigeon
Dans les dictionnaires de l’école secondaire Arthur-Pigeon à Huntingdon se trouve sûrement, en marge de la définition de « dynamisme », le nom de Mélissa Ménard. Car sous les airs réservés de cette enseignante en adaptation scolaire se cache un esprit énergique et créatif qui, pour amener les élèves et même les collègues à sortir de leur zone de confort, échafaude mille et un projets. Le flashmob (foule éclair) du personnel lors de la dernière Halloween, la mise sur pied d’une troupe de danse, son animation de la soirée d’honneur ou ses cours de bienséance sont autant d’exemples de son esprit d’initiative.
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Dans les dictionnaires de l’école secondaire Arthur-Pigeon à Huntingdon se trouve sûrement, en marge de la définition de « dynamisme », le nom de Mélissa Ménard. Car sous les airs réservés de cette enseignante en adaptation scolaire se cache un esprit énergique et créatif qui, pour amener les élèves et même les collègues à sortir de leur zone de confort, échafaude mille et un projets. Le flashmob (foule éclair) du personnel lors de la dernière Halloween, la mise sur pied d’une troupe de danse, son animation de la soirée d’honneur ou ses cours de bienséance sont autant d’exemples de son esprit d’initiative.
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Dans les dictionnaires de l’école secondaire Arthur-Pigeon à Huntingdon se trouve sûrement, en marge de la définition de « dynamisme », le nom de Mélissa Ménard. Car sous les airs réservés de cette enseignante en adaptation scolaire se cache un esprit énergique et créatif qui, pour amener les élèves et même les collègues à sortir de leur zone de confort, échafaude mille et un projets. Le flashmob (foule éclair) du personnel lors de la dernière Halloween, la mise sur pied d’une troupe de danse ou ses cours de bienséance sont autant d’exemples de son esprit d’initiative!
Depuis son arrivée à Arthur-Pigeon il y a trois ans, c’est comme si un vent de fraîcheur avait envahi l’établissement. Considérée par ses pairs comme une artiste, une innovatrice et une rassembleuse, l’enseignante, mère de deux jeunes enfants, a le don de motiver les gens et d’aller chercher le meilleur de tous, surtout de ses élèves. « Elle n’a pas une clientèle facile, mais elle arrive toujours à faire vivre des réussites quotidiennes à ses élèves. Elle leur donne le goût de prendre des risques, d’essayer de nouvelles choses et de reconnaître leur potentiel », indique Lori Bélair, la directrice adjointe de l’école.
Passionnée par la danse, discipline qu’elle pratique depuis l’âge de quatre ans, l’enseignante a choisi d’en faire une arme de prédilection dans ses interventions. Ayant touché à tous les styles de danse, du classique jusqu’au hip-hop — elle a même fait partie des Grands Ballets Canadiens —, Mme Ménard a mis en place, dès son arrivée à l’école, une troupe de danse en activité parascolaire. Chaque année, les élèves inscrits apprennent de quatre à six chorégraphies et les présentent lors d’événements à l’école.
« Bientôt, j’aimerais que l’enseignement de la danse soit au programme scolaire. J’y travaille très fort », explique Mme Ménard qui, en plus de piloter cette troupe de danse, anime la soirée d’honneur de fin d’année, tout en collaborant à sa logistique.
Cette année, elle a aussi entraîné ses collègues dans sa passion, leur proposant de s’investir dans la mise en scène de deux flashmobs, l’un lors de la rentrée scolaire et l’autre à l’Halloween. Pour ce dernier, avec la supervision et les bons conseils de Mme Ménard, près d’une vingtaine de membres du personnel se sont prêtés au jeu pour une interprétation chorégraphiée, devant des élèves étonnés, du succès Thriller de Michael Jackson.
Mme Ménard fait aussi partie des membres fondateurs du comité Mouv’moi, dont l’objectif est de valoriser l’estime de soi chez les jeunes. Ils ont ainsi eu droit à des conférences, dont celle de Jasmin Roy, et prennent part, depuis le début de l’année scolaire, à différentes activités, dont la fabrication de bracelets de l’amitié.
« Nous avons même offert aux élèves des tatouages temporaires arborant des messages positifs comme ″J’aime la vie″. Nous voulons aussi faire imprimer un t-shirt pour chaque jeune avec un mot qui le décrit bien. Quand les élèves les auront, nous ferons une marche dans la ville pour qu’ils puissent démontrer leur fierté d’être qui ils sont », explique Mme Ménard.
Elle a proposé cette année un projet d’apprentissage des bonnes manières à ses élèves. Pour elle, c’était une façon divertissante de les intéresser, de les accrocher à l’école et de les stimuler. À la fin du projet, elle les a amenés dans un restaurant renommé afin qu’ils appliquent ce qu’ils avaient appris.
« Ils se sont tous habillés chic pour l’occasion. Il y en a un qui m’a enlevé mon manteau et un autre qui a tiré ma chaise. Ils ont appliqué les règles de politesse et l’exercice était très réussi. Ça peut sembler banal pour nous, mais pour eux, c’était quelque chose de très gratifiant. J’aime pouvoir ainsi improviser avec mes élèves. Je crois que c’est plus enrichissant pour eux, et aussi pour moi. »
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Belle au naturel
Polyvalente de Normandin
L’adolescence. Période de changements et d’influences où l’on forge son identité, son estime personnelle, sa confiance en soi. Période de doute et de remise en question, où les modèles prennent toute une importance. Mais à l’heure où les médias nous mitraillent d’images de beauté stéréotypées et irréalistes, des jeunes se perdent, ou se rendent malades… Conscientes de ce phénomène, quatre élèves de 5e secondaire de la polyvalente de Normandin ont décidé de se regrouper afin de mettre sur pied Belle au naturel, un projet de sensibilisation unique dédié à des groupes de 5e et 6e années du primaire.
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L’adolescence. Période de changements et d’influences où l’on forge son identité, son estime personnelle, sa confiance en soi. Période de doute et de remise en question, où les modèles prennent toute une importance. Mais à l’heure où les médias nous mitraillent d’images de beauté stéréotypées et irréalistes, des jeunes se perdent, ou se rendent malades… Conscientes de ce phénomène, quatre élèves de 5e secondaire de la polyvalente de Normandin ont décidé de se regrouper afin de mettre sur pied Belle au naturel, un projet de sensibilisation unique dédié à des groupes de 5e et 6e années du primaire.
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L’adolescence. Période de changements et d’influences où l’on forge son identité, son estime personnelle, sa confiance en soi. Période de doute et de remise en question, où les modèles prennent toute une importance. Mais à l’heure où les médias nous mitraillent d’images de beauté stéréotypées et irréalistes, des jeunes se perdent, ou se rendent malades… Conscientes de ce phénomène, quatre élèves de 5e secondaire de la polyvalente de Normandin ont décidé de se regrouper afin de mettre sur pied Belle au naturel, un projet de sensibilisation unique dédié à des groupes de 5e et 6e années du primaire.
« Les jeunes d’aujourd’hui sont de plus en plus axés sur leur apparence physique, plus particulièrement les filles, qui veulent ressembler aux personnalités du monde de la mode », explique l’une des fondatrices du projet Belle au naturel, Léa-Marie Bergeron. « Et tout cela n’est qu’illusion! », ajoute sa collègue Stéphanie Gagnon.
Elles-mêmes adolescentes, les quatre membres du projet connaissent bien les méfaits causés par les standards de beauté proposés dans les publicités. L’une d’entre elles confie même être incapable de sortir de chez elle sans maquillage, ce qu’elle apprend à faire de plus en plus aujourd’hui.
Avec ce projet, les adolescentes veulent donc sensibiliser les jeunes à l’importance de se sentir bien dans leur peau, les encourager à développer leur jugement critique vis-à-vis les stéréotypes de la beauté et à prendre conscience que la perfection n’existe pas. « Nous voulons transmettre le message que ce qui nous caractérise en tant qu’individu est justement notre unicité. Que chaque personne est belle parce qu’elle est unique et qu’on est d’autant plus beau lorsqu’on s’accepte et qu’on est bien dans sa peau », précise Léa-Marie.
Pourquoi cibler des élèves de 5e et de 6e années? « Ils sont à l’aube du secondaire, une période où l’on peut subir beaucoup d’influence. Nous voulons leur donner des outils dès maintenant afin qu’ils puissent avoir une opinion positive d’eux-mêmes malgré la pression qu’ils pourront ressentir », explique Stéphanie. « J’aurais moi-même tellement aimé rencontrer des jeunes du secondaire et profiter de leurs conseils à ce moment-là de ma vie! », affirme Léa-Marie.
Au cours des prochaines semaines, les membres du projet rencontreront environ 80 élèves, filles et garçons. Elles ont conçu un programme de sensibilisation unique comprenant trois étapes. Lors d’une première rencontre, les jeunes visionneront une vidéo réalisée par Léa-Marie et ses collègues, et une discussion suivra. La deuxième rencontre leur permettra de vivre différentes activités interactives sur des thèmes liés à l’image corporelle et à l’estime de soi. Finalement, une séance photo « Belle au naturel » aura lieu avec les filles, sans maquillage, sans artifice, en noir et blanc. Cette photo fera ensuite partie d’une campagne d’affichage dans les écoles primaires et secondaires de la région.
L’enseignant Éric Robert croit profondément au projet : « Il est important de dénoncer un phénomène qui prend de plus en plus de place et de convaincre la jeunesse que la beauté est intérieure. » Par ailleurs, la pertinence et l’originalité du projet Belle au naturel sont telles que des enseignants envisagent déjà sa mise en œuvre auprès d’élèves de 1re secondaire!
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Belle au naturel, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
La techno au service des jeunes
Collège Regina Assumpta
Créer des robots, c’est bien. Mais mettre la découverte de la robotique au service de la persévérance scolaire, c’est encore mieux! C’est ce qu’ont cherché à faire les élèves membres de l’équipe de robotique 3990 du collège Regina Assumpta en mettant sur pied le projet La techno au service des jeunes. Depuis sa création, les élèves ont rencontré plus de 400 enfants pour les intéresser aux sciences et à la technologie. Ils ont aussi participé à leur première compétition mondiale de robotique, à Saint Louis aux États-Unis, y remportant pour l’ensemble de leur œuvre le prix Recrue de l’année, devançant ainsi 59 autres nouvelles équipes.
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Créer des robots, c’est bien. Mais mettre la découverte de la robotique au service de la persévérance scolaire, c’est encore mieux! C’est ce qu’ont cherché à faire les élèves membres de l’équipe de robotique 3990 du collège Regina Assumpta en mettant sur pied le projet La techno au service des jeunes. Depuis sa création, les élèves ont rencontré plus de 400 enfants pour les intéresser aux sciences et à la technologie. Ils ont aussi participé à leur première compétition mondiale de robotique, à Saint Louis aux États-Unis, y remportant pour l’ensemble de leur œuvre le prix Recrue de l’année, devançant ainsi 59 autres nouvelles équipes.
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Créer des robots, c’est bien. Mais mettre la découverte de la robotique au service de la persévérance scolaire, c’est encore mieux! C’est ce qu’ont cherché à faire les élèves membres de l’équipe de robotique 3990 du collège Regina Assumpta en mettant sur pied le projet La techno au service des jeunes. Depuis sa création, les élèves ont rencontré plus de 400 enfants pour les intéresser aux sciences et à la technologie. Ils ont aussi participé à leur première compétition mondiale de robotique, à Saint Louis aux États-Unis, y remportant pour l’ensemble de leur œuvre le prix Recrue de l’année, devançant ainsi 59 autres nouvelles équipes.
Quand Sylvain Gauvreau, enseignant de sciences et technologies en 4e secondaire, a pensé mettre sur pied une équipe de robotique, il souhaitait déjà que le projet dépasse le simple objectif d’assembler et de programmer des robots. Il voulait en faire un projet multidisciplinaire qui prendrait forme autour de trois grands volets : communautaire, pédagogique et développement de soi.
« Initialement, nous voulions une équipe pour participer à la compétition de robotique FIRST, mais nous avons pensé qu’il serait bien d’en faire plus. Nous avons alors dessiné les grandes lignes du projet La techno au service des jeunes. Puis nous avons sélectionné notre première cohorte d’élèves et nous avons foncé », explique l’enseignant, également responsable du projet.
Inspiré par des valeurs de débrouillardise, d’entraide, de partage et de confiance, le projet a rapidement suscité l’engagement des élèves. Pour le volet communautaire, des liens ont été tissés avec l’organisme La Relance Jeunes et Familles, la fondation Enfants en Tête et la Fondation du Dr Julien. Au total, plus de 400 enfants handicapés ou issus de milieux défavorisés ont été rencontrés par les membres du projet pour leur faire découvrir la robotique.
« Cette année, avec La Relance Jeunes et Familles, nous suivons un groupe de 15 jeunes âgés de 8 à 10 ans. Nous leur avons monté un programme et ils apprennent ce qu’est la robotique. Nous leur avons même fait fabriquer et programmer un robot et ils sont venus visiter notre école. Nous sommes persuadés que notre implication est bénéfique et que cela leur donne le goût de poursuivre l’école », raconte Simon Barrette, élève de 5e secondaire et capitaine de l’équipe.
Pour le volet pédagogique, les membres du projet ont eu la chance de côtoyer sur une base régulière des professionnels et des universitaires passionnés des domaines de l’ingénierie, des sciences, de la gestion, des communications et des arts. Cela leur permet de parfaire leurs connaissances et de mieux se préparer pour la compétition annuelle.
« C’est une approche multidisciplinaire. Oui, il y a la robotique, mais nous devons entre autres réaliser des outils de communication, faire un plan d’affaires et de la gestion. Cela nous permet de mettre en pratique ce que nous apprenons et de mieux cibler nos intérêts », indique l’élève de 5e secondaire Marc Dewar, faisant ainsi le lien avec le volet développement de soi mis de l’avant par le projet.
Les élèves participent aussi à la compétition FIRST! L’an dernier, ils ont conçu un robot pouvant jouer au basketball. Cette année, le défi était de créer, à partir des règles établies et des pièces fournies, un robot pouvant lancer des frisbees. Ils ont eu six semaines pour tout concevoir et ils présenteront leur réalisation lors de la compétition provinciale qui se déroulera à Montréal du 14 au 16 mars et qui regroupera plus de 30 écoles.
« Toute l’année durant, ce sont des dizaines et des dizaines d’heures que nos jeunes investissent dans les différentes facettes de ce projet. Ils sont pleins d’énergie et sont beaux à voir évoluer. Nous sommes très fiers d’eux », conclut Sylvain Gauvreau.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Marie-Pier Brochu
Polyvalente des Abénaquis
À la polyvalente des Abénaquis à Saint-Prosper en Beauce, tout le monde connaît Marie-Pier Brochu. Au début de l’année scolaire, après la tenue d’une campagne électorale, une majorité d’élèves l’ont élue présidente du conseil étudiant. Actuellement en 5e secondaire, elle assume son rôle avec brio et elle consacre aussi du temps au comité des finissants, tout en faisant partie de l’équipe de volleyball de son école et en occupant un emploi d’une quinzaine d’heures par semaine. Elle animera également les finales locale et régionale de Secondaire en spectacle. Assurément, Marie-Pier est un modèle pour les élèves de son école, un véritable leader que les autres ont envie de suivre!
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À la polyvalente des Abénaquis à Saint-Prosper en Beauce, tout le monde connaît Marie-Pier Brochu. Au début de l’année scolaire, après la tenue d’une campagne électorale, une majorité d’élèves l’ont élue présidente du conseil étudiant. Actuellement en 5e secondaire, elle assume son rôle avec brio et elle consacre aussi du temps au comité des finissants, tout en faisant partie de l’équipe de volleyball de son école et en occupant un emploi d’une quinzaine d’heures par semaine. Elle animera également les finales locale et régionale de Secondaire en spectacle. Assurément, Marie-Pier est un modèle pour les élèves de son école, un véritable leader que les autres ont envie de suivre!
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À la polyvalente des Abénaquis à Saint-Prosper en Beauce, tout le monde connaît Marie-Pier Brochu. Au début de l’année scolaire, après la tenue d’une campagne électorale, une majorité d’élèves l’ont élue présidente du conseil. Actuellement en 5e secondaire, elle assume désormais son rôle avec brio. Il ne s’agit pourtant que de l’un de ses nombreux engagements! Assurément, Marie-Pier se démarque par sa personnalité, son implication constante et ses résultats scolaires remarquables. Elle est un modèle pour les jeunes de son école, un véritable leader que les autres ont envie de suivre!
« Dès l’école primaire, je me suis engagée dans divers comités. Une fois au secondaire, cela a été naturel pour moi de poursuivre dans la même voie. Je crois que l’école devrait être un milieu de vie agréable pour tous les élèves. Je m’implique, car je tiens à ce que ce soit un climat motivant pour tous. J’aime sentir que je peux changer les choses », affirme la jeune fille qui amorcera des études en sciences de la nature au cégep l’automne prochain.
Marie-Pier trouve du plaisir à cumuler les responsabilités, à prendre des décisions, à organiser des activités et à motiver les gens qui l’entourent. « J’ai toujours aimé être le leader d’un groupe. Je me sens très à l’aise de parler devant des gens et j’aime faire participer les autres en leur demandant leur opinion. Je démontre mon sens des responsabilités en tenant absolument à respecter mes engagements, quels qu’ils soient. Les adultes de mon entourage savent qu’ils peuvent compter sur moi! » Ses enseignants la décrivent d’ailleurs comme une jeune femme disciplinée, déterminée et dynamique, ayant une capacité d’apprendre hors du commun.
Cette année, outre le conseil des élèves, Marie-Pier consacre du temps au comité des finissants, tout en faisant partie de l’équipe de volleyball de son école. Elle animera aussi les finales locale et régionale de Secondaire en spectacle qui se tiendront à la polyvalente des Abénaquis. Tout cela en occupant un emploi d’une quinzaine d’heures par semaine!
« En ayant un horaire plutôt chargé, j’ai su m’approprier des méthodes de travail et d’étude efficaces. Je suis capable de gérer mon temps intelligemment. C’est ce qui me permet de bien réussir mes études et de m’impliquer dans de nombreuses activités, tout en restant concentrée, enthousiaste et curieuse. Je m’engage dans un projet seulement si je sais que j’aurai le temps d’y consacrer mon 110 %. »
En janvier dernier, en participant à un voyage de coopération internationale au Pérou, Marie-Pier a vécu une expérience qui a changé sa vie. De son propre aveu, ce séjour lui a permis de se dépasser complètement et de poser un regard différent sur notre mode de vie nord-américain. « Je suis tellement fière de l’avoir fait! », confie-t-elle.
Ce voyage humanitaire était organisé par la maison des jeunes de Saint-Prosper. Un groupe de 13 élèves de 4e et 5e secondaire, accompagné de deux adultes, a rafraîchi pendant 15 jours la peinture d’une école qui accueille des jeunes aux prises avec des déficiences intellectuelles et physiques dans un milieu très défavorisé. Pour Marie-Pier, c’était une façon de leur donner un environnement d’apprentissage adéquat et intéressant.
Pour se préparer à ce séjour au Pérou, elle a cumulé un total de 195 heures de bénévolat, comprenant des activités de financement et de l’aide à la communauté. « Tout au long de l’année 2012, j’ai exploré de multiples aspects de la vie, certains qui m’ont sortie de ma zone de confort, d’autres qui m’ont davantage plu tout de suite. Tout cela a été très gratifiant! Je suis persuadée que j’aurai toujours le goût d’améliorer la société et que mes gestes pourront avoir une portée encore plus grande au fur et à mesure que je gagnerai en expérience », conclut Marie-Pier.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Audrey Moreau
École secondaire de Saint-Charles
À son arrivée au secondaire, Audrey Moreau, une élève de 14 ans de l’école secondaire de Saint-Charles dans Bellechasse, a été obligée, faute d’avoir les acquis nécessaires, d’intégrer un groupe en cheminement particulier. Ralentie dans ses apprentissages en raison de sa dysphasie, Audrey a alors pris conscience que sans efforts, elle ne pourrait réaliser ses rêves. Redoublant d’ardeur, réclamant des travaux supplémentaires et fréquentant de façon assidue les périodes de récupération, elle a fait le pari avec elle-même de joindre le plus rapidement possible le cheminement régulier. Un pari qu’elle a gagné en décembre dernier!
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À son arrivée au secondaire, Audrey Moreau, une élève de 14 ans de l’école secondaire de Saint-Charles dans Bellechasse, a été obligée, faute d’avoir les acquis nécessaires, d’intégrer un groupe en cheminement particulier. Ralentie dans ses apprentissages en raison de sa dysphasie, Audrey a alors pris conscience que sans efforts, elle ne pourrait réaliser ses rêves. Redoublant d’ardeur, réclamant des travaux supplémentaires et fréquentant de façon assidue les périodes de récupération, elle a fait le pari avec elle-même de joindre le plus rapidement possible le cheminement régulier. Un pari qu’elle a gagné en décembre dernier!
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À son arrivée au secondaire, Audrey Moreau, une élève de 14 ans de l’école secondaire de Saint-Charles dans Bellechasse, a été obligée, faute d’avoir les acquis nécessaires, d’intégrer un groupe en cheminement particulier. Audrey a alors pris conscience que sans efforts, elle ne pourrait réaliser ses rêves. Redoublant d’ardeur, réclamant des travaux supplémentaires et fréquentant de façon assidue les périodes de récupération, elle a fait le pari avec elle-même de joindre le plus rapidement possible le cheminement régulier. Un pari qu’elle a gagné en décembre dernier!
« Au primaire, j’avais beaucoup de difficulté en compréhension de textes et cela se reflétait dans toutes mes matières. J’ai même dû reprendre ma 5e année. Quand je suis passée au secondaire, le déclic s’est fait. J’ai relevé mes manches et je me suis mise à étudier comme jamais. Je voulais prouver aux autres et à moi-même que je pouvais être en cheminement régulier », raconte Audrey.
Il faut savoir que la jeune fille souffre de dysphasie, ce qui se traduit par un trouble du langage et qui rend plus difficiles certains apprentissages, comme la compréhension de textes. « Ce qui avantage Audrey par rapport à d’autres jeunes est le fait qu’elle comprend ses difficultés et les accepte. Cela lui permet de s’ouvrir et de vouloir obtenir des conseils. C’est tout à son honneur! », explique Natacha Boulianne, enseignante en adaptation scolaire.
Cela a permis à Audrey de réaliser que le succès ne viendrait pas seul. Elle a alors choisi de s’investir à fond dans ses travaux et leçons. Elle a appris à travailler avec les outils que ses enseignantes lui proposaient et elle a investi facilement de deux à trois heures par jour dans ses études, en plus d’aller en classe. Au cours de sa première année en cheminement particulier, ses efforts lui ont permis d’obtenir tous les acquis en mathématiques. Il ne lui manquait que ceux en français pour intégrer la 1re secondaire.
« En septembre dernier, elle a commencé l’année en cheminement particulier. Elle y a mis tellement d’efforts qu’en seulement trois mois, elle a obtenu tous les acquis en français, ce qui est assez exceptionnel. C’est pourquoi nous l’avons fait passer au régulier en décembre. C’est très rare et elle le mérite. Depuis qu’elle est en 1re secondaire au régulier, ça se passe bien et elle progresse avec succès », indique Mme Boulianne.
Audrey peut être très créative lorsqu’il est question de sa réussite. Cette année, afin de s’aider dans la compréhension de textes, elle a eu l’idée de s’enregistrer sur son iPod chaque fois qu’elle devait lire quelque chose et de s’écouter par la suite. Cela l’aide énormément à comprendre ce qu’elle lit.
Malgré la cadence qu’elle maintient toujours dans ses études, Audrey trouve tout de même le temps de faire partie de la chorale de l’école, avec laquelle elle répète au moins deux midis par cycle afin de participer, éventuellement, à un événement à l’école. Le sport occupe aussi une place importante dans sa vie. Jusqu’à tout récemment, elle suivait des cours de karaté, qu’elle a dû momentanément arrêter pour se consacrer à ses études.
Jeune élève modèle, toujours positive et enjouée, tout en laissant transparaître un brin de timidité, Audrey est particulièrement fière d’elle et du chemin qu’elle a parcouru depuis un an et demi. Plus motivée que jamais, elle voit la réussite de son secondaire non pas comme une simple possibilité, mais bien comme un objectif plus que jamais atteignable.
« Je me dis que si je suis capable, il y a plein d’autres jeunes qui peuvent en faire autant. J’ai persévéré et j’ai réussi à rattraper mon retard. Nous sommes tous capables quand nous y mettons les efforts », indique-t-elle avec sagesse et maturité.
Pour visionner la capsule Radio-Canada d'Audrey Moreau, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Geneviève Laberge
École de la Magdeleine
Depuis trois ans, Geneviève Laberge, élève de 5e secondaire à l’école de la Magdeleine, consacre beaucoup de temps à la gestion du Magasin du monde, un commerce de produits équitables et biologiques à son école. L’ouverture de cette boutique lui a permis de s’engager dans un projet qui lui tient réellement à cœur et l’a conscientisée aux inégalités vécues sur la planète. En plus de la présidence du magasin, Geneviève enseigne le handball et le ski et elle fait partie d’Allô prof, un service gratuit d’aide aux devoirs. Son implication compte aussi un voyage d’aide humanitaire et de la cuisine et du tricot pour des personnes défavorisées!
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Depuis trois ans, Geneviève Laberge, élève de 5e secondaire à l’école de la Magdeleine, consacre beaucoup de temps à la gestion du Magasin du monde, un commerce de produits équitables et biologiques à son école. L’ouverture de cette boutique lui a permis de s’engager dans un projet qui lui tient réellement à cœur et l’a conscientisée aux inégalités vécues sur la planète. En plus de la présidence du magasin, Geneviève enseigne le handball et le ski et elle fait partie d’Allô prof, un service gratuit d’aide aux devoirs. Son implication compte aussi un voyage d’aide humanitaire et de la cuisine et du tricot pour des personnes défavorisées!
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Depuis trois ans, Geneviève Laberge, élève de 5e secondaire à l’école de la Magdeleine, consacre beaucoup de temps à la gestion du Magasin du monde, un commerce de produits équitables et biologiques à son école. L’ouverture de cette boutique lui a permis de s’engager dans un projet qui lui tient réellement à cœur et l’a conscientisée aux inégalités vécues sur la planète. À la fin de l’année scolaire, celle qui assure la présidence du magasin souhaite avoir contribué à favoriser l’utilisation de produits équitables chez les autres élèves, en plus de laisser son commerce à une relève qui en assurera une gestion saine.
« Je fais partie du projet Magasin du monde depuis le premier jour et j’entame ma deuxième année à titre de présidente. Je prends plaisir à montrer l’exemple et à démontrer de l’entrain pour motiver tout le monde. J’adore ce comité, car il m’a fait grandir. Je suis devenue beaucoup plus mature et responsable grâce à cet engagement. Environ 30 jeunes reposent sur mon leadership et sur moi », résume l’adolescente avec fierté.
De fait, la gestion d’un tel commerce demande de l’aplomb et un sens des responsabilités hors de l’ordinaire. En tant que présidente, Geneviève doit guider les autres membres du conseil d’administration et être une source d’inspiration pour eux. Être juste, humaine, compréhensive, tout en demeurant ferme, organisée et visionnaire, voilà des qualités dont Geneviève doit faire preuve afin de parvenir à une gestion adéquate du Magasin du monde. Les enseignants qui chapeautent ce projet ont cependant pleine confiance en elle. Selon eux, peu d’élèves de 17 ans ont assez de leadership pour faire en sorte qu’un tel projet grandisse et prenne de l’ampleur d’année en année.
« Quand tu aimes ce que tu fais, tu t’engages pleinement sans compter les heures! J’adore aider les autres. Je crois que si chacun de nous donnait un petit peu de son temps, le monde pourrait changer du tout au tout. Ce sont ces raisons qui me motivent continuellement à aider les gens », soutient Geneviève.
En s’inscrivant au programme d’éducation internationale, Geneviève savait que l’engagement communautaire ferait partie de son quotidien. Dès la 1re secondaire, elle n’a pas hésité à consacrer de son temps à diverses activités de bénévolat, autant à l’intérieur de l’école (cuisine et tricot pour des personnes défavorisées, entraîneuse de handball) qu’à l’extérieur, notamment en donnant des cours de ski. Cette année, elle fait partie du réseau Allô prof. Ainsi, pendant cinq semaines, trois heures par soir, elle répond par clavardage aux questions d’élèves du primaire et du secondaire qui ont besoin d’aide pour faire leurs devoirs, ce qui lui permet de se sentir utile et de faire une différence dans la vie scolaire de ces jeunes.
L’an dernier, elle a vécu une autre expérience qui a renforcé ses valeurs d’entraide humanitaire. Avec une trentaine d’élèves de son école, elle a pris part à un voyage de coopération internationale de deux semaines en Équateur. « Nous avons cuisiné avec les dames de cette communauté, nettoyé des canalisations d’eau existantes et nous en avons creusé de nouvelles à la main pour que des familles aient accès à l’eau potable. Nous avons eu un effet direct sur le quotidien des habitants de cette communauté en améliorant leur qualité de vie. Ce voyage m’a complètement bouleversée et transformée. J’ai pris conscience que la vraie richesse ne se trouve pas dans les biens matériels, mais dans les valeurs que nous avons à l’intérieur de nous. »
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Lydia Fleury
École Jean-Gauthier
Première ministre au sein du Parlement étudiant de l’école Jean-Gauthier, Lydia Fleury est de celles qui croient en l’importance de s’engager pour rendre la vie étudiante de son école toujours plus attrayante, dynamique et vivante. « C’est notre milieu de vie! Je veux qu’il soit agréable pour tout le monde », déclare l’élève de 5e secondaire. Engagée dans l’organisation d’une multitude d’activités, allant de la fête de l’Halloween à Secondaire en spectacle, en passant par les voyages aux États-Unis, Lydia est un exemple de joie de vivre pour tous ses collègues!
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Première ministre au sein du Parlement étudiant de l’école Jean-Gauthier, Lydia Fleury est de celles qui croient en l’importance de s’engager pour rendre la vie étudiante de son école toujours plus attrayante, dynamique et vivante. « C’est notre milieu de vie! Je veux qu’il soit agréable pour tout le monde », déclare l’élève de 5e secondaire. Engagée dans l’organisation d’une multitude d’activités, allant de la fête de l’Halloween à Secondaire en spectacle, en passant par les voyages aux États-Unis, Lydia est un exemple de joie de vivre pour tous ses collègues!
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Première ministre au sein du Parlement étudiant de l’école Jean-Gauthier, Lydia Fleury est de celles qui croient en l’importance de s’engager pour rendre la vie étudiante de son école toujours plus attrayante, dynamique et vivante. « C’est notre milieu de vie! Je veux qu’il soit agréable pour tout le monde », déclare l’élève de 5e secondaire. Engagée dans l’organisation d’une multitude d’activités, allant de la fête de l’Halloween à Secondaire en spectacle, en passant par les voyages aux États-Unis, Lydia est un exemple de joie de vivre pour tous ses collègues!
« Lydia est toujours souriante, c’est vraiment un plaisir de travailler avec elle », témoigne Élise Audet-Lalancette, technicienne en loisirs à l’école Jean-Gauthier. Si sa bonne humeur lui vient naturellement, Lydia aime la partager avec les gens qui l’entourent. Pour cela, elle s’engage pleinement dans son milieu de vie.
« C’est très important pour moi, explique l’élève. C’est ce qui fait en sorte que j’ai toujours envie de venir à l’école et de m’investir encore plus pour mettre sur pied de nouvelles activités. » Et ces activités sont appréciées des autres élèves! Fête de l’Halloween, fête de Noël, distribution de fleurs à la St-Valentin, participation à Secondaire en spectacle… Ce ne sont pas les idées qui manquent!
« Ces projets sont une occasion pour les élèves de s’amuser et de se détendre à l’extérieur des cours, soutient Lydia. Et je pense que c’est bon pour le sentiment d’appartenance! »
Bien sûr, les engagements de Lydia à titre de ministre du tourisme l’année dernière et de première ministre de l’école cette année la rendent fière, mais ils lui permettent surtout de développer ses forces et de nouvelles aptitudes. « Je me sens beaucoup plus autonome, responsable et polyvalente qu’avant, reconnaît celle qui a reçu le prix Implication lors du gala méritas de son école en 2012. Et je sais que cela sera un atout pour moi dans l’avenir. »
« Lydia a aussi la capacité de responsabiliser les jeunes face à leur rôle dans l’école », poursuit Mme Audet-Lalancette. Ainsi, en plus du Parlement étudiant, Lydia participe activement au comité de la vie scolaire, au sein duquel elle élabore des projets visant à encourager les élèves à prendre soin de leur école et à bien vivre en communauté.
Très engagée dans l’organisation et la promotion des voyages étudiants, Lydia a su se démarquer par son professionnalisme et son sens de l’initiative. « En prévision des rencontres d’information pour les différents voyages, Lydia a conçu un document très complet pour les élèves dans lequel elle a regroupé tout ce qu’il faut savoir avant d’aller aux États-Unis. Elle a aussi sollicité des entreprises privées afin de bonifier le financement des différents projets de voyages, tout en participant à chacune des séances d’information et en assurant un suivi constant auprès des élèves impliqués », raconte Mme Audet-Lalancette.
C’est ce qu’on appelle avoir l’engagement « tatoué sur le cœur »! Outillée devant l’avenir, Lydia entamera bientôt des études collégiales qui devraient la mener, selon ses désirs, vers une carrière de notaire.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Lydia Fleury, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Michel Normand
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il y a des jeunes qui, après avoir été en contact avec la drogue, la délinquance ou de mauvaises fréquentations, ont repris le contrôle de leur vie et de leur réussite. Qu’ont en commun plusieurs d’entre eux? Ils ont croisé la route de Michel Normand, un enseignant en adaptation scolaire chez qui l’engagement et la confiance envers les élèves en difficulté sont inébranlables. À un point tel qu’en raison de la qualité de ses interventions et implications dans le programme de formation en métiers semi-spécialisés, le taux d’absentéisme est passé de 60 % à presque zéro et le taux de diplomation a grimpé à 90 % et même à 98 % dans ses classes.
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À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il y a des jeunes qui, après avoir été en contact avec la drogue, la délinquance ou de mauvaises fréquentations, ont repris le contrôle de leur vie et de leur réussite. Qu’ont en commun plusieurs d’entre eux? Ils ont croisé la route de Michel Normand, un enseignant en adaptation scolaire chez qui l’engagement et la confiance envers les élèves en difficulté sont inébranlables. À un point tel qu’en raison de la qualité de ses interventions et implications dans le programme de formation en métiers semi-spécialisés, le taux d’absentéisme est passé de 60 % à presque zéro et le taux de diplomation a grimpé à 90 % et même à 98 % dans ses classes.
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À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il y a plusieurs histoires de jeunes qui, comme Jessica, Nathan, Audrey ou Philippe (noms fictifs), après avoir été en contact avec la drogue, la délinquance ou de mauvaises fréquentations, ont repris le contrôle de leur vie et de leur réussite. Qu’ont en commun tous ces élèves qui se sont pris en main? Ils ont croisé la route de Michel Normand, un enseignant en adaptation scolaire chez qui l’engagement et la confiance envers les jeunes en difficulté sont inébranlables. « Quand ils arrivent dans ma classe, je leur dis que je leur offre une année de réveil. Et je ne les lâche plus! »
Si, au premier abord, des statistiques éloquentes nous permettent de juger de la qualité des interventions de Michel Normand – dont un taux d’absentéisme qui est passé de 60 % à presque zéro et un taux de diplomation dans le programme de formation en métiers semi-spécialisés qui a grimpé à 90 % et même à 98 % dans ses classes –, c’est aussi beaucoup sur le plan humain que son succès est palpable.
« Lorsqu’un élève prend la peine de s’asseoir devant moi dans ma classe, je me dis qu’il me donne une chance, qu’il me fait un cadeau. J’en profite alors pour le pousser, pour le motiver à se dépasser, ce que peu de gens ont fait avec lui dans sa vie. Puis, quand viennent les premiers succès, aussi petits soient-ils, le jeune commence à changer. Sa posture se modifie, son discours, son timbre de voix, tout change. Il se rend compte qu’il peut y arriver », raconte l’enseignant avec émotion.
M. Normand pense entre autres à Jessica, qui se tenait de plus en plus avec des gangs de rue avant de goûter à la réussite lors d’un stage en garderie. Ou à Nathan, pour qui tout le monde avait baissé les bras, même ses parents, avant qu’il ne se découvre une passion grâce à son stage en restauration. C’est justement en trouvant des stages à ses élèves et en les visitant tous les jours dans leur milieu que M. Normand parvient à créer un lien de confiance et à les aider.
« Une fois, un élève m’a téléphoné deux jours de suite pour me dire qu’il n’irait pas à son stage parce qu’il avait mal à la tête. Je suis allé chez lui le sortir du lit et le reconduire à son stage. Aujourd’hui, il travaille à cet endroit. Le succès, ça vient avec plein de petits gestes », insiste M. Normand.
« Michel n’est pas seulement un travailleur dévoué, voire inlassable, il est avant tout un homme de cœur qui offre le meilleur de lui-même. C’est le cumul de ses petites attentions, ses nombreux projets pour motiver ses élèves et le temps qu’il investit après les heures de cours qui rendent sa carrière si remarquable », affirme Betty Siméon, la directrice adjointe.
Considéré comme un motivateur hors pair, un enseignant fidèle et authentique – ce qui explique probablement pourquoi ses élèves se confient à lui et reviennent régulièrement le saluer et lui parler bien longtemps après leur départ de l’école –, M. Normand est toujours prêt à se battre pour ceux qui forment ses classes. À preuve, ce sont ses longues discussions avec la direction de l’école qui ont permis à ses finissants d’être intégrés à la mosaïque des élèves de 5e secondaire et même de participer au bal de fin d’année.
Avec des collègues de l’école, il a aussi travaillé pour que certains de ses élèves puissent prendre part au programme Pilotez votre succès de la Fondation TRIOOMPH, un organisme qui lutte contre le décrochage scolaire. Quelques-uns ont ainsi pu vivre une journée de rêve au circuit ICAR de Mirabel.
Un geste à la fois, Michel Normand parvient à créer un climat propice à la réussite, un contexte où ses élèves peuvent se rebâtir et retrouver leur estime de soi. « Je ne suis jamais allé dans la classe de Michel. Mais je sais que tous les jeunes qui y entrent en sortent profondément transformés. Ces miracles-là, je les vois dans les yeux de Michel et de ses élèves quand je les croise dans les corridors de l’école », témoigne Charles Pennober, psychologue.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Coop PopNote
L’Odyssée-des-Jeunes
En ouvrant la Coop PopNote en janvier 2011, des enseignantes en adaptation scolaire de l’école L’Odyssée-des-Jeunes à Laval ont voulu démontrer à leurs élèves dysphasiques le lien concret qui existe entre apprentissages scolaires et compétences professionnelles. Spécialisée dans la transformation de papier récupéré en blocs-notes personnalisés, la Coop PopNote permet aux 17 élèves qui y travaillent de développer leurs capacités personnelles et sociales, les préparant à faire face éventuellement au marché du travail. Victime de son succès, l’entreprise étudiante produit plus d’un millier de blocs-notes par an et entrevoit l’avenir avec ambition!
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En ouvrant la Coop PopNote en janvier 2011, des enseignantes en adaptation scolaire de l’école L’Odyssée-des-Jeunes à Laval ont voulu démontrer à leurs élèves dysphasiques le lien concret qui existe entre apprentissages scolaires et compétences professionnelles. Spécialisée dans la transformation de papier récupéré en blocs-notes personnalisés, la Coop PopNote permet aux 17 élèves qui y travaillent de développer leurs capacités personnelles et sociales, les préparant à faire face éventuellement au marché du travail. Victime de son succès, l’entreprise étudiante produit plus d’un millier de blocs-notes par an et entrevoit l’avenir avec ambition!
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« Madame, à quoi ça sert d’apprendre tout ça? Ça ne me servira à rien. » Combien de fois les enseignantes en adaptation scolaire de l’école L’Odyssée-des-Jeunes à Laval ont-elles entendu ce commentaire? C’est justement pour fournir une réponse concrète à ce questionnement que quelques-unes d’entre elles ont choisi de fonder la Coop PopNote, une entreprise scolaire spécialisée dans la transformation de papier récupéré en blocs-notes personnalisés. Résultat : les élèves dysphasiques qui s’y impliquent font maintenant mieux le lien entre apprentissages scolaires et compétences professionnelles!
Être dysphasique, c’est éprouver un trouble d’apprentissage et du développement du langage. Pour plusieurs, cela signifie un perpétuel recommencement dans leur cheminement scolaire, c’est-à-dire la reprise, année après année, du même contenu. Le succès est donc rarement au rendez-vous et la démotivation, sans cesse grandissante. Mais à l’Odyssée-des-Jeunes, un projet a permis de changer les choses!
Exploitée comme une véritable entreprise, la Coop PopNote, qui a vu le jour en janvier 2011, a un conseil d’administration, dont les postes sont occupés par des élèves, et des comités de travail (finances, ressources humaines, marketing et production) à l’intérieur desquels les jeunes ont la responsabilité de différentes tâches. Rapidement, les élèves ont trouvé leur place dans ce projet qui donne une deuxième vie au papier se retrouvant au recyclage.
Les élèves participent aussi grandement à la conception des produits. Pour l’instant, trois formats de blocs-notes sont offerts. Les clients peuvent aussi passer des commandes personnalisées et obtenir des produits en couleur, lignés ou non, avec des images ou un logo, ou même aimantés pour tenir sur le réfrigérateur. Une fois toutes les feuilles du bloc-notes utilisées, le client peut obtenir un crédit sur son prochain achat s’il rapporte le carton qui maintient les feuilles ensemble. Une façon d’encourager la récupération! L’an dernier, les élèves ont ainsi fabriqué plus d’un millier de blocs-notes, et cela pourrait bien aller en s’accroissant avec les années. De quoi sauver de nombreux arbres!
« En fonction des commandes, c’est nous qui faisons la mise en page des blocs-notes à l’ordinateur. Puis nous imprimons, assemblons les pages, collons les feuilles ensemble et les coupons au format souhaité. Pour ma part, depuis que je participe à la coop, j’ai beaucoup plus confiance en moi. Ce que je fais, c’est concret, et cela a du sens pour moi », exprime Lamia Kaddoura, une élève de 13 ans.
« Avec la Coop PopNote, nous avons réussi à outiller nos élèves d’une autre façon. Pour la première fois de ma carrière, je suis en mesure de voir ces jeunes acquérir une autonomie réelle par rapport à leurs apprentissages et à leur développement personnel et social. Ils apprennent dans un contexte réel et démontrent ainsi des capacités insoupçonnées jusqu’à présent », explique avec enthousiasme Manon Denommé, enseignante en mathématiques en adaptation scolaire.
Au début, la Coop PopNote faisait travailler huit élèves. Cette année, considérant le succès du projet et surtout, ses retombées bénéfiques pour les jeunes, la coop compte 17 membres travailleurs, tous dysphasiques.
« Nous sommes légèrement victimes de notre succès. Il y a une demande pour nos produits et les élèves en sont très fiers. Puis, sur le plan personnel, c’est une immense victoire pour eux. Lors des périodes de coop, personne n’est absent. Ils travaillent ensemble, s’entraident, trouvent des solutions. Ces comportements étaient absents chez nos jeunes avant ce projet. C’est une expérience incroyable afin de les préparer à faire face, éventuellement, au marché du travail », indique Annie Lévesque, éducatrice spécialisée.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Nancy Auclair
École secondaire des Grandes-Marées
Pour Nancy Auclair, enseignante en éthique et culture religieuse, chaque élève qui passe par l’école secondaire des Grandes-Marées a le pouvoir de faire la différence dans son milieu scolaire et dans la communauté. C’est cette conviction qui l’amène à lancer toutes sortes d’initiatives capables de rassembler les jeunes de tous les âges et de leur faire ressentir la fierté de prendre part à un projet positif. D’un programme qui favorise l’intégration des élèves de 1re secondaire au service de distribution d’uniformes pour les jeunes moins favorisés, Nancy Auclair multiplie les projets valorisants et utiles, tout en répandant le bonheur autour d’elle.
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Pour Nancy Auclair, enseignante en éthique et culture religieuse, chaque élève qui passe par l’école secondaire des Grandes-Marées a le pouvoir de faire la différence dans son milieu scolaire et dans la communauté. C’est cette conviction qui l’amène à lancer toutes sortes d’initiatives capables de rassembler les jeunes de tous les âges et de leur faire ressentir la fierté de prendre part à un projet positif. D’un programme qui favorise l’intégration des élèves de 1re secondaire au service de distribution d’uniformes pour les jeunes moins favorisés, Nancy Auclair multiplie les projets valorisants et utiles, tout en répandant le bonheur autour d’elle.
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Pour Nancy Auclair, enseignante en éthique et culture religieuse, chaque élève qui passe par l’école secondaire des Grandes-Marées a le pouvoir de faire la différence dans son milieu scolaire et dans la communauté. C’est cette conviction qui l’amène à lancer toutes sortes d’initiatives capables de rassembler les jeunes de tous les âges et de leur faire ressentir la fierté de prendre part à un projet positif. D’un programme qui favorise l’intégration des élèves de 1re secondaire au service de distribution d’uniformes pour les jeunes moins favorisés, en passant par un projet qui fait réfléchir les élèves sur la qualité de leurs relations personnelles, Nancy Auclair multiplie les projets valorisants et utiles, tout en répandant le bonheur autour d’elle.
Comment aider les élèves qui font leur entrée dans l’école à s’intégrer plus facilement? Par un programme de parrainage qui permet à un « grand de 5e secondaire » de prendre sous son aile « un jeune de 1re secondaire ». La direction de l’école a été tellement emballée par le projet de Mme Auclair qu’elle a décidé de l’inscrire dans son plan de réussite et d’en faire une priorité. Un enthousiasme partagé par les élèves, puisque plus de 50 d’entre eux se sont portés volontaires pour parrainer un plus jeune, soit deux fois plus que le nombre de participants auquel l’enseignante s’attendait!
Mais pour elle, le bonheur et la fierté viennent aussi par l’entraide. Il y a quelques années, l’école a instauré le port d’un chandail obligatoire en guise d’uniforme. Voyant que plusieurs élèves n’avaient pas l’occasion d’en avoir plusieurs en raison de la situation financière délicate de leur famille, elle a mis en place un service de distribution de chandails. Elle a demandé aux finissants de donner les leurs, s’ils le voulaient, pour les offrir à d’autres élèves qui en avaient besoin. En juin, elle recueille les vêtements, les trie et les lave pour être prête à les distribuer dès la rentrée. Mine de rien, ce sont entre 50 et 60 jeunes qui bénéficient du coup de pouce chaque année.
Au-delà du matériel, il y a les liens entre les personnes. Particulièrement à l’adolescence, alors que les relations amoureuses et amicales prennent une grande place dans la vie des jeunes. Avec le « Couloir de l’amour », les élèves ont l’occasion de réfléchir à la question et d’aborder le sujet ouvertement. Ainsi, pendant la période de la Saint-Valentin, ceux de 5e secondaire sont invités à décorer leur corridor et à concevoir des messages et des panneaux qui expriment leur vision de ce que sont des relations saines. En réfléchissant à ce qui est acceptable ou non du côté des relations amoureuses, les jeunes jettent des bases solides sur lesquelles ils pourront construire des relations équilibrées et respectueuses.
Pour celle qu’on appelle gentiment « Maman Nancy », l’engagement a lieu au jour le jour, avec de petits gestes qui font une grande différence. Une collation « au cas où ». Une assiette de sucre à la crème. Des photocopies pour les collègues. Des décorations lors d’événements spéciaux. Une salle de classe ouverte pour recevoir les élèves qui ont envie de discuter ou de manger dans la tranquillité. Un compliment. Un encouragement. Une présence.
Petit à petit, Nancy Auclair sème la bonté et récolte des sourires et du bonheur. Et elle fait tout cela sans rien attendre en retour. Si on lui demande comment elle y parvient, elle n’aura que de bons mots pour la direction de l’école et pour ses collègues, qui lui offrent un appui de tous les instants, et pour les élèves, qui prennent part aux projets avec autant d’enthousiasme. « Pour moi, enseigner, ce n’est pas seulement un métier, mais bien une façon de vivre. Je n’ai jamais regretté d’avoir dépassé le cadre de mon enseignement. Ça rapporte tellement en joie et en bonheur pour tous. »
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Nancy Auclair, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Dédévoués en action
École secondaire Camille-Lavoie
Lorsqu’un événement tragique survient, deux choix s’offrent à nous : en subir les contrecoups et s’affaisser, ou en faire un tremplin pour apprendre, grandir et améliorer le monde… Les membres du projet Dédévoués en action de l’école secondaire Camille-Lavoie ont clairement choisi la deuxième option. C’est donc avec un courage exemplaire qu’à la suite du suicide d’une de leurs amies, alors qu’ils étaient en 1re secondaire, une dizaine de jeunes ont décidé de mettre en place des activités de sensibilisation auprès des élèves et dans la communauté. Un projet qu’ils auront porté fièrement tout au long de leurs études secondaires.
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Lorsqu’un événement tragique survient, deux choix s’offrent à nous : en subir les contrecoups et s’affaisser, ou en faire un tremplin pour apprendre, grandir et améliorer le monde… Les membres du projet Dédévoués en action de l’école secondaire Camille-Lavoie ont clairement choisi la deuxième option. C’est donc avec un courage exemplaire qu’à la suite du suicide d’une de leurs amies, alors qu’ils étaient en 1re secondaire, une dizaine de jeunes ont décidé de mettre en place des activités de sensibilisation auprès des élèves et dans la communauté. Un projet qu’ils auront porté fièrement tout au long de leurs études secondaires.
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Lorsqu’un événement tragique survient, deux choix s’offrent à nous : en subir les contrecoups et s’affaisser, ou en faire un tremplin pour apprendre, grandir et améliorer le monde… Les membres du projet Dédévoués en action de l’école secondaire Camille-Lavoie ont clairement choisi la deuxième option. C’est donc avec un courage exemplaire qu’à la suite du suicide d’une de leurs amies, alors qu’ils étaient en 1re secondaire, une dizaine de jeunes ont décidé de mettre en place des activités de sensibilisation auprès des élèves et dans la communauté. Un projet qu’ils auront porté fièrement tout au long de leurs études secondaires.
« Le suicide de notre amie en 2009 nous a énormément bouleversés », se souvient Mélodie Simard, aujourd’hui en 5e secondaire. Un événement qui a ébranlé toute une école, toute une communauté. « À ce moment-là, poursuit Guylaine Gagnon, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire, les jeunes sont venus me voir parce qu’ils voulaient faire quelque chose. »
« Nous sentions le besoin de nous vouer à la prévention du suicide, mais nous voulions le faire de façon positive », précise Mélodie. Un mois suivant les funérailles de leur amie, les élèves organisaient une marche dans la ville avec des affiches rappelant l’importance de demander de l’aide dans l’épreuve. C’est là qu’est né Dédévoués en action, dont le nom a été inspiré par le chanteur Dédé Fortin, qui s’est lui-même enlevé la vie. Depuis, les membres du projet organisent chaque année une multitude d’activités visant à propager des messages et des intentions positives dans leur milieu. « Par exemple, explique Mélodie, nous avons déjà tenu un kiosque sur les passions afin de démontrer aux autres élèves comment elles peuvent être un facteur de protection dans les moments plus difficiles. »
Les membres du projet ont également conçu un tableau magnétique sur lequel on retrouve les différents numéros de téléphone des services d’aide offerts aux jeunes autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’école. Une initiative pour laquelle l’équipe a d’ailleurs reçu le prix Reconnaissance Jeunesse du Carrefour Jeunesse-Emploi en 2012. « Presque tous les parents de l’école ont maintenant un de ces tableaux magnétiques sur leur réfrigérateur! », ajoute Mme Gagnon.
« Le suicide est un phénomène malheureusement trop fréquent dans notre société, constate Mélodie. C’est pourquoi nous n’avons jamais cessé la sensibilisation avec Dédévoués en action. Chaque semaine, pour ne pas dire chaque jour, nous nous retrouvons pour échanger et travailler sur différents projets. » Plus récemment, les élèves ont organisé un « midi sourire » avec un auteur-compositeur de l’école et ont confectionné une murale de pensées positives, exposée dans l’établissement depuis l’activité.
« Tous ces projets contribuent à égayer le quotidien des gens de l’école et nous croyons que cela peut avoir un effet bénéfique sur la vie des jeunes, soutient l’élève. Nous sommes conscients que nous ne faisons pas de miracles! Mais de petits gestes et des pensées positives peuvent souvent donner de grands résultats dans les cœurs. »
Devant la perte tragique d’une amie, ces jeunes ont choisi l’engagement pour se réconforter, passer leur message d’espoir, s’accomplir et grandir. Projet unique, né du désir de vivre, Dédévoués en action aura sans contredit permis à toute une communauté de s’inspirer de la force de la jeunesse.
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FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Jeune Coop Club Otaku
École Paul-Hubert
Pour étancher leur soif de mangas, sept jeunes passionnés de ces bandes dessinées japonaises ont eu l’idée, fortement inspirés par la technicienne en documentation Julie Pigeon, de fonder la Jeune Coop Club Otaku. Avec la collaboration de la direction de l’école Paul-Hubert à Rimouski, ils ont ainsi transformé un local en un véritable temple de la culture manga où se rencontrent les connaisseurs et amateurs afin d’échanger, de lire un des 600 ouvrages que compte la collection, de visionner un anime ou même de déguster un thé ou une collation japonaise. Le succès est tel que le Club Otaku pourrait même ouvrir une succursale au cégep de Rimouski!
Textes de présentation Texte court
Pour étancher leur soif de mangas, sept jeunes passionnés de ces bandes dessinées japonaises ont eu l’idée, fortement inspirés par la technicienne en documentation Julie Pigeon, de fonder la Jeune Coop Club Otaku. Avec la collaboration de la direction de l’école Paul-Hubert à Rimouski, ils ont ainsi transformé un local en un véritable temple de la culture manga où se rencontrent les connaisseurs et amateurs afin d’échanger, de lire un des 600 ouvrages que compte la collection, de visionner un anime ou même de déguster un thé ou une collation japonaise. Le succès est tel que le Club Otaku pourrait même ouvrir une succursale au cégep de Rimouski!
Texte long
Pour étancher leur soif de mangas, sept jeunes passionnés de ces bandes dessinées japonaises ont eu l’idée, fortement inspirés par la technicienne en documentation Julie Pigeon, de fonder la Jeune Coop Club Otaku. Avec la collaboration de la direction de l’école Paul-Hubert à Rimouski, ils ont ainsi transformé un local en un véritable temple de la culture manga où se rencontrent les connaisseurs et amateurs afin d’échanger, de lire un des 600 ouvrages que compte la collection, de visionner un anime ou même de déguster un thé ou une collation japonaise.
« Nous sommes plusieurs à l’école à adorer les mangas. Quand nous avons voulu en avoir plus à la bibliothèque, Mme Pigeon nous a plutôt encouragés à créer, sous forme de coopérative, un club consacré à l’acquisition d’ouvrages mangas. Rapidement, nous nous sommes organisés et, entre le début de l’année scolaire et la mi-octobre 2011, nous avons ouvert les portes du Club Otaku », raconte l’élève de 5e secondaire Marie Chabot, aussi présidente et porte-parole de la coopérative.
Pour ceux qui peinent à imaginer ce qu’est la culture manga, il suffit de penser aux Pokémon et Dragonball ou, pour les plus vieux, à Minifée, Candy ou Rémi sans famille. Bref, à toutes ces bandes dessinées et à ces dessins animés où les personnages ont de grands yeux et de petits pieds.
« Au départ, la coop a pu compter sur le don d’une collection d’environ 60 livres pour amorcer ses activités. Aujourd’hui, elle en possède plus de 600. Les élèves se sont tellement impliqués sur tous les plans que c’en est devenu inspirant. Ils ont mis de nombreuses heures à décorer le local, à remplir les étagères, à aménager le coin lecture avec des fauteuils et à s’approvisionner pour la vente de produits », indique Mme Pigeon, qui supervise le local deux midis par semaine.
Comme il s’agit d’une coopérative, les personnes qui souhaitent en faire partie doivent acquitter leur part sociale en donnant une œuvre manga ou l’équivalent en dollars pour permettre d’en acquérir une. Un moyen très original de constituer la collection!
« Nous ne nous sommes toutefois pas contentés de ça pour créer notre collection. Avec les profits de la vente de produits et les bourses que nous avons gagnées, dont celle du Concours québécois en entrepreneuriat, nous investissons dans l’achat de livres neufs et usagés », indique Marie.
Pour l’instant, le Club Otaku compte une quarantaine de membres, dont certains font partie du personnel de l’école. Il y a aussi d’autres élèves qui se rendent au local du club par curiosité et qui découvrent ainsi la culture manga. Mais s’ils ne sont pas membres, ils ne peuvent profiter de la collection, une façon d’accroître le nombre d’adhésions à la coop.
« C’est devenu un véritable lieu d’échanges et de rencontres intergénérationnelles. Le point commun de tous, c’est la passion pour les mangas. Parfois, nous faisons même des visionnements d’animes, des dessins animés mangas. Nous avons tout l’équipement qu’il faut et même des ordinateurs pour faire des recherches », ajoute Marie.
Le succès et l’originalité du projet sont tels que le cégep de Rimouski a montré de l’intérêt pour le Club Otaku. Comme de nombreux membres de la coop prennent le chemin du collégial, il y a fort à parier que ce n’est qu’une question de temps avant qu’une succursale du Club Otaku y ouvre ses portes.
« Nous sommes très fiers de nous. Cela prouve que les jeunes sont capables de créer des projets de toutes pièces et d’en faire un succès. Ça nous a aussi permis de nous découvrir des qualités entrepreneuriales. Il ne nous reste qu’à assurer la viabilité de la coop en formant d’autres élèves plus jeunes afin qu’ils prennent notre place et fassent vivre ce projet encore plusieurs années », termine Marie.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Simon Turgeon
École secondaire de Saint-Damien
Joueur de volleyball juvénile AAA extrascolaire et aussi pour l’équipe de l’école secondaire de Saint-Damien, footballeur avec l’équipe de l’école voisine, athlète de grand talent en cross-country, Simon Turgeon peut passer pour un élève de 5e secondaire à qui tout réussit. Pourtant, malgré ses prouesses sportives, rien n’a jamais été gagné pour lui lorsque venait le temps de parler de succès scolaire. Dysphasique et dyslexique, Simon a toujours dû mettre les bouchées doubles afin de maintenir la cadence. Aujourd’hui, à la veille de terminer son secondaire, résultat d’un travail acharné et constant, il entrevoit l’avenir avec ambition et c’est en grande partie à sa passion pour le sport qu’il le doit.
Textes de présentation Texte court
Joueur de volleyball juvénile AAA extrascolaire et aussi pour l’équipe de l’école secondaire de Saint-Damien, footballeur avec l’équipe de l’école voisine, athlète de grand talent en cross-country, Simon Turgeon peut passer pour un élève de 5e secondaire à qui tout réussit. Pourtant, malgré ses prouesses sportives, rien n’a jamais été gagné pour lui lorsque venait le temps de parler de succès scolaire. Dysphasique et dyslexique, Simon a toujours dû mettre les bouchées doubles afin de maintenir la cadence. Aujourd’hui, à la veille de terminer son secondaire, résultat d’un travail acharné et constant, il entrevoit l’avenir avec ambition et c’est en grande partie à sa passion pour le sport qu’il le doit.
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Joueur de volleyball juvénile AAA extrascolaire et aussi pour l’équipe de l’école secondaire de Saint-Damien, footballeur avec l’équipe de l’école voisine, athlète de grand talent en cross-country, Simon Turgeon peut passer pour un élève de 5e secondaire à qui tout réussit. Pourtant, malgré ses prouesses sportives, rien n’a jamais été gagné pour lui lorsque venait le temps de parler de succès scolaire. Dysphasique et dyslexique, Simon a toujours dû mettre les bouchées doubles afin de maintenir la cadence. Aujourd’hui, à la veille de terminer son secondaire, résultat d’un travail acharné et constant, il entrevoit l’avenir avec ambition et c’est en grande partie à sa passion pour le sport qu’il le doit.
À son arrivée au primaire, Simon éprouvait d’énormes difficultés de langage et de lecture. Il a rapidement été pris en charge, et le diagnostic de dysphasie et de dyslexie n’a pas tardé à confirmer les raisons de ses problèmes d’apprentissage. Obligé de reprendre sa 1re année, Simon amorçait un parcours scolaire qui s’annonçait pénible. Pourtant, contre toute attente, avec l’aide précieuse de divers intervenants, l’appui constant de ses parents et surtout, une volonté rare chez un jeune enfant, Simon est progressivement parvenu à mieux vivre avec ses difficultés et à se doter de moyens stratégiques facilitant ses apprentissages, surtout en ce qui concerne le français et l’anglais, des matières très problématiques pour lui.
« Très jeune, je me demandais toujours pourquoi c’était si facile pour d’autres, alors que c’était tellement compliqué pour moi. Je ne voulais pas être différent. J’ai donc appris à travailler très fort, plus que les autres, et cela m’a permis de poursuivre mes études au cheminement régulier. La pratique de nombreux sports à l’école m’a aussi beaucoup aidé à garder un équilibre et à rester concentré. Cette année, je vais pouvoir finir mon secondaire et j’en suis très fier », indique le garçon de 17 ans.
Cette performance assez exceptionnelle pour un élève vivant avec une dysphasie sévère et une dyslexie n’est pas du tout le fruit du hasard. Car si les différents enseignants qui ont croisé la route de Simon s’entendent pour affirmer qu’il est un exemple de persévérance, il y a des raisons à cela. Entre autres, il n’est pas rare de trouver Simon, très tôt le matin, attablé à la cafétéria pour étudier. De l’apercevoir dans la cour d’école, lors des heures de dîner, en train d’avancer ses travaux. Ou de le voir fréquenter sur une base régulière les périodes de récupération.
« Cela fait 15 ans que je suis à la direction et je n’ai pas vu ça souvent, un élève aussi engagé dans ses études que Simon. Ses habitudes de travail sont tout simplement exemplaires. Il ne renonce jamais, pose des questions et est toujours à l’écoute. Chez lui, le matin, il se lève souvent vers 5 h pour étudier jusqu’à son départ pour l’école. En faisant cela, il gagne du temps et peut se consacrer à ses activités sportives », explique Bernard Pouliot, directeur de l’école secondaire.
Il faut comprendre que les différentes équipes sportives dont Simon fait partie lui demandent plusieurs heures d’entraînement par semaine. À cela s’ajoutent ses participations aux activités sportives du dîner, quand il le peut, et aussi, tout le temps qu’il prend pour aider ses parents à la ferme familiale.
« L’an prochain, je ferai un DEP en production acéricole. Mes parents possèdent une érablière et je pourrai apprendre le métier. Je vais en quelque sorte prendre une pause de l’école régulière. Mais j’y retournai ensuite parce que je veux faire mes études collégiales et peut-être plus. J’aimerais vraiment devenir enseignant en éducation physique. C’est mon rêve. Avec tous les efforts que j’ai mis dans mes études, je crois que je peux y parvenir », conclut-il.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Maxime Charland
École secondaire Gérard-Fillion
Il y a quelque temps, le nom de Maxime Charland était associé à l’échec. En fait, jusqu’à ce qu’il apprenne en 3e secondaire qu’il doublait son année. Pour cet élève intelligent et fort allumé, c’était l’équivalent de toucher le fond du baril. Les choses ont alors changé. « C’est là que j’ai décidé de m’impliquer dans mon cheminement et de prendre en main ma destinée. » Depuis, il a fait du bénévolat, s’est impliqué au sein d’une collecte de fonds, il participe à un concert musical, écrit un roman et se fait porte-parole de Florès, un programme mis sur pied à l’école secondaire Gérard-Filion et qui lui a donné des ailes.
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Il y a quelque temps, le nom de Maxime Charland était associé à l’échec. En fait, jusqu’à ce qu’il apprenne en 3e secondaire qu’il doublait son année. Pour cet élève intelligent et fort allumé, c’était l’équivalent de toucher le fond du baril. Les choses ont alors changé. « C’est là que j’ai décidé de m’impliquer dans mon cheminement et de prendre en main ma destinée. » Depuis, il a fait du bénévolat, s’est impliqué au sein d’une collecte de fonds, il participe à un concert musical, écrit un roman et se fait porte-parole de Florès, un programme mis sur pied à l’école secondaire Gérard-Filion et qui lui a donné des ailes.
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Il y a quelque temps, le nom de Maxime Charland était associé à l’échec. Jusqu’à ce qu’il apprenne en 3e secondaire qu’il doublait son année. Pour cet élève intelligent et fort allumé, c’était l’équivalent de toucher le fond du baril. « C’est là que j’ai décidé de m’impliquer dans mon cheminement et de prendre en main ma destinée. » Depuis, il a fait du bénévolat, s’est impliqué au sein d’une collecte de fonds, il participe à un concert musical, écrit un roman et se fait porte-parole de Florès, un programme mis sur pied à l’école secondaire Gérard-Filion et qui lui a donné des ailes.
« Je ne pensais jamais être choisi », lance d’emblée Maxime Chartrand en apprenant qu’il est l’élève persévérant de la semaine Forces AVENIR. Une fois l’émotion passée, il a dit comprendre : « Si j’ai gagné, c’est parce que je suis chanceux! On dirait que depuis un certain temps, mes projets tournent toujours du côté positif. » Puis, il réalise que ce n’est pas le facteur chance qui a joué en sa faveur. « Depuis que j’ai décidé de changer d’attitude et de m’impliquer dans mes études, non seulement ça fonctionne, mais je me sens plus heureux! »
Pour Maxime, tout a pris naissance lorsqu’il s’est inscrit à Florès, un programme mis sur pied à l’école secondaire Gérard-Filion et qui vise à répondre aux besoins particuliers de certains élèves afin de leur permettre de vivre un éclatant succès. Chaque année, un maximum de 24 élèves présentant des difficultés d’intégration dans un cadre d’enseignement traditionnel se voient offrir une pédagogie novatrice, mais préconisée dans la réforme de l’éducation. Chez Maxime, cette méthode de pédagogie par projet a connu un grand succès. « Avant, j’étais désorganisé et non seulement je n’avais aucune idée de mon problème, mais j’avais encore bien moins de solution. J’ai coulé en 3e secondaire et ça m’a donné un choc! Maintenant, je me sens équipé pour affronter le reste de mon secondaire, le cégep et l’université. J’ai un peu peur de l’inconnu, mais je sais que je vais réussir! Mes cousines m’inspirent à faire des études supérieures et comme peu d’hommes ont eu accès à l’éducation dans ma famille, j’aimerais bien être le premier à y arriver. »
Actuellement, la moyenne générale de Maxime tourne autour de 80 %, ce qui le rend très fier. Ce qui a réellement fait une différence pour le jeune homme qui est en 4e secondaire au régulier, c’est d’avoir eu une tutrice, Carole Legault, qui a cru en lui. « J’ai montré de bonnes aptitudes, notamment avec d’excellents résultats en mathématiques. Par exemple, quand j’avais terminé mes travaux, Mme Legault me permettait d’utiliser l’ordinateur. C’était la première fois que j’avais des privilèges à l’école. J’ai compris que dans la vie, si j’étais à mon affaire et que je réussissais, j’aurais aussi des privilèges. C’est la voie que j’ai choisie. »
Mme Legault garde un excellent souvenir du passage de Maxime dans son groupe. « C’est un leader naturel, un garçon d’une grande intelligence et d’une fine curiosité intellectuelle. Il s’intéresse à tout et a quelque chose à raconter sur plusieurs sujets. À l’école, il réussit à motiver les autres. Il est capable d’écoute, ce qui fait qu’il arrive à nourrir une conversation. » Maxime, qui a touché à tout, a même appris à apprécier la musique et le théâtre. « Sans Florès, je n’aurais jamais mis les pieds au théâtre. Maintenant, si j’en ai la chance, j’y retournerai! »
Quand on lui parle d’une future carrière, Maxime aimerait beaucoup écrire des romans, mais sa passion pour les jeux vidéo semble prendre le dessus. « Je veux devenir concepteur-idéateur. Cet été, j’aimerais faire un stage dans une grande entreprise puis commencer à y travailler quand le temps sera venu. En attendant, j’améliore mon français et mon anglais, car si une compagnie se retrouve devant deux candidats, je tiens à ce que ce soit moi le meilleur! » Comme quoi des échecs peuvent être le moteur pour permettre de foncer vers la réussite!
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Jean-Benoît Tremblay
École Jean-Gauthier
Pour Jean-Benoît Tremblay, élève de 5e secondaire à l’école Jean-Gauthier, le sport représente une source inépuisable de motivation, de dépassement et de réussite. « Non seulement le sport m’accroche à l’école, mais en me permettant d’être plus concentré, il m’aide aussi à réussir mes études. » Joueur de basketball depuis sa première année au secondaire, Jean-Benoît a à son actif plusieurs engagements sportifs majeurs dont trois participations à un tour du lac Saint-Jean en vélo. Son prochain défi? Le Grand Défi Pierre Lavoie, en prévision duquel il s’entraîne plusieurs fois par semaine. Tout cela sans compter le temps et les efforts qu’il investit quotidiennement dans la réussite de ses études!
Textes de présentation Texte court
Pour Jean-Benoît Tremblay, élève de 5e secondaire à l’école Jean-Gauthier, le sport représente une source inépuisable de motivation, de dépassement et de réussite. « Non seulement le sport m’accroche à l’école, mais en me permettant d’être plus concentré, il m’aide aussi à réussir mes études. » Joueur de basketball depuis sa première année au secondaire, Jean-Benoît a à son actif plusieurs engagements sportifs majeurs dont trois participations à un tour du lac Saint-Jean en vélo. Son prochain défi? Le Grand Défi Pierre Lavoie, en prévision duquel il s’entraîne plusieurs fois par semaine. Tout cela sans compter le temps et les efforts qu’il investit quotidiennement dans la réussite de ses études!
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Pour Jean-Benoît Tremblay, élève de 5e secondaire à l’école Jean-Gauthier, le sport représente une source inépuisable de motivation, de dépassement et de réussite. « Non seulement le sport m’accroche à l’école, mais en me permettant d’être plus concentré, il m’aide aussi à réussir mes études. » Joueur de basketball depuis sa première année au secondaire, Jean-Benoît a à son actif plusieurs engagements sportifs majeurs dont trois participations à un tour du lac Saint-Jean en vélo. Son prochain défi? Le Grand Défi Pierre Lavoie, en prévision duquel il s’entraîne plusieurs fois par semaine. Tout cela sans compter le temps et les efforts qu’il investit quotidiennement dans la réussite de ses études!
« Si je ne mettais pas les efforts nécessaires, je ne réussirais pas à l’école. Ce n’est pas toujours facile, mais je ne lâche pas, parce que c’est important pour moi », déclare Jean-Benoît. Pour cet élève de 5e secondaire, la persévérance est une réalité quotidienne qui se manifeste autant dans ses études que dans le sport.
« La persévérance, pour moi, c’est de se donner des objectifs et de mettre beaucoup d’efforts pour les atteindre. » Et le sport aura été pour Jean-Benoît une excellente « école » de la persévérance. Joueur et assistant-entraîneur au sein de l’équipe de basketball de l’école, Jean-Benoît a rapidement découvert les liens qui existent entre la réussite sportive et la réussite scolaire. « Je me suis toujours dépassé dans le sport parce que j’aime la satisfaction que cela procure », reconnaît celui qui a ensuite cherché à mettre en application dans ses études les techniques de persévérance apprises dans le sport.
« Dans les deux domaines, je me donne des objectifs clairs, que je m’engage ensuite à réaliser », précise-t-il. Le français étant sa bête noire, il y a ainsi consacré plusieurs heures d’étude et de récupération les midis à l’école. Une persévérance payante! Alors qu’il obtenait à peine la note de passage dans cette matière au début de ses études secondaires, il a été gratifié d’un merveilleux 94 % à l’automne 2012! « Je ressens en français la même satisfaction qui me remplit lorsque j’atteins de bons résultats dans les sports. »
L’engagement sportif de Jean-Benoît l’aide aussi à se sentir bien dans sa peau, à libérer les tensions et à profiter d’une meilleure concentration en classe. « Ça me permet de donner mon 110 % dans toutes les sphères de ma vie! », raconte le jeune homme qui entreprendra bientôt des études en soins infirmiers. « Je choisis cette carrière parce que ma santé et celle des autres me tiennent à cœur. »
Jean-Benoît ne se considère pas comme un grand athlète, mais les efforts qu’il investit et les résultats qu’il obtient dans le sport lui ont démontré à quel point la persévérance mène loin. Comme au championnat régional de basketball que son équipe a remporté en 2012 ou en réalisant le Grand Défi Pierre Lavoie.
« À l’école, je suis encadré par le personnel enseignant dans tout ce que je fais. Je sais aussi prioriser les bonnes personnes autour de moi pour m’encourager et suivre mon cheminement de très près. » Pas de doute, Jean-Benoît Tremblay a choisi le chemin du dépassement et de la persévérance. Un chemin qui mène tout droit vers la réussite!
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
William Enlow
Séminaire des Pères Maristes
Faire la tournée du Québec pour promouvoir les Cadets de la Marine royale canadienne, vivre une expérience de matelot en Colombie-Britannique, participer à la finale provinciale de l’Expo-sciences deux années consécutives, faire partie de l’équipe d’athlétisme et de cross-country de l’école, offrir son temps à de nombreux organismes et, pourquoi pas, apprendre la cornemuse et l’allemand! Voilà quelques-uns des projets dans lesquels William Enlow, élève de 5e secondaire au Séminaire des Pères Maristes, a choisi de s’investir afin d’exploiter son potentiel. Comme il le dit si bien, « ça prend des défis si on veut progresser »!
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Faire la tournée du Québec pour promouvoir les Cadets de la Marine royale canadienne, vivre une expérience de matelot en Colombie-Britannique, participer à la finale provinciale de l’Expo-sciences deux années consécutives, faire partie de l’équipe d’athlétisme et de cross-country de l’école, offrir son temps à de nombreux organismes et, pourquoi pas, apprendre la cornemuse et l’allemand! Voilà quelques-uns des projets dans lesquels William Enlow, élève de 5e secondaire au Séminaire des Pères Maristes, a choisi de s’investir afin d’exploiter son potentiel. Comme il le dit si bien, « ça prend des défis si on veut progresser »!
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Faire la tournée du Québec pour promouvoir les Cadets de la Marine royale canadienne, vivre une expérience de matelot en Colombie-Britannique, participer à la finale provinciale de l’Expo-sciences deux années consécutives, faire partie de l’équipe d’athlétisme et de cross-country de l’école, offrir son temps à de nombreux organismes et, pourquoi pas, apprendre la cornemuse et l’allemand! Voilà quelques-uns des projets dans lesquels William Enlow, élève de 5e secondaire au Séminaire des Pères Maristes, a choisi de s’investir afin d’exploiter son potentiel. Comme il le dit si bien, « ça prend des défis si on veut progresser »!
Du sourire plein la voix, William Enlow se décrit comme un garçon rempli de détermination qui va toujours au bout de ce qu’il entreprend. Et tout ce qu’il entreprend, il le fait par choix. Rien ne lui est imposé. Quand il s’engage, il le fait en toute connaissance de cause, ce qui lui donne la motivation de terminer ce qu’il commence.
« Il y a toutefois eu une petite exception. Il y a quatre ans, ce sont mes parents qui ont insisté pour me faire connaître les Cadets de la Marine royale canadienne. Eux-mêmes ont fait partie de la Réserve navale et ils voulaient que je découvre cet univers. J’y ai vite pris goût et c’est moi qui ai décidé de poursuivre », précise le garçon de 17 ans en riant.
Rapidement, William y a fait ses preuves. Saxophoniste, il a été intégré dans la troupe de musique. En 2011, il a atteint le plus haut niveau musical du programme des cadets, soit le niveau V. Ses prouesses lui ont d’ailleurs permis d’obtenir le mandat de superviser le groupe musical. L’été dernier, il a été invité à se joindre à un groupe de musiciens d’élite pour faire une tournée provinciale et ainsi promouvoir les cadets. En octobre 2012, il a aussi fait partie des 180 cadets privilégiés qui ont vécu une expérience de matelot en mer à Esquimalt, en Colombie-Britannique.
Les sciences occupent également une part importante dans la vie de William. L’an dernier, l’élève et un collègue ont présenté, dans le cadre de la finale régionale de la Super Expo-sciences Hydro-Québec, le prototype d’un séchoir à aliments solaire. Cela leur a valu une participation à la finale provinciale. Cette année, William a récidivé, seul cette fois, en explorant un processus de production d’anticorps humains à partir de plantes. Encore une fois, son travail lui a permis de se rendre à la finale québécoise.
« Ce procédé existe déjà, mais il n’est pas encore approuvé au pays. J’ai travaillé à partir d’un système qui permettrait de développer des anticorps humains afin de lutter contre le cancer de la lymphe. Les sciences me passionnent et j’aimerais faire carrière dans ce domaine », indique William.
À l’école, en plus de maintenir une moyenne générale surpassant 90 %, William met pleinement à profit ses talents artistiques et sportifs. Entre autres, il fait partie du stage band, a offert une prestation lors du concours Secondaire en spectacle, participe à chaque jam de musique et agit même comme technicien de salle lors de différents événements. Ajoutons qu’il a surpris tout le monde en participant à un concours nord-américain de poésie, où deux de ses créations ont été sélectionnées et publiées. Du côté sportif, outre sa présence depuis cinq ans au sein de l’équipe d’athlétisme de l’école, avec laquelle il se spécialise dans la course de 400 et 800 mètres, son brio au cross-country lui a permis d’accéder au championnat régional l’an dernier.
« Quand je vois d’autres jeunes perdre leur temps et ne pas exploiter leur potentiel, cela m’attriste. Je crois qu’il faut explorer, aller au bout de nos talents. Par exemple, quand on me sollicite pour offrir de mon temps, comme avec la Fondation canadienne du rein ou la Course à la vie CIBC, et que je trouve l’occasion intéressante, je dis oui. Il faut trouver un équilibre dans tout et s’impliquer. C’est important », conclut-il.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Catherine Spenard
École de l'Achigan
On pourrait croire qu’il est de l’unique ressort des enseignants de créer les occasions propices à la réussite scolaire des jeunes. Mais à en juger par les implications de Catherine Spenard, élève de 5e secondaire à l’école de l’Achigan, on comprend rapidement que les jeunes ont aussi leur mot à dire. Que ce soit en militant pour l’ouverture de la radio étudiante, comme tutrice à l’aide aux devoirs, comme bénévole dans une garderie pour initier les enfants à la lecture ou même comme ambassadrice au programme Les Vainqueurs des Amputés de guerre, Catherine aspire toujours à allumer la flamme de la réussite chez les autres.
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On pourrait croire qu’il est de l’unique ressort des enseignants de créer les occasions propices à la réussite scolaire des jeunes. Mais à en juger par les implications de Catherine Spenard, élève de 5e secondaire à l’école de l’Achigan, on comprend rapidement que les jeunes ont aussi leur mot à dire. Que ce soit en militant pour l’ouverture de la radio étudiante, comme tutrice à l’aide aux devoirs, comme bénévole dans une garderie pour initier les enfants à la lecture ou même comme ambassadrice au programme Les Vainqueurs des Amputés de guerre, Catherine aspire toujours à allumer la flamme de la réussite chez les autres.
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On pourrait croire qu’il est de l’unique ressort des enseignants de créer les occasions propices à la réussite scolaire des jeunes. Mais à en juger par les implications de Catherine Spenard, élève de 5e secondaire à l’école de l’Achigan, on comprend rapidement que les jeunes ont aussi leur mot à dire. Que ce soit en militant pour l’ouverture de la radio étudiante, comme tutrice à l’aide aux devoirs, comme bénévole dans une garderie pour initier les enfants à la lecture ou même comme ambassadrice au programme Les Vainqueurs des Amputés de guerre, Catherine aspire toujours à allumer la flamme de la réussite chez les autres.
« La réussite scolaire est un objectif qui me maintient concentrée. Quelqu’un m’a déjà dit que si je m’impliquais trop, mes notes en souffriraient. Je ne suis pas d’accord. Je m’engage et je maintiens une moyenne générale de plus de 90 %. En agissant ainsi, je crois que je peux voir autre chose, pour ensuite être mieux concentrée sur mes études et même aider les autres à réussir », explique Catherine.
Pour l’élève de 5e secondaire, il existe plusieurs façons d’aider les autres. Entre autres, elle partage son temps, à raison de trois midis par cycle, entre le programme Mission réussite et le Centre d’aide en maths. Dans les deux cas, il s’agit d’aider des élèves qui éprouvent des difficultés dans certaines matières.
Également, en devenant ministre de la Culture et des Communications au sein du Parlement étudiant qui est né cette année à l’école secondaire de l’Achigan, Catherine en profite pour mettre la main à la pâte dans divers projets qui peuvent rendre plus dynamique la vie étudiante et ainsi, avoir un impact sur la réussite scolaire. Elle trouvait d’ailleurs que les activités de l’école manquaient de visibilité et d’attrait pour les élèves. Avec une collègue, elle a donc pris en charge l’animation de la page Facebook de l’établissement, la mise en place d’une colonne d’information et la diffusion de messages chaque matin.
« Au Parlement étudiant, nous avons même déposé un projet de loi visant la réouverture de la radio étudiante. L’école dispose de certains équipements, mais rien n’est en fonction. Ce serait un plus pour la vie étudiante. Nous avons eu des discussions avec la direction et le projet progresse très bien. J’aimerais pouvoir assister à son ouverture cette année. On verra! », indique-t-elle avec espoir.
Passionnée de lecture, Catherine n’hésite jamais à se joindre à un projet qui met de l’avant sa passion. C’est pourquoi elle a choisi de s’impliquer avec une amie afin de visiter une garderie et de faire la lecture aux enfants. Elles ont même fait une collecte de livres et les laisseront en cadeau à la garderie sous peu. Catherine a aussi participé à l’organisation de l’événement-bénéfice Nuit de lecture, au profit d’Oxfam, un organisme qui lutte entre autres contre l’analphabétisme. L’événement aura lieu au mois de mai et les organisateurs espèrent accueillir une cinquantaine de participants.
Son message de persévérance et de réussite scolaire, Catherine le porte aussi à titre d’ambassadrice pour le programme Les Vainqueurs de l’Association des Amputés de guerre. Née sans la partie inférieure de la jambe droite, Catherine a appris à vivre ainsi et surtout, à ne jamais freiner ses ambitions. En faisant régulièrement des présentations orales, elle prouve qu’on peut aller au bout de ses rêves malgré certaines difficultés. La preuve, elle participe comme les autres à ses cours d’éducation physique, prend part à des courses organisées par l’école, joue du piano depuis de nombreuses années et a aussi participé au concours Secondaire en spectacle pendant cinq ans.
« Si je peux être utile à la réussite d’autres élèves, j’en suis très fière. J’aimerais bien devenir médecin pour continuer ainsi à aider les autres et même participer à des missions humanitaires. Ce serait la suite logique de ce que je fais aujourd’hui. »
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Vincent Martel
Polyvalente de Normandin
Les techniques d’éclairage, de sonorisation et les arts de la scène, Vincent Martel connaît. Élève du programme études-musique à la polyvalente de Normandin, il baigne dans cet univers depuis qu’il est petit. Son terrain de jeu : l’auditorium de l’école, où il est responsable du volet technique des spectacles. Entre l’école et les travaux scolaires, la conception de spectacles et les cours de guitare qu’il donne sur l’heure du dîner à des jeunes du primaire, Vincent réussit tout ce qu’il entreprend avec brio. Son implication dépasse le cadre de l’école puisqu’il fait même partie de l’organisation du Festival Dédé Fortin, un concours provincial de groupes émergents.
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Les techniques d’éclairage, de sonorisation et les arts de la scène, Vincent Martel connaît. Élève du programme études-musique à la polyvalente de Normandin, il baigne dans cet univers depuis qu’il est petit. Son terrain de jeu : l’auditorium de l’école, où il est responsable du volet technique des spectacles. Entre l’école et les travaux scolaires, la conception de spectacles et les cours de guitare qu’il donne sur l’heure du dîner à des jeunes du primaire, Vincent réussit tout ce qu’il entreprend avec brio. Son implication dépasse le cadre de l’école puisqu’il fait même partie de l’organisation du Festival Dédé Fortin, un concours provincial de groupes émergents.
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Les techniques d’éclairage, de sonorisation et les arts de la scène, Vincent Martel connaît. Élève du programme études-musique à la polyvalente de Normandin, il baigne dans cet univers depuis qu’il est tout petit. Son terrain de jeu : l’auditorium de son école, où il est technicien en chef, responsable du volet technique des spectacles qui y sont présentés. Au fil du temps, en participant à de nombreux projets, le jeune artisan qui travaille dans l’ombre a su mettre en lumière ses qualités incontestées de leader et son sens aiguisé des responsabilités afin de devenir un modèle pour ses pairs et une ressource de grande valeur dans son école.
Tout a commencé avec son parrain, lui-même musicien. Aujourd’hui décédé, il a légué un précieux héritage à Vincent : la découverte d’une passion pour la musique. Puis Émile, un finissant de son école, a pris Vincent sous son aile dès son arrivée au secondaire et lui a transmis son bagage de connaissances et son expertise technique. Pendant une année, Vincent a assisté son mentor et a appris les rouages de l’organisation de spectacles. En recrutant Vincent, Émile avait vu juste : c’est un jeune homme responsable, fiable et dévoué. Et tous ceux qui le côtoient peuvent le confirmer.
Vincent est aussi très organisé! Entre l’école et les travaux scolaires, la conception de spectacles et les cours de guitare qu’il donne sur l’heure du dîner à des jeunes du primaire, il garde un certain équilibre et réussit tout ce qu’il entreprend avec brio. La motivation et le goût du travail bien fait lui viennent naturellement. « Pour moi, l’engagement n’est pas une option. Dans la vie, si on veut faire une différence pour améliorer les choses, on doit se mettre en action en faisant notre part », affirme-t-il. Pas étonnant qu’il prenne part à l’organisation du Festival Dédé Fortin, un concours provincial destiné à faire connaître les groupes émergents, ou qu’il ait repensé tout le système d’éclairage afin de créer une atmosphère différente pour le spectacle des Grands Talents au secondaire, un concours de talents fort connu dans la région.
Quand il s’investit à fond dans un projet de spectacle de cette envergure, pas question pour Vincent de mettre la réussite scolaire de côté! Il s’entend avec ses professeurs pour pouvoir s’absenter lorsque nécessaire et structure son horaire pour rendre des travaux impeccables dans les délais requis. Ses enseignants l’appuient, sachant qu’ils peuvent compter sur lui, que son rendement n’en souffre pas et que l’expertise de Vincent profitera à toute l’école et à la communauté. À travers toutes ses responsabilités, l’élève trouve le temps pour pratiquer le taekwondo, pour le bien-être physique et mental que cette discipline lui procure.
Même si Vincent travaille dans l’ombre pour mieux mettre les artistes en valeur, il reste bien visible pour ceux qui le côtoient de près ou de loin à l’école. Son leadership qui rassemble ses coéquipiers autour du même projet, ses judicieux conseils, sa capacité de se surpasser et de renouveler ses façons de faire sont loin de passer inaperçus. Vincent est l’élève idéal. Le coéquipier attentif et à l’écoute. Le collègue crédible en qui tous les élèves ont confiance. Tout le monde lui reconnaît une grande humilité et une belle maturité. Vincent Martel est une personne d’exception, un modèle!
Et l’avenir? « En m’engageant dans mon école secondaire, j’ai acquis un bon bagage sur le plan de l’implication sociale et je continuerai à faire de même dans ma ville ou dans diverses organisations, car ces expériences sont inoubliables. » Pour le moment, Vincent envisage des études universitaires en droit. Comme il est finissant, il lui faut assurer une relève pour son poste de technicien. Il a donc recruté un élève de 1re secondaire et a consacré plusieurs mois à lui transmettre son expertise. En passant le témoin, il a le sentiment de donner au suivant, de poser pour l’avenir une action que quelqu’un a autrefois accomplie pour lui et qui a changé sa vie et celle de tout son milieu!
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Amélie Gougeon
École de l'Érablière
Énergique, ouverte sur le monde, optimiste jusqu’à voir uniquement le côté positif des événements, Amélie Gougeon se décrit un peu comme une Mère Teresa. D’abord conseillère en orientation, mais aujourd’hui coordonnatrice du programme Ouverture sur le monde de l’école secondaire de l’Érablière, dans Lanaudière, elle cherche constamment les occasions pour sortir les élèves de leur zone de confort. Mise en place de la formule Magasin du monde, obtention de l’accréditation Établissement vert Brundtland, maillage des jeunes du régulier avec ceux de l’adaptation scolaire, le message qu’elle passe est simple : nous pouvons tous être des acteurs de changement!
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Énergique, ouverte sur le monde, optimiste jusqu’à voir uniquement le côté positif des événements, Amélie Gougeon se décrit un peu comme une Mère Teresa. D’abord conseillère en orientation, mais aujourd’hui coordonnatrice du programme Ouverture sur le monde de l’école secondaire de l’Érablière, dans Lanaudière, elle cherche constamment les occasions pour sortir les élèves de leur zone de confort. Mise en place de la formule Magasin du monde, obtention de l’accréditation Établissement vert Brundtland, maillage des jeunes du régulier avec ceux de l’adaptation scolaire, le message qu’elle passe est simple : nous pouvons tous être des acteurs de changement!
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Énergique, ouverte sur le monde, optimiste jusqu’à voir uniquement le côté positif des choses, Amélie Gougeon se décrit un peu comme une Mère Teresa. D’abord conseillère en orientation, mais aujourd’hui coordonnatrice du programme Ouverture sur le monde (POM) de l’école secondaire de l’Érablière, dans Lanaudière, elle cherche constamment les occasions pour sortir les élèves de leur zone de confort et leur faire découvrir les réalités locales, régionales, nationales et même mondiales. « Je suis convaincue que l’on peut toujours modifier le cours des choses et je veux que les jeunes en prennent conscience », lance-t-elle avec certitude.
D’entrée de jeu, Mme Gougeon avoue qu’elle a toujours été habitée d’une puissante volonté de faire le bien autour d’elle. Inévitablement, cela s’est reflété dans son environnement de travail. Il y a cinq ans, lorsqu’on lui a demandé de prendre part à l’élaboration d’un programme scolaire différent qui pourrait inciter les jeunes à s’inscrire à l’école de l’Érablière, elle a tout de suite saisi l’occasion.
« Avec le POM, nous avons voulu offrir aux jeunes la chance de se faire du bien et de faire du bien autour d’eux. Nous avons alors bâti un programme qui leur permettrait de s’ouvrir sur le monde. Je dois avouer qu’il y a beaucoup de moi là-dedans, car je me considère comme celle qui ouvre une porte sur le monde », raconte-t-elle.
Cette ouverture sur le monde se manifeste de mille et une autres façons chez Mme Gougeon. Par exemple, après une participation à un colloque d’Oxfam-Québec, elle est revenue à l’école avec l’idée de mettre en place la formule Magasin du monde, un projet éducatif de coopération et de solidarité internationale voué à la promotion du commerce équitable.
« Parmi les 18 demandes déposées cette année-là, seulement cinq ont été retenues, et nous en faisions partie. Les élèves se sont approprié le projet et je me charge simplement de superviser les opérations. C’est ainsi qu’ils s’aperçoivent qu’ils peuvent changer les choses », indique-t-elle.
Avant tout, Mme Gougeon démontre que le changement passe par l’environnement immédiat des élèves. Par exemple, à son arrivée à l’Érablière, elle a fait les démarches afin que l’école obtienne l’accréditation Établissement vert Brundtland, qui reconnaît des établissements qui posent des gestes concrets entre autres pour la construction d’un milieu écologique. À l’automne dernier, fatiguée d’arriver à l’école le matin et de ne voir que du béton et de l’asphalte, Mme Gougeon a lancé un appel aux parents des 140 élèves du POM afin d’obtenir des fleurs qu’elle a plantées, avec l’aide des jeunes, aux abords de l’école pour embellir les lieux. Plus récemment, elle a aussi piloté un projet d’installation de poubelles « trois voies » permettant la récolte de matières recyclables et compostables. Cela a permis à l’école de réduire considérablement la quantité de déchets prenant la route des sites d’enfouissement.
« Le changement, ça passe aussi par l’acceptation des autres. À notre école, les élèves en adaptation scolaire avaient l’habitude d’être mis à l’écart. Avec le POM, nous les intégrons à plusieurs activités, par exemple la plantation des fleurs ou le souper de Noël, où nous les jumelons avec nos élèves. À la fin de l’année, il y aura même des jeunes de l’adaptation qui participeront au voyage d’aide humanitaire au Costa Rica », explique Mme Gougeon, qui croit par-dessus tout qu’un monde plus équitable et plus juste se prépare par de petits gestes.
En plus d’avoir un impact réel auprès des élèves, qui voient en elle une adulte inspirante à qui ils peuvent se confier, Amélie Gougeon a considérablement contribué, depuis les dernières années, à redorer l’image de l’école de l’Érablière dans la communauté. Comme quoi tout peut changer!
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Éric Robert
Polyvalente de Normandin
La polyvalente de Normandin bouillonne de projets. Et l’engagement d’Éric Robert n’est pas étranger à cette effervescence. Pour cet enseignant de mathématiques et de cours de leadership, encourager un jeune à se rendre au bout d’un projet qui lui tient à cœur, c’est lui prouver qu’il peut réussir tout ce qu’il entreprend dans la mesure où il y croit et persévère. Reportages télévisés, participations à des concours de grande envergure dont l’écriture d’une chanson visant à arrêter l’homophobie, projets appuyés par la communauté… Grâce à la passion contagieuse de M. Robert, l’école est un modèle de vitalité à l’échelle locale et provinciale.
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La polyvalente de Normandin bouillonne de projets. Et l’engagement d’Éric Robert n’est pas étranger à cette effervescence. Pour cet enseignant de mathématiques et de cours de leadership, encourager un jeune à se rendre au bout d’un projet qui lui tient à cœur, c’est lui prouver qu’il peut réussir tout ce qu’il entreprend dans la mesure où il y croit et persévère. Reportages télévisés, participations à des concours de grande envergure dont l’écriture d’une chanson visant à arrêter l’homophobie, projets appuyés par la communauté… Grâce à la passion contagieuse de M. Robert, l’école est un modèle de vitalité à l’échelle locale et provinciale.
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La polyvalente de Normandin bouillonne de projets. Et l’engagement d’Éric Robert n’est pas étranger à cette effervescence. Pour cet enseignant de mathématiques et de cours de leadership, encourager un jeune à se rendre au bout d’un projet qui lui tient à cœur, c’est lui prouver qu’il peut réussir tout ce qu’il entreprend dans la mesure où il y croit et persévère. Reportages télévisés, participations à des concours de grande envergure, projets appuyés par la communauté… Grâce à la passion contagieuse de M. Robert, l’école est un modèle de vitalité à l’échelle locale et provinciale.
« Je fais avec mes élèves ce que j’aurais aimé qu’on me propose lorsque j’avais leur âge. Je suis conscient que j’ai des talents et je m’engage avec eux parce que cela me permet de donner au suivant. J’aime voir leur regard rempli de fierté. » Côtoyer des jeunes fiers de leurs réalisations et de leur école et montrer que la persévérance est un gage de réussite, voilà ce qui motive Éric Robert à s’engager dans son école.
C’est aussi le désir de montrer aux gens ces réalisations qui l’a amené à s’inscrire au concours de l’école la plus dynamique du Québec, organisé à l’automne dernier par l’équipe de Salut Bonjour. Pour y participer, il fallait produire une vidéo qui démontrait la vitalité de l’école, où tous ont mis la main à la pâte, mais qui a porté ses fruits puisque l’école a remporté le concours et a reçu la visite de l’équipe de l’émission.
Pour M. Robert, il n’y a pas de petits projets, mais bien des élèves et leurs rêves. « Ce sont les jeunes qui proposent leurs projets et leurs idées. Mon rôle consiste à les guider, à les orienter, à leur donner le coup de pouce pour mieux se lancer et atteindre leur objectif. » C’est d’ailleurs lui qui a guidé les membres du projet Urinoirs Écol’eau, lauréat de l’année AVENIR Projet engagé en 2012. Au départ, plusieurs étaient sceptiques quant aux chances de succès du projet qui visait à remplacer les toilettes de l’école pour atteindre une économie annuelle d’un million de litres d’eau. Mais M. Robert y croyait et il a appuyé les quatre élèves dans chacune des étapes du processus.
Question d’exploiter le potentiel artistique des élèves du programme musique-études, l’enseignant n’hésite pas à les inscrire à des concours qui font appel à leurs talents. Que l’on pense à la chanson composée par les élèves et enregistrée par William Deslauriers dans le cadre du concours La culture, toute une école, lancé par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, à la chanson qui leur a permis de remporter le concours C’est quoi ton plan pour stopper l’homophobie, de Gris Québec, à la mise en scène de Secondaire en spectacle ou au Bye bye à la Poly, une série de films humoristiques qui font la récapitulation de la dernière année scolaire, autant de projets qu’il a soutenus avec passion et qui ont abouti à des réussites.
M. Robert affirme que tous ses projets voient le jour grâce au travail d’équipe. Mais derrière tout projet d’équipe, il y a quelqu’un qui voit grand et qui mobilise les troupes. Et Éric Robert fait partie de ces gens qui ont ce don de rassembler et d’aider les élèves à forger leur confiance en eux.
Pour visionner la capsule Radio-Canada d'Éric Robert, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Andrée Tousignant
École secondaire de La Cité
Dire bonjour à chaque élève le matin lorsqu’il arrive, cela peut sembler banal, mais pour Andrée Tousignant, éducatrice spécialisée à l’école secondaire de la Cité, il s’agit du premier geste à poser afin de bâtir une relation tangible avec les 300 élèves de 1re et 2e secondaire que compte l’école. C’est à travers ses bonjours, distribués dans plusieurs langues, qu’elle finit par percer les carapaces, découvrir les jeunes et les amener à participer aux nombreuses activités qu’elle concocte pour eux comme la Semaine Peace and Love, le concours de lecture à la bibliothèque, le canicross ou le souper-bénéfice permettant de distribuer des paniers de Noël.
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Dire bonjour à chaque élève le matin lorsqu’il arrive, cela peut sembler banal, mais pour Andrée Tousignant, éducatrice spécialisée à l’école secondaire de la Cité, il s’agit du premier geste à poser afin de bâtir une relation tangible avec les 300 élèves de 1re et 2e secondaire que compte l’école. C’est à travers ses bonjours, distribués dans plusieurs langues, qu’elle finit par percer les carapaces, découvrir les jeunes et les amener à participer aux nombreuses activités qu’elle concocte pour eux comme la Semaine Peace and Love, le concours de lecture à la bibliothèque, le canicross ou le souper-bénéfice permettant de distribuer des paniers de Noël.
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Dire bonjour à chaque élève le matin lorsqu’il arrive, cela peut sembler banal, mais pour Andrée Tousignant, éducatrice spécialisée à l’école secondaire de la Cité, il s’agit du premier geste à poser afin de bâtir une relation tangible avec les 300 élèves de 1re et 2e secondaire que compte l’école. C’est à travers ses bonjours, distribués dans plusieurs langues, qu’elle finit par percer les carapaces, découvrir les jeunes et les amener à participer aux nombreuses activités qu’elle concocte pour eux avec l’espoir de leur faire faire des découvertes, de les valoriser et de les mettre sur le chemin de la réussite.
Aux yeux des élèves et de ses collègues, Mme Tousignant représente la personne sur qui on peut compter. Celle qui est toujours là pour écouter, guider, faire rire, à qui personne ne peut dire non et qui peut avoir de la fermeté lorsque la situation l’exige. Il n’est donc pas étonnant de voir les élèves être facilement attirés par sa personnalité. « Andrée est passionnée et dynamique. Elle voit le travail à faire, l’accomplit, crée de forts liens avec les élèves, qui l’adorent, et met sur pied des projets de toutes sortes. Et les idées, avec Andrée, il n’en manque pas! », témoigne avec admiration Valérie Brisson, psychoéducatrice à l’école.
Avec ses projets, Mme Tousignant vise avant tout à valoriser les élèves. Par exemple, dans le cadre du projet-école Profil orientant, un mercredi après-midi par mois est libéré de cours afin que les élèves puissent participer à diverses activités. L’éducatrice spécialisée ne s’est pas fait prier pour proposer des choses tout à fait hors de l’ordinaire dont, entre autres, des séances de canicross (de la course où on est attaché à un chien avec un harnais), de compostage et de jardinage.
« Je pense qu’il y a tellement de belles choses à faire dans la vie qu’il faut permettre à nos jeunes de les vivre dès maintenant. Les élèves apprécient ceux qui les amènent à essayer de nouvelles activités et ainsi, à découvrir leurs propres intérêts. C’est encore plus vrai dans un petit milieu comme le nôtre, qui est plus défavorisé que la moyenne », raconte Mme Tousignant.
Afin de stimuler l’assiduité en classe, la persévérance et la ponctualité, l’éducatrice fait tirer deux fois par année un vélo neuf et tous les équipements qui vont avec. Pour rendre cela possible, elle est partie à la recherche de partenaires et a élaboré un plan de financement permettant l’achat des vélos, qui inclut aussi l’organisation d’un vaste marché aux puces une fois l’an dans la cour de l’école. Ainsi, durant toute l’année, un vélo est suspendu à l’un des endroits les plus fréquentés par les élèves, question de les motiver encore plus.
Mme Tousignant a aussi élaboré le projet de la Semaine Peace and Love durant laquelle les élèves peuvent aussi gagner des prix en fonction de leur bon comportement, elle a organisé un concours de lecture à la bibliothèque et elle a pris part à la mise sur pied d’un grand souper-bénéfice afin d’amasser des fonds pour préparer une dizaine de paniers de Noël et les distribuer dans des familles défavorisées du secteur.
Sa passion pour les jeunes et leur réussite se manifeste aussi dans ses temps libres, à travers des livres qu’elle écrit et qui sont illustrés par sa sœur. La collection Abricot compte 30 albums qui racontent, en trois langues, des histoires pour un jeune public. Ces œuvres ne sont pas encore publiées, mais Mme Tousignant garde bon espoir.
« Que ce soit à travers mes implications à l’école ou l’écriture, je tente de donner vie à une petite phrase qui m’a inspirée un jour : “Fleuris là où tu es.” C’est ce que je veux faire et je désire en faire profiter les jeunes que je croise tous les jours », conclut-elle.
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FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Le vandalisme, ça TE coûte cher… déNONce!
École secondaire des Grandes-Marées
Ayant constaté la présence d’actes de vandalisme dans leur école, les six membres du conseil des ministres de l’école secondaire des Grandes-Marées ont décidé de s’attaquer au problème. « Nous avons voulu faire comprendre aux élèves que les biens de l’école, ce sont dans le fond leurs biens à eux… », explique le porte-parole du projet, Olivier Côté. Et plutôt que d’opter pour un discours moralisateur, Olivier et son équipe ont choisi de faire appel à la sensibilité et au bon jugement des jeunes. Ils ont ainsi conçu une exposition de photos choc dans le but d’amener les élèves à réfléchir au problème et à dénoncer les actes de vandalisme dont ils sont témoins en écrivant à une adresse courriel créée pour l’occasion.
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Ayant constaté la présence d’actes de vandalisme dans leur école, les six membres du conseil des ministres de l’école secondaire des Grandes-Marées ont décidé de s’attaquer au problème. « Nous avons voulu faire comprendre aux élèves que les biens de l’école, ce sont dans le fond leurs biens à eux… », explique le porte-parole du projet, Olivier Côté. Et plutôt que d’opter pour un discours moralisateur, Olivier et son équipe ont choisi de faire appel à la sensibilité et au bon jugement des jeunes. Ils ont ainsi conçu une exposition de photos choc dans le but d’amener les élèves à réfléchir au problème et à dénoncer les actes de vandalisme dont ils sont témoins en écrivant à une adresse courriel créée pour l’occasion.
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Ayant constaté la présence d’actes de vandalisme dans leur école, les six membres du conseil des ministres de l’école secondaire des Grandes-Marées ont décidé de s’attaquer au problème. « Nous avons voulu faire comprendre aux élèves que les biens de l’école, ce sont dans le fond leurs biens à eux… », explique le porte-parole du projet, Olivier Côté, 5e secondaire. Et plutôt que d’opter pour un discours moralisateur, Olivier et son équipe ont choisi de faire appel à la sensibilité et au bon jugement des jeunes. Ils ont ainsi conçu une exposition de photos choc dans le but d’amener les élèves à réfléchir au problème et à dénoncer les actes de vandalisme dont ils sont témoins en écrivant à une adresse courriel créée pour l’occasion.
L’idée est née en tout début d’année scolaire. « Au départ, nous avions le projet d’améliorer les vestiaires des garçons, mais nous avons vite réalisé qu’il y avait beaucoup de vandalisme dans les lieux, raconte Olivier. Des portes, des casiers et des pommeaux de douche avaient été brisés. Nous nous sommes dit qu’il fallait d’abord s’attaquer à ce problème-là avant de penser à la décoration des vestiaires », ajoute-t-il.
Rapidement, les six membres du conseil des ministres de l’école ont réfléchi aux moyens qu’ils prendraient pour faire comprendre aux élèves l’importance de prendre davantage soin des biens de l’établissement. « C’est notre milieu de vie à tous, précise Olivier. Nous voulons l’embellir afin qu’il soit agréable d’y passer du temps. » L’idée d’une campagne de sensibilisation avec exposition de photos est apparue au fil des discussions : « Nous voulions toucher les jeunes en leur démontrant visuellement les conséquences et les pertes qu’entraînent les actes de vandalisme pour eux, et pour tous les élèves de l’école. »
« J’ai applaudi l’initiative de ces élèves, déclare la directrice de l’école, Michelle Tremblay. Le choix d’un tel projet démontre une préoccupation de leur milieu, un désir de l’améliorer et une responsabilisation face aux actes qui nuisent à la collectivité. » Ainsi, grâce à l’exposition de photos entièrement réalisée par les jeunes, la campagne vise à marquer l’imaginaire des élèves pour les sensibiliser davantage au problème de vandalisme. « Chaque photo expose une situation de vandalisme, le coût de remplacement de l’objet vandalisé et l’équivalent financier pour un autre bien, un iPad par exemple, dont les élèves de l’école sont privés en raison de la réparation nécessaire du bien vandalisé », explique Olivier.
Des slogans accrocheurs ont été pensés et une adresse courriel a été créée pour dénoncer en toute confidentialité les actes de vandalisme. Le 29 avril, à la sortie de l’exposition, que les élèves de 1re et de 2e secondaire visiteront pendant les heures de classe, les organisateurs de la campagne remettront un macaron portant la mention « Zéro vandalisme » et l’adresse courriel pour faciliter la dénonciation des délits. « En remettant ce macaron, indique le porte-parole du projet, nous voulons aussi créer un effet de continuité à la campagne. Les élèves pourront le conserver longtemps et nous pourrons aussi continuer de le distribuer, même lorsque l’exposition sera terminée! »
« Je ne peux qu’admirer ces jeunes qui agissent au nom des autres pour un meilleur ″vivre-ensemble″, ajoute Mme Tremblay. En tant que directrice d’école, j’ai la conviction que la mobilisation est essentielle pour créer un climat favorable aux apprentissages et c’est encore plus vrai lorsque ce sont des jeunes qui initient les projets, les réalisent et vivent la fierté d’être allés jusqu’au bout de leur élan. »
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Vickie Gagnon
École secondaire Curé-Hébert
Depuis son entrée à l’école secondaire Curé-Hébert, Vickie Gagnon en a parcouru du chemin! Timide, réservée et plutôt solitaire pendant la première année, l’élève de 4e secondaire est devenue une jeune femme engagée, consciente de ses forces et toujours prête à relever de nouveaux défis. Pas surprenant qu’elle ait été élue présidente du Magasin Général Mère Grand à l’unanimité en début d’année scolaire! Malgré plusieurs embûches tout au long de son parcours à l’école secondaire et un grave accident de voiture au cours des derniers mois, Vickie a toujours su faire preuve de persévérance et d’audace pour exprimer son potentiel.
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Depuis son entrée à l’école secondaire Curé-Hébert, Vickie Gagnon en a parcouru du chemin! Timide, réservée et plutôt solitaire pendant la première année, l’élève de 4e secondaire est devenue une jeune femme engagée, consciente de ses forces et toujours prête à relever de nouveaux défis. Pas surprenant qu’elle ait été élue présidente du Magasin Général Mère Grand à l’unanimité en début d’année scolaire! Malgré plusieurs embûches tout au long de son parcours à l’école secondaire et un grave accident de voiture au cours des derniers mois, Vickie a toujours su faire preuve de persévérance et d’audace pour exprimer son potentiel.
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Depuis son entrée à l’école secondaire Curé-Hébert, Vickie Gagnon en a parcouru du chemin! Timide, réservée et plutôt solitaire pendant la première année, l’élève de 4e secondaire est devenue une jeune femme engagée, consciente de ses forces et toujours prête à relever de nouveaux défis. Pas surprenant qu’elle ait été élue présidente du Magasin Général Mère Grand (MGMG) à l’unanimité en début d’année scolaire! Malgré plusieurs embûches tout au long de son parcours à l’école secondaire et un grave accident de voiture au cours des derniers mois, Vickie a toujours su faire preuve de persévérance et d’audace pour exprimer son potentiel.
« Dès mon arrivée au secondaire, je me suis impliquée dans l’école, se souvient Vickie Gagnon. C’était pour moi une façon de me sortir d’une situation qui me tirait vers le bas. En effet, j’étais extrêmement gênée, car j’avais souffert d’intimidation à l’école primaire. » La jeune fille a donc décidé de s’engager dans le projet MGMG pour se faire connaître. Un grand parcours d’engagement et de persévérance venait de commencer.
« Cette entreprise m’a vraiment permis de développer mes talents, raconte l’élève. J’y investis en moyenne trois soirs par semaine! C’est ce qui me donne la force de continuer d’aller à l’école, de garder la motivation. » Élue unanimement comme présidente de l’entreprise, Vickie y anime chaque semaine les réunions du conseil, en plus de travailler directement dans les départements à la fabrication du savon et des chocolats, notamment. « C’est avec courage qu’elle s’est hissée marche par marche au sommet de l’entreprise scolaire, précise Roxanne Roy, agente de sécurité à l’école. Cette réussite est une belle tape dans le dos pour Vickie. »
Depuis quelques années, Vickie participe également à plusieurs collectes de fonds pour divers organismes. Elle a notamment fabriqué des bijoux qu’elle a vendus lors d’une activité dans sa municipalité et dont les profits amassés ont été remis à la Fondation Les Amis d’Émile. « Après quatre ans au secondaire, je sais que mes différents engagements m’ont permis de me faire des amis et d’acquérir plus de confiance en moi, exprime Vickie. Suffisamment de confiance, même, pour me présenter au concours Les Grands Talents de mon école! », ajoute-t-elle.
Eh oui! Pour la première fois cette année, la jeune fille a participé au concours en interprétant trois chansons. « Mes amis m’avaient beaucoup encouragée à participer. Et j’avais envie d’accomplir quelque chose de plus. Les spectateurs ont apprécié ma performance, et ça m’a donné encore plus confiance », explique celle qui offrira bientôt une nouvelle prestation lors du souper de fin d’année du MGMG.
« Je n’ai peut-être pas les résultats scolaires rêvés, mais je sais que ma persévérance et ma capacité à me dépasser me mèneront loin », lance Vickie, lauréate 2012 d’une bourse Coup de cœur pour la persévérance scolaire. « En s’investissant dans sa nouvelle vie au secondaire, Vickie a réussi à s’extérioriser. Celui lui a permis de développer de nouveaux talents et de vivre de nouvelles expériences toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Après avoir découvert d’autres facettes de sa personnalité, elle a choisi d’exploiter pleinement ses nouveaux talents. Aujourd’hui, elle fonce et relève mille et un défis à l’école et dans sa communauté. C’est vraiment une élève inspirante », conclut Mme Roy.
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FINALISTEAVENIR ÉLÈVE ENGAGÉ
Isabelle Dupont
Collège François-de-Laval
Initiée très jeune au bénévolat par ses parents, qui avaient l’habitude de l’entraîner avec eux à l’Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, Isabelle Dupont, élève de 5e secondaire au collège François-de-Laval, a rapidement compris qu’avec des engagements soutenus, il était possible d’influencer le cours des choses. C’est justement pour influencer la vie étudiante de son école, entre autres, qu’elle a multiplié les implications : comités organisateurs d’événements, activités-bénéfice pour les enfants, activités des finissants, forum pour jeunes leaders, sport étudiant et même stage de recherche dans le Nord canadien.
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Initiée très jeune au bénévolat par ses parents, qui avaient l’habitude de l’entraîner avec eux à l’Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, Isabelle Dupont, élève de 5e secondaire au collège François-de-Laval, a rapidement compris qu’avec des engagements soutenus, il était possible d’influencer le cours des choses. C’est justement pour influencer la vie étudiante de son école, entre autres, qu’elle a multiplié les implications : comités organisateurs d’événements, activités-bénéfice pour les enfants, activités des finissants, forum pour jeunes leaders, sport étudiant et même stage de recherche dans le Nord canadien.
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Initiée très jeune au bénévolat par ses parents, qui avaient l’habitude de l’entraîner avec eux à l’Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, Isabelle Dupont, élève de 5e secondaire au collège François-de-Laval, a rapidement compris qu’avec des engagements soutenus, il était possible d’influencer le cours des choses. C’est justement pour influencer la vie étudiante de son école, entre autres, qu’elle a multiplié les implications : comités organisateurs d’événements, activités-bénéfice pour les enfants, activités des finissants, forum pour jeunes leaders, sport étudiant et même stage de recherche dans le Nord canadien.
Pour tout dire, il y a bien peu de projets auxquels Isabelle n’a pas participé depuis son entrée au secondaire. Cette année n’échappe pas à cette réalité. Suite logique des choses, elle est devenue présidente du comité 7up, composé de sept jeunes, qui organise les différentes activités destinées aux élèves de 5e secondaire. L’année précédente, elle faisait partie du comité Crush, à vocation similaire, mais pour les élèves de 3e et 4e secondaire.
« Avec 7up, nous avons planifié une journée aux Sept-Chutes à Saint-Ferréol-les-Neiges pour souligner la rentrée ainsi qu’une sortie à la cabane à sucre, et nous sommes en train de monter un DVD souvenir pour les finissants, ce qui demande beaucoup de mon temps et celui de mes collègues », indique Isabelle, qui siège au comité CORAS (qui se charge de la préparation du bal des finissants), en plus de s’être portée volontaire comme mannequin pour le traditionnel défilé de mode des élèves de 5e secondaire.
Toujours prête à offrir son aide à différentes causes, Isabelle accompagne sur une base régulière, depuis sa 3e secondaire, des élèves qui ont besoin d’assistance dans leurs devoirs, principalement en mathématiques. Elle est également toujours volontaire pour prendre part au Noël des enfants, où elle sollicite les gens de l’école et dans la rue lors d’une journée spéciale afin d’amasser denrées, argent et vêtements. En janvier dernier, Isabelle a aussi pris part à un stage de sensibilisation à la coopération internationale au Nicaragua.
Son leadership a été reconnu l’an dernier alors qu’elle a été invitée à prendre part à la réunion des jeunes leaders organisée par la Fédération des établissements d’enseignement privés dans les Cantons-de-l’Est. « Cela a été vraiment bénéfique. J’ai rencontré des jeunes de partout au Québec et on nous a parlé de comment redonner davantage à notre communauté. Encore aujourd’hui, j’applique tout ce que j’ai appris », dit celle qui utilise aussi son leadership au sein de l’équipe de basketball de l’école depuis cinq ans.
Récemment, la jeune fille de 17 ans a eu le privilège de vivre une expérience très particulière en étant choisie pour faire partie d’un groupe de dix élèves, issus de différentes villes canadiennes, pour participer au projet School on Tundra, qui s’est déroulé sur 12 jours au Churchill Northern Studies Centre, dans le nord du Manitoba. « Nous avons découvert des travaux de recherche concernant le climat arctique et s’appliquant notamment aux aurores boréales, au pergélisol et aux effets des changements climatiques. Cela m’a donné le goût d’entreprendre des études en biologie », confie Isabelle qui, malgré un horaire très chargé, maintient une moyenne générale supérieure à 85 %.
À n’en pas douter généreuse de son temps, Isabelle avoue être simplement stimulée par la possibilité d’améliorer le milieu de vie des gens qu’elle côtoie, et ce, qu’ils se trouvent à son école ou encore à l’Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, où elle fait encore du bénévolat pour la fondation de l’établissement.
« Je crois que si chacun faisait sa part pour notre communauté, nous vivrions dans un monde plus agréable. Une chose est certaine, je sais que mes différentes implications au secondaire me serviront plus tard à devenir une citoyenne encore plus engagée », conclut Isabelle.
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Anne-Marie Harvey
École Marcelle-Mallet
Australie, Brésil, France, Pologne, Japon, Équateur, Guatemala… La planète est faite pour être parcourue, doit certainement se dire Anne-Marie Harvey, car tous ces pays, et encore bien d’autres, l’enseignante en histoire, géographie et univers social de l’école Marcelle-Mallet les a visités. Aujourd’hui, que ce soit comme organisatrice des voyages de fin d’année, accompagnatrice pour des périples internationaux ou responsable de la venue de l’exposition Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui à l’école, elle ne manque jamais une occasion de partager sa passion des voyages et de l’histoire avec les élèves pour les amener à poser un regard nouveau sur le monde qui s’ouvre à eux.
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Australie, Brésil, France, Pologne, Japon, Équateur, Guatemala… La planète est faite pour être parcourue, doit certainement se dire Anne-Marie Harvey, car tous ces pays, et encore bien d’autres, l’enseignante en histoire, géographie et univers social de l’école Marcelle-Mallet les a visités. Aujourd’hui, que ce soit comme organisatrice des voyages de fin d’année, accompagnatrice pour des périples internationaux ou responsable de la venue de l’exposition Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui à l’école, elle ne manque jamais une occasion de partager sa passion des voyages et de l’histoire avec les élèves pour les amener à poser un regard nouveau sur le monde qui s’ouvre à eux.
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Australie, Brésil, France, Pologne, Japon, Équateur, Guatemala… La planète est faite pour être parcourue, doit certainement se dire Anne-Marie Harvey, car tous ces pays, et encore bien d’autres, l’enseignante en histoire, géographie et univers social de l’école Marcelle-Mallet les a visités et découverts avec des yeux curieux. Aujourd’hui, que ce soit comme organisatrice des voyages de fin d’année ou accompagnatrice pour des périples internationaux, elle ne manque jamais une occasion de partager sa passion avec les élèves pour les amener à poser un regard nouveau sur le monde qui s’ouvre à eux.
Cette passion pour la découverte du monde et de ses peuples, Anne-Marie Harvey la cultive depuis ses études secondaires. À ce moment, elle avait eu l’occasion, pour son premier grand voyage à vie, de participer à un échange étudiant de trois mois en Australie. Ont suivi un stage au Brésil lors de son passage au cégep et un autre de quatre mois en France pendant ses études universitaires. Dans ce dernier cas, elle en a d’ailleurs profité pour parcourir tous les pays avoisinants… et plusieurs autres depuis.
Embauchée à Marcelle-Mallet dès la fin de sa scolarité, Mme Harvey s’est presque aussitôt fait confier l’organisation des nombreux voyages de fin d’année. « J’estime qu’il y a plusieurs façons d’apprendre et que voyager en fait partie. Voyager s’apprend, comme toute autre chose. Je remarque d’ailleurs que les élèves évoluent à travers nos différentes escapades. Je suis convaincue que cela leur apporte beaucoup », indique l’enseignante.
Au fil des ans, Mme Harvey a ainsi coordonné des voyages à Toronto, Boston, New York et Washington. Une année, elle a eu l’idée de proposer un voyage à la Baie-James, histoire de montrer quelque chose de différent et de faire découvrir le génie québécois en matière d’infrastructures hydroélectriques. Avant chaque périple, avec ses collègues, elle élabore des activités de préparation pour les élèves.
« Je veux développer leur curiosité, les amener à vouloir explorer par eux-mêmes. Le voyage à la Baie-James en autobus est une belle occasion pour leur faire découvrir le sens du partage, de la fraternité et de l’adaptation. Ils apprennent qu’en sortant de sa zone de confort, on peut découvrir bien des choses. »
Elle a aussi participé à l’organisation d’un voyage de coopération humanitaire au Guatemala. Elle a ensuite accompagné 12 élèves québécois dans le programme de leadership Vermont-Québec-France, qui regroupait 36 élèves au total et dont l’objectif était de développer les qualités de leader de ces jeunes, tout en les faisant voyager aux trois endroits. Elle a aussi pris part très récemment à un voyage de dépassement en Équateur. Avec huit élèves de l’école et d’autres accompagnateurs, l’enseignante a fait l’ascension de l’Illiniza Norte, une montagne qui atteint 5 200 mètres d’altitude. Cette expérience enrichissante a permis de remettre 10 000 $ à la Fondation École Marcelle-Mallet.
Question de faire voir aux élèves de l’école un pan majeur du XXe siècle, soit la Deuxième Guerre mondiale, Mme Harvey a aussi œuvré, avec l’aide d’un collègue, à ce que l’école accueille en mars 2012 l’exposition Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui. Se chargeant de la logistique, du choix et de la formation des guides, l’enseignante a investi de nombreuses heures dans ce projet, qui a accueilli plus d’un millier de visiteurs.
« J’essaie toujours de trouver des projets pour intéresser les élèves. C’est comme ça que je parviens à créer des liens avec eux et, je crois, à leur faire découvrir des choses sur notre planète, mais aussi sur eux. Année après année, c’est un nouveau défi, mais comme mon métier est ma passion, je recommence toujours avec plaisir », conclut-elle.
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FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Josée St-Pierre
Curé-Antoine-Labelle
Habitée d’une âme artistique pleinement assumée, Josée St-Pierre, enseignante d’arts dramatiques à l’école Curé-Antoine-Labelle, croit ardemment qu’offrir la chance aux jeunes de s’investir dans un projet mobilisateur et à volets multiples favorise plus que tout leur réussite et leur dépassement. Avec des projets comme des productions théâtrales sur la cyberintimidation et sur le bombardement d’Hiroshima, qui impliquent de nombreux intervenants, l’enseignante parvient à toucher les élèves, à les intéresser et à les pousser vers la performance.
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Habitée d’une âme artistique pleinement assumée, Josée St-Pierre, enseignante d’arts dramatiques à l’école Curé-Antoine-Labelle, croit ardemment qu’offrir la chance aux jeunes de s’investir dans un projet mobilisateur et à volets multiples favorise plus que tout leur réussite et leur dépassement. Avec des projets comme des productions théâtrales sur la cyberintimidation et sur le bombardement d’Hiroshima, qui impliquent de nombreux intervenants, l’enseignante parvient à toucher les élèves, à les intéresser et à les pousser vers la performance.
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Habitée d’une âme artistique pleinement assumée, Josée St-Pierre, enseignante d’arts dramatiques à l’école Curé-Antoine-Labelle, croit ardemment qu’offrir la chance aux jeunes de s’investir dans un projet mobilisateur et à volets multiples favorise plus que tout leur réussite et leur dépassement. Avec des projets comme des productions théâtrales sur la cyberintimidation et sur le bombardement d’Hiroshima, qui impliquent de nombreux intervenants, l’enseignante parvient à toucher les élèves, à les intéresser et à les pousser vers la performance.
« L’école doit être davantage qu’un lieu d’acquisition de connaissances. Elle doit nous permettre d’accompagner les élèves dans leur développement global. Je me sers des arts pour y parvenir, mais c’est aussi vrai avec le sport ou toute autre sphère d’intérêts. Il faut savoir se servir de ça pour les amener vers l’engagement et le dépassement », explique Josée St-Pierre de manière très convaincante.
Sa vision de l’enseignement, elle l’a d’ailleurs partagée en participant à la conception de deux programmes d’enrichissement offerts à son école secondaire, soit celui de la concentration football, qui a obtenu la reconnaissance du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), et celui d’arts-études, pour lequel elle a développé un partenariat avec le Conservatoire d’art dramatique.
Ce dernier programme, dont elle est responsable avec ses collègues, est largement influencé par la volonté d’offrir aux élèves un bagage complet d’apprentissages. Les projets de création théâtrale qu’elle propose sont d’ailleurs un bel exemple de cette diversité d’approches. La plus récente création sur la cyberintimidation a nécessité de nombreuses heures de planification et de coordination de la part de Mme St-Pierre… et aussi de ses collègues, comme elle le précise régulièrement.
« Les jeunes fréquentent énormément les réseaux sociaux, allant même jusqu’à y étaler leur vie entière. De ce phénomène a émergé la cyberintimidation. On passe beaucoup de temps à sensibiliser les plus jeunes à ce phénomène, mais on oublie les adolescents. Nous avons donc travaillé avec plusieurs intervenants, dont un auteur professionnel, des psychoéducateurs et la police communautaire, afin de créer une œuvre solide qui ressemblait aux jeunes et qui passait les bons messages », explique Mme St-Pierre, ajoutant que plus de 2 500 élèves de 4e et 5e secondaire ont pu voir cette pièce.
L’enthousiasme avait été aussi grand lorsqu’elle avait proposé le projet théâtral Akaï, qui abordait le bombardement d’Hiroshima. Cette production a même été lauréate d’un prix du MELS, soulignant ainsi sa grande qualité.
Outre son implication directe dans ces projets d’envergure, Mme St-Pierre, à titre d’enseignante-ressource, consacre beaucoup de temps à écouter les élèves, qui ont naturellement le réflexe de se diriger vers elle lorsqu’ils vivent diverses difficultés. « Si nous croyons à une approche globale, il faut être présent à l’école et disponible pour les élèves, être prêt à les écouter, peu importe les problèmes qu’ils vivent. Que ce soit de la difficulté dans une matière, des problèmes de cœur ou des troubles familiaux, il faut être attentif. »
Peu encline à récolter les hommages pour elle seule, Mme St-Pierre s’empresse de préciser qu’« une enseignante ne vient jamais seule ». Elle est entourée de collègues, d’une équipe de direction, mais surtout, de beaucoup de jeunes. « Je me reconnais en eux. J’en vois qui parviennent aujourd’hui à prendre la parole en public, à exprimer leur opinion, alors qu’ils ne l’auraient jamais fait auparavant. Plus on s’engage avec eux, plus on leur donne la chance de se découvrir et plus on avance tous ensemble », assure en terminant l’enseignante.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Lucie Racine
École secondaire Curé-Hébert
À l’école secondaire Curé-Hébert, voilà 16 ans que Lucie Racine accompagne les jeunes dans leur réussite scolaire. Parce qu’elle croit profondément au potentiel de chaque élève, cette éducatrice en prévention de la toxicomanie fait tout en son pouvoir pour qu’il se concrétise. De la Semaine de prévention en toxicomanie au bingo du midi, en passant par les activités pour promouvoir de saines habitudes de vie et le Mur des coups de cœur, Lucie Racine est sur tous les fronts. Et rien ne semble mettre un frein à l’amour inconditionnel qu’elle porte aux jeunes et à sa volonté infaillible à faire de son école secondaire un milieu de vie stimulant pour tous les élèves.
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À l’école secondaire Curé-Hébert, voilà 16 ans que Lucie Racine accompagne les jeunes dans leur réussite scolaire. Parce qu’elle croit profondément au potentiel de chaque élève, cette éducatrice en prévention de la toxicomanie fait tout en son pouvoir pour qu’il se concrétise. De la Semaine de prévention en toxicomanie au bingo du midi, en passant par les activités pour promouvoir de saines habitudes de vie et le Mur des coups de cœur, Lucie Racine est sur tous les fronts. Et rien ne semble mettre un frein à l’amour inconditionnel qu’elle porte aux jeunes et à sa volonté infaillible à faire de son école secondaire un milieu de vie stimulant pour tous les élèves.
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À l’école secondaire Curé-Hébert, voilà 16 ans que Lucie Racine accompagne les jeunes dans leur réussite scolaire. Parce qu’elle croit profondément au potentiel de chaque élève, cette éducatrice en prévention de la toxicomanie fait tout en son pouvoir pour qu’il se concrétise. De la Semaine de prévention en toxicomanie au bingo du midi, en passant par les activités pour promouvoir de saines habitudes de vie et le Mur des coups de cœur, Lucie Racine est sur tous les fronts. Et rien ne semble mettre un frein à l’amour inconditionnel qu’elle porte aux jeunes et à sa volonté infaillible à faire de son école secondaire un milieu de vie stimulant pour tous les élèves.
Lucie Racine semble avoir un don particulier : celui de savoir reconnaître et mettre en valeur les forces de chacun. Ce qui explique sans doute pourquoi les élèves l’apprécient autant. « Elle reconnaît rapidement le trésor en chacun. C’est une fée!, raconte l’agente de sécurité Roxanne Roy. L’une de ses plus grandes forces est aussi d’établir facilement une relation de confiance avec les jeunes. Elle ne juge personne. »
Ainsi, depuis plus de 15 ans, Mme Racine veille consciencieusement à développer le potentiel de chaque élève en organisant une multitude d’activités dans l’école. Cherchant à développer des liens sincères avec les jeunes, elle les appuie et les encourage à s’engager dans leur milieu afin de se réaliser, de découvrir de nouveaux intérêts et de vivre de belles réussites. L’estime de soi, le sentiment d’appartenance et les saines habitudes de vie sont au cœur de ses préoccupations.
Entre l’organisation de la journée de la rentrée et des activités de l’Halloween, Mme Racine « carbure à l’énergie des jeunes »! Cela l’amène à créer pour eux des projets comme la journée Mes plaisirs, mes passions, où des gens de la communauté viennent partager leurs passions avec les élèves, la Semaine des saines habitudes de vie, où elle chapeaute des activités comme la salade de fruits géante et les kiosques de dégustation de produits locaux, et le bingo du midi, où les élèves s’amusent tout en mettant leurs capacités organisationnelles à l’épreuve!
Depuis quatre ans, Mme Racine tient aussi à jour le fameux Mur des coups de cœur. Chaque semaine, elle y affiche les bons coups, les nominations, les prix récoltés par les élèves ainsi que les performances des équipes sportives de l’école. « Ce mur permet de valoriser nos élèves et de reconnaître concrètement leurs talents. Cela crée beaucoup de fierté dans l’école, ce qui favorise grandement le sentiment d’appartenance », dévoile l’intervenante. Pour elle, « un élève qui aime son milieu peut déplacer des montagnes et ainsi réaliser ses rêves les plus fous! »
À titre d’intervenante en prévention de la toxicomanie, Mme Racine organise également chaque année, en collaboration avec les élèves et les services complémentaires de l’école, la Semaine de prévention de la toxicomanie. « Au cours de cette semaine, il y a des activités autant sur l’heure du midi que dans les classes », explique-t-elle. Rencontre avec un policier éducateur, kiosque sur les drogues de synthèse, dîner-causerie, tout est mis en œuvre afin de sensibiliser les élèves de façon positive et respectueuse de leur réalité.
Tout cela, c’est beaucoup. Et pourtant, ce n’est qu’une partie de tous les projets menés par cette femme de cœur. « Mais je ne fais pas cela toute seule! », précise-t-elle. En effet, selon Mme Roy, « il y a quelque chose qui guide les actions de Lucie et qui fait sans doute la différence : c’est l’importance, pour elle, de créer un lien non seulement avec les jeunes, mais aussi avec l’ensemble des intervenants et des enseignants avec qui elle collabore au quotidien. »
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Lucie Racine, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Souper communautaire de Noël
École Jean-Gauthier
À l’école Jean-Gauthier, huit élèves de l’option Ressources fauniques ont eu envie de partager leur amour de la chasse avec les nouveaux arrivants. Comment? En organisant le Souper communautaire de Noël où ils ont eux-mêmes cuisiné la viande de l’orignal qu’ils avaient chassé à l’automne. Avec l’aide de l’organisme Portes ouvertes sur le Lac, qui offre des services d’accueil et d’intégration aux immigrants dans la région, ils ont invité gracieusement une trentaine de nouveaux arrivants qui ont ainsi pu savourer, pour la première fois, la viande d’orignal. Sur fond de musique traditionnelle, les jeunes et les nouveaux arrivants ont partagé discussions, expériences et plaisir.
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À l’école Jean-Gauthier, huit élèves de l’option Ressources fauniques ont eu envie de partager leur amour de la chasse avec les nouveaux arrivants. Comment? En organisant le Souper communautaire de Noël où ils ont eux-mêmes cuisiné la viande de l’orignal qu’ils avaient chassé à l’automne. Avec l’aide de l’organisme Portes ouvertes sur le Lac, qui offre des services d’accueil et d’intégration aux immigrants dans la région, ils ont invité gracieusement une trentaine de nouveaux arrivants qui ont ainsi pu savourer, pour la première fois, la viande d’orignal. Sur fond de musique traditionnelle, les jeunes et les nouveaux arrivants ont partagé discussions, expériences et plaisir.
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À l’école Jean-Gauthier, huit élèves de l’option Ressources fauniques ont eu envie de partager leur amour de la chasse avec les nouveaux arrivants. Comment? En organisant le Souper communautaire de Noël où ils ont eux-mêmes cuisiné la viande de l’orignal qu’ils avaient chassé à l’automne. Avec l’aide de l’organisme Portes ouvertes sur le Lac, qui offre des services d’accueil et d’intégration aux immigrants dans la région, ils ont invité gracieusement une trentaine de nouveaux arrivants qui ont ainsi pu savourer, pour la première fois, la viande d’orignal. Sur fond de musique traditionnelle, les jeunes et les nouveaux arrivants ont partagé discussions, expériences et plaisir.
« Le projet a débuté par une semaine de chasse réussie », raconte l’enseignant Jean Gaudreault. Les huit élèves de l’option Ressources fauniques avaient en effet ramené deux orignaux de leur séjour de chasse! « Les jeunes se sont alors demandés ce qu’ils allaient faire avec ces prises, poursuit M. Gaudreault. C’est là que l’idée est venue d’inviter des gens dans le besoin à partager cette belle réussite avec nous. »
Les chasseurs se sont transformés en cuisiniers! Conseillés et encadrés par un chef d’expérience, les élèves ont préparé pour leurs invités un véritable repas gastronomique. « C’était tellement bon!, se souvient l’un des participants, Marc-Olivier Marcotte. C’était vraiment un plaisir de faire goûter cette viande délicieuse aux membres de nos familles ainsi qu’aux nouveaux arrivants qui en mangeaient pour la première fois », ajoute-t-il. Passionné de chasse, cet élève de 5e secondaire, tout comme ses collègues, était enchanté de pouvoir partager ainsi sa passion.
Les jeunes avaient également préparé une vidéo racontant leur expérience de chasse, qu’ils ont présentée lors du souper communautaire. « Nous étions vraiment fiers, ajoute Marc-Olivier, et nous sentions que nos invités appréciaient beaucoup ce que nous leur présentions. » À cela se sont ajoutés deux musiciens de la région qui ont su agrémenter la soirée avec des airs traditionnels d’ici et d’ailleurs. D’autres élèves de l’école se sont également joints au projet pour cuisiner les desserts – des bûches de Noël traditionnelles – et pour offrir leur aide aux « chasseurs-cuisiniers » lors du service des invités. La salle a aussi été décorée, question d’ajouter à l’ambiance déjà festive.
« L’événement a ravi les nouveaux résidents récemment installés au Lac-Saint-Jean, soutient Karine Tremblay, agente de communication et de sensibilisation pour l’organisme Portes ouvertes sur le Lac. Le souper gastronomique, la musique d’ambiance, la convivialité de l’activité, l’accueil des élèves et du personnel, le partage de nourriture et la vidéo rappelant l’épopée de chasse des élèves ont su faire apprécier à notre clientèle cette magnifique soirée. »
En plus de briser l’isolement chez les immigrants, le souper communautaire de Noël aura permis aux élèves de faire connaître leur vécu, de partager leurs expériences et d’échanger avec leurs invités, favorisant ainsi l’intégration de ces nouveaux arrivants dans la communauté. Adolescents et immigrants ont ainsi appris à mieux se connaître, faisant alors tomber plusieurs préjugés auxquels ces deux groupes se heurtent parfois.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Expo-Sciences Gang d’insectes
L’Odyssée-des-Jeunes
Pour les élèves atteints de dysphasie, le passage du primaire au secondaire est souvent source de grande anxiété. Pour atténuer cette angoisse, 19 élèves dysphasiques du premier cycle de l’école L’Odyssée-des-Jeunes à Laval ont mis sur pied l’Expo-Sciences Gang d’insectes et convié, les 17 et 18 avril dernier, des dizaines d’autres jeunes dysphasiques de la région, sur le point de faire le saut dans la grande école, à constater de leurs yeux que le secondaire pouvait être stimulant, dynamique et source de grande satisfaction. Au menu : information, observation, quiz et dégustations de grillons ou des larves au barbecue.
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Pour les élèves atteints de dysphasie, le passage du primaire au secondaire est souvent source de grande anxiété. Pour atténuer cette angoisse, 19 élèves dysphasiques du premier cycle de l’école L’Odyssée-des-Jeunes à Laval ont mis sur pied l’Expo-Sciences Gang d’insectes et convié, les 17 et 18 avril dernier, des dizaines d’autres jeunes dysphasiques de la région, sur le point de faire le saut dans la grande école, à constater de leurs yeux que le secondaire pouvait être stimulant, dynamique et source de grande satisfaction. Au menu : information, observation, quiz et dégustations de grillons ou des larves au barbecue.
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Pour les élèves atteints de dysphasie, le passage du primaire au secondaire est souvent source de grande anxiété. Pour atténuer cette angoisse, des élèves dysphasiques du premier cycle de l’école L’Odyssée-des-Jeunes à Laval ont mis sur pied l’Expo-Sciences Gang d’insectes et convié des dizaines d’autres jeunes dysphasiques de la région, sur le point de faire le saut dans la grande école, à constater de leurs yeux que le secondaire pouvait être stimulant, dynamique et source de grande satisfaction.
Les élèves dysphasiques de cette école n’en sont pas à leur premier projet du genre. L’an passé, ils avaient élaboré, avec la collaboration soutenue de leurs enseignantes, le projet Mon arbre, ma forêt boréale, qui avait aussi été retenu comme lauréat de la semaine à Forces Avenir et avait connu un vif succès auprès des visiteurs. Gang d’insectes se voulait donc une suite logique.
« Cette année, nous voulions créer une méthode de travail plus rigoureuse et plus efficace. Nous avons opté pour un modèle entrepreneurial et créé la Jeune Coop Expo-Sciences, qui a pour but de produire des événements. Cette façon de faire optimise la participation des élèves, qui doivent élire des représentants au conseil d’administration et s’impliquer dans les différents comités, tels ceux du marketing, des finances, de la production et des ressources humaines. De plus, l’impact sur leur confiance en soi, leur sentiment d’appartenance et leur fierté du travail accompli en a été décuplé », explique Sophie Boisvert, l’une des deux enseignantes responsables du projet.
Avec Gang d’insectes, les 19 élèves, tous âgés de 12 à 16 ans, ont donc été impliqués dans chacune des étapes du projet. Ils ont effectué les différentes recherches de documentation, participé à des ateliers de formation portant entre autres sur le vermicompostage, l’entomologie et la création d’affiches, orchestré la logistique, planifié les différentes composantes de l’expo-sciences et surtout, animé cette dernière.
Lors de l’événement les 17 et 18 avril dernier, les visiteurs ont pu s’informer sur le programme Monarque sans frontière de l’Insectarium de Montréal, apprendre comment concevoir une collection d’insectes et comment faire la différence entre différents types d’insectes, observer des spécimens de toutes sortes et participer à des quiz. Surtout, activité qui a connu un vif succès, il était possible de déguster des insectes comme des grillons ou des larves au barbecue.
Au total, plus de 300 visiteurs ont eu la chance d’apprécier l’engagement des élèves de la Jeune Coop Expo-Sciences. Les organisateurs et leurs enseignantes s’entendent d’ailleurs pour affirmer avoir atteint les objectifs de cet événement.
« Il y a plusieurs élèves du primaire qui sont venus me voir pour me poser des questions sur le secondaire et m’avouer que cela les sécurisait de pouvoir nous parler. Personnellement, je retire de cette expérience une grande satisfaction. J’ai pu développer mon sens de l’initiative et ma débrouillardise. Je me suis même fait des amis et je sais que la perception des autres élèves de l’école à notre égard a grandement changé. Elle est beaucoup plus positive », raconte avec fierté Shelly Duclos, élève de 16 ans et vice-présidente de la Jeune Coop.
Cet événement a aussi été une vitrine privilégiée sur la dysphasie, afin de mieux la faire connaître et accepter. « Nous avons un garçon dans le groupe dont les amis ignoraient qu’il était dysphasique. Maintenant, ils le savent et connaissent mieux ce que cela représente. Ils lui ont même dit qu’ils étaient fiers de lui. C’est pour ce genre de réussite que nous savons que la Jeune Coop Expo-Sciences a un rôle important à jouer et qu’elle poursuivra sa mission », conclut Maryse Riopel, la seconde enseignante responsable.
FINALISTEAVENIR PROJET ENGAGÉ
Les Sentinelles de l’aide
Polyvalente de L’Ancienne-Lorette
Né en 2006, le projet les Sentinelles de l’aide, par l’engagement actif et sérieux de la trentaine d’élèves qui composent chaque année la brigade, a littéralement transformé le processus d’intégration à la polyvalente de L’Ancienne-Lorette des nouveaux élèves de 1re secondaire. Que ce soit lors des journées d’accueil, des journées portes ouvertes ou de l’animation d’activités spéciales comme le Rallye-accueil, le Réveillon de l’amitié et la Journée du sourire, la présence rassurante des Sentinelles de l’aide a facilité la transition primaire-secondaire pour des centaines d’élèves.
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Né en 2006, le projet les Sentinelles de l’aide, par l’engagement actif et sérieux de la trentaine d’élèves qui composent chaque année la brigade, a littéralement transformé le processus d’intégration à la polyvalente de L’Ancienne-Lorette des nouveaux élèves de 1re secondaire. Que ce soit lors des journées d’accueil, des journées portes ouvertes ou de l’animation d’activités spéciales comme le Rallye-accueil, le Réveillon de l’amitié et la Journée du sourire, la présence rassurante des Sentinelles de l’aide a facilité la transition primaire-secondaire pour des centaines d’élèves.
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Né en 2006, le projet Les Sentinelles de l’aide, par l’engagement actif et sérieux de la trentaine d’élèves qui composent chaque année la brigade, a littéralement transformé le processus d’intégration des nouveaux de 1re secondaire à la polyvalente de L’Ancienne-Lorette. Que ce soit lors des journées d’accueil, des journées portes ouvertes ou de l’animation d’activités spéciales comme le Rallye-accueil, le Réveillon de l’amitié et la Journée du sourire, la présence rassurante des Sentinelles de l’aide a facilité jusqu’à présent la transition primaire-secondaire pour des centaines d’élèves.
Longtemps avant sa création, l’idée de mettre sur pied une brigade spéciale d’accompagnement pour les élèves de 1re secondaire trottait dans la tête de Nathalie Blondeau, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire à la polyvalente. Puis, grâce à un concours de circonstances et surtout, à une bourse de démarrage pour nouveaux projets, les Sentinelles de l’aide ont vu le jour.
« Cela faisait longtemps que je savais que les élèves arrivants vivaient beaucoup de stress et d’appréhension par rapport à l’école secondaire. Je voulais donc humaniser le tout, rendre cela plus facile. Pour moi, l’école est un laboratoire de vie où il faut essayer des projets, et celui-ci a bien fonctionné. Oui, il aide les plus jeunes et rassure les parents, mais il apporte aussi beaucoup à ceux qui deviennent des sentinelles », explique Mme Blondeau.
Il est vrai que les Sentinelles de l’aide peuvent se vanter d’avoir été utiles, voire indispensables, à leur école au cours des sept dernières années. D’abord formés pour devenir de véritables guides, les élèves membres de la brigade font preuve d’écoute et d’entraide, sont régulièrement source d’information et arrivent même parfois à résoudre des situations conflictuelles. Souvent, à force d’observation, ils parviennent à repérer les jeunes plus isolés et à créer un lien avec eux. D’autres fois, ils aperçoivent les élèves dont l’énergie est positive et les amènent à s’impliquer à leur tour.
« C’est très valorisant d’être une sentinelle. Cela nous permet de nous ouvrir aux autres et de réaliser des projets qui sortent de l’ordinaire. Le slogan de la brigade est “À la poly, je m’épanouis”, et c’est vraiment ce que j’y ai vécu », raconte Joëlle Lavoie-Charland, une élève de 5e secondaire membre des Sentinelles de l’aide depuis trois ans.
C’est grâce à l’engagement de dizaines et de dizaines d’élèves comme Joëlle que ce projet, avec ses nombreuses activités, est devenu essentiel à la polyvalente. Entre autres, lors des journées portes ouvertes, les sentinelles agissent comme guides auprès des jeunes et de leurs parents. Dès lors, les élèves de 1re secondaire savent que les sentinelles seront là pour les accueillir à la rentrée et qu’ils les accompagneront pendant les deux premiers jours. Tout pour rassurer élèves et parents!
Puis il y a la journée du Rallye-accueil, qui permet de développer rapidement un sentiment d’appartenance à l’école. Tout au long de l’année scolaire, des activités animées par les sentinelles se multiplient sur les heures du dîner ou à d’autres moments. Il y a entre autres les conférences, les quiz, le sport, l’improvisation ou les jeux de table. Les élèves sentinelles ont même déjà été comédiens pour l’activité Les Mots qui frappent, qui a servi à dénoncer la violence verbale. Que dire aussi de la Journée du sourire, dont l’objectif est de favoriser la bonne humeur et l’implication des élèves, ou encore du Réveillon de l’amitié, consacré aux gens seuls habitant les alentours de l’école!
« L’efficacité des Sentinelles de l’aide n’est plus à prouver, et ce, tant d’un point de vue collectif que personnel. La vie étudiante y gagne et les élèves aussi. Tous s’aident à grandir et c’est ce qui rend ce projet si beau », termine Nathalie Blondeau.
Pour visionner la capsule Radio-Canada des Sentinelles de l'aide, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Marie-Frédéric Blais
Polyvalente Mgr Sévigny
Si faire partie de l’équipe de cheerleading de l’école, s’impliquer dans la brigade Gang S.t.o.p. contre l’intimidation, présider les assemblées du parlement étudiant ou organiser des activités avec le comité EVB (Établissement vert Brundtland) peut sembler banal pour plusieurs, il en est tout autrement pour Marie-Frédéric Blais. Pour cette élève de 4e secondaire de la polyvalente Mgr Sévigny à Chandler, s’engager dans tous ces projets aurait été impensable il y a quelques années, alors que sa timidité extrême et sa faible estime de soi l’emprisonnaient totalement. Brisant une à une les chaînes qui l’immobilisaient, elle s’épanouit aujourd’hui plus librement que jamais.
Textes de présentation Texte court
Si faire partie de l’équipe de cheerleading de l’école, s’impliquer dans la brigade Gang S.t.o.p. contre l’intimidation, présider les assemblées du parlement étudiant ou organiser des activités avec le comité EVB (Établissement vert Brundtland) peut sembler banal pour plusieurs, il en est tout autrement pour Marie-Frédéric Blais. Pour cette élève de 4e secondaire de la polyvalente Mgr Sévigny à Chandler, s’engager dans tous ces projets aurait été impensable il y a quelques années, alors que sa timidité extrême et sa faible estime de soi l’emprisonnaient totalement. Brisant une à une les chaînes qui l’immobilisaient, elle s’épanouit aujourd’hui plus librement que jamais.
Texte long
Si faire partie de l’équipe de cheerleading de l’école, s’impliquer dans la brigade Gang S.t.o.p. contre l’intimidation, présider les assemblées du parlement étudiant ou organiser des activités avec le comité EVB (Établissement vert Brundtland) peut sembler banal pour plusieurs, il en est tout autrement pour Marie-Frédéric Blais. Pour cette élève de 4e secondaire à la polyvalente Mgr Sévigny à Chandler, s’engager dans tous ces projets aurait été impensable il y a quelques années, alors que sa timidité extrême et sa faible estime de soi l’emprisonnaient totalement. Brisant une à une les chaînes qui l’immobilisaient, elle s’épanouit aujourd’hui plus librement que jamais.
« Je pense qu’arriver en 1re secondaire est très difficile pour plusieurs élèves. Pour moi, cela apparaissait comme une épreuve presque insurmontable. Les premières semaines, j’étais tellement timide que je rasais les murs et que j’étais toujours seule. Puis j’ai fini par me convaincre qu’il fallait que je fasse quelque chose pour que ça change. Je n’allais quand même pas passer cinq ans comme ça! », relate Marie-Frédéric.
L’implication étudiante est alors devenue l’outil d’émancipation de la jeune fille. Quelque temps après la rentrée scolaire, elle a décidé de frapper à la porte du comité EVB, où elle s’est sentie bien accueillie. Elle a alors découvert que plusieurs occasions d’engagement s’offraient à elle. Toujours impliquée dans ce comité aujourd’hui, elle a entre autres participé au projet d’implantation des bacs de recyclage, rédigé et envoyé des lettres à des détenus politiques par l’entremise d’Amnistie internationale, fait partie de l’équipe de guides lors des journées de remise de bulletins aux parents et contribué à l’organisation du réveillon étudiant, qui a lieu tous les ans.
À partir de sa 3e secondaire, Marie-Frédéric, armée d’une confiance en soi plus solide que jamais, a décidé de diversifier son implication. Elle s’est jointe à l’équipe de cheerleading et à la chorale de l’école, qui représente son activité favorite. « Cela m’a même amenée à me présenter au concours Secondaire en spectacle. Jamais je n’aurais pu un jour penser me retrouver sur scène et chanter devant une salle pleine, mais je l’ai fait. C’était un défi énorme pour moi, mais je l’ai fait », insiste-t-elle avec fierté, révélant du même coup qu’elle fait aussi partie de la troupe de théâtre de l’école.
Cette année, elle s’est jointe au projet Gang S.t.o.p. Faisant partie de la brigade d’intervention, elle participe à l’organisation de journées spéciales servant à dénoncer et à prévenir l’intimidation à l’école et sur les réseaux sociaux. De plus, après s’être présentée à quelques occasions aux élections du parlement étudiant sans être élue, Marie-Frédéric s’est fait proposer le rôle de secrétaire puis de présidente des assemblées. Elle a ainsi pu participer de plus près à l’organisation de la vie étudiante. Comme il lui restait encore un peu de temps libre à combler, elle a intégré l’équipe du Grimoire, un comité responsable de la vente de livres usagés. Et malgré toutes ces heures à s’engager, Marie-Frédéric se maintient parmi l’élite de l’école en matière de rendement scolaire. C’est grâce à sa persévérance et à son implication qu’elle a pu y parvenir.
« Ma vie a complètement changé depuis que je suis au secondaire. Je connais plein de gens à l’école et j’ai maintenant un grand groupe d’amis. Beaucoup d’entre eux ont cru en moi et cela m’a aidée à surpasser ma timidité et à aller de l’avant. J’ai énormément gagné en confiance et je m’amuse comme jamais. Me lever chaque matin pour venir à l’école est devenu un plaisir, pas seulement pour apprendre, mais pour y voir tous mes amis, ce qui est très nouveau pour moi », conclut-elle avec un grand sourire.
Pour visionner la capsule Radio-Canada de Marie-Frédéric Blais, cliquez ici.
FINALISTEAVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT
Marylou Brouillard
École Eulalie-Durocher
Inspirée par son grand-père, ancien journaliste au Devoir, Marylou Brouillard est impliquée au sein du groupe photo, graphisme et journalisme de l’école Eulalie-Durocher. Elle alimente le site Internet et la page Facebook, suit des ateliers de photographie et de retouche photo, et travaille à l’écriture d’un livre. Atteinte du syndrome Gilles de la Tourette, l’élève est sortie des affres de l’intimidation. Cette future professionnelle du monde des arts graphique est maintenant déterminée à déjouer les statistiques pour réussir!
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Inspirée par son grand-père, ancien journaliste au Devoir, Marylou Brouillard est impliquée au sein du groupe photo, graphisme et journalisme de l’école Eulalie-Durocher. Elle alimente le site Internet et la page Facebook, suit des ateliers de photographie et de retouche photo, et travaille à l’écriture d’un livre. Atteinte du syndrome Gilles de la Tourette, l’élève est sortie des affres de l’intimidation. Cette future professionnelle du monde des arts graphique est maintenant déterminée à déjouer les statistiques pour réussir!
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Dans le cadre de la finale régionale de l’Expo-Sciences au collège de Bois-de-Boulogne l’an dernier, l’une des gagnantes tenait un kiosque où elle expliquait aux visiteurs rien de moins que le fonctionnement du cerveau d’une personne atteinte du syndrome Gilles de la Tourette (SGT). L’élève s’appelait Marylou Brouillard, le cerveau cité en exemple était le sien et sa démarche était motivée par l’idée de faire tomber les idées reçues sur le SGT. Son travail s’est mérité une bourse accompagnée du Prix Coup de cœur.
La condition de Marylou implique des troubles d’impulsivité, d’anxiété, d’hyperactivité et d’attention. Une fois, l’impulsivité de Marylou l’a poussée à se lever en pleine classe et à répliquer physiquement à une insulte verbale. « Plusieurs enseignants figent devant de tels comportements. Ils n’ont pas d’outils, alors ils ferment les yeux. Ça ne règle rien. » L’adolescente doit aussi vivre avec des douleurs physiques reliées aux tics et à leurs tensions musculaires.
Le diagnostic est tombé alors que Marylou n’avait que cinq ans. « Disons que j’étais différente et les autres enfants ne se gênaient pas pour me le laisser savoir. J’avais des airs d’Harry Potter, je ne m’habillais pas comme les autres filles et même si ma famille essayait de m’aider, je refusais de ressembler aux autres. Plutôt, j’ai commencé à m’isoler. »
Aujourd’hui, Marylou constate que si l’intimidation a pris le dessus, vers 15 ans, c’est bien parce qu’elle s’est laissée faire. « J’ai eu peur et j’ai courbé l’échine. J’ai laissé les autres rire de moi et je me suis abandonnée. Pire, je n’ai pas permis à ma famille de me venir en aide. J’avais honte et j’avais peur que ceux que j’aime soient déçus de moi. » Le SGT a créé bien des conflits dans sa famille et suscité de la culpabilité. « J’ai même accepté un placement volontaire au sein de la DPJ, au plus fort de la crise. J’accepte maintenant qu’en ce qui me concerne, les relations personnelles représentent un grand défi. »
À 16 ans, on a proposé à Marylou de fréquenter L’Ancre des Jeunes, un organisme communautaire de Verdun qui offre notamment un programme de soutien aux raccrocheurs scolaires. Rapidement, Marylou s’est avérée être une élève courageuse, persévérante, très sportive – elle joue au soccer depuis dix ans -, avec beaucoup de potentiel.
Prise en main, elle a appris à développer des trucs pour s’en sortir. « Je mets des codes de couleur dans mes notes, je fais jouer de la musique avec paroles pour canaliser ma concentration, le défi étant de ne pas écouter les paroles, et j’ai appris à communiquer mes idées plutôt que mes frustrations. Quand je n’y arrive pas, je me retire, je me calme et je reviens plus tard. Je travaille aussi à l’écriture d’un livre. Vouloir maîtriser la langue française me vient de mon défunt grand-père, ancien journaliste au Devoir. Finalement, je me consacre à la photo et aux arts graph